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2006-08-22 16:32:34 : Encore plus à l'ouest, et VMA au pied levé

De retour de ses vacances, encore plus à l'ouest, Martine m'a demandé de l'héberger sur mon blog pour vous faire découvrir l'un de ses parcours de course en Bretagne, dans le Morbihan, près de Lorient (moi qui croyait que l'orient c'était à l'est, rien compris), le long de la côte face à l'île de Groix.

Hier (lundi après-midi) je lui avais donné rendez-vous au bois de Vincennes, et arrivé au stade Pershing je lui dis " Allez tu vas mesurer ta VMA " . La tête qu'elle a fait…
La température est très agréable mais il y a un vent tourbillonnant assez gênant. J'ai une idée de sa VMA (± 14 km/h), je fais un tour seul pour mémoriser l'allure de 1'40" sur 400 m et c'est parti pour 6 minutes, la voici d'ailleurs qui veut accélérer dans le premier virage ! "Non mais tu te crois où ? on ne fait pas des séries de 400 m".
Martine reste donc derrière moi à l'abri du vent, elle coince un peu au début du troisième tour pour relancer ensuite, et elle passe en 6 minutes à 1415 mètres. "Marche" lui dis-je en ralentissant, la voici allongée dans l'herbe à la recherche de son souffle, il faut que tu respires Martine. Nan nan Brinouille, pas à 4 pattes en train de baver sur la piste.
Et oui Martine, c'est dur ce type d'effort, surtout que tu n'avais plus fait de séance qualité depuis ta préparation pour le marathon de Paris. Tu t'es très bien débrouillée, mieux que ça même. C'est bien parti pour le semi de Vincennes du 1er octobre, je le cours avec toi si tu veux.

Je m'y colle à mon tour, je n'ai pas fait de test VMA depuis… je ne sais plus. Je pars en 20 secondes aux 100 mètres, hahahaaaaa le vent tourne lui aussi, je l'ai presque tout le temps de face sur le premier tour bouclé en 1'21", il faut tenir encore 3 tours et demi ainsi. Pas facile car je n'ai pas non plus fait de séance qualité depuis l'automne dernier, enfin un peu en avril et mai pour le marathon du Futuroscope mais nettement moins vite.
Au passage aux 1600 m il me reste environ 40 secondes, j'accélère aux 1700 m et mon chrono sonne alors que je suis dans le dernier virage. Un peu plus de 1865 mètres parcourus en 6 minutes, 18,6 km/h, ça ne change pas depuis des années et ça m'étonnerait que j'arrive à aller plus vite.
Pouls à 188 pulsations en fin d'exercice (mesure manuelle sur 20 secondes), 139 une minute après et 95 trois minutes après.
Mercredi je reprends l'entraînement sérieusement pour courir les 20 km de Paris, objectif 1h15min, avant un marathon d'automne, je ne sais pas encore où ni quand.
ƒred

Martine, je suis désolé, je n'arrive pas à placer les photos dans l'ordre que je veux, comme je le fais habituellement.

Les réactions

Par Colimaçon, le 2006-08-22 16:50:58
Je trouve que l'air breton vous a donné un coup de vieux, tous assis sur le banc bleu. :-)

Par floflo, le 2006-08-22 16:53:41
Si vous avez de la VMA en rab.. je suis preneuse..

Par Steph, le 2006-08-22 16:56:59
J'aurais cru que tu avais une VMA d'au moins 20 km/h pour faire 1h15 sur 20 km !

Par korma, le 2006-08-22 17:03:15
Ca avait l'air plutôt sympathique vos vacances dis donc !

Par Wallaby, le 2006-08-22 17:08:10
Ha la Bretagne! toujours aussi magnifique!
Il me faudra tester ma VMA un de ces jours (lorsque la forme reviendra). VMA à 18.6 ça me fait réver!

Par Montaigne, le 2006-08-22 17:08:52
3 sujets dans ce billet
1/ A l'Ouest, rien de nouveau, qu'ils disaient. Détrompez-vous. Ces photos là font également rêver, tout comme les commentaires.
Il n'y a que pour St-Jean de Luz... La dérive des continents ?
2/ VMA je pense que je pourrais connaître la mienne un jour dans ces conditions là. Seul, je n'ai plus la volonté de me faire mal à ce point.
3/ FC ; Fred, tu devrais faire un jour un nouveau test avec cardio. Tu étais en fin d'épreuve sans doute au-dessus de 190. J'ai souvent lu que le pouls pris manuellement est sous-estimé (d'autant que pour toi il retombe très vite).

Par Brinouille, le 2006-08-22 17:12:59
pfui rien que d'y repenser au test VMA, ça me refatigue ! Ce n'est vraiment pas une partie de plaisir, surtout ce test, et Martine je comprend ta crainte avant le test, moi même j'étais stressée comme avant une course convoitée !...il faudrait qu'on se trouve des plots et que l'on essaye la bande son concoctée par Quentin/Ledisciple, accélérer progressivement, ça passe quand même un peu mieux et l'on souffre moins longtemps.
De mon côté je potasse un gros bouquin sur la course à pied et essaye de me rentrer dans le crâne mes connaissances de stage, j'espère bientôt pouvoir soumettre un plan perso à coatch Fred pour que tu me dise ce que tu en penses ! et je sais déjà que mon point faible c'est le seuil (avec les côtes), donc il va falloir que je bosse un peu plus ça !200 m !

Par Steph, le 2006-08-22 17:13:42
Je suis perplexe sur ce qu'on peut tirer comme enseignements de la VMA : faire 20 km à 16 km/h et tenir 1865 mètres à 18 et quelques ?

Par Brinouille, le 2006-08-22 17:14:25
oups faute de frappe comme d'hab...."200" m ce sont des mots que j'aurais dû effacer !

Par floflo, le 2006-08-22 17:15:36
C'est ce que l'on appelle optimiser son potentiel steph..

Par Steph, le 2006-08-22 17:22:03
Dans son cas, c'est tenir longtemps à un rythme cardiaque élevé, parce que 2 km/h moins vite sur 20 km que sur 2, c'est vraiment de l'optimisation !

Brinouille, c'est bien aussi les 200m pour améliorer la VMA !

Par Martine 11, le 2006-08-22 17:41:47
Merci Frédéric de m'heberger ainsi sur ton blog et de me permettre de montrer la Bretagne que j'aime tant.
Merci pour le test VMA aussi.
Enfin merci pour tout.
Martine

Par ƒred, le 2006-08-22 17:41:51
ƒloƒlo : Y' a un peu plus j'vous mets tout ? BisouX
@ Montaigne : test d'effort en septembre dernier, sur vélo, j'ai arrêté par épuisement musculaire à une fréquence de 195 puls/min et une excellente récupération selon le toubib (1 min : 150 ; 3 min : 96), Vélo de max, heu VO2max 68 ml/kg/min.
Brinouille : Martine ne savait pas ce qui l'attendait, l'autre soir souviens-toi elle avait arrêté après un tour, pas en forme. En renforcement VMA tu peux faire des séries de 200 m à plus de 100 % VMA (105 à 110 %). Bises aussi.
@ Steph : il s'agit d'un objectif, il me reste 8 semaines de préparation.
ƒred

Par Brinouille, le 2006-08-22 18:03:00
à coatch fred : mais les 200 m c'est le truc que je fais le plus facilement ! comme je suis fleimmarde je dis toujours au pershing tiens je vais faire des 200 m, et si je me rappelle du précepte "chercher la difficulté" entendu dans mon stage,la difficulté je la sens dans le seuil (je suis bien à 12,5 h maxi, après ce n'est plus confortable du tout c'est une vraie course pour moi, et vu ma VMA c'est pas terrible comme résultat. et il y a aussi les 400 m que j'éxècre quand aux 800 m et plus je n'y songe même pas !

PS : Martine c'est joli par chez toi !

Par MariedeLyon, le 2006-08-22 19:21:06
Décidément vous faites tout pour nous donner envie d' aller Bretonner aux prochaines vacances !
Merci pour les belles photos et commentaires adéquats de Fred...
Z 'êtes toujours en forme tous les deux, ça doit être normal après des vacances en Bretagne ...
Bises
Marie

Par Martine, le 2006-08-22 20:35:31
Marie, rejoins nous l'année prochaine, c'est vraiment un lieu magique.
Brinouille, j'ai vraiment terminé ce test vma cramée!!! Ouf je ne recommence que dans un an.
Bises
Martine

Par Fanfan, le 2006-08-22 23:58:18
Ahhh le Fort Bloqué, Guidel Plages, vous allez me faire chialer, j'y vais tous les 3 mois au grand maximum !

Par Martine, le 2006-08-23 08:41:27
Et moi une fois par an seulement!! faut que ça change....
Martine

Par Estelle, le 2006-08-23 11:02:15
Bonjour,

Merci encore pour ses belles photos, on dirait des cartes postales!

Martine vous êtes très élégante!!!

Fred : j'adore votre tenue sur la dernière photo..décidément, à vous tout vous va, question esthétique!!
J'ai hate de vous rencontrer à Vincennes!!
J'y viendrai dès que mon coach me le permettra !!
Bonne journée
Estelle

Par Julie, le 2006-08-23 11:56:59
Ca donne très envie! Fred a toujours aussi belle allure avec un corps magnifique et une très belle plume en plus. La tete et les jambes en quelque sorte.. Bye Julie

Par Delphine, le 2006-08-23 16:34:06
Coucou,

En effet comme dit Estelle de belles photos de cartes postales.

@Estelle d'ailleurs, en général on se tutoie sur le forum. Sauf si Fred intimide :o)

Martine bravo pour ton est VMA. Tu finis peut être cramée (et parait que c'est ce qu'il faut pour ce test), mais en pleine forme quand même.

Bon entrainement.

Par duduche, le 2006-08-24 16:09:31
Jolie la Bretagne avec un temps pareil!!

Je confirme moi qui vois Martine le matin au petit café "elle est en forme!!"

A bientot Fred.



Par philippe79, le 2011-01-28 16:48:26
salut a toi

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)





VMA, vise mon allure.


Fort Bloqué.


L'île de Groix.



La baie de St-Jean de Luz (si si).






Chardons ardents


L'île de Groix est en feu. Tous à la mer.



Quatrième tour de manège, c'est quand qu'on descend ?



Il y a deux ans, Martine qui tenait à peine sur ses jambes de Bambi, avait du mal à courir jusqu'au banc.




Spécialement pour Brinouille qui est à Nice (pour surfer ?) : the wave is yet to come Brinouille. Kisses.



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2006-08-13 19:53:54 : Les Vincennus™ complètement à l'ouest. Août 2006. - 63 photos - 30 réactions

Un certain nombre de Vincennus™ a mis le cap à l’ouest vers une île Bretonne quasiment déserte, sauf lorsque nous débarquons à une douzaine environ.
Comme il n’y a pas de voitures, nous voici obligés de marcher, pédaler, courir même, c’est pas de bon cœur mais il faut bien se déplacer parfois : la plage la plus proche était à 250 mètres, le bistrot à 100 mètres.
La suite en images, et en couleur.
ƒred

2006-08-03 12:21:16 : Les Vincennus™ du 2 août 2006 - 22 photos - 23 réactions

Mercredi 2 août, fin de journée.
Je n'ai toujours pas envie de courir alors je file au stade Pershing à vélo, en accompagant Brinouille qui court bien elle. J'espérais qu'elle aurait pensé à ce fameux tiramisu promis depuis longtemps, mais rien…
Quant à Martine elle a tellement cavalé qu'elle avait déjà quasiment terminé ses séries de 400 m sur la piste lorsque j'y arrive.
Je n'ai donc strictement rien fait.
Je suis en vacances dès samedi et je reviendrai vers le 23 août où je pense que je vais recommencer à courir à peu près normalement.
ƒred

2006-07-28 16:18:25 : Retour sur les 100 km du Morvan, dimanche 8 juillet 2006 - 47 photos - 43 réactions

Trois semaines après les 100 km du Morvan je trouve enfin le temps pour en parler plus longuement.
Les photos du parcours on été faites samedi 15 juillet en fin de journée.
D'autres photos de la course sont ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2023
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Ça me trottait parfois dans la tête de tenter la distance de 100 km, mais je n'étais pas réellement motivé et l'idée d'une préparation assez longue et contraignante me rebutait un peu.
Et puis ce printemps 2006, n'ayant pas de courses à objectif, après avoir accompagné Martine sur son premier marathon couru en 3h52, je me suis dit à l'arrivée "42 km courus à un petit 11 km/h, j'aurais pu continuer, on est bien loin des 100 km certes, mais l'allure a été facile" (je n'avais aucune préparation, seulement 3 sorties hebdomadaires depuis ma reprise de la course début 2006).
Ce marathon marquait le début de ma préparation au marathon du Futuroscope où je courais en meneur d'allure pour 3 heures, j'ai regardé dans le calendrier s'il y avait une course de 100 km environ un mois après. Et je trouve à la date du 8 juillet les 100 km du Morvan à Château-Chinon, à 310 km au sud-est de Paris, donc facile d'accès.

Après ma préparation pour le marathon du Futuroscope couru en 3h05 je m'octroie une semaine allégée (80 km quand même), et n'ayant aucune trace de fatigue je décide de me farcir cette préparation 100 km qui durera donc 5 semaines (la prépa, pas la course…). Lors du marathon du Futuroscope j'ai couru la moitié de la course avec Christine Denis, membre de l'équipe de France des 100 km qui a un record à 8 h et quelques minutes. Elle m'a donné de précieux conseils sur la préparation à suivre. Je fais donc à ma sauce, lire ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1991

Je sais que le parcours des 100 km du Morvan est difficile, DanL me le confirme le 1er juin, il est passé voir le circuit dont il a fait un tour de 25 km en courant. Ça monte et ça descend, il n'y a jamais plus de 300 ou 400 m de plat. Il va falloir enchaîner 4 tours ainsi. DanL va courir les 50 km organisés en même temps, il sera en préparation des 100 km de Millau fin septembre. Baltha sera aussi de l'aventure sur les 50 km, Aleksi et Jean-Luc courront les 25 km et Brinouille m'accompagnera à vélo au moins sur les deux premiers tours. Martine est déçue, elle travaille le samedi et elle ne peut absolument pas se libérer. J'ai calé mon allure de course à 12 km/h, en me disant que c'est sans doute un peu rapide sur ce circuit exigeant, mais j'ai bien envie d'essayer quand même.
Ma préparation se passe bien, je trouve parfois un peu débilitant de courir autant, et ma dernière semaine est allégée. J'ai trouvé la boisson qui me convient, a priori je ne mangerai rien, du moins pas avant les 60-70e km je pense.

Je pars le vendredi 7 juillet avec DanL qui va finalement courir les 25 km avec sa femme, il a une douleur tenace au dos et il ne veut pas hypothéquer ses chances de participation à Millau.
Arrivés dans l'après-midi, je constate qu'il fait chaud et que le circuit de 25 km est effectivement difficile. Voici à quoi il ressemble.
Château-Chinon est située sur un promontoire, le départ se fait à proximité d'un complexe sportif. Il y a très une légère montée pour passer dans le centre, puis après 500 m de course c'est la plongée vers la vallée de l'Yonne pour une raide descente de plus de 2 km.
Nous traversons l'Yonne qui a cet endroit est à peine une adolescente et nous entamons la longue montée vers Arleuf, par une rampe de près de 8 km. Il y a quelques portions quasiment plates, avec même deux légères descentes ce qui va occasionner de nombreuses ruptures de rythme. L'essentiel de cette partie du circuit est sans ombre, ça risque de chauffer au deuxième et troisième tour. La fin de la montée est très pentue et quasiment tout en ligne droite, avant de mourir en pente douce au niveau du cimetière d'Arleuf, un peu avant le 10e km, où se trouve le premier poste de ravitaillement.
Enfn un secteur plat avant de tourner plein ouest sur l'autre versant de la vallée où nous attendent 4 kilomètres de descente jusqu'au Châtelet où nous retraversons l'Yonne, en amont du point précédent, et là c'est franchement une gamine, nous sommes à une douzaine de kilomètres de sa source.
Plusieurs portions de cette descente sont à l'ombre.
Châtelet, 15e km environ, ça monte et ça descend un peu avant le second poste de ravitaillement vers le 16e km. Juste après ça remonte pour 4 km au milieu d'arbres feuillus vers une magnifique forêt de conifères. La fin de cette montée est trompeuse, on a l'impression que c'est plat alors que ça monte légèrement avant une franche descente ombragée puis les deux dernières bosses avant Château-Chinon. Il y a environ 400 m de dénivelé positif par tour.
Si j'étais très raisonnable je partirais à une allure inférieure à 12 km/h.

Vers 19 heures nous allons à la salle des fêtes où est organisé l'accueil des coureurs. Parmi ceux qui vont courir les 100 km je suis un cadet, que dis-je, un poussin.
Brinouille, Baltha, Aleksi et Jean-Luc arrivent dans la soirée, nous nous retrouvons à table dans un restaurant de la ville pour manger des pâtes un peu trop cuites.

Je me couche vers 22h30, et je me réveille spontanément à 5h10, quelques minutes avant que mon réveil ne sonne. Je mange mon petit-déjeuner sportif préparé la veille, je bois mes quasiment 150 centilitres de malto, puis nous allons vers la salle des fêtes où nous attend un petit déjeuner où je ne mange rien de plus.

Je confie mes 12 bouteilles de 50 cl de boisson énergétique (WCup) à l'organisation, j'en ai quatre qui m'attendront dans des glacières aux trois zones de ravitaillement, une pour chaque tour et chaque ravitaillement, 6 litres en tout.
Brinouille en a une de plus dans son sac.
Je me suis enduit les pieds de Nok comme tous les matins depuis une semaine. Je me tartine de crème de protection solaire car le soleil va cogner, il n'y a pas un nuage. Et de le vaseline partout où ça peut frotter. J'ai dans mon sac une bouteille supplémentaire, une paire de chaussettes, des pansements seconde peau en cas d'ampoules, une pommade en cas de piqûre d'insectes. Brinouille va se trimballer tout ça pendant au moins 50 km.

Les cyclistes accompagnateurs se mettent en route vers 8h pour nous attendre au pied de la première montée et nous rejoignons la ligne de départ en marchant. Le départ est donné à 8h10, c'est parti pour 100 km et combien d'heures d'effort ? Je sais pertinemment que sur ce circuit exigeant je ne tiendrai pas la moyenne de 12 km/h. 11 ? 10,5 ? En tout cas ce sera au moins 10h30 d’effort je pense.

Ça ne m'empêche pas de partir relativement vite dans la descente avec Baltha, elle est si pentue que c'est presque difficile de se retenir. Premier kilomètre en 4'20", deuxième en à peine 9 minutes, et c'est déjà la montée. Brinouille s'élance à vélo à notre poursuite et la longue file de coureurs s'étire. J'embarque Baltha sur la gauche de la chaussée pour profiter de l'ombre relative d'une haie, le soleil est encore bas. Le paysage est superbe, entre bosquets et champs sur un arrière plan de collines. Brinouille coince sur le premier mur, elle monte à son rythme, je n'ai pas besoin d'elle pour le moment. J'ai pris ma bouteille et lancé mon minuteur en répétion toutes les 15 minutes pour me rappeler qu'il faut boire. J'ai prévu 50 cl à l'heure répartis en 4 prises, plus un peu d'eau aux différents postes du parcours, tous les 3 ou 4 kilomètres environ. La route serpente à flanc de coteau, à un moment nous avons une vue sur l'avant de la course et les premiers coureurs à quelques centaines de mètres. La longue montée est relativement vite passée, voici le premier ravitaillement d'Arleuf où je ralentis pour récupérer ma bouteille. Le contenu de celle que j'avais commence à tiédir, heureusement que les autres sont dans des glacières.

C'est enfin plat, nous passons le 10e km en 50 minutes et nous nous retrouvons avec un autre coureur des 100 km, un Toulousain, qui lui aussi est un peu dans l'expectative sur l'allure à tenir. Rapidement la route descend, j'accélère un peu suivi par Baltha. Il n'y a pas un poil d'ombre sur cette portion du circuit. Un peu plus bas le paysage change, la route est longée à gauche par des blocs rocheux et à droite il y a une pente abrupte au bas de laquelle coule un ruisseau. Nous passons au 12e km en une heure pile et nous sommes à nouveau seuls. Un officiel de l'organisation effectue un contrôle de passage, Baltha est 5e des 50 km et je suis 3e des 100 km. Hormis la traversée de Château-Chinon et le bref passage dans le petit village d'Arleuf nous sommes en rase campagne, avec de proche en proche quelques hameaux aux rares maisons. Il y a des bouteilles et des bassines d'eau posées sur le pas des portes, régulièrement je trempe ma casquette et je continue à boire au rythme de mon minuteur qui se déclenche toutes les 15 minutes. Je cours avec un cuissard que j'ai raccourci, lors de mes sorties de plus de 2h30 j'avais remarqué que le slip de mon short de course me gênait un peu. J'ai laissé dans la salle des fêtes près de la ligne d'arrivée un cuissard et un maillot pour éventuellement me changer à la fin du deuxième ou du troisième tour.

Après avoir à nouveau passé l'Yonne la route remonte vers Fâchin, nous rejoignons deux coureurs des 50 km qui font un bout de chemin avec nous. C'est le deuxième ravitaillement du circuit vers le 17e km, là aussi je prends le temps de ralentir pour prendre une nouvelle bouteille relativement fraîche. Voici enfin la montée dans la forêt, l'ombre est bienvenue, il est à peine 9h30 et il fait déjà chaud. La fin de cette montée est trompeuse, il y a une ligne droite de 400 m qui semble plate alors qu'elle monte encore légèrement. Cette partie du circuit a des allures de routes des Vosges ou du Jura, nous sommes au milieu d'immenses sapins et nous attaquons une belle descente qui serpente à flanc de colline, avec des échappées sur Château-Chinon. En bas de la descente il y a une bosse, puis une dernière petite côte avant de boucler le premier tour.

Brinouille nous avait rejoints dans la première descente après Arleuf, puis nous l'avons distancée ensuite dans la montée dans la forêt. Manifestement elle a un souci avec son vélo, la pauvre doit déployer beaucoup d'énergie pour rester avec nous. Régulièrement j'appelle Marie de Lyon qui veut suivre la course en direct. Je la sens parfois inquiète, notamment par les conditions météo et la difficulté du parcours. Floflo aussi me dit de bien me mouiller la tête et de ne pas forcer. Martine me laisse également plusieurs messages.

Nous passons au 25e km en deux heures pile. Je m'arrête brièvement au ravitaillement, nouvelle bouteille de boisson énergétique, toujours pas d'alimentation solide. Nous traversons rapidement Château-Chinon et la raide descente nous avale, nous la dévalons moins vite qu'au premier tour. Brinouille file sur son vélo, nous allons de toute façon la rattraper dans la montée. Un des coureurs des 50 km est lui aussi suivi par une cycliste, elle a également du mal dans la longue montée, il y a quelques portions vraiment très pentues.

Le soleil est déjà haut et la toute petite zone d'ombre du premier tour a disparu. Entre les 3 secteurs de ravitaillement je prends des gobelets d'eau pour me désaltérer, et je trempe toujours ma casquette dans les bassines d'eau. Passage du 30e km, moitié de la montée, Baltha va un peu plus vite que moi, il s'éloigne suivi par l'autre coureur des 50 km. Ils sont 3e et 4e de la course de 50 km à ce moment, je suis second des 100 km. Je me demande vraiment à quel moment je vais coincer. Un peu plus tôt Baltha m'a demandé à quel endroit se trouvait le mur. "Au marathon" lui ai-je répondu. Nous nous retrouvons au ravitaillement d'Arleuf, 33e km. Brinouille est derrière, je ne l'attends pas, la descente qui suit va lui permettre de nous rejoindre.

Dans la longue montée j'ai profité du paysage de bosquets et de pâturages ou paissent des veaux et des bœufs paisibles. Derrière sur la droite se trouvent les crêtes du Morvan avec le Haut-Folin qui en est le point culminant à plus de 900 mètres. Brinouille déboule dans la descente, 36e km en 3h, Baltha s'échappe, je ne le suis pas, ce ne serait pas raisonnable. Le passage au marathon n'est pas loin, je n'ai jamais couru plus en compétition, et une seule fois 55 km à l'entraînement, il y a trois ans. La descente est terminée, ça remonte brutalement puis plus progressivement ensuite. Vivement l'ombre de la forêt, le soleil est pile derrière moi. Il n'est qu'un peu plus de 11h30 et il fait déjà terriblement chaud. Passage au 42e km en 3h43min et quelques secondes, marathon en 3h44.

Et au panneau du 43e km, subitement je suis pris de crampes aux quadriceps qui me forcent à m'arrêter. Le voici le mur du marathon dont je parlais à Baltha. Brinouille met pied à terre. Elle va me masser. Arrive alors une des deux ou trois ambulances qui sillonnent le parcours. C'est finalement l'ambulancier qui va s'y coller. Massage énergique un peu douloureux mais qui semble efficace, c'est bien là l'essentiel. Je repars sur un rythme assez correct, malheureusement un peu plus loin ça descend un peu et je dois me rendre à l'évidence, je peux à peine courir en descente. Heureusement la montée dans la forêt se profile. Lors de mon arrêt plusieurs coureurs m'ont dépassé, j'en vois d'ailleurs deux pas très loin devant moi. Je croise Jean-Luc à vélo, il a terminé les 25 km et il va à la rencontre d'Aleksi qui court les 50 km. Après le faux plat terminal voici la belle descente qui va être terrible pour moi. Je m'arrête à deux reprises pour tenter de me décramper et je repars vaille que vaille. Je ne pensais pas coincer si rapidement dans la course, j'espère que ces crampes ne vont pas s'installer durablement. Un coureur nous dépasse assez rapidement, j'ai la désagréable impression d'être à l'arrêt. Je cours à côté d'un habitué des courses de 100 km qui m'explique qu'il en est à sa 75e course de 100 km, sa 12e depuis septembre 2005. Il enchaîne parfois des courses de 100 km à quelques jours d'intervalle. Brinouille et moi nous regardons assez perplexes, avec la sensation d'être sur une autre planète.
La dernière bosse est enfin là, c'est bientôt la fin du second tour. Baltha a dû terminer ses 50 km, il m'impressionne, après son relais de 6 heures couru le samedi précédent sous la canicule il vient de se cogner au moins 4 heures d'efforts sur un parcours très difficile.

A la fin du second tour, 50 km atteints en 4h35, je m'arrête pour me faire masser. J'attends quelques minutes dans la salle des fêtes mais finalement je dois descendre vers le gymnase situé à 200 mètres. Descendre, quelle horreur.
Mon téléphone sonne. Ce sont mes enfants qui m'appellent depuis l'autre bout de la planète quasiment, ils attendent à la plage pour voir un feu d'artifice mais il y a du vent. Ils ont 7 heures d'avance sur moi. Pour la première fois je songe à la distance à courir, 50 km, un marathon "plus", je sens que ça ne va pas être facile. Je me fais masser, je bois, et je repars en courant, pas très vite. Brinouille va faire un tour supplémentaire en ma compagnie, et DanL qui a couru les 25 km en un peu moins de 3 heures se joint à nous à vélo.

Brinouille je ne te remercierai jamais assez de ton amicale présence à mes côtés pendant 75 km, quand je repense à la crampe que tu as eue peu de temps après moi, je t'ai vu et entendu te rouler par terre coincée sous ton vélo et je ne me suis même pas arrêté. C'est inhumain !
En repartant j'ai croisé Baltha écroulé sur une chaise, il a terminé perclus de crampes également.
51e km, les ennuis sérieux commencent pour moi, je ne peux pas courir dans la raide descente. Je fais demi-tour et je cours en marche arrière mais les sensations sont bizarres.

Je finis par arriver au pont sur l'Yonne au 52e km. Il fait vraiment très chaud. Le thermomètre de la pharmacie de Château-Chinon indiquait 29°C. Ma fille me rappelle, le feu d'artifice est annulé, il y a du vent et il pleut, ils ne souffrent pas de canicule eux mais subissent les typhons qui ont commencé à ravager les rivages du Pacifique très tôt cette année. "Gambate ne Papa dayo" me dit ma fille. "Merci Mimi, bisoux". Et mon fils rappelle parce qu'il voulait aussi me parler, byebye ShunShun.
Allez, voici la montée dans laquelle je me lance à un petit 10 km/h. Ça ne va pas trop mal en montée, malheureusement mes quadris douloureux et durcis se font rapidement trop sensibles, alors je marche. Brinouille et Danl sont là, le soleil cogne quasiment au zénith maintenant, il y a des "rustines" de goudron qui commencent à fondre, ça fait des fils sous mes chaussures, Brinouille arrache même un bloc de bitume, quelle force elle a. Je suis moins attentif au paysage à ce moment et j'ai oublié tout objectif chronométrique, je sais que ces crampes vont me suivre jusqu'à la fin de la course. Par moments je me remets à courir, mais ça ne dure pas très longtemps alors je marche le plus vite possible, j'arrive à être à environ 7,5 km/h, je calcule ça entre deux repères kilométriques. Dans le mur du cimetière avant Arleuf nous sommes 4 ou 5 à marcher, les cyclistes ont également mis pied à terre.

Arrêt ravitaillement, 59e km, je ne regarde même plus le chrono. Nouveau massage malheureusement pas très efficace, je me remets debout, c'est enfin plat alors je cours, mais dès la descente je dois ralentir. DanL me donne à boire, je discute avec Brinouille, Baltha fait la sieste dans la salle des fêtes, les kilomètres sont longs et les secondes défilent bien trop vite. C'est dans cette portion de la course, du 60e au 66e km environ que j'ai eu le moins de plaisir à courir, enfin à être là. L'environnement est magnifique pourtant, avec des prés fleuris parcourus de minuscules ruisseaux, des forêts couvertes de mousse et de digitales. Deux rapaces (des éperviers ?) tournent très haut dans le ciel sans nuage.

J'appelle Floflo pour qu'elle entende les cigales qui s'en donnent à cœur joie et à chœur voix aussi, les cigales du Sud résonnent dans le téléphone, je lui raconte les papillons multicolores et les élégantes libellules, je luis raconte mes crampes et le soleil qui cogne. "Mets ta casquette, mouille toi, bois" me dit elle très maternelle. Je lui explique qu'il me reste un marathon à courir, et que ça je sais faire. A moins que ce ne soit à Marie de Lyon que je n'ai dit ça, je ne sais plus. Puis je parle avec Martine qui a "une journée de ouf et pas une seconde de libre", mais elle a la climatisation elle au moins.

Nouvel arrêt massage au 67e km, j'ai vraiment l'impression de ne pas avancer. Généralement je ne pense à rien de particulier en courant, c'est encore plus vrai à cet instant précis, en fait je pense. A rien.
Je "tombe" sur Lolo Manga au 69e km, sa voix me semble toute proche. J'entends "flic floc", il me demande si je sais ce qu'est ce bruit. Ma réponse ne vous regarde pas, mais je les devine morts de rire Lolo et Marlène dans leur piscine. Je tente de courir dans la montée mais ça fait trop mal, je suis si bien à l'ombre et pourtant je ne veux pas rester ici, je dois avancer. Allez un peu de plat dans la forêt de sapins, des gens qui piquent-niquent, je n'ai pas faim, je bois régulièrement c'est tout ce que je suis incapable d'absorber.
C'est bientôt la fin du troisième tour, Brinouille va s'arrêter, Baltha va prendre le relais à vélo. Je viens de lui parler, il a terminé les 50 km couvert de crampes également.

75e km, fin du troisième tour, un peu plus de 8 heures de course. Enfin 8 heures d'effort. Et d'efforts.
Je m'allonge dans l'herbe pour me faire masser par DanL. Je quitte Brinouille à regret, Baltha enfourche son vélo et Jean-Luc se joint à nous à vélo également.
Il ne fait plus que 28°C au thermomètre de la pharmacie.
Je sais ce qui m'attend dans la raide descente : je vais marcher. Je marche, j'ai mal. C'est le dernier tour. Je profite une dernière fois du paysage. Le soleil qui était en face à gauche ce matin vers 8h30 est maintenant derrière à droite. Il y a quelques zones enfin à l'ombre. Hormis ces douleurs tenaces aux quadriceps je n'ai aucun autre problème. Tout va bien du côté de mes pieds, aucun échauffement non plus. Il y a deux coureurs devant moi, nous nous dépassons alternativement au rythme de nos malheureuses foulées ridiculement petites. Baltha ose me le dire maintenant, quand il m'a vu arriver en marchant pour me faire masser au 50e kilomètre il pensait que je n'allais jamais repartir. L'arrivée est encore loin certes, mais je ne pense pas que j'abandonnerai désormais, à moins de ne plus pouvoir avancer. Une ambulance me dépasse, je demande une bouteille, je vide près de 50 cl d'Isoxan en quelques secondes. J'apprends qu'il y a déjà plus de 30 % d'abandons. Le vainqueur est arrivé en 9h05, c'est un coureur régulier aux alentours de 8 heures sur la distance.

C'est déjà, ou seulement, je ne sais plus, la notion du temps m'échappe un peu, le ravitaillement d'Arleuf au 84e km. Massage très douloureux par un marin-pompier de Marseille. Je ne peux plus courir, fait chier ces crampes quand même. C'est la marche de l'empereur, rien à faire, 7,5 km/h maxi, un coureur me dépasse dans la descente, puis un autre, c'est frustrant de ne pas pouvoir courir. Il fait mois chaud, je suis saturé de ma boisson WCup alors je bois de l'Isoxan et de l'eau pure. Plus de 10 heures que je suis sur le parcours, allez je me fixe un délai de 12 heures, mais je ne suis plus certain de rien. Baltha file devant pour aller se reposer dans l'herbe, Jean-Luc reste avec moi, en roue libre pour lui c'est facile. 88e km, au plus fort de la descente je suis tétanisé, si on me parle de crampes je saurai enfin ce que c'est.
Baltha est allongé dans l'herbe au bord du fossé, je crie pour lui demander ma bouteille, il sursaute car il dormait à poings fermés, le pôvre.
Nouvel arrêt ravitaillement au 89e km, une coureuse se désaltère à la bière. Je mange ma seconde crêpe, déjà une au tour précédent au même endroit. Merci Mesdames pour votre accueil, elles vont rester longtemps encore dans leur jardin à attendre les coureurs, je viens d'en dépasser un qui a un tour de retard.

Je repars immédiatement dans le début de la montée vers la forêt, il reste 11 km, et je cours ! Je cours, pas vite mais je cours ! Il me reste 11 km et 1h05 pour arriver en moins de 12 heures, ce sera mon objectif de cette fin de course. Peu à peu je reprends du terrain sur le coureur qui m'avait largué dans la descente. C'est un Anglais qui court en collant car il ne supporte pas le soleil. Lequel soleil est moins chaud et bien plus bas maintenant. Je viens de calculer ma vitesse entre deux bornes kilométriques, 11 km/h pile. Je monte sans faiblir, je continue sur le faux plat et dans la descente je réussis à maintenir la même vitesse. J'ai les cuisses toujours douloureuses mais j'arrive à courir.

J'étais sur le point de rattraper l'Anglais en haut de la montée mais il est allé un peu plus vite dans la descente et je suis incapable d'accélérer. Je retrouve Brinouille et DanL au 97e km, ils sont venus à ma rencontre en courant. Je continue à la même cadence, je savoure les 3 derniers kilomètres, il est presque 20 heures, ça fait près de 12 heures que je suis parti. A aucun moment je n'ai trouvé le temps réellement long ou l'épreuve insurmontable. je suis agréablement surpris de terminer les 11 derniers kilomètres en courant intégralement, c'est quand même ce que j'étais venu faire ici, courir. Allez, c'est la dernière montée avant l'entrée de Château-Chinon, Brinouille vient me tenir la main et nous virons à gauche. Encore 100 mètres, en découvrant les photos je m'aperçois que Brinouille est au téléphone, elle parle avec Marie de Lyon. Virage à droite, c'est l'arche d'arrivée, 20 mètres.
Voilà c'est terminé. Merci Brinouille. Bravo Baltha et merci aussi. DanL est là, Aleksi, Jean-Luc. Ça a été long, lent parfois, je me suis arrêté sans doute 90 minutes en cumulé mais je ne pouvais pas faire autrement. Les crampes seraient arrivées moins vite et moins fort si nous étions partis moins vite avec Baltha. Bon, c'est la faute à Baltha.

Allez, je vais me faire masser, encore. J'enlève mes chaussures, mes chaussettes. J'ai une ampoule au troisième orteil du pied droit. Vers le 82e km Baltha m'a arrosé les jambes avec un jet d'eau et les pieds également, ils ont été humides les deux dernières heures, ce qui a peut-être provoqué cette ampoule. Encore la faute à Baltha. Je suis 22e de la course, il y a déjà près 40 abandons (sur 100 coureurs au départ). Beaucoup ont coincé à la fin du troisième tour et ont arrêté en repassant devant le gymnase. Je n'ai pas faim, je descends un litre d'eau gazeuse. Nous allons rentrer à Paris, le soleil décline derrière les collines, je pense à ceux qui sont encore sur le parcours, 2 minutes après mon arrivée un coureur attaquait son dernier tour.

C'est long 100 km, c'est usant physiquement. Je ne suis pas certain que ce soit une distance qui me convienne et qui me plaise beaucoup. Je suis très content d'avoir essayé, le parcours était difficile certes mais superbe. Certains trouvaient le départ trop tardif, nous aurions eu moins chaud en partant à 6 heures certes, mais l'idée de me lever à 4 heures du matin me rebute.
Quant à participer à une course horaire de type 6 heures par exemple, pour arriver à évoluer sur une distance intermédiaire plus abordable (65 km ?), ces courses se déroulent généralement sur de petites boucles de rarement plus de 2,5 km, et la perspective de tourner ainsi pendant 360 minutes ne me motive pas du tout.
L'autre jour quelqu'un m'a demandé "A quand la prochaine course de 100 km ?"
Heuuuuu très franchement je ne sais pas, pas avant plusieurs années je pense.

ƒred

A suivre…

2006-07-23 18:52:09 : Les 25 bosses en forêt de Fontainebleau, dimanche 23 juillet 2006 - 35 photos - 20 réactions

Bonjour,
C'est ma reprise de la course deux semaines après les 100 km du Morvan, à propos desquels il faut que je fasse un billet dans mon blog d'ailleurs... Ce sera sans doute cette semaine, je n'ai pas eu le temps avant.
Ce dimanche je vais courir sur le parcours des 25 bosses en forêt de Fontainebleau, où je suis déjà allé courir à plusieurs reprises.

C'est Serge92 qui va nous ouvrir le route, le balisage est indiqué en rouge sur les blocs rocheux, il y a quelques passages où le cheminement n'est pas facile à trouver. La distance totale doit avoisiner 18 km, qui se courent difficilement en moins de 2h30 (le groupe d'Enzo arrivé en premier a mis 2h53).

Heureusement qu'il ne faisait pas trop chaud ce dimanche, environ 24°C avec un soleil parfois un peu voilé.
Je suis resté à l'arrière du groupe en compagnie de Martine, Estelle et Alexis 4 vents, nous avons pris une variante à la fin du circuit pour rentrer plus vite, ce qui nous a fait une balade de 2h30 environ, largement suffisant pour moi pour une reprise.
Martine qui n'avait pas couru depuis quelque temps également a très bien cavalé et dévalé les pentes, quant à Zouzou elle a l'air en forme à un mois de l'ultra trail du Mont-Blanc. Allez Zouzou !

Merci à toi Serge pour l'organisation de la balade, bon voyage au Pérou et à bientôt sur terre, air ou mer.

ƒred

2006-07-09 19:15:47 : Photos des 100 km du Morvan, samedi 8 juillet 2006. - 36 photos - 65 réactions

Voici une sélection d'une quarantaine de photos des 100 km du Morvan, courus samedi 8 juillet sur un circuit très difficile en quatre boucles de 25 kilomètres avec 400 m de dénivelé positif par tour, et par une très forte chaleur.
Je raconterai ma course en détails ultérieurement, à suivre.
ƒred

Récit de la course ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2107

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