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2006-08-13 19:53:54 : Les Vincennus™ complètement à l'ouest. Août 2006.

Un certain nombre de Vincennus™ a mis le cap à l’ouest vers une île Bretonne quasiment déserte, sauf lorsque nous débarquons à une douzaine environ.
Comme il n’y a pas de voitures, nous voici obligés de marcher, pédaler, courir même, c’est pas de bon cœur mais il faut bien se déplacer parfois : la plage la plus proche était à 250 mètres, le bistrot à 100 mètres.
La suite en images, et en couleur.
ƒred

Les réactions

Par floflo, le 2006-08-13 20:03:27
Et vous avez utilisé tous les pneus de vélo ?? ben dis donc !

Par riri, le 2006-08-13 20:28:48
quel joli reportage et quelle joie de voir du soleil ...

Par michette, le 2006-08-13 20:28:56
bien alors vous êtes pris en plein flagrant délit de tricherie : je croyais que ces vacances là ne devaient être que du repos absolu; en fait vous vous entrainez en catimini...bonnes fin de vacances dans ces paysages qui me rappellent le golfe du morbihan non??

Par ƒred, le 2006-08-13 21:01:21
Non ƒloƒlo j'en avais apporté un peu trop, j'en ai en rab, t'en veux ?
Riri, il fait toujours beau en Bretagne. Il fait même beau plusieurs fois par jour, avec parfois cette particularité que le soleil se lève à l'ouest.
Michette, oui ça y ressemble...
ƒred

Par abdel, le 2006-08-13 21:18:15
salut fred.
du soleil, des copains, de la bonne nourriture;
- tu avais tout pour rater tes vacances. et pourtant..

Par Jgab, le 2006-08-13 21:29:31
Malgré de bonnes vacances passées en juillet, tu me donnes envie de repartir en vacances ........

Bon séjour à vous tous.

Par Felix, le 2006-08-13 21:38:43
les vaches ont fasciné ma petite fille !
vous êtes à mille lieu de la grisaille parisienne, restez y !!

Par ƒred, le 2006-08-13 22:01:08
Règle numéro 1 : on ne repart pas en vacances, une fois seulement.
Règle numéro 2 : un taxi ne part jamais en vacances, il emmène les vacanciers à l'aéroport, à la gare, à l'hôtel, et pour les étrangers il leur fait faire le tour du périf en tarif E.
Demain je repars, je vais à la gare, un taxi libre ?
ƒred

Par MariedeLyon, le 2006-08-13 22:20:48
Belles photos qui reflètent de belles vacances toniques! merci Fred

Par jibé, le 2006-08-13 22:57:48
géniales les photos :)
a+

Par François22, le 2006-08-14 00:37:54
Ile d'Arz ?

Ce qui m'étonne c'est qu'elle soit quasi déserte en cette saison. Vous aviez réservé toute l'ile ?

Par Cyril, le 2006-08-14 10:48:32
Salut,

Bravo pour ces magnifiques photos qui ont l'air de résumer de magnifiques vacances en effet, bravo au photographe et aux modèles :) .

à+

Par supi, le 2006-08-14 11:23:29
des vacances avec les copains... ça fait long temps que j'en fait pas... l'année prochaine j'oublie la "familia" et je me joint à vous!!!

besitos
supi

Par Brinouille, le 2006-08-14 11:50:36
Wa ça avait l'air d'être vachement bien ! A vous voir cavaler tout de rouge vêtu tous ensemble, vous commencez à me manquer !

bizz de Brinouille crevée qui vient de se taper la montée du chemin de Gairaut à Nice

Par ƒred, le 2006-08-15 10:25:57
Haha Brinouille tu aimes le rouge c'est vrai. Au fait, tiramisu ?
Allez je vais courir, tout en rouge d'ailleurs, temps superbe en plus.
ƒred

Par Wallaby, le 2006-08-15 12:27:08
Quelles sont loin mes vacances en Bretagne. J'y retournerai bien! Beau séjour, merci de nous avoir envoyer des images de ces coins charmants.

Par Sedef, le 2006-08-15 20:21:49
Vous avez pris du bon temps dans ce golfe merveilleux.
Sauf peut-etre pendant l'atelier vélo ?Beurk...

Par Montaigne, le 2006-08-16 12:02:42
Une telle pénurie de pétrole en Bretagne, qui oblige à se déplacer en vélo, ou pire, en courant, est surprenante. Et tout ce qui a été récolté sur les plages, alors ?

Par , le 2006-08-16 12:57:09
C cooooool

Par Philou, le 2006-08-16 18:00:48
ça sent bon l'air iodé!

De petites sorties au bord de l'eau sous le soleil, rien de tel. J'étais un peu plus à l'ouest encore ce we mais le trafic de chambre à air n'était pas encore arrivé jusque là!
A bientôt tout bronzés du côté du chalet des Gaufres

Philou

Par korma, le 2006-08-16 19:21:15
C'est bon ça dis donc le petit bateau !
Enormous production !

Par ƒred, le 2006-08-16 19:58:52
Hehe t'as vu ça Korma, un truc de ouf !
ƒred

Par Baltha, le 2006-08-17 00:33:28
Belles photos. J'en ai dérushé quelques gigas de mon côté, je filerai ça aux concernés. En veille d'écran ça me fait mieux passer l'hiver.

Par Enzo, le 2006-08-17 09:12:11
Super tout çà ... c'est marrant au fil des photos on voit bien la peau de Martine se taner de plus en plus !!

Bon et bien avec tout çà .. vous rentrez quand maintenant?? Baltha c'est déjà fait apparemment ..

Enzo

Par estelle, le 2006-08-17 11:45:15
Bonjour,
je trouve l'endroit sublime, je reconnais bien les images de ma chère Bretagne!
je suis nouvelle sur le forum, et suis une "passionnée de Fred", je me demandais où passait-il ses vacances?
Et bien j'ai donc ma réponse.
Merci pour ces photos, Fred et bonne continuation à vous.
Un jour je viendrai vous retrouver à Vincennes.
Estelle

Par ƒred, le 2006-08-18 14:58:34
@François, pas totalement déserte mais vraiment pas beaucoup de monde.

@Supinette, envoie un CV à Baltha (dis que tu viens de ma part), il faut des compétences dans les domaines suivants :
- entretien de vélos
- bricolage divers
- plâtre, ciment, etc, bref tout ce qui touche à la maison (touche pas à ma maison)
- cuisine
IMPERATIF : savoir faire du vélo ! Option vélo + remorque appréciée.

@Brinouille, toi aussi tu me manques (les autres je ne sais pas, Brinouille vous manque ?) .......... Silence éloquent.

@Montaigne, je suis abattu qu'un homme de lettres comme vous écrive "en vélo".
Quant au pétrole nous n'étions pas dans le golfe Persique.

@Estelle, je ne passe pas toujours mes vacances au même endroit, je vais parfois très loin et beaucop plus à l'est, mais en continuant vers l'ouest ça irait aussi. Bienvenue à Vincennes alors.

@Martine, quand reviens tu ? Tu me manques. Je suis passé relever ton courrier: rien...
ƒred

Par Montaigne, le 2006-08-18 15:23:18
J\'aurai pourtant juré que c\'était des vélos. Vous préférez peut-être vous déplacer à bicyclette.
C\'est de toutes façons un très très beau coin.

Par Martine, le 2006-08-20 18:05:06
Frédéric, je viens de rentrer de Bretagne. On va courir demain??? Pourras tu montrer quelques photos de mon petit coin de Bretagne??? Allée des langoustines, ça ne s'invente une adresse pareille!!!
J'ai couru pratiquement tous les jours, un vrai régal!
Martine

Par ƒred, le 2006-08-20 18:49:54
Oui Martine nous pouvons courir demain, je n'ai pas couru ce dimanche en plus. Tu veux que je colle des potos de ton coin de Bretagne dans mon blog ? Tu me donneras ça demain. Où sont les langoustines ?
Bises bises
ƒred

Par Fan de R, le 2007-08-30 12:56:19
En plusssse on peut manger les bonnes crepes au choucolat miammiammiam ;-))))

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Martine et ses bagages...
Nan, il y a en plus les pneus pour les vélos, les chambres à air, patins de frein, outillage divers, une barre de fer, à manger et à boire.


C'est par là


Une jonque, pas de doute, nous sommes en Bretagne.


Baltha à vélo.


Korma, tu as un bateau là bas ? (Le ouf)



Atelier vélo sous la conduite d'Alexis 4 vents



Exercice de la chaise. Je tiens des heures ainsi.





Sous les chemins la plage







Baltha, Martine, Estelle et Alexis 4 vents






Os de seiche géant ou planche Bic 380 Ken Winner replica ?


Spécialement pour Martine, un des nombreux lapins, certains atteints de myxomatose. J'en ai attrapé un par les oreilles, c'est contagieux ?


Il y a aussi quelques vaches, mais difficile de les attraper par les oreilles.
Marrant, les vaches portent leur dossard à l'oreille.



Vers 21 heures. Pour certains c'est la fin du petit déjeuner, d'autres sont affamés et attendent le dîner avec impatience.



En route vers le moulin à marée inondé de soleil.


Fortune de mer. Baltha, ce bateau t'appartient.






J'fais mon footing au milieu des algues et des coraux.



J'ai également un peu couru.


Mûres mures.




Tu crois qu'ils font des crêpes au sucre ici ?


Transport de gaz


Grand coefficient de marée, forcément ça déborde.
Martine passe haut les mains.



Sur la digue du côté des salines.



Je m'active subitement, pour le dessert...


Surtout que c'est moi qui prépare le dessert.
Chocoƒred mon p'tit nom selon certaines.


J'avais apporté trop de pneus.


Baltha tu es en surcharge.


Estelle et Alexis 4 vents nous quittent.



Voilà, c'était là bas, l'île...





Cette maison rose figure sur les cartes marines comme amer. Pas question de la repeindre.





Kayak de mer.


Voilà, c'est fini...


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2006-08-03 12:21:16 : Les Vincennus™ du 2 août 2006 - 22 photos - 23 réactions

Mercredi 2 août, fin de journée.
Je n'ai toujours pas envie de courir alors je file au stade Pershing à vélo, en accompagant Brinouille qui court bien elle. J'espérais qu'elle aurait pensé à ce fameux tiramisu promis depuis longtemps, mais rien…
Quant à Martine elle a tellement cavalé qu'elle avait déjà quasiment terminé ses séries de 400 m sur la piste lorsque j'y arrive.
Je n'ai donc strictement rien fait.
Je suis en vacances dès samedi et je reviendrai vers le 23 août où je pense que je vais recommencer à courir à peu près normalement.
ƒred

2006-07-28 16:18:25 : Retour sur les 100 km du Morvan, dimanche 8 juillet 2006 - 47 photos - 43 réactions

Trois semaines après les 100 km du Morvan je trouve enfin le temps pour en parler plus longuement.
Les photos du parcours on été faites samedi 15 juillet en fin de journée.
D'autres photos de la course sont ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2023
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Ça me trottait parfois dans la tête de tenter la distance de 100 km, mais je n'étais pas réellement motivé et l'idée d'une préparation assez longue et contraignante me rebutait un peu.
Et puis ce printemps 2006, n'ayant pas de courses à objectif, après avoir accompagné Martine sur son premier marathon couru en 3h52, je me suis dit à l'arrivée "42 km courus à un petit 11 km/h, j'aurais pu continuer, on est bien loin des 100 km certes, mais l'allure a été facile" (je n'avais aucune préparation, seulement 3 sorties hebdomadaires depuis ma reprise de la course début 2006).
Ce marathon marquait le début de ma préparation au marathon du Futuroscope où je courais en meneur d'allure pour 3 heures, j'ai regardé dans le calendrier s'il y avait une course de 100 km environ un mois après. Et je trouve à la date du 8 juillet les 100 km du Morvan à Château-Chinon, à 310 km au sud-est de Paris, donc facile d'accès.

Après ma préparation pour le marathon du Futuroscope couru en 3h05 je m'octroie une semaine allégée (80 km quand même), et n'ayant aucune trace de fatigue je décide de me farcir cette préparation 100 km qui durera donc 5 semaines (la prépa, pas la course…). Lors du marathon du Futuroscope j'ai couru la moitié de la course avec Christine Denis, membre de l'équipe de France des 100 km qui a un record à 8 h et quelques minutes. Elle m'a donné de précieux conseils sur la préparation à suivre. Je fais donc à ma sauce, lire ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1991

Je sais que le parcours des 100 km du Morvan est difficile, DanL me le confirme le 1er juin, il est passé voir le circuit dont il a fait un tour de 25 km en courant. Ça monte et ça descend, il n'y a jamais plus de 300 ou 400 m de plat. Il va falloir enchaîner 4 tours ainsi. DanL va courir les 50 km organisés en même temps, il sera en préparation des 100 km de Millau fin septembre. Baltha sera aussi de l'aventure sur les 50 km, Aleksi et Jean-Luc courront les 25 km et Brinouille m'accompagnera à vélo au moins sur les deux premiers tours. Martine est déçue, elle travaille le samedi et elle ne peut absolument pas se libérer. J'ai calé mon allure de course à 12 km/h, en me disant que c'est sans doute un peu rapide sur ce circuit exigeant, mais j'ai bien envie d'essayer quand même.
Ma préparation se passe bien, je trouve parfois un peu débilitant de courir autant, et ma dernière semaine est allégée. J'ai trouvé la boisson qui me convient, a priori je ne mangerai rien, du moins pas avant les 60-70e km je pense.

Je pars le vendredi 7 juillet avec DanL qui va finalement courir les 25 km avec sa femme, il a une douleur tenace au dos et il ne veut pas hypothéquer ses chances de participation à Millau.
Arrivés dans l'après-midi, je constate qu'il fait chaud et que le circuit de 25 km est effectivement difficile. Voici à quoi il ressemble.
Château-Chinon est située sur un promontoire, le départ se fait à proximité d'un complexe sportif. Il y a très une légère montée pour passer dans le centre, puis après 500 m de course c'est la plongée vers la vallée de l'Yonne pour une raide descente de plus de 2 km.
Nous traversons l'Yonne qui a cet endroit est à peine une adolescente et nous entamons la longue montée vers Arleuf, par une rampe de près de 8 km. Il y a quelques portions quasiment plates, avec même deux légères descentes ce qui va occasionner de nombreuses ruptures de rythme. L'essentiel de cette partie du circuit est sans ombre, ça risque de chauffer au deuxième et troisième tour. La fin de la montée est très pentue et quasiment tout en ligne droite, avant de mourir en pente douce au niveau du cimetière d'Arleuf, un peu avant le 10e km, où se trouve le premier poste de ravitaillement.
Enfn un secteur plat avant de tourner plein ouest sur l'autre versant de la vallée où nous attendent 4 kilomètres de descente jusqu'au Châtelet où nous retraversons l'Yonne, en amont du point précédent, et là c'est franchement une gamine, nous sommes à une douzaine de kilomètres de sa source.
Plusieurs portions de cette descente sont à l'ombre.
Châtelet, 15e km environ, ça monte et ça descend un peu avant le second poste de ravitaillement vers le 16e km. Juste après ça remonte pour 4 km au milieu d'arbres feuillus vers une magnifique forêt de conifères. La fin de cette montée est trompeuse, on a l'impression que c'est plat alors que ça monte légèrement avant une franche descente ombragée puis les deux dernières bosses avant Château-Chinon. Il y a environ 400 m de dénivelé positif par tour.
Si j'étais très raisonnable je partirais à une allure inférieure à 12 km/h.

Vers 19 heures nous allons à la salle des fêtes où est organisé l'accueil des coureurs. Parmi ceux qui vont courir les 100 km je suis un cadet, que dis-je, un poussin.
Brinouille, Baltha, Aleksi et Jean-Luc arrivent dans la soirée, nous nous retrouvons à table dans un restaurant de la ville pour manger des pâtes un peu trop cuites.

Je me couche vers 22h30, et je me réveille spontanément à 5h10, quelques minutes avant que mon réveil ne sonne. Je mange mon petit-déjeuner sportif préparé la veille, je bois mes quasiment 150 centilitres de malto, puis nous allons vers la salle des fêtes où nous attend un petit déjeuner où je ne mange rien de plus.

Je confie mes 12 bouteilles de 50 cl de boisson énergétique (WCup) à l'organisation, j'en ai quatre qui m'attendront dans des glacières aux trois zones de ravitaillement, une pour chaque tour et chaque ravitaillement, 6 litres en tout.
Brinouille en a une de plus dans son sac.
Je me suis enduit les pieds de Nok comme tous les matins depuis une semaine. Je me tartine de crème de protection solaire car le soleil va cogner, il n'y a pas un nuage. Et de le vaseline partout où ça peut frotter. J'ai dans mon sac une bouteille supplémentaire, une paire de chaussettes, des pansements seconde peau en cas d'ampoules, une pommade en cas de piqûre d'insectes. Brinouille va se trimballer tout ça pendant au moins 50 km.

Les cyclistes accompagnateurs se mettent en route vers 8h pour nous attendre au pied de la première montée et nous rejoignons la ligne de départ en marchant. Le départ est donné à 8h10, c'est parti pour 100 km et combien d'heures d'effort ? Je sais pertinemment que sur ce circuit exigeant je ne tiendrai pas la moyenne de 12 km/h. 11 ? 10,5 ? En tout cas ce sera au moins 10h30 d’effort je pense.

Ça ne m'empêche pas de partir relativement vite dans la descente avec Baltha, elle est si pentue que c'est presque difficile de se retenir. Premier kilomètre en 4'20", deuxième en à peine 9 minutes, et c'est déjà la montée. Brinouille s'élance à vélo à notre poursuite et la longue file de coureurs s'étire. J'embarque Baltha sur la gauche de la chaussée pour profiter de l'ombre relative d'une haie, le soleil est encore bas. Le paysage est superbe, entre bosquets et champs sur un arrière plan de collines. Brinouille coince sur le premier mur, elle monte à son rythme, je n'ai pas besoin d'elle pour le moment. J'ai pris ma bouteille et lancé mon minuteur en répétion toutes les 15 minutes pour me rappeler qu'il faut boire. J'ai prévu 50 cl à l'heure répartis en 4 prises, plus un peu d'eau aux différents postes du parcours, tous les 3 ou 4 kilomètres environ. La route serpente à flanc de coteau, à un moment nous avons une vue sur l'avant de la course et les premiers coureurs à quelques centaines de mètres. La longue montée est relativement vite passée, voici le premier ravitaillement d'Arleuf où je ralentis pour récupérer ma bouteille. Le contenu de celle que j'avais commence à tiédir, heureusement que les autres sont dans des glacières.

C'est enfin plat, nous passons le 10e km en 50 minutes et nous nous retrouvons avec un autre coureur des 100 km, un Toulousain, qui lui aussi est un peu dans l'expectative sur l'allure à tenir. Rapidement la route descend, j'accélère un peu suivi par Baltha. Il n'y a pas un poil d'ombre sur cette portion du circuit. Un peu plus bas le paysage change, la route est longée à gauche par des blocs rocheux et à droite il y a une pente abrupte au bas de laquelle coule un ruisseau. Nous passons au 12e km en une heure pile et nous sommes à nouveau seuls. Un officiel de l'organisation effectue un contrôle de passage, Baltha est 5e des 50 km et je suis 3e des 100 km. Hormis la traversée de Château-Chinon et le bref passage dans le petit village d'Arleuf nous sommes en rase campagne, avec de proche en proche quelques hameaux aux rares maisons. Il y a des bouteilles et des bassines d'eau posées sur le pas des portes, régulièrement je trempe ma casquette et je continue à boire au rythme de mon minuteur qui se déclenche toutes les 15 minutes. Je cours avec un cuissard que j'ai raccourci, lors de mes sorties de plus de 2h30 j'avais remarqué que le slip de mon short de course me gênait un peu. J'ai laissé dans la salle des fêtes près de la ligne d'arrivée un cuissard et un maillot pour éventuellement me changer à la fin du deuxième ou du troisième tour.

Après avoir à nouveau passé l'Yonne la route remonte vers Fâchin, nous rejoignons deux coureurs des 50 km qui font un bout de chemin avec nous. C'est le deuxième ravitaillement du circuit vers le 17e km, là aussi je prends le temps de ralentir pour prendre une nouvelle bouteille relativement fraîche. Voici enfin la montée dans la forêt, l'ombre est bienvenue, il est à peine 9h30 et il fait déjà chaud. La fin de cette montée est trompeuse, il y a une ligne droite de 400 m qui semble plate alors qu'elle monte encore légèrement. Cette partie du circuit a des allures de routes des Vosges ou du Jura, nous sommes au milieu d'immenses sapins et nous attaquons une belle descente qui serpente à flanc de colline, avec des échappées sur Château-Chinon. En bas de la descente il y a une bosse, puis une dernière petite côte avant de boucler le premier tour.

Brinouille nous avait rejoints dans la première descente après Arleuf, puis nous l'avons distancée ensuite dans la montée dans la forêt. Manifestement elle a un souci avec son vélo, la pauvre doit déployer beaucoup d'énergie pour rester avec nous. Régulièrement j'appelle Marie de Lyon qui veut suivre la course en direct. Je la sens parfois inquiète, notamment par les conditions météo et la difficulté du parcours. Floflo aussi me dit de bien me mouiller la tête et de ne pas forcer. Martine me laisse également plusieurs messages.

Nous passons au 25e km en deux heures pile. Je m'arrête brièvement au ravitaillement, nouvelle bouteille de boisson énergétique, toujours pas d'alimentation solide. Nous traversons rapidement Château-Chinon et la raide descente nous avale, nous la dévalons moins vite qu'au premier tour. Brinouille file sur son vélo, nous allons de toute façon la rattraper dans la montée. Un des coureurs des 50 km est lui aussi suivi par une cycliste, elle a également du mal dans la longue montée, il y a quelques portions vraiment très pentues.

Le soleil est déjà haut et la toute petite zone d'ombre du premier tour a disparu. Entre les 3 secteurs de ravitaillement je prends des gobelets d'eau pour me désaltérer, et je trempe toujours ma casquette dans les bassines d'eau. Passage du 30e km, moitié de la montée, Baltha va un peu plus vite que moi, il s'éloigne suivi par l'autre coureur des 50 km. Ils sont 3e et 4e de la course de 50 km à ce moment, je suis second des 100 km. Je me demande vraiment à quel moment je vais coincer. Un peu plus tôt Baltha m'a demandé à quel endroit se trouvait le mur. "Au marathon" lui ai-je répondu. Nous nous retrouvons au ravitaillement d'Arleuf, 33e km. Brinouille est derrière, je ne l'attends pas, la descente qui suit va lui permettre de nous rejoindre.

Dans la longue montée j'ai profité du paysage de bosquets et de pâturages ou paissent des veaux et des bœufs paisibles. Derrière sur la droite se trouvent les crêtes du Morvan avec le Haut-Folin qui en est le point culminant à plus de 900 mètres. Brinouille déboule dans la descente, 36e km en 3h, Baltha s'échappe, je ne le suis pas, ce ne serait pas raisonnable. Le passage au marathon n'est pas loin, je n'ai jamais couru plus en compétition, et une seule fois 55 km à l'entraînement, il y a trois ans. La descente est terminée, ça remonte brutalement puis plus progressivement ensuite. Vivement l'ombre de la forêt, le soleil est pile derrière moi. Il n'est qu'un peu plus de 11h30 et il fait déjà terriblement chaud. Passage au 42e km en 3h43min et quelques secondes, marathon en 3h44.

Et au panneau du 43e km, subitement je suis pris de crampes aux quadriceps qui me forcent à m'arrêter. Le voici le mur du marathon dont je parlais à Baltha. Brinouille met pied à terre. Elle va me masser. Arrive alors une des deux ou trois ambulances qui sillonnent le parcours. C'est finalement l'ambulancier qui va s'y coller. Massage énergique un peu douloureux mais qui semble efficace, c'est bien là l'essentiel. Je repars sur un rythme assez correct, malheureusement un peu plus loin ça descend un peu et je dois me rendre à l'évidence, je peux à peine courir en descente. Heureusement la montée dans la forêt se profile. Lors de mon arrêt plusieurs coureurs m'ont dépassé, j'en vois d'ailleurs deux pas très loin devant moi. Je croise Jean-Luc à vélo, il a terminé les 25 km et il va à la rencontre d'Aleksi qui court les 50 km. Après le faux plat terminal voici la belle descente qui va être terrible pour moi. Je m'arrête à deux reprises pour tenter de me décramper et je repars vaille que vaille. Je ne pensais pas coincer si rapidement dans la course, j'espère que ces crampes ne vont pas s'installer durablement. Un coureur nous dépasse assez rapidement, j'ai la désagréable impression d'être à l'arrêt. Je cours à côté d'un habitué des courses de 100 km qui m'explique qu'il en est à sa 75e course de 100 km, sa 12e depuis septembre 2005. Il enchaîne parfois des courses de 100 km à quelques jours d'intervalle. Brinouille et moi nous regardons assez perplexes, avec la sensation d'être sur une autre planète.
La dernière bosse est enfin là, c'est bientôt la fin du second tour. Baltha a dû terminer ses 50 km, il m'impressionne, après son relais de 6 heures couru le samedi précédent sous la canicule il vient de se cogner au moins 4 heures d'efforts sur un parcours très difficile.

A la fin du second tour, 50 km atteints en 4h35, je m'arrête pour me faire masser. J'attends quelques minutes dans la salle des fêtes mais finalement je dois descendre vers le gymnase situé à 200 mètres. Descendre, quelle horreur.
Mon téléphone sonne. Ce sont mes enfants qui m'appellent depuis l'autre bout de la planète quasiment, ils attendent à la plage pour voir un feu d'artifice mais il y a du vent. Ils ont 7 heures d'avance sur moi. Pour la première fois je songe à la distance à courir, 50 km, un marathon "plus", je sens que ça ne va pas être facile. Je me fais masser, je bois, et je repars en courant, pas très vite. Brinouille va faire un tour supplémentaire en ma compagnie, et DanL qui a couru les 25 km en un peu moins de 3 heures se joint à nous à vélo.

Brinouille je ne te remercierai jamais assez de ton amicale présence à mes côtés pendant 75 km, quand je repense à la crampe que tu as eue peu de temps après moi, je t'ai vu et entendu te rouler par terre coincée sous ton vélo et je ne me suis même pas arrêté. C'est inhumain !
En repartant j'ai croisé Baltha écroulé sur une chaise, il a terminé perclus de crampes également.
51e km, les ennuis sérieux commencent pour moi, je ne peux pas courir dans la raide descente. Je fais demi-tour et je cours en marche arrière mais les sensations sont bizarres.

Je finis par arriver au pont sur l'Yonne au 52e km. Il fait vraiment très chaud. Le thermomètre de la pharmacie de Château-Chinon indiquait 29°C. Ma fille me rappelle, le feu d'artifice est annulé, il y a du vent et il pleut, ils ne souffrent pas de canicule eux mais subissent les typhons qui ont commencé à ravager les rivages du Pacifique très tôt cette année. "Gambate ne Papa dayo" me dit ma fille. "Merci Mimi, bisoux". Et mon fils rappelle parce qu'il voulait aussi me parler, byebye ShunShun.
Allez, voici la montée dans laquelle je me lance à un petit 10 km/h. Ça ne va pas trop mal en montée, malheureusement mes quadris douloureux et durcis se font rapidement trop sensibles, alors je marche. Brinouille et Danl sont là, le soleil cogne quasiment au zénith maintenant, il y a des "rustines" de goudron qui commencent à fondre, ça fait des fils sous mes chaussures, Brinouille arrache même un bloc de bitume, quelle force elle a. Je suis moins attentif au paysage à ce moment et j'ai oublié tout objectif chronométrique, je sais que ces crampes vont me suivre jusqu'à la fin de la course. Par moments je me remets à courir, mais ça ne dure pas très longtemps alors je marche le plus vite possible, j'arrive à être à environ 7,5 km/h, je calcule ça entre deux repères kilométriques. Dans le mur du cimetière avant Arleuf nous sommes 4 ou 5 à marcher, les cyclistes ont également mis pied à terre.

Arrêt ravitaillement, 59e km, je ne regarde même plus le chrono. Nouveau massage malheureusement pas très efficace, je me remets debout, c'est enfin plat alors je cours, mais dès la descente je dois ralentir. DanL me donne à boire, je discute avec Brinouille, Baltha fait la sieste dans la salle des fêtes, les kilomètres sont longs et les secondes défilent bien trop vite. C'est dans cette portion de la course, du 60e au 66e km environ que j'ai eu le moins de plaisir à courir, enfin à être là. L'environnement est magnifique pourtant, avec des prés fleuris parcourus de minuscules ruisseaux, des forêts couvertes de mousse et de digitales. Deux rapaces (des éperviers ?) tournent très haut dans le ciel sans nuage.

J'appelle Floflo pour qu'elle entende les cigales qui s'en donnent à cœur joie et à chœur voix aussi, les cigales du Sud résonnent dans le téléphone, je lui raconte les papillons multicolores et les élégantes libellules, je luis raconte mes crampes et le soleil qui cogne. "Mets ta casquette, mouille toi, bois" me dit elle très maternelle. Je lui explique qu'il me reste un marathon à courir, et que ça je sais faire. A moins que ce ne soit à Marie de Lyon que je n'ai dit ça, je ne sais plus. Puis je parle avec Martine qui a "une journée de ouf et pas une seconde de libre", mais elle a la climatisation elle au moins.

Nouvel arrêt massage au 67e km, j'ai vraiment l'impression de ne pas avancer. Généralement je ne pense à rien de particulier en courant, c'est encore plus vrai à cet instant précis, en fait je pense. A rien.
Je "tombe" sur Lolo Manga au 69e km, sa voix me semble toute proche. J'entends "flic floc", il me demande si je sais ce qu'est ce bruit. Ma réponse ne vous regarde pas, mais je les devine morts de rire Lolo et Marlène dans leur piscine. Je tente de courir dans la montée mais ça fait trop mal, je suis si bien à l'ombre et pourtant je ne veux pas rester ici, je dois avancer. Allez un peu de plat dans la forêt de sapins, des gens qui piquent-niquent, je n'ai pas faim, je bois régulièrement c'est tout ce que je suis incapable d'absorber.
C'est bientôt la fin du troisième tour, Brinouille va s'arrêter, Baltha va prendre le relais à vélo. Je viens de lui parler, il a terminé les 50 km couvert de crampes également.

75e km, fin du troisième tour, un peu plus de 8 heures de course. Enfin 8 heures d'effort. Et d'efforts.
Je m'allonge dans l'herbe pour me faire masser par DanL. Je quitte Brinouille à regret, Baltha enfourche son vélo et Jean-Luc se joint à nous à vélo également.
Il ne fait plus que 28°C au thermomètre de la pharmacie.
Je sais ce qui m'attend dans la raide descente : je vais marcher. Je marche, j'ai mal. C'est le dernier tour. Je profite une dernière fois du paysage. Le soleil qui était en face à gauche ce matin vers 8h30 est maintenant derrière à droite. Il y a quelques zones enfin à l'ombre. Hormis ces douleurs tenaces aux quadriceps je n'ai aucun autre problème. Tout va bien du côté de mes pieds, aucun échauffement non plus. Il y a deux coureurs devant moi, nous nous dépassons alternativement au rythme de nos malheureuses foulées ridiculement petites. Baltha ose me le dire maintenant, quand il m'a vu arriver en marchant pour me faire masser au 50e kilomètre il pensait que je n'allais jamais repartir. L'arrivée est encore loin certes, mais je ne pense pas que j'abandonnerai désormais, à moins de ne plus pouvoir avancer. Une ambulance me dépasse, je demande une bouteille, je vide près de 50 cl d'Isoxan en quelques secondes. J'apprends qu'il y a déjà plus de 30 % d'abandons. Le vainqueur est arrivé en 9h05, c'est un coureur régulier aux alentours de 8 heures sur la distance.

C'est déjà, ou seulement, je ne sais plus, la notion du temps m'échappe un peu, le ravitaillement d'Arleuf au 84e km. Massage très douloureux par un marin-pompier de Marseille. Je ne peux plus courir, fait chier ces crampes quand même. C'est la marche de l'empereur, rien à faire, 7,5 km/h maxi, un coureur me dépasse dans la descente, puis un autre, c'est frustrant de ne pas pouvoir courir. Il fait mois chaud, je suis saturé de ma boisson WCup alors je bois de l'Isoxan et de l'eau pure. Plus de 10 heures que je suis sur le parcours, allez je me fixe un délai de 12 heures, mais je ne suis plus certain de rien. Baltha file devant pour aller se reposer dans l'herbe, Jean-Luc reste avec moi, en roue libre pour lui c'est facile. 88e km, au plus fort de la descente je suis tétanisé, si on me parle de crampes je saurai enfin ce que c'est.
Baltha est allongé dans l'herbe au bord du fossé, je crie pour lui demander ma bouteille, il sursaute car il dormait à poings fermés, le pôvre.
Nouvel arrêt ravitaillement au 89e km, une coureuse se désaltère à la bière. Je mange ma seconde crêpe, déjà une au tour précédent au même endroit. Merci Mesdames pour votre accueil, elles vont rester longtemps encore dans leur jardin à attendre les coureurs, je viens d'en dépasser un qui a un tour de retard.

Je repars immédiatement dans le début de la montée vers la forêt, il reste 11 km, et je cours ! Je cours, pas vite mais je cours ! Il me reste 11 km et 1h05 pour arriver en moins de 12 heures, ce sera mon objectif de cette fin de course. Peu à peu je reprends du terrain sur le coureur qui m'avait largué dans la descente. C'est un Anglais qui court en collant car il ne supporte pas le soleil. Lequel soleil est moins chaud et bien plus bas maintenant. Je viens de calculer ma vitesse entre deux bornes kilométriques, 11 km/h pile. Je monte sans faiblir, je continue sur le faux plat et dans la descente je réussis à maintenir la même vitesse. J'ai les cuisses toujours douloureuses mais j'arrive à courir.

J'étais sur le point de rattraper l'Anglais en haut de la montée mais il est allé un peu plus vite dans la descente et je suis incapable d'accélérer. Je retrouve Brinouille et DanL au 97e km, ils sont venus à ma rencontre en courant. Je continue à la même cadence, je savoure les 3 derniers kilomètres, il est presque 20 heures, ça fait près de 12 heures que je suis parti. A aucun moment je n'ai trouvé le temps réellement long ou l'épreuve insurmontable. je suis agréablement surpris de terminer les 11 derniers kilomètres en courant intégralement, c'est quand même ce que j'étais venu faire ici, courir. Allez, c'est la dernière montée avant l'entrée de Château-Chinon, Brinouille vient me tenir la main et nous virons à gauche. Encore 100 mètres, en découvrant les photos je m'aperçois que Brinouille est au téléphone, elle parle avec Marie de Lyon. Virage à droite, c'est l'arche d'arrivée, 20 mètres.
Voilà c'est terminé. Merci Brinouille. Bravo Baltha et merci aussi. DanL est là, Aleksi, Jean-Luc. Ça a été long, lent parfois, je me suis arrêté sans doute 90 minutes en cumulé mais je ne pouvais pas faire autrement. Les crampes seraient arrivées moins vite et moins fort si nous étions partis moins vite avec Baltha. Bon, c'est la faute à Baltha.

Allez, je vais me faire masser, encore. J'enlève mes chaussures, mes chaussettes. J'ai une ampoule au troisième orteil du pied droit. Vers le 82e km Baltha m'a arrosé les jambes avec un jet d'eau et les pieds également, ils ont été humides les deux dernières heures, ce qui a peut-être provoqué cette ampoule. Encore la faute à Baltha. Je suis 22e de la course, il y a déjà près 40 abandons (sur 100 coureurs au départ). Beaucoup ont coincé à la fin du troisième tour et ont arrêté en repassant devant le gymnase. Je n'ai pas faim, je descends un litre d'eau gazeuse. Nous allons rentrer à Paris, le soleil décline derrière les collines, je pense à ceux qui sont encore sur le parcours, 2 minutes après mon arrivée un coureur attaquait son dernier tour.

C'est long 100 km, c'est usant physiquement. Je ne suis pas certain que ce soit une distance qui me convienne et qui me plaise beaucoup. Je suis très content d'avoir essayé, le parcours était difficile certes mais superbe. Certains trouvaient le départ trop tardif, nous aurions eu moins chaud en partant à 6 heures certes, mais l'idée de me lever à 4 heures du matin me rebute.
Quant à participer à une course horaire de type 6 heures par exemple, pour arriver à évoluer sur une distance intermédiaire plus abordable (65 km ?), ces courses se déroulent généralement sur de petites boucles de rarement plus de 2,5 km, et la perspective de tourner ainsi pendant 360 minutes ne me motive pas du tout.
L'autre jour quelqu'un m'a demandé "A quand la prochaine course de 100 km ?"
Heuuuuu très franchement je ne sais pas, pas avant plusieurs années je pense.

ƒred

A suivre…

2006-07-23 18:52:09 : Les 25 bosses en forêt de Fontainebleau, dimanche 23 juillet 2006 - 35 photos - 20 réactions

Bonjour,
C'est ma reprise de la course deux semaines après les 100 km du Morvan, à propos desquels il faut que je fasse un billet dans mon blog d'ailleurs... Ce sera sans doute cette semaine, je n'ai pas eu le temps avant.
Ce dimanche je vais courir sur le parcours des 25 bosses en forêt de Fontainebleau, où je suis déjà allé courir à plusieurs reprises.

C'est Serge92 qui va nous ouvrir le route, le balisage est indiqué en rouge sur les blocs rocheux, il y a quelques passages où le cheminement n'est pas facile à trouver. La distance totale doit avoisiner 18 km, qui se courent difficilement en moins de 2h30 (le groupe d'Enzo arrivé en premier a mis 2h53).

Heureusement qu'il ne faisait pas trop chaud ce dimanche, environ 24°C avec un soleil parfois un peu voilé.
Je suis resté à l'arrière du groupe en compagnie de Martine, Estelle et Alexis 4 vents, nous avons pris une variante à la fin du circuit pour rentrer plus vite, ce qui nous a fait une balade de 2h30 environ, largement suffisant pour moi pour une reprise.
Martine qui n'avait pas couru depuis quelque temps également a très bien cavalé et dévalé les pentes, quant à Zouzou elle a l'air en forme à un mois de l'ultra trail du Mont-Blanc. Allez Zouzou !

Merci à toi Serge pour l'organisation de la balade, bon voyage au Pérou et à bientôt sur terre, air ou mer.

ƒred

2006-07-09 19:15:47 : Photos des 100 km du Morvan, samedi 8 juillet 2006. - 36 photos - 65 réactions

Voici une sélection d'une quarantaine de photos des 100 km du Morvan, courus samedi 8 juillet sur un circuit très difficile en quatre boucles de 25 kilomètres avec 400 m de dénivelé positif par tour, et par une très forte chaleur.
Je raconterai ma course en détails ultérieurement, à suivre.
ƒred

Récit de la course ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2107

2006-07-03 14:48:03 : Lundi 3 juillet 2006. Fin de ma préparation 100 kilomètres. - 2 photos - 38 réactions

Voilà, ma préparation sportive pour les 100 km du Morvan est terminée.

J'ai très bien encaissé les nombreuses sorties longues et les quelques entraînements biquotidiens. Les allures étaient plus faciles que pour préparer un marathon, j'ai quand même conservé des sorties à mon allure marathon (15 km/h), des accélérations en côtes, très utiles pour le circuit de 25 km comportant notamment une longue montée de 9 km, répétée quatre fois donc.
J'ai parfois trouvé débilitant de courir aussi souvent, je ne suis franchement pas habitué à un tel rythme. En tout cas j'ai terminé par deux sorties assez rapides, et je n'ai eu aucune douleur ni lassitude physique au long de ces 6 dernières semaines.
J'ai comptabilisé mes kilomètres depuis le début de ma préparation, 995 km, pfffffff même pas foutu d'atteindre 1000 km.
Samedi matin à 8 heures, je vais m'élancer pour ma première course de 100 km, sur un circuit de 25 km très exigeant, avec deux longues montées, et des descentes évidemment, pour un dénivelé positif de 390 mètres par tour.
Il va falloir que je sois très raisonnable sur mon allure de départ, légèrement en dessous de 12 km/h et patienter, patienter, patienter. Mais je suis patient… Je vise 9 heures de course, 8h20 correspondant à une allure de 12 km/h.
Brinouille me suivra à vélo au moins sur les 50 premiers kilomètres, Baltha s'alignera sur les 50 km disputés en même temps que les 100 km. Compte tenu de sa récente course de 6 heures, je pense qu'il partira à mon allure, ensuite s'il se sent des ailes il s'échappera. Aleksi court les 50 km également, de même que DanL qui sera en préparation pour les 100 km de Millau fin septembre.
A la demande de certains, je mets en ligne ma préparation commencée début avril par le marathon de Paris, longue sortie de 3h52 en bonne compagnie. Ma préparation 100 km a consisté en une préparation marathon un peu allégée sur 6 semaines + 1 semaine de repos relatif, puis 5 semaines spécifiques de préparation 100 km, avec cette dernière semaine de repos total.
Et enfin de longues nuits, mes enfants sont déjà partis en vacances.

ƒred
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• samedi 01 avril : 19 km - Buttes-Chaumont - 1h30' - accélérations en côtes

• dim 02 avr : 14 km - Bois de Vincennes - 1h22' - 10.2 km/h

• vendredi 07 avril : 5 km + 5 x 500 m en 1'32" - Stade Suzanne Lenglen

• dim 09 avr : 42.2 km Marathon de Paris 3h 52' 23" - 10.9 km/h - 05'30" km

• sam 15 avr : 10.0 km - Buttes-chaumont - 50' 00" - 12.0 km/h

• lun 17 avr : 24.3 km - Bois de Vincennes - 1h 50' 00" - 13.3 km/h - 4'31" km - 7 x 5' en 3'45" km (16 km/h)

• mer 19 avr : 21.0 - Bois de Vincennes - 1h 30' 00" - 14.0 km/h - 6 x 5 ' 16 km/h + 2km en 7'30" avec Enzo

• sam 22 avr : 20.0 km - Buttes-chaumont - 1h 30' 00" - 13.3 km/h - 4'30" km - accélérations en côtes

• dim 23 avr : 21.1 km - Semi-Humarathon Vitry - 1h 24' 55" -14.9 km/h

• dim 23 avr : 2 km échauffement Semi Humarathon Vitry - 10' 00" - 12.0 km/h

• lun 24 avr :20.0 km -Bois de Vincennes - 1h 29' 00" - 13.5 km/h - 3 x 10 min à 16 km/h (3'45"/km) 16 km/h

• mer 26 avr : 12.0 km - Buttes Chaumont - 55' 00" - 13.1 km/h - 3 x 1250 m en 4'30 autour du lac

• sam 29 avr : 25.0 km - Buttes-chaumont - 1h 58' 00" - 12.7 km/h - 4'43" km - accélérations en côtes

• dim 30 avr : 20.0 km - Bois de Vincennes - 1h 35' 00" -12.6 km/h - 4'45" km

Récap avril : 260 km, 1 marathon en 3h52', 1 semi en 1h25'

• lun 01 mai matin : 10 km - 45' 00" - 13.3 km/h - 04'30" km

• lun 01 mai soir : 12.0 km - 55' - Buttes Chaumont Lac - 6 x 400 m lac en 1'15" avec Baltha - Brinouille 300 m

• mar 02 mai : 10 km - Stade Suzanne Lenglen - 6 x 500 m en 1'35"

• jeu 04 mai :13.0 km - Stade Suzanne Lenglen - séries 500 m - 800 m - 1200 m - 1600 m - 1200 m - 800 m - 400 m entre 3'30" et 3'45" au km + PPG

• sam 06 mai : 14.0 km -Buttes-chaumont -1h 08' 00" -12.4 km/h - 4'51" - 4 tours lac : 2,5 km en 9 min 4

• lun 08 mai : 22.5 km - Buttes-chaumont - 1h 45' 00" - 12.9 km/h - 4'40" km - 4 séries de 4 tours de lac, 2'20

• mer 10 mai : 23 km - Vincennes Pershing -1h 45' 00" - 13.1 km/h - 4'34" - 1200 m - 1600 m - 2000 m - 2400 m - 2000 m - 1600 m - 1200 m en 3'45"/km

• ven 12 mai : 8 km - Buttes Chaumont - 37' 00" - 13.0 km/h - 4'37" km - 2 x 2 tours de lac 1250 m en 5' 2 lacs 1250 m en 5'Vous

• sam 13 mai : 32 km - Buttes-Chaumont - 2h 30' 00"- 12.8 km/h - 4'41" km - sortie longue J-15 marathon Futuroscope

• dim 14 mai : 5 km - Bois de Boulogne - Course Handicap International - 18' 00" - 16.7 km/h - 3'36" - parti sans échauffement, je coince aux 4600 m - 4è du classement et 3è V1

• dim 14 mai : 10 km - Bois de Boulogne - Course Handicap International - 38' 30" - 15.6 km/h - 3'51" km - trop d'attente entre les deux courses (55 min), pas de bonnes jambes

• mar 16 mai : 9 km - Stade Suzanne Lenglen - 40' 00" - 13.5 km/h - 4'26" km - 30 min + 10 x 200 m récup 100 m (38"-38")

• mer 17 mai : 20 km - Bois de Vincennes - Stade Pershing - 1h 40' 00" - 12.0 km/h - 1200 m 4'15 - 1600 m - 2000 m - 2400 m - 1200 m en 1'30" tour

• sam 20 mai : 13 km route - Buttes-chaumont - 1h 05' 00" - 12.0 km/h

• dim 21 mai : 7.5 km - Buttes-Chaumont course Amnesty International - 26' 46" - 16.8 km/h - 3'34" km

• dim 21 mai : échauffement course - 10 km - Buttes Chaumont - 50' 00" - 12.0 km/h - 5' km

• jeu 25 mai : 13 km - Buttes-chaumont - 1h 03' 00" - 12.4 km/h - 04'50" km -accélérations en côtes

• dim 28 mai : 42.2 km - Marathon du Futuroscope - 3h05' - 13,68 km/h - 4'23" km - passage semi en 1h29'

• lun 29 mai : 10 km route Bois de Vincennes - 53' 00" - 11,3 km/h - 5'18" km - lendemain du marathon du
Futuroscope

• mer 31 mai : 14.0 km - Bois de Vincennes Pershing - 1h 15' 00" - 11.2 km/h - 05'21"

Total mai 2006 : 295 km, dont un marathon en 3h05 et trois petites courses de 5, 7,5 et 10 km

• sam 03 jun : 21.0 km - Buttes-chaumont - 1h 45' 00" - 12.0 km/h

• dim 04 jun : 24.0 km route Bois Dde Vincennes - 2h 00' 00" - 12.0 km/h - 05'00" km - Test boisson

• lun 05 jun : 12.0 km route - Buttes-chaumont - 1h 00' 00" - 12.0 km/h

• mar 06 jun : 10 km - Buttes-chaumont Lac - 40' 00" - 15 km/h - 4' km

• mer 07 jun : 17.0 km - Bois de Vincennes Pershing - 1h 28' 00" -11,6 km/h - 5'10" km

• jeu 08 jun matin : 15 km - 1h 15' 00" - 12.0 km/h 5'00" km

• jeu 08 jun soir : 20.0 km - 1h 40' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 09 jun matin : 12 km - 1h00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 09 jun soir : 15.0 km - 1h 10' 00" -12.9 km/h - 4'40" km

• dim 11 jun : 37.0 km - Bois De Vincennes - 3h 06' 00" - 11.9 km/h - 05'01" km - 3 x 15 min allure marathon + 20 min vélo retour

• lun 12 jun : 22.0 km -Bois de Vincennes - 1h 50' 00" - 12.0 km/h - 3 accélérations avec Mielou

• mar 13 jun : 10 km - Bois de Boulogne - 50' 00" - 12 km/h - 5' km

• mer 14 jun : 12.0 km - Bois de Vincennes - 1h 05' 00" - 11,1 km/h - 5'25" km - totalement naze, pas de jambes

• sam 17 jun : 25 km - Buttes-chaumont - 2h 00' 00" - 12.5 km/h - 4'55" km

• dim 18 jun : 29.0 km - Bois de Vincennes - 2h 25' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• mar 20 jun : 18.0 km - Bois de Boulogne - 1h 25' 00" - 12.7 km/h - 4'43" km

• mer 21 jun : 15.5 - Bois de Vincennes - 1h 20' 00" - 11.6 km/h - 5'09" km

• jeu 22 jun : 17.0 km - Buttes-chaumont - 1h 25' 00" - 12.0 km/h - 5'00" km

• ven 23 jun : 15.5 km - Buttes-chaumont - 1h 20' 00" - 12.5 km/h - 4'48"

• sam 24 jun : 16.5 km - Buttes-chaumont - 1h20' 00" - 12.4 km/h - 4'50" km

• dim 25 jun : 38.0 km - Bois de Vincennes - 3h 18' 00" - 11.5 km/h - 5'12" km - couru sous le déluge

• mardi 27 jun : 14 km - Buttes-Chaumont - 1h05' - 12,9 km/h - 4'38" km - accélérations côtes

• sam 01 jui : 21.0 km - Buttes-chaumont - 1h 36' 00" - 13,1 km/h - 4'34" km sous la canicule

• dim 02 jui - 21 km - Bois de Vincennes - 1h 36' 00" - 13,1 km/h - 4'34" km sous la canicule

Total juin 2006 : 440 km

Total préparation sur 3 mois : 995 km

Même pas capable d'arriver à 1000 km, pffffffffffff…

J'ai exporté directement les données chiffrées de mon carnet d'entraînement en ligne :
http://www.moncarnet.org
Voir aussi : http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=810


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