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2006-07-28 16:18:25 : Retour sur les 100 km du Morvan, dimanche 8 juillet 2006

Trois semaines après les 100 km du Morvan je trouve enfin le temps pour en parler plus longuement.
Les photos du parcours on été faites samedi 15 juillet en fin de journée.
D'autres photos de la course sont ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2023
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Ça me trottait parfois dans la tête de tenter la distance de 100 km, mais je n'étais pas réellement motivé et l'idée d'une préparation assez longue et contraignante me rebutait un peu.
Et puis ce printemps 2006, n'ayant pas de courses à objectif, après avoir accompagné Martine sur son premier marathon couru en 3h52, je me suis dit à l'arrivée "42 km courus à un petit 11 km/h, j'aurais pu continuer, on est bien loin des 100 km certes, mais l'allure a été facile" (je n'avais aucune préparation, seulement 3 sorties hebdomadaires depuis ma reprise de la course début 2006).
Ce marathon marquait le début de ma préparation au marathon du Futuroscope où je courais en meneur d'allure pour 3 heures, j'ai regardé dans le calendrier s'il y avait une course de 100 km environ un mois après. Et je trouve à la date du 8 juillet les 100 km du Morvan à Château-Chinon, à 310 km au sud-est de Paris, donc facile d'accès.

Après ma préparation pour le marathon du Futuroscope couru en 3h05 je m'octroie une semaine allégée (80 km quand même), et n'ayant aucune trace de fatigue je décide de me farcir cette préparation 100 km qui durera donc 5 semaines (la prépa, pas la course…). Lors du marathon du Futuroscope j'ai couru la moitié de la course avec Christine Denis, membre de l'équipe de France des 100 km qui a un record à 8 h et quelques minutes. Elle m'a donné de précieux conseils sur la préparation à suivre. Je fais donc à ma sauce, lire ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1991

Je sais que le parcours des 100 km du Morvan est difficile, DanL me le confirme le 1er juin, il est passé voir le circuit dont il a fait un tour de 25 km en courant. Ça monte et ça descend, il n'y a jamais plus de 300 ou 400 m de plat. Il va falloir enchaîner 4 tours ainsi. DanL va courir les 50 km organisés en même temps, il sera en préparation des 100 km de Millau fin septembre. Baltha sera aussi de l'aventure sur les 50 km, Aleksi et Jean-Luc courront les 25 km et Brinouille m'accompagnera à vélo au moins sur les deux premiers tours. Martine est déçue, elle travaille le samedi et elle ne peut absolument pas se libérer. J'ai calé mon allure de course à 12 km/h, en me disant que c'est sans doute un peu rapide sur ce circuit exigeant, mais j'ai bien envie d'essayer quand même.
Ma préparation se passe bien, je trouve parfois un peu débilitant de courir autant, et ma dernière semaine est allégée. J'ai trouvé la boisson qui me convient, a priori je ne mangerai rien, du moins pas avant les 60-70e km je pense.

Je pars le vendredi 7 juillet avec DanL qui va finalement courir les 25 km avec sa femme, il a une douleur tenace au dos et il ne veut pas hypothéquer ses chances de participation à Millau.
Arrivés dans l'après-midi, je constate qu'il fait chaud et que le circuit de 25 km est effectivement difficile. Voici à quoi il ressemble.
Château-Chinon est située sur un promontoire, le départ se fait à proximité d'un complexe sportif. Il y a très une légère montée pour passer dans le centre, puis après 500 m de course c'est la plongée vers la vallée de l'Yonne pour une raide descente de plus de 2 km.
Nous traversons l'Yonne qui a cet endroit est à peine une adolescente et nous entamons la longue montée vers Arleuf, par une rampe de près de 8 km. Il y a quelques portions quasiment plates, avec même deux légères descentes ce qui va occasionner de nombreuses ruptures de rythme. L'essentiel de cette partie du circuit est sans ombre, ça risque de chauffer au deuxième et troisième tour. La fin de la montée est très pentue et quasiment tout en ligne droite, avant de mourir en pente douce au niveau du cimetière d'Arleuf, un peu avant le 10e km, où se trouve le premier poste de ravitaillement.
Enfn un secteur plat avant de tourner plein ouest sur l'autre versant de la vallée où nous attendent 4 kilomètres de descente jusqu'au Châtelet où nous retraversons l'Yonne, en amont du point précédent, et là c'est franchement une gamine, nous sommes à une douzaine de kilomètres de sa source.
Plusieurs portions de cette descente sont à l'ombre.
Châtelet, 15e km environ, ça monte et ça descend un peu avant le second poste de ravitaillement vers le 16e km. Juste après ça remonte pour 4 km au milieu d'arbres feuillus vers une magnifique forêt de conifères. La fin de cette montée est trompeuse, on a l'impression que c'est plat alors que ça monte légèrement avant une franche descente ombragée puis les deux dernières bosses avant Château-Chinon. Il y a environ 400 m de dénivelé positif par tour.
Si j'étais très raisonnable je partirais à une allure inférieure à 12 km/h.

Vers 19 heures nous allons à la salle des fêtes où est organisé l'accueil des coureurs. Parmi ceux qui vont courir les 100 km je suis un cadet, que dis-je, un poussin.
Brinouille, Baltha, Aleksi et Jean-Luc arrivent dans la soirée, nous nous retrouvons à table dans un restaurant de la ville pour manger des pâtes un peu trop cuites.

Je me couche vers 22h30, et je me réveille spontanément à 5h10, quelques minutes avant que mon réveil ne sonne. Je mange mon petit-déjeuner sportif préparé la veille, je bois mes quasiment 150 centilitres de malto, puis nous allons vers la salle des fêtes où nous attend un petit déjeuner où je ne mange rien de plus.

Je confie mes 12 bouteilles de 50 cl de boisson énergétique (WCup) à l'organisation, j'en ai quatre qui m'attendront dans des glacières aux trois zones de ravitaillement, une pour chaque tour et chaque ravitaillement, 6 litres en tout.
Brinouille en a une de plus dans son sac.
Je me suis enduit les pieds de Nok comme tous les matins depuis une semaine. Je me tartine de crème de protection solaire car le soleil va cogner, il n'y a pas un nuage. Et de le vaseline partout où ça peut frotter. J'ai dans mon sac une bouteille supplémentaire, une paire de chaussettes, des pansements seconde peau en cas d'ampoules, une pommade en cas de piqûre d'insectes. Brinouille va se trimballer tout ça pendant au moins 50 km.

Les cyclistes accompagnateurs se mettent en route vers 8h pour nous attendre au pied de la première montée et nous rejoignons la ligne de départ en marchant. Le départ est donné à 8h10, c'est parti pour 100 km et combien d'heures d'effort ? Je sais pertinemment que sur ce circuit exigeant je ne tiendrai pas la moyenne de 12 km/h. 11 ? 10,5 ? En tout cas ce sera au moins 10h30 d’effort je pense.

Ça ne m'empêche pas de partir relativement vite dans la descente avec Baltha, elle est si pentue que c'est presque difficile de se retenir. Premier kilomètre en 4'20", deuxième en à peine 9 minutes, et c'est déjà la montée. Brinouille s'élance à vélo à notre poursuite et la longue file de coureurs s'étire. J'embarque Baltha sur la gauche de la chaussée pour profiter de l'ombre relative d'une haie, le soleil est encore bas. Le paysage est superbe, entre bosquets et champs sur un arrière plan de collines. Brinouille coince sur le premier mur, elle monte à son rythme, je n'ai pas besoin d'elle pour le moment. J'ai pris ma bouteille et lancé mon minuteur en répétion toutes les 15 minutes pour me rappeler qu'il faut boire. J'ai prévu 50 cl à l'heure répartis en 4 prises, plus un peu d'eau aux différents postes du parcours, tous les 3 ou 4 kilomètres environ. La route serpente à flanc de coteau, à un moment nous avons une vue sur l'avant de la course et les premiers coureurs à quelques centaines de mètres. La longue montée est relativement vite passée, voici le premier ravitaillement d'Arleuf où je ralentis pour récupérer ma bouteille. Le contenu de celle que j'avais commence à tiédir, heureusement que les autres sont dans des glacières.

C'est enfin plat, nous passons le 10e km en 50 minutes et nous nous retrouvons avec un autre coureur des 100 km, un Toulousain, qui lui aussi est un peu dans l'expectative sur l'allure à tenir. Rapidement la route descend, j'accélère un peu suivi par Baltha. Il n'y a pas un poil d'ombre sur cette portion du circuit. Un peu plus bas le paysage change, la route est longée à gauche par des blocs rocheux et à droite il y a une pente abrupte au bas de laquelle coule un ruisseau. Nous passons au 12e km en une heure pile et nous sommes à nouveau seuls. Un officiel de l'organisation effectue un contrôle de passage, Baltha est 5e des 50 km et je suis 3e des 100 km. Hormis la traversée de Château-Chinon et le bref passage dans le petit village d'Arleuf nous sommes en rase campagne, avec de proche en proche quelques hameaux aux rares maisons. Il y a des bouteilles et des bassines d'eau posées sur le pas des portes, régulièrement je trempe ma casquette et je continue à boire au rythme de mon minuteur qui se déclenche toutes les 15 minutes. Je cours avec un cuissard que j'ai raccourci, lors de mes sorties de plus de 2h30 j'avais remarqué que le slip de mon short de course me gênait un peu. J'ai laissé dans la salle des fêtes près de la ligne d'arrivée un cuissard et un maillot pour éventuellement me changer à la fin du deuxième ou du troisième tour.

Après avoir à nouveau passé l'Yonne la route remonte vers Fâchin, nous rejoignons deux coureurs des 50 km qui font un bout de chemin avec nous. C'est le deuxième ravitaillement du circuit vers le 17e km, là aussi je prends le temps de ralentir pour prendre une nouvelle bouteille relativement fraîche. Voici enfin la montée dans la forêt, l'ombre est bienvenue, il est à peine 9h30 et il fait déjà chaud. La fin de cette montée est trompeuse, il y a une ligne droite de 400 m qui semble plate alors qu'elle monte encore légèrement. Cette partie du circuit a des allures de routes des Vosges ou du Jura, nous sommes au milieu d'immenses sapins et nous attaquons une belle descente qui serpente à flanc de colline, avec des échappées sur Château-Chinon. En bas de la descente il y a une bosse, puis une dernière petite côte avant de boucler le premier tour.

Brinouille nous avait rejoints dans la première descente après Arleuf, puis nous l'avons distancée ensuite dans la montée dans la forêt. Manifestement elle a un souci avec son vélo, la pauvre doit déployer beaucoup d'énergie pour rester avec nous. Régulièrement j'appelle Marie de Lyon qui veut suivre la course en direct. Je la sens parfois inquiète, notamment par les conditions météo et la difficulté du parcours. Floflo aussi me dit de bien me mouiller la tête et de ne pas forcer. Martine me laisse également plusieurs messages.

Nous passons au 25e km en deux heures pile. Je m'arrête brièvement au ravitaillement, nouvelle bouteille de boisson énergétique, toujours pas d'alimentation solide. Nous traversons rapidement Château-Chinon et la raide descente nous avale, nous la dévalons moins vite qu'au premier tour. Brinouille file sur son vélo, nous allons de toute façon la rattraper dans la montée. Un des coureurs des 50 km est lui aussi suivi par une cycliste, elle a également du mal dans la longue montée, il y a quelques portions vraiment très pentues.

Le soleil est déjà haut et la toute petite zone d'ombre du premier tour a disparu. Entre les 3 secteurs de ravitaillement je prends des gobelets d'eau pour me désaltérer, et je trempe toujours ma casquette dans les bassines d'eau. Passage du 30e km, moitié de la montée, Baltha va un peu plus vite que moi, il s'éloigne suivi par l'autre coureur des 50 km. Ils sont 3e et 4e de la course de 50 km à ce moment, je suis second des 100 km. Je me demande vraiment à quel moment je vais coincer. Un peu plus tôt Baltha m'a demandé à quel endroit se trouvait le mur. "Au marathon" lui ai-je répondu. Nous nous retrouvons au ravitaillement d'Arleuf, 33e km. Brinouille est derrière, je ne l'attends pas, la descente qui suit va lui permettre de nous rejoindre.

Dans la longue montée j'ai profité du paysage de bosquets et de pâturages ou paissent des veaux et des bœufs paisibles. Derrière sur la droite se trouvent les crêtes du Morvan avec le Haut-Folin qui en est le point culminant à plus de 900 mètres. Brinouille déboule dans la descente, 36e km en 3h, Baltha s'échappe, je ne le suis pas, ce ne serait pas raisonnable. Le passage au marathon n'est pas loin, je n'ai jamais couru plus en compétition, et une seule fois 55 km à l'entraînement, il y a trois ans. La descente est terminée, ça remonte brutalement puis plus progressivement ensuite. Vivement l'ombre de la forêt, le soleil est pile derrière moi. Il n'est qu'un peu plus de 11h30 et il fait déjà terriblement chaud. Passage au 42e km en 3h43min et quelques secondes, marathon en 3h44.

Et au panneau du 43e km, subitement je suis pris de crampes aux quadriceps qui me forcent à m'arrêter. Le voici le mur du marathon dont je parlais à Baltha. Brinouille met pied à terre. Elle va me masser. Arrive alors une des deux ou trois ambulances qui sillonnent le parcours. C'est finalement l'ambulancier qui va s'y coller. Massage énergique un peu douloureux mais qui semble efficace, c'est bien là l'essentiel. Je repars sur un rythme assez correct, malheureusement un peu plus loin ça descend un peu et je dois me rendre à l'évidence, je peux à peine courir en descente. Heureusement la montée dans la forêt se profile. Lors de mon arrêt plusieurs coureurs m'ont dépassé, j'en vois d'ailleurs deux pas très loin devant moi. Je croise Jean-Luc à vélo, il a terminé les 25 km et il va à la rencontre d'Aleksi qui court les 50 km. Après le faux plat terminal voici la belle descente qui va être terrible pour moi. Je m'arrête à deux reprises pour tenter de me décramper et je repars vaille que vaille. Je ne pensais pas coincer si rapidement dans la course, j'espère que ces crampes ne vont pas s'installer durablement. Un coureur nous dépasse assez rapidement, j'ai la désagréable impression d'être à l'arrêt. Je cours à côté d'un habitué des courses de 100 km qui m'explique qu'il en est à sa 75e course de 100 km, sa 12e depuis septembre 2005. Il enchaîne parfois des courses de 100 km à quelques jours d'intervalle. Brinouille et moi nous regardons assez perplexes, avec la sensation d'être sur une autre planète.
La dernière bosse est enfin là, c'est bientôt la fin du second tour. Baltha a dû terminer ses 50 km, il m'impressionne, après son relais de 6 heures couru le samedi précédent sous la canicule il vient de se cogner au moins 4 heures d'efforts sur un parcours très difficile.

A la fin du second tour, 50 km atteints en 4h35, je m'arrête pour me faire masser. J'attends quelques minutes dans la salle des fêtes mais finalement je dois descendre vers le gymnase situé à 200 mètres. Descendre, quelle horreur.
Mon téléphone sonne. Ce sont mes enfants qui m'appellent depuis l'autre bout de la planète quasiment, ils attendent à la plage pour voir un feu d'artifice mais il y a du vent. Ils ont 7 heures d'avance sur moi. Pour la première fois je songe à la distance à courir, 50 km, un marathon "plus", je sens que ça ne va pas être facile. Je me fais masser, je bois, et je repars en courant, pas très vite. Brinouille va faire un tour supplémentaire en ma compagnie, et DanL qui a couru les 25 km en un peu moins de 3 heures se joint à nous à vélo.

Brinouille je ne te remercierai jamais assez de ton amicale présence à mes côtés pendant 75 km, quand je repense à la crampe que tu as eue peu de temps après moi, je t'ai vu et entendu te rouler par terre coincée sous ton vélo et je ne me suis même pas arrêté. C'est inhumain !
En repartant j'ai croisé Baltha écroulé sur une chaise, il a terminé perclus de crampes également.
51e km, les ennuis sérieux commencent pour moi, je ne peux pas courir dans la raide descente. Je fais demi-tour et je cours en marche arrière mais les sensations sont bizarres.

Je finis par arriver au pont sur l'Yonne au 52e km. Il fait vraiment très chaud. Le thermomètre de la pharmacie de Château-Chinon indiquait 29°C. Ma fille me rappelle, le feu d'artifice est annulé, il y a du vent et il pleut, ils ne souffrent pas de canicule eux mais subissent les typhons qui ont commencé à ravager les rivages du Pacifique très tôt cette année. "Gambate ne Papa dayo" me dit ma fille. "Merci Mimi, bisoux". Et mon fils rappelle parce qu'il voulait aussi me parler, byebye ShunShun.
Allez, voici la montée dans laquelle je me lance à un petit 10 km/h. Ça ne va pas trop mal en montée, malheureusement mes quadris douloureux et durcis se font rapidement trop sensibles, alors je marche. Brinouille et Danl sont là, le soleil cogne quasiment au zénith maintenant, il y a des "rustines" de goudron qui commencent à fondre, ça fait des fils sous mes chaussures, Brinouille arrache même un bloc de bitume, quelle force elle a. Je suis moins attentif au paysage à ce moment et j'ai oublié tout objectif chronométrique, je sais que ces crampes vont me suivre jusqu'à la fin de la course. Par moments je me remets à courir, mais ça ne dure pas très longtemps alors je marche le plus vite possible, j'arrive à être à environ 7,5 km/h, je calcule ça entre deux repères kilométriques. Dans le mur du cimetière avant Arleuf nous sommes 4 ou 5 à marcher, les cyclistes ont également mis pied à terre.

Arrêt ravitaillement, 59e km, je ne regarde même plus le chrono. Nouveau massage malheureusement pas très efficace, je me remets debout, c'est enfin plat alors je cours, mais dès la descente je dois ralentir. DanL me donne à boire, je discute avec Brinouille, Baltha fait la sieste dans la salle des fêtes, les kilomètres sont longs et les secondes défilent bien trop vite. C'est dans cette portion de la course, du 60e au 66e km environ que j'ai eu le moins de plaisir à courir, enfin à être là. L'environnement est magnifique pourtant, avec des prés fleuris parcourus de minuscules ruisseaux, des forêts couvertes de mousse et de digitales. Deux rapaces (des éperviers ?) tournent très haut dans le ciel sans nuage.

J'appelle Floflo pour qu'elle entende les cigales qui s'en donnent à cœur joie et à chœur voix aussi, les cigales du Sud résonnent dans le téléphone, je lui raconte les papillons multicolores et les élégantes libellules, je luis raconte mes crampes et le soleil qui cogne. "Mets ta casquette, mouille toi, bois" me dit elle très maternelle. Je lui explique qu'il me reste un marathon à courir, et que ça je sais faire. A moins que ce ne soit à Marie de Lyon que je n'ai dit ça, je ne sais plus. Puis je parle avec Martine qui a "une journée de ouf et pas une seconde de libre", mais elle a la climatisation elle au moins.

Nouvel arrêt massage au 67e km, j'ai vraiment l'impression de ne pas avancer. Généralement je ne pense à rien de particulier en courant, c'est encore plus vrai à cet instant précis, en fait je pense. A rien.
Je "tombe" sur Lolo Manga au 69e km, sa voix me semble toute proche. J'entends "flic floc", il me demande si je sais ce qu'est ce bruit. Ma réponse ne vous regarde pas, mais je les devine morts de rire Lolo et Marlène dans leur piscine. Je tente de courir dans la montée mais ça fait trop mal, je suis si bien à l'ombre et pourtant je ne veux pas rester ici, je dois avancer. Allez un peu de plat dans la forêt de sapins, des gens qui piquent-niquent, je n'ai pas faim, je bois régulièrement c'est tout ce que je suis incapable d'absorber.
C'est bientôt la fin du troisième tour, Brinouille va s'arrêter, Baltha va prendre le relais à vélo. Je viens de lui parler, il a terminé les 50 km couvert de crampes également.

75e km, fin du troisième tour, un peu plus de 8 heures de course. Enfin 8 heures d'effort. Et d'efforts.
Je m'allonge dans l'herbe pour me faire masser par DanL. Je quitte Brinouille à regret, Baltha enfourche son vélo et Jean-Luc se joint à nous à vélo également.
Il ne fait plus que 28°C au thermomètre de la pharmacie.
Je sais ce qui m'attend dans la raide descente : je vais marcher. Je marche, j'ai mal. C'est le dernier tour. Je profite une dernière fois du paysage. Le soleil qui était en face à gauche ce matin vers 8h30 est maintenant derrière à droite. Il y a quelques zones enfin à l'ombre. Hormis ces douleurs tenaces aux quadriceps je n'ai aucun autre problème. Tout va bien du côté de mes pieds, aucun échauffement non plus. Il y a deux coureurs devant moi, nous nous dépassons alternativement au rythme de nos malheureuses foulées ridiculement petites. Baltha ose me le dire maintenant, quand il m'a vu arriver en marchant pour me faire masser au 50e kilomètre il pensait que je n'allais jamais repartir. L'arrivée est encore loin certes, mais je ne pense pas que j'abandonnerai désormais, à moins de ne plus pouvoir avancer. Une ambulance me dépasse, je demande une bouteille, je vide près de 50 cl d'Isoxan en quelques secondes. J'apprends qu'il y a déjà plus de 30 % d'abandons. Le vainqueur est arrivé en 9h05, c'est un coureur régulier aux alentours de 8 heures sur la distance.

C'est déjà, ou seulement, je ne sais plus, la notion du temps m'échappe un peu, le ravitaillement d'Arleuf au 84e km. Massage très douloureux par un marin-pompier de Marseille. Je ne peux plus courir, fait chier ces crampes quand même. C'est la marche de l'empereur, rien à faire, 7,5 km/h maxi, un coureur me dépasse dans la descente, puis un autre, c'est frustrant de ne pas pouvoir courir. Il fait mois chaud, je suis saturé de ma boisson WCup alors je bois de l'Isoxan et de l'eau pure. Plus de 10 heures que je suis sur le parcours, allez je me fixe un délai de 12 heures, mais je ne suis plus certain de rien. Baltha file devant pour aller se reposer dans l'herbe, Jean-Luc reste avec moi, en roue libre pour lui c'est facile. 88e km, au plus fort de la descente je suis tétanisé, si on me parle de crampes je saurai enfin ce que c'est.
Baltha est allongé dans l'herbe au bord du fossé, je crie pour lui demander ma bouteille, il sursaute car il dormait à poings fermés, le pôvre.
Nouvel arrêt ravitaillement au 89e km, une coureuse se désaltère à la bière. Je mange ma seconde crêpe, déjà une au tour précédent au même endroit. Merci Mesdames pour votre accueil, elles vont rester longtemps encore dans leur jardin à attendre les coureurs, je viens d'en dépasser un qui a un tour de retard.

Je repars immédiatement dans le début de la montée vers la forêt, il reste 11 km, et je cours ! Je cours, pas vite mais je cours ! Il me reste 11 km et 1h05 pour arriver en moins de 12 heures, ce sera mon objectif de cette fin de course. Peu à peu je reprends du terrain sur le coureur qui m'avait largué dans la descente. C'est un Anglais qui court en collant car il ne supporte pas le soleil. Lequel soleil est moins chaud et bien plus bas maintenant. Je viens de calculer ma vitesse entre deux bornes kilométriques, 11 km/h pile. Je monte sans faiblir, je continue sur le faux plat et dans la descente je réussis à maintenir la même vitesse. J'ai les cuisses toujours douloureuses mais j'arrive à courir.

J'étais sur le point de rattraper l'Anglais en haut de la montée mais il est allé un peu plus vite dans la descente et je suis incapable d'accélérer. Je retrouve Brinouille et DanL au 97e km, ils sont venus à ma rencontre en courant. Je continue à la même cadence, je savoure les 3 derniers kilomètres, il est presque 20 heures, ça fait près de 12 heures que je suis parti. A aucun moment je n'ai trouvé le temps réellement long ou l'épreuve insurmontable. je suis agréablement surpris de terminer les 11 derniers kilomètres en courant intégralement, c'est quand même ce que j'étais venu faire ici, courir. Allez, c'est la dernière montée avant l'entrée de Château-Chinon, Brinouille vient me tenir la main et nous virons à gauche. Encore 100 mètres, en découvrant les photos je m'aperçois que Brinouille est au téléphone, elle parle avec Marie de Lyon. Virage à droite, c'est l'arche d'arrivée, 20 mètres.
Voilà c'est terminé. Merci Brinouille. Bravo Baltha et merci aussi. DanL est là, Aleksi, Jean-Luc. Ça a été long, lent parfois, je me suis arrêté sans doute 90 minutes en cumulé mais je ne pouvais pas faire autrement. Les crampes seraient arrivées moins vite et moins fort si nous étions partis moins vite avec Baltha. Bon, c'est la faute à Baltha.

Allez, je vais me faire masser, encore. J'enlève mes chaussures, mes chaussettes. J'ai une ampoule au troisième orteil du pied droit. Vers le 82e km Baltha m'a arrosé les jambes avec un jet d'eau et les pieds également, ils ont été humides les deux dernières heures, ce qui a peut-être provoqué cette ampoule. Encore la faute à Baltha. Je suis 22e de la course, il y a déjà près 40 abandons (sur 100 coureurs au départ). Beaucoup ont coincé à la fin du troisième tour et ont arrêté en repassant devant le gymnase. Je n'ai pas faim, je descends un litre d'eau gazeuse. Nous allons rentrer à Paris, le soleil décline derrière les collines, je pense à ceux qui sont encore sur le parcours, 2 minutes après mon arrivée un coureur attaquait son dernier tour.

C'est long 100 km, c'est usant physiquement. Je ne suis pas certain que ce soit une distance qui me convienne et qui me plaise beaucoup. Je suis très content d'avoir essayé, le parcours était difficile certes mais superbe. Certains trouvaient le départ trop tardif, nous aurions eu moins chaud en partant à 6 heures certes, mais l'idée de me lever à 4 heures du matin me rebute.
Quant à participer à une course horaire de type 6 heures par exemple, pour arriver à évoluer sur une distance intermédiaire plus abordable (65 km ?), ces courses se déroulent généralement sur de petites boucles de rarement plus de 2,5 km, et la perspective de tourner ainsi pendant 360 minutes ne me motive pas du tout.
L'autre jour quelqu'un m'a demandé "A quand la prochaine course de 100 km ?"
Heuuuuu très franchement je ne sais pas, pas avant plusieurs années je pense.

ƒred

A suivre…

Les réactions

Par Colimaçon, le 2006-07-28 16:31:08
C'était long à venir mais ça valait le coup d'attendre. Enfin la vision "from inside" de la course qu'on a vécu sur le post que marie avait créé.

Par floflo, le 2006-07-28 16:40:10
Je suis claquée rien que de revoir tout ça..

Par ƒred, le 2006-07-28 16:41:53
Pƒƒƒƒƒ vous n'en êtes qu'au 8e km là.
ƒred

Par MariedeLyon, le 2006-07-28 16:54:08
Bonjour
J 'ai fait comme les enfants, je n' ai regardé que les images...pour l' instant. Je trouve aussi que c'est un parcours éprouvant!
Je dois partir, je me délecterai donc du récit, demain.
Bises à toi, Fred
Marie

Par L'Castor Junior, le 2006-07-28 17:00:13
Félicitations encore une fois.
Le départ était peut-être trop rapide pour le profil du parcours et vu les conditions climatiques dantesques.
Lorsqu'au 30ème km, tu étais deuxième des 100 km, Claude Hardel était-il déjà premier, ou est-il remonté petit à petit ?
L'Castor Junior

Par serge92, le 2006-07-28 17:00:49
et tout celà en fait à cause de Martine! merçi Martine sans toi on serait encore dans l'ignorance....et on se lancerait deamin matin sur un 100 bornes, je crois que je vais y réfléchir! bravo Fred

Par Brinouille, le 2006-07-28 17:21:24
pfff c'est vrai c'est fatiguant à revivre, ces côtes incessantes et ces faux répits ! pas de soucis Fred pour la crampe, elle était vraiment pas si méchante que ça, juste "prenante" sur le coup, et pour le vélo il n'était pas vraiment sur moi mais à côté ce qui est quand même plus confort. ben à moi aussi il me fallait ma petite dose de souffrance et d'adrénaline, voilà qui a contribué à ma bonne journée sportive !

Par floflo, le 2006-07-28 17:27:10
J'adore tes pompes fred ! c'est quoi? ça irait bien avec mon nouveau tee shirt rouge..

Par ƒred, le 2006-07-28 17:27:15
@Castor, oui mon allure au départ était trop rapide.
Claude Hardel était derrière au 30e km, je pense qu'il m'a dépassé lors de mon premier arrêt au 43e km. Celui qui était devant vers le 30e km a abandonné au 75e km.
ƒred

Par ƒred, le 2006-07-28 17:29:13
ƒloƒlo, ce sont des Nike Pegasus en 44 1/2, j'en ai deux paires si tu veux. Elles ont à peine couru, une affaire Madame…
Bises bises
ƒred

Par floflo, le 2006-07-28 17:33:28
Elle est à combien ton affaire ?
Enfin 44 1/2.. je me fais pousser un peu les pieds d'abord !

Par ƒred, le 2006-07-28 17:43:06
ƒloƒlo, tu trouveras ce qu'il te faut chez Planet Jogging.
ƒred

Par Martine, le 2006-07-28 17:46:35
De beaux souvenirs pour toi à conserver précieusement. Le plein de sport et d'amitié pendant ces 100 km.
Je t'embrasse
Martine

Par ƒred, le 2006-07-28 17:49:15
Comme dit Serge c'est un peu (beaucoup) grâce à toi Martine. On y retourne dimanche ? Je veux dire… à Vincennes ? Je vais recommencer à courir avant de retrouver les Bretons le week-end suivant.
Baisers
ƒred

Par Sedef, le 2006-07-28 17:50:11
Bravo pour ta ténacité.
Un week-end mémorable je pense.
La campagne du Morvan a l'air très chouette.

Par ƒred, le 2006-07-28 17:51:11
ƒloƒlo, mon affaire est à 44 1/2 donc ça fait 27 cm. Je te demanderai un truc technique sur les pointures, un jour.
ƒred

Par Martine, le 2006-07-28 17:51:51
On y retourne quand tu veux, avec grand plaisir... à Vincennes bien sur
Martine

Par michette, le 2006-07-28 18:22:00
le 08/07 dans ma voiture sur la route des vacances j'ai "calé" le compteur sur 100 km et je me suis dit qu'il fallait être complètement dingue..tout a été dit fred sur ta course, ta tenacité,ta force mentale et il en faut!! je me permets quand même de te féliciter pour cet exploit..peut être qu'une petite bière bien alcoolisée t'aurais permis de terminer avec euphorie; allez bonne coupure et bonnes vacances

Par momoVH3, le 2006-07-28 20:43:17
Fred, super reportage. J'y puise plein de petits trucs qui m'aideront dans ma première tentative a Millau en septembre. Encore BRAVO pour ton courage.
momo

Par floflo, le 2006-07-28 21:06:05
vas y momo !! notre prochain centbornard !

Par ƒred, le 2006-07-28 21:13:53
Merci Michette. J'adore la bière mais là au 89e km je n'en avais absolument pas envie, cela dit sur ce genre de distance et de durée d'effort atypique on voit des choses étranges en matière de boisson ou d'alimentation.
Quant au terme "exploit", je sais que Baltha et Aleksi, qui ont participé aux 50 km et qui savent combien le parcours était difficile, ajouté à la chaleur, ont eux aussi utilisés ce terme. Très sincèrement je n'ai pas la sensation d'avoir accompli un exploit, je n'ai même pas vraiment bien géré mon allure.
Du courage, dont parle Momo, il en faut de toute façon pour terminer ce genre de course. Et même pour s'y aligner.
Sincèrement la distance de CENT KILOMETRES me semblait énorme à parcourir à pied, et finalement je n'ai pas trouvé ça insurmontable.
En tout cas il faut être motivé, et être bien préparé.
ƒred

Par jog, le 2006-07-28 22:55:06
Encore bravo Fred

Par MariedeLyon, le 2006-07-29 08:21:27
Bonjour
Quel récit ! j' ai mal partout, partout...
Et que d' émotion à te lire Fred...
Tu as un mental d' acier, pour avoir vaincu crampes et fatigue, sur un telle distance et dans ces condtions météo difficiles.
Mille bravos encore et bises .
Marie
nb: belles photos, belle région; j' ai beaucoup aimé, quand Brinouille et toi, arrivez main dans la main .

Par michette, le 2006-07-29 08:24:16
et en plus modeste....mais fred quels sont tes défauts??

Par MiZUKI, le 2006-07-29 14:37:50
COUCou papa cest MIMI "! SHUNSHHUN on a vu tes photos cetait rigolo
"ce soir on vu hanabi aa zaimokuza $t shunsei est tombe dans lescalier de la plage aussi on a fait du bateau dans les vague avec SUZUKISAN et on va tenvoye les photos avec internet MATA ])DEWA PAPA

Par ƒred Papa, le 2006-07-29 15:03:27
Hooooo Mizukitchan to Shunsei kun, pikurishita !
Shashin wo mita ? 100 kiro wa tchuto musukashikata.
Mizuki, anatano jitenshia no shashin wo okurimashita, Suzuki san no e-mail aduresu de, ashita mieru. Super jitenshia desu!
Paris de wa mainichi astsui desu, rayshu 37°C, taihen desu.
Minasama wa genki ? Yukatane. Suzukisan ni yoroshiko onegaishimasu. Ishinoyu ni ikimassu ?
Ohyasuminasai Mimi to Shunshun, Paris de wa gogo desu (15h). Dewamata, kyotsuketene. Papa
=QQ=
PS Senshyu Bretagne ni ikimasu, vacanssu desu

Par Calou, le 2006-07-29 15:35:57
Superbe récit, encore Bravo !
Pour moi, il s'agit bien d'un exploit, le terme n'est pas trop fort...
Je me pause une question : Pour quelqu'un comme toi qui court un marathon en moins de 3 heures, quelle a été la durée de ta plus longue sortie lors de ta préparation ?
Courir pendant près de 12 heures.... c'est fou !!!
Bravo
Calou

Par Steph, le 2006-07-29 15:45:18
"mais fred quels sont tes défauts??"
Ben il aurait pu faire mieux ;-)

Par Calou, le 2006-07-29 15:50:25
je me "pose" , la lecture de ton récit me donne envie de faire une pause...
Calou

Par ƒred, le 2006-07-29 15:52:42
Merci Calou,
La récap de ma prépa est ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1991

Pour t'épargner une lecture un peu insipide de ces sorties, le plus long à J-13, 3h18 (3h prévues mais je me suis rallongé involontairement), sous la pluie, 38 km courus.
Il y a eu aussi 3h05, 3h, 2h25, plusieurs fois 2 h, 3h05 6 semaines avant (marathon Futuroscope), 2 semaines avant ce marathon il y avait eu 2h30, et le marathon de Paris en 3H52.
Au total en 3 mois j'ai fait 995 km (avril 260 km, mai 290 km, juin 440 km).
J'ai bien encaissé la charge de travail et la montée en puissance progressive, même si j'ai parfois trouvé débilitant de courir autant.
Cent kilomètres un de ces jours avec Monsieur Calou ?
ƒred

Par Calou, le 2006-07-29 19:19:16
Eh bien moi, ça me dépasse ça...
Même si on a déjà fait une course d'une durée de 3h52, comment peut-on se dire : Si j'ai réussi à courir près de 4 heures, je peux courir 10, 11 ou voire même 12 heures ????? Parce que là, c'est quand même pas du tout la même chose : c'est plus du double !!!!!
Vraiment, je suis admirative !!!
Le 100 kilomètres, c'est vraiment pas pour nous les Calous !
Nous, on en est plûtot à faire le calcul suivant : on a déjà couru durant près de 4 heures, on doit pouvoir tenir 5...
Tu avoueras que les proportions ne sont pas les mêmes...
Tu n'as pas que les jambes, tu as un sacré mental Fred, ça c'est sûr !
Calou

Par ƒred, le 2006-07-29 20:03:01
Calou, si on prépare une course de 10 km on peut effectivement sans problème courir la distance à l'enraînement, de même pour 20 km ou un semi. ça se complique un peu pour un marathon, on ne court pas 40 km en préparation, on peut arriver à 28-30 km, ou 2h45 d'effort.
Au delà on ne sait pas si on peut. On se prépare en répétant les séances, les sorties longues sont des fractions de la course qu'on va réaliser, il faut trouver le bon compromis entraînement/fraîcheur physique, c'est plus difficile à trouver que pour un marathon, par contre j'ai trouvé la prépa 100 km plus facile.
Certains disent "tout est dans la tête". Il faut effectivement être motivé pour se préparer pendant plus de 2 mois, pour ensuite se lancer sur la distance, mais les capacités physiques comptent aussi beaucoup, si on n'est plus capable de marcher on aura beau avoir un mental très fort on ne pourra plus rien faire. J'avais d'ailleurs intégré l'idée de coincer et d'être contraint à l'abandon. Mais c'est vrai que si le mental lâche on sera plus sensible auux douleurs musculaires, aux difficultés du parcours, à l'usure physique.
J'ai vu des coureurs et leur accompagnateurs se disputer, j'ai entendu au moins deux coureurs s'engueuler eux-mêmes, un autre maudire les côtes à répétition, mais là non plus il n'y a pas de règles, il y a même des coureurs qui participent sans accompagnement. Quant à moi jamais je n'ai crié après Brinouille, DanL ou Baltha, ni maudit le parcours ni quoi que ce soit, nous nous sommes même plutôt bien marrés je trouve, d'ailleurs Brinouille est hilare sur la plupart des photos, elle s'est bien moquée de moi et des mes crampes, finalement j'ai bien fait de la laisser se démmerder avec ses jambes toutes dures, coincée sous son vélo.
Il y a eu des moments plus silencieux, plus intimistes, mais je crois avoir été assez fréquentable durant ce tour d'horloge.
ƒred

Par jibé, le 2006-07-29 21:55:44
belle aventure, bravo !

Par mielou, le 2006-07-30 14:24:10
je te vois bien en 08h30 sur un parcours plus roulant
tu as le profil physique et le mental
alors le prochain c'est quand ?

Par floflo, le 2006-07-30 15:00:01
Fred tu n'as toujours pas répondu à la dernière question de Michette..:-)

Par ƒred, le 2006-07-30 17:57:07
Mielou, tu veux me tuer, 9h était déjà un objectif ambitieux, mais pas réalisable sur ce parcours trop accidenté. Quand le prochain ? Aucune idée, pas avant longtemps.
ƒred

Par ƒred, le 2006-07-30 18:02:19
ƒloƒlo, je 'avais pas vu la question de Michette, j'étais concentré sur le texte de ma fille juste en dessous...
Heu aucune idée, il faut demander à Brinouille par exemple qui m'a supporté pendant 75 km, soit plus de 8 heures d'affilée. Je viens de t'envoyer les dessins des étirements des mollets, j'espère que ça te sera utile, et efficace. Bises.
ƒred

Par floflo, le 2006-07-30 18:18:26
Merci, reçu ! yapuka..

Par floflo, le 2006-07-30 18:42:58
C'est en effet l'illustration de ce que m'avait expliqué Brinouille, plus facile à faire avec les photos, et ben ça fait MALLLLLLL

Par ƒred, le 2006-07-30 20:14:08
ƒloƒlo, si ça fait mal c'est que ça fait du bien. Proverbe Shadock.
ƒred

Par mizuki, le 2006-08-01 09:56:19
Ÿ#•coucou PApa cest MIMI cest rigolo decrire ici mais on peu pas faire des acccents chez Suzukisan jai vu mon velo merci pAPA mais shunshun il est pas content il veu un aussi un velo de tout fasson il sait pas faire du velo et apres si on a pas de largent on peu pas rentrer en FRANCE ; matane papa %*$°~ÏmiÈmiÏÏ ß~®<=>

Par thyo, le 2006-08-21 16:34:00
Quel bonheur de te lire. ET quel courage ! Ca donne envie... Mais ca passe quand on lit ta prépa... J'avais mal en genou en te lisant /
Merci

Par Julie, le 2006-09-19 17:02:08
Encore soufflée Fred je suis. Quel est le pourcentage d'abandons sur 100km? Bye Julie

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Le stade que l'on surplombe au départ de la course et à chaque passage sur la ligne d'arrivée.


Le début de la descente après environ 500 m de course à la sortie de Château-Chinon.


Ça descend…


Echappée belle sur les collines


La fin de la descente, 2,5 km du circuit


Début de la montée de près de 8 km vers Arleuf


Avec parfois un léger répit


Le long de la double haie on voit très bien la route qui s'élève à flanc de côteau et qui tourne ensuite vers les maisons vers le 4e km du circuit



Vers le 5e km. Il y avait un point d'eau et d'arrosage à cet endroit, merci aux habitants du hameau des Robins


La brouette Morvandelle


Vers le 6e km



Le début du mur d'Arleuf, 7e km.
Difficile de montrer les rustines de bitume en fusion en photos


Quasiment le même endroit vu dans l'autre sens


C'est presque fini (le mur)


Bah non en fait, ça descend un peu pour mieux remonter ensuite





Allez, le cimetière d'Arleuf, fin de la longue montée, 9e km du circuit environ.
On continue ?


Arleuf et son café concert. Un endroit pour Baltha ça


10e km, ça y est ça descend



Enfin ça remonte parfois (12e km)


La dernière montée au début de la forêt (16e km)




Vers le 18e km


Comme à la montagne




Ligne droite trompeuse lorsqu'on débouche dans la belle forêt de conifères. Après la montée ça semble plat, alors que ça monte encore, le cycliste peinait d'ailleurs.




Au 93e km environ, avec Jean-Luc à vélo.


La fin de la longue descente au 21e km


Suivie de la dernière bosse


Dans la dernière bosse, 97e km, ne plus rien lâcher au temps qui passe. Courir, juste courir



23e km, la dernière montée, ici avec Brinouille au 98e km


24e km du circuit, 99e km pour moi.


Les 100 derniers mètres main dans la main avec Brinouille. Cent mètres plein la vue. Merci Brinouille.



100 km après le départ, 11h 54 minutes plus tard, avec Baltha, c'est fini.


Fin du 3e tour, 75e km, avec Brinouille qui se marre et DanL


75e km, massage dans l'herbe tendre. Fin de la balade pour Brinouille, je continue avec Baltha et Jean-Luc.


Les 5 billets précédents

2006-07-23 18:52:09 : Les 25 bosses en forêt de Fontainebleau, dimanche 23 juillet 2006 - 35 photos - 20 réactions

Bonjour,
C'est ma reprise de la course deux semaines après les 100 km du Morvan, à propos desquels il faut que je fasse un billet dans mon blog d'ailleurs... Ce sera sans doute cette semaine, je n'ai pas eu le temps avant.
Ce dimanche je vais courir sur le parcours des 25 bosses en forêt de Fontainebleau, où je suis déjà allé courir à plusieurs reprises.

C'est Serge92 qui va nous ouvrir le route, le balisage est indiqué en rouge sur les blocs rocheux, il y a quelques passages où le cheminement n'est pas facile à trouver. La distance totale doit avoisiner 18 km, qui se courent difficilement en moins de 2h30 (le groupe d'Enzo arrivé en premier a mis 2h53).

Heureusement qu'il ne faisait pas trop chaud ce dimanche, environ 24°C avec un soleil parfois un peu voilé.
Je suis resté à l'arrière du groupe en compagnie de Martine, Estelle et Alexis 4 vents, nous avons pris une variante à la fin du circuit pour rentrer plus vite, ce qui nous a fait une balade de 2h30 environ, largement suffisant pour moi pour une reprise.
Martine qui n'avait pas couru depuis quelque temps également a très bien cavalé et dévalé les pentes, quant à Zouzou elle a l'air en forme à un mois de l'ultra trail du Mont-Blanc. Allez Zouzou !

Merci à toi Serge pour l'organisation de la balade, bon voyage au Pérou et à bientôt sur terre, air ou mer.

ƒred

2006-07-09 19:15:47 : Photos des 100 km du Morvan, samedi 8 juillet 2006. - 36 photos - 65 réactions

Voici une sélection d'une quarantaine de photos des 100 km du Morvan, courus samedi 8 juillet sur un circuit très difficile en quatre boucles de 25 kilomètres avec 400 m de dénivelé positif par tour, et par une très forte chaleur.
Je raconterai ma course en détails ultérieurement, à suivre.
ƒred

Récit de la course ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2107

2006-07-03 14:48:03 : Lundi 3 juillet 2006. Fin de ma préparation 100 kilomètres. - 2 photos - 38 réactions

Voilà, ma préparation sportive pour les 100 km du Morvan est terminée.

J'ai très bien encaissé les nombreuses sorties longues et les quelques entraînements biquotidiens. Les allures étaient plus faciles que pour préparer un marathon, j'ai quand même conservé des sorties à mon allure marathon (15 km/h), des accélérations en côtes, très utiles pour le circuit de 25 km comportant notamment une longue montée de 9 km, répétée quatre fois donc.
J'ai parfois trouvé débilitant de courir aussi souvent, je ne suis franchement pas habitué à un tel rythme. En tout cas j'ai terminé par deux sorties assez rapides, et je n'ai eu aucune douleur ni lassitude physique au long de ces 6 dernières semaines.
J'ai comptabilisé mes kilomètres depuis le début de ma préparation, 995 km, pfffffff même pas foutu d'atteindre 1000 km.
Samedi matin à 8 heures, je vais m'élancer pour ma première course de 100 km, sur un circuit de 25 km très exigeant, avec deux longues montées, et des descentes évidemment, pour un dénivelé positif de 390 mètres par tour.
Il va falloir que je sois très raisonnable sur mon allure de départ, légèrement en dessous de 12 km/h et patienter, patienter, patienter. Mais je suis patient… Je vise 9 heures de course, 8h20 correspondant à une allure de 12 km/h.
Brinouille me suivra à vélo au moins sur les 50 premiers kilomètres, Baltha s'alignera sur les 50 km disputés en même temps que les 100 km. Compte tenu de sa récente course de 6 heures, je pense qu'il partira à mon allure, ensuite s'il se sent des ailes il s'échappera. Aleksi court les 50 km également, de même que DanL qui sera en préparation pour les 100 km de Millau fin septembre.
A la demande de certains, je mets en ligne ma préparation commencée début avril par le marathon de Paris, longue sortie de 3h52 en bonne compagnie. Ma préparation 100 km a consisté en une préparation marathon un peu allégée sur 6 semaines + 1 semaine de repos relatif, puis 5 semaines spécifiques de préparation 100 km, avec cette dernière semaine de repos total.
Et enfin de longues nuits, mes enfants sont déjà partis en vacances.

ƒred
-------------------------------
• samedi 01 avril : 19 km - Buttes-Chaumont - 1h30' - accélérations en côtes

• dim 02 avr : 14 km - Bois de Vincennes - 1h22' - 10.2 km/h

• vendredi 07 avril : 5 km + 5 x 500 m en 1'32" - Stade Suzanne Lenglen

• dim 09 avr : 42.2 km Marathon de Paris 3h 52' 23" - 10.9 km/h - 05'30" km

• sam 15 avr : 10.0 km - Buttes-chaumont - 50' 00" - 12.0 km/h

• lun 17 avr : 24.3 km - Bois de Vincennes - 1h 50' 00" - 13.3 km/h - 4'31" km - 7 x 5' en 3'45" km (16 km/h)

• mer 19 avr : 21.0 - Bois de Vincennes - 1h 30' 00" - 14.0 km/h - 6 x 5 ' 16 km/h + 2km en 7'30" avec Enzo

• sam 22 avr : 20.0 km - Buttes-chaumont - 1h 30' 00" - 13.3 km/h - 4'30" km - accélérations en côtes

• dim 23 avr : 21.1 km - Semi-Humarathon Vitry - 1h 24' 55" -14.9 km/h

• dim 23 avr : 2 km échauffement Semi Humarathon Vitry - 10' 00" - 12.0 km/h

• lun 24 avr :20.0 km -Bois de Vincennes - 1h 29' 00" - 13.5 km/h - 3 x 10 min à 16 km/h (3'45"/km) 16 km/h

• mer 26 avr : 12.0 km - Buttes Chaumont - 55' 00" - 13.1 km/h - 3 x 1250 m en 4'30 autour du lac

• sam 29 avr : 25.0 km - Buttes-chaumont - 1h 58' 00" - 12.7 km/h - 4'43" km - accélérations en côtes

• dim 30 avr : 20.0 km - Bois de Vincennes - 1h 35' 00" -12.6 km/h - 4'45" km

Récap avril : 260 km, 1 marathon en 3h52', 1 semi en 1h25'

• lun 01 mai matin : 10 km - 45' 00" - 13.3 km/h - 04'30" km

• lun 01 mai soir : 12.0 km - 55' - Buttes Chaumont Lac - 6 x 400 m lac en 1'15" avec Baltha - Brinouille 300 m

• mar 02 mai : 10 km - Stade Suzanne Lenglen - 6 x 500 m en 1'35"

• jeu 04 mai :13.0 km - Stade Suzanne Lenglen - séries 500 m - 800 m - 1200 m - 1600 m - 1200 m - 800 m - 400 m entre 3'30" et 3'45" au km + PPG

• sam 06 mai : 14.0 km -Buttes-chaumont -1h 08' 00" -12.4 km/h - 4'51" - 4 tours lac : 2,5 km en 9 min 4

• lun 08 mai : 22.5 km - Buttes-chaumont - 1h 45' 00" - 12.9 km/h - 4'40" km - 4 séries de 4 tours de lac, 2'20

• mer 10 mai : 23 km - Vincennes Pershing -1h 45' 00" - 13.1 km/h - 4'34" - 1200 m - 1600 m - 2000 m - 2400 m - 2000 m - 1600 m - 1200 m en 3'45"/km

• ven 12 mai : 8 km - Buttes Chaumont - 37' 00" - 13.0 km/h - 4'37" km - 2 x 2 tours de lac 1250 m en 5' 2 lacs 1250 m en 5'Vous

• sam 13 mai : 32 km - Buttes-Chaumont - 2h 30' 00"- 12.8 km/h - 4'41" km - sortie longue J-15 marathon Futuroscope

• dim 14 mai : 5 km - Bois de Boulogne - Course Handicap International - 18' 00" - 16.7 km/h - 3'36" - parti sans échauffement, je coince aux 4600 m - 4è du classement et 3è V1

• dim 14 mai : 10 km - Bois de Boulogne - Course Handicap International - 38' 30" - 15.6 km/h - 3'51" km - trop d'attente entre les deux courses (55 min), pas de bonnes jambes

• mar 16 mai : 9 km - Stade Suzanne Lenglen - 40' 00" - 13.5 km/h - 4'26" km - 30 min + 10 x 200 m récup 100 m (38"-38")

• mer 17 mai : 20 km - Bois de Vincennes - Stade Pershing - 1h 40' 00" - 12.0 km/h - 1200 m 4'15 - 1600 m - 2000 m - 2400 m - 1200 m en 1'30" tour

• sam 20 mai : 13 km route - Buttes-chaumont - 1h 05' 00" - 12.0 km/h

• dim 21 mai : 7.5 km - Buttes-Chaumont course Amnesty International - 26' 46" - 16.8 km/h - 3'34" km

• dim 21 mai : échauffement course - 10 km - Buttes Chaumont - 50' 00" - 12.0 km/h - 5' km

• jeu 25 mai : 13 km - Buttes-chaumont - 1h 03' 00" - 12.4 km/h - 04'50" km -accélérations en côtes

• dim 28 mai : 42.2 km - Marathon du Futuroscope - 3h05' - 13,68 km/h - 4'23" km - passage semi en 1h29'

• lun 29 mai : 10 km route Bois de Vincennes - 53' 00" - 11,3 km/h - 5'18" km - lendemain du marathon du
Futuroscope

• mer 31 mai : 14.0 km - Bois de Vincennes Pershing - 1h 15' 00" - 11.2 km/h - 05'21"

Total mai 2006 : 295 km, dont un marathon en 3h05 et trois petites courses de 5, 7,5 et 10 km

• sam 03 jun : 21.0 km - Buttes-chaumont - 1h 45' 00" - 12.0 km/h

• dim 04 jun : 24.0 km route Bois Dde Vincennes - 2h 00' 00" - 12.0 km/h - 05'00" km - Test boisson

• lun 05 jun : 12.0 km route - Buttes-chaumont - 1h 00' 00" - 12.0 km/h

• mar 06 jun : 10 km - Buttes-chaumont Lac - 40' 00" - 15 km/h - 4' km

• mer 07 jun : 17.0 km - Bois de Vincennes Pershing - 1h 28' 00" -11,6 km/h - 5'10" km

• jeu 08 jun matin : 15 km - 1h 15' 00" - 12.0 km/h 5'00" km

• jeu 08 jun soir : 20.0 km - 1h 40' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 09 jun matin : 12 km - 1h00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 09 jun soir : 15.0 km - 1h 10' 00" -12.9 km/h - 4'40" km

• dim 11 jun : 37.0 km - Bois De Vincennes - 3h 06' 00" - 11.9 km/h - 05'01" km - 3 x 15 min allure marathon + 20 min vélo retour

• lun 12 jun : 22.0 km -Bois de Vincennes - 1h 50' 00" - 12.0 km/h - 3 accélérations avec Mielou

• mar 13 jun : 10 km - Bois de Boulogne - 50' 00" - 12 km/h - 5' km

• mer 14 jun : 12.0 km - Bois de Vincennes - 1h 05' 00" - 11,1 km/h - 5'25" km - totalement naze, pas de jambes

• sam 17 jun : 25 km - Buttes-chaumont - 2h 00' 00" - 12.5 km/h - 4'55" km

• dim 18 jun : 29.0 km - Bois de Vincennes - 2h 25' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• mar 20 jun : 18.0 km - Bois de Boulogne - 1h 25' 00" - 12.7 km/h - 4'43" km

• mer 21 jun : 15.5 - Bois de Vincennes - 1h 20' 00" - 11.6 km/h - 5'09" km

• jeu 22 jun : 17.0 km - Buttes-chaumont - 1h 25' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 23 jun : 15.5 km - Buttes-chaumont - 1h 20' 00" - 12.5 km/h - 4'48"

• sam 24 jun : 16.5 km - Buttes-chaumont - 1h20' 00" - 12.4 km/h - 4'50" km

• dim 25 jun : 38.0 km - Bois de Vincennes - 3h 18' 00" - 11.5 km/h - 5'12" km - couru sous le déluge

• mardi 27 jun : 14 km - Buttes-Chaumont - 1h05' - 12,9 km/h - 4'38" km - accélérations côtes

• sam 01 jui : 21.0 km - Buttes-chaumont - 1h 36' 00" - 13,1 km/h - 4'34" km sous la canicule

• dim 02 jui - 21 km - Bois de Vincennes - 1h 36' 00" - 13,1 km/h - 4'34" km sous la canicule

Total juin 2006 : 440 km

Total préparation sur 3 mois : 995 km

Même pas capable d'arriver à 1000 km, pffffffffffff…

J'ai exporté directement les données chiffrées de mon carnet d'entraînement en ligne :
http://www.moncarnet.org
Voir aussi : http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=810


2006-06-25 20:07:11 : Dimanche 25 juin. Préparation 100 km, plus que 13 jours. Sortie très longue sous la pluie et après-midi vache. - 19 photos - 18 réactions

Dimanche 25 juin. Préparation 100 km, plus que 13 jours. Sortie très longue sous la pluie et après-midi vache.

J'ai prévu de courir entre 3 heures et 3 heures 10 et de parcourir 36 km.
Je pars au bois de Vincennes sous un ciel maussade, en étant assez rapide la première heure, près de 14 km courus, puis je ralentis ensuite.
Je retrouve Brinouille à vélo, et Martine. Brinouille m'accompagnera à vélo sur la première moitié de la course, après on verra, Baltha fera peut-être le dernier tour (25 km) avec moi. Brinouille, je ne ferai pas ton assistance technique le jour de la course, alors évite les blocages de chaîne s'il te plaît.
Puis nous retrouvons Aleksi et Jean-Luc au lac de St-Mandé, ainsi que Robin, une Américaine de passage à Paris. Il pleut à nouveau, ça fait plus d'une heure que je cours, je suis déjà bien humide et me voici définitivement trempé. Je quitte le groupe pour continuer avec Brinouille et Martine qui rentrent, je prolonge encore, je me trompe un peu sur mon estimation de temps de course restant et je me tape la longue montée de la rue des Pyrénées pour rentrer chez moi, je constate que deux cyclistes ont plus de mal que moi à monter.
Je termine en 3h18, avec 38 km courus, totalement trempé, les chaussures et les chaussettes pleines de gadoue.
Je termine cette semaine avec cette sixième sortie, pour un kilométrage de 119 km et un cumul de 400 km depuis le 3 juin.
Je suis bien content d'arriver à la fin de ma préparation, ça me fait un peu comme sur un marathon, à la fin de la dernière semaine de préparation sportive (je ne compte pas la dernière semaine où je ne courrai pas, hormis une trentaine de minutesla veille), je commence à saturer. Non pas sur le plan physique, je n'ai aucune douleur particulière, juste des petits tiraillements normaux liés au nombre de séances et au kilométrage total. Brinouille m'a fort gentiment prêté son électrostimulateur que j'utilise en récupération notamment pour mes mollets un peu sensibles, c'est efficace. Je n'attends plus que ton tiramisu Brinouille (demain, demain !) et tout ira mieux.
En fait je sature sur le plan du plaisir d'aller courir, franchement six sorties hebdomadaires c'est trop pour moi, je ne fais jamais ça. Trois fois par semaine en période "normale", cinq fois en préparation de course, et avec un kilométrage bien inférieur. En préparation marathon, une semaine à 100 km est un gros kilométrage, là je suis monté jusqu'à 140 km.
Vivement lundi prochain et le début ma semaine de repos (en plus j'ai des dizaines d'heures de sommeil de retard) avant le départ de la course, samedi 8 juillet, 8 heures du matin.

Bilan chiffré de cette semaine de course :
mardi : 1h25 - 18 km
mercredi : 1h20 - 14 km
jeudi : 1h25 - 17 km
vendredi : 1h20 - 15,5 km
samedi : 1h20 - 16,5 km
dimanche : 3h18 - 38 km

soit 119 km, 21 sorties depuis début juin pour environ 400 km courus.

Dimanche après-midi, toujours sous la pluie, même pas le temps de souffler, je fais un petit tour à la Défense pour voir le rassemblement des vaches : http://www.vach-art.fr/

ƒred

2006-06-18 18:38:59 : Préparation 100 km : semaine molle, cerf-volant, Ermitage et jardinage. - 18 photos - 32 réactions

Préparation 100 km : semaine molle, cerf-volant, Ermitage et jardinage.

Me voici à trois semaines des 100 km du Morvan. Après une semaine assez molle, où mercredi je n'avançais pas, je n'ai pas couru ni jeudi ni vendredi. J'avais prévu de faire une semaine allégée mais pas à ce point.
Hier samedi je suis allé courir aux Buttes-Chaumont, avec de bonnes sensations. J'en ai profité pour vérifier à nouveau que le boisson Wcup, apparemment beaucoup utilisée sur 100 km me convient bien. Ça se confirme, hormis un goût un peu curieux ça ne me provoque pas de problèmes d'assimilation. Pour améliorer le goût je vais tenter d'ajouter un peu de jus de citron.
Il faisait chaud hier matin aux Buttes, j'ai quand même couru deux heures, environ 25 km, sans pouvoir m'empêcher d'accélérer dans les côtes, d'autant que je suis tombé sur un copain qui m'a taquiné.
Les variations d'allure ont permis de rompre la monotonie, le circuit d'à peine 2400 m couvert en une douzaine de minutes est quand même petit pour les sorties très longues.
Samedi après-midi je suis allé avec mes enfants à la Villette pour une après-midi cerfs-volants au soleil, il y avait juste ce qu'il fallait de vent pour que le ciel se remplisse de dizaines de papillons en papier.
Puis soirée "Faites de la lumière" et parade des enfants à l'Ermitage au pied de chez moi, une ruelle sans voiture bordée de maisonnettes. Il y a de chouettes endroits en plein Paris.
Ce matin direction le bois de Vincennes pour une nouvelle sortie longue en solitaire. Il faisait déjà chaud à 8h15 et ça ne s'est pas amélioré. Il y a heureusement beaucoup d'allées ou chemins à l'ombre. J'ai de meilleures sensations qu'hier, il faut dire que c'est plat, je vais quand même faire un tour sur la butte à canon, un monticule de terre impossible à monter à vélo, il y a d'ailleurs régulièrement des gamelles spectaculaires pour les malheureux qui s'acharnent à la gravir.
Martine qui m'avait rejoint pour un bout de chemin ensemble préfère finir en autobus. Je me tire la bourre avec la RATP, le long du fort de Vincennes je suis loin devant, puis vers l'esplanade je profite du feu rouge pour creuser l'écart, le bus me ratrappe mais il s'arrête à une station, j'accélère avenue Daumesnil sur la piste cyclable en direction du zoo, je cours comme si ma vie en dépendait, vrooooooouuuuuuuuum l'autobus me dépasse, feu rouge je me rapproche, haaaaaaa feu vert je suis coincé, il faut que je traverse, en plus il n'y a personne qui monte ou qui descend aux deux arrêts suivants, je reprends ma course folle sur le trottoir de droite, le cul du bus en point de mire, mais je ne le rattraperai jamais (le bus). J'arrête au bout de 2h25, avec 29 km parcourus.
L'après-midi, un petit tour dans notre jardin potager, arrosage, nettoyage de la cabane au fond du jardin, siestage au milieu des papillons et plantage de pommes de terre.
Bilan de cette semaine allégée :
lundi : 1h50, 22 km, dont une partie avec Mielou recontré par hasard au bois de Vincennes.
mardi : 50 minutes, 9 km au bois de Boulogne, pas de très bonnes sensations.
mercredi : 1 heure, à peine 11 km au bois de Vincennes, j'étais complètement naze.
samedi : 2 heures, 25 km, au Buttes-Chaumont avec accélérations en côtes, 9 tours donc 9 longues montées.
dimanche : 2h25, 29 km au bois de Vincennes. Et 4 pommes de terre plantées.
Soit un total de 96 km en 5 sorties dont 2 longues, finalement pour une semaine allégée et plutôt molle ce n'est pas trop mal.
Quinze sorties depuis début juin, environ 280 km courus.
La semaine qui arrive devrait mieux se passer.

ƒred

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