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2007-01-20 08:27:16 : Parcours de la course de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont

Pour Enzo entre autres, voici le tracé du parcours.
Départ dans la partie haute rue Botzaris, circuit dans le sens horaire, 2050 m.
Dans la montée rue de Crimée, à peu près à mi-pente, il faut prendre à droite dans la bifurcation pour arriver devant le pavillon Weber.

La course de 2006 ici :

http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1149

ƒred

Les réactions

Par , le 2007-01-20 09:12:42
ils auraient pu essayer de tracer un parcours en forme de coeur

Par , le 2007-01-20 09:15:10
ou alors en forme de cul!!!

Par Enzo, le 2007-01-20 10:30:22

Ok merci Fred !!!

J'en reviens et c'est exactement le parcours que nous avons fait ... après le 1er tour j'avais justement un doute sur la montée de la rue de Crimée. Nous étions à 2300m.
Finalement avec la bifurcation pour arriver devant Weber le GPS me donne 2100m pour le tour.

Franchement elle est pas facile cette montée ... çà monte, le cardio aussi !!!

@+

Par Sedef, le 2007-01-20 11:57:29
Il y a bel et bien plus de 8km au total.
MarieL et Baltha avait vraiment fait un temps canon en 2006.

Par Doumé, le 2007-01-20 12:05:18
Avec la forme que tu tiens Sedef, tu vas pulvériser le chrono avec "Blue eye"!!

Par Sedef, le 2007-01-20 12:10:49
Pulvériser ce n'est pas le mot. Même pas approcher !
On va surtout bien rigoler.
Tu n'as pas trouvé une "cavalière" ?

Par Enzo, le 2007-01-20 12:46:14
31'52 pour MarieL et Baltha l'année dernière.

Par , le 2007-01-20 13:44:56
Bravo Martine!

Par Calou, le 2007-01-20 15:49:39
C'est quand cette course ???
Ca a l'air sympa...
Calou

Par La Pépite, le 2007-01-20 16:19:53
Yes, ça grimpe bien quand même et avec les rafales de vent ce matin, j'vous dis pas le bonheur!!! En tout cas, je comprends mieux maintenant pourquoi Fred paraît tjrs aussi serein sur les compet : quand tu t'entraines aux Buttes, finalement tout le reste peut te paraître plat !! Je devrais y faire des "stages" + souvent !!
Bon pour la Course, pas du tout convaincue de faire le même chrono que MarieL /Baltha l'année dernière ... MarieL elle est trop à l'aise dès que ça monte ;-)))

Par ƒred, le 2007-01-20 21:12:25
Calou, c'est le dimanche précédant la St-Valentin
La Pépite, après quelques années de pratique tu verras que c'est plat.
ƒred

Par Balth, le 2007-01-21 03:25:39
31'49" exactement l'an dernier, soit un petit 15,5 km/h de moyenne. Excellent perf' de Mariel en effet, qui à mon avis était à son meilleur niveau 2006. Il faut dire que la jolie bataille avec Alexandra l'avait poussé dans ses derniers retranchements, et je dois avouer que je n'en menais pas large dans la dernière montée quand elle a laché les chevaux.
A+ Baltha

Par , le 2007-01-22 00:22:00
Il faut courire absoluemnt ensemble tout du long?

Par ƒred, le 2007-01-22 11:07:50
C'est une course en duo, il faut franchir la ligne d'arrivée ensemble, autant courir toute la course ensemble donc même si ce n'est pas obligatoire.
ƒred

Par , le 2007-01-22 16:16:35
estce on peut courrir seul ou pas??

Par ƒred, le 2007-01-22 17:28:19
Calou, en fait c'est le samedi matin et non pas le dimanche, cette année ce sera le 10 février.
Oui il y a des courses en duo et en solo, mais tous les départs sont donnés ensemble.
4 km solo et duo +8 km solo et duo, ce qui donne 4 classements distincts.
ƒred

Par , le 2007-02-01 23:39:00
ou peuxton s' inscrire SVP??? je n'ai rien trouver sur le net , merci d'avance

Par , le 2007-02-06 15:34:42
merci d erépondre pour l'inscriptions s'il vous plait!!!!!!""

Par Julos, le 2007-02-07 21:09:28
Si je ne l'avais pas fait avant sur le forum, merci Fred pour le lien et le plan.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Départ et arrivée dans la partie haute rue Botzaris, circuit dans le sens horaire.


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2007-01-13 06:58:23 : Samedi 13 janvier 2007. Je l'ai vu ce matin... - 3 photos - 32 réactions

S'il y en a qui ont besoin de se lever tôt le matin je peux être votre réveil.

Encore réveillé ce matin à 4h40, j'ai enfourché mon vélo et roulé vers le bois de Vincennes.

5h12, lac de St-Mandé. Il n'y a personne au rendez-vous, le chalet des gaufres est fermé, bizarre ça… Je fais un tour de lac avant de partir dans le sous-bois le long du ruisseau. Et derrière le centre équestre, je l'ai vu.
LE renard. Nan je n'ai pas eu des hallucinations, d'autres l'ont vu aussi, enfin pas ce matin, mais un autre matin, si si c'est vrai.

5h34, piste cyclable, il y a au moins un cycliste qui pédale, son vélo a une roue lenticulaire à l'arrière, ça fait un drôle de bruit. Heureusement qu'il est bruyant d'ailleurs car il roule sans lumière.

5h50, vers la caserne de la garde républicaine. Une bucolique me fait sursauter : "Haaaalooors
on n'a pas trop froid aux fesses jeune homme ?"
.
Je regarde autour de moi, je suis seul donc c'est bien à moi que la dame s'adresse. Je renonce à m'étaler sur des considérations météo ou vestimentaires.

6h20, je roule à nouveau dans Paris qui n'est pas encore réveillée, loin s'en faut. Même pas une boulangerie ouverte. Faubourg St-Antoine, un peu d'activité du côté du marché Aligre et voici déjà l'Ange doré de la Bastille en équilibre sur sa colonne de juillet. Il doit se les geler lui, il est à oilpé.

Chez Paul Beuscher un accordéon à l'air tout renfrogné voisine avec un cor. Jazz à tous les étages. Il me semble même entendre un air de java...
Je fais un peu de lèche vitrine avant de rejoindre ma housse.
J'y retourne demain matin, un peu moins tôt, un peu moins seul.
Le renard aime t'il les crêpes ou le "tirez moi-dessus" ?
ƒred

2007-01-08 12:16:16 : Quelques Vincennus™ du 7 janvier n'étaient pas aux 25 bosses - 12 photos - 25 réactions

Après avoir longuement réfléchi (aïe mal à la tête) et hésité, craignant le terrain glissant et n'étant pas très vaillant, j'ai finalement renoncé samedi à la balade des 25 bosses.
Nous étions quand même onze au rendez-vous matinal du lac de St-Mandé au chalet des gaufres, avec une météo très agréable, et même là je n'ai pas couvert le grand tour ni été jusqu'à la côte des Barrières.
Nous avons constaté qu'il y avait un nombre inhabituel de coureurs compte tenu de la saison, s'agirait il de ces bonnes résolutions de début d'année ?
"Demain j'arrête" ; "Allez je m'y remets" ; " Ça y est c'est décidé, j'y go".
A moins que beaucoup ne préparent déjà des courses hivernales, notamment les foulées de Vincennes du 4 février ?
Et sortie matinale ce lundi sous la bruine, entre 7 heures et 8 heures, un peu de côtes aux Buttes-Chaumont et 6 séries de 200 m au bord du lac entre la guérite à gaufres (décidément) et la côte infernale.
Mercredi soir piste au stade Pershing avec des séries de 800 m.

ƒred

2006-12-12 13:03:44 : Sur la piste des Indiens, dimanche 10 décembre 2006. - 43 photos - 39 réactions

Sur la piste des Indiens, dimanche 10 décembre 2006.

Dimanche 10 décembre nous étions vers 9 heures au pavillon de Chasse dans la forêt de Montmorency pour participer à l'Indian Race.
Le principe est simple : un parcours de 10 à 20 km, un marquage fait de tâches de peinture orange obligeant à être vigilant, un tracé quasiment totalement en dehors des chemins ou sentiers, avec des points de passage obligatoires où l'on doit poinçonner une carte dans la case correspondant au numéro de la balise, façon course d'orientation. Si on rate le point de passage on se prend 15 min de pénalité.
Il avait beaucoup plu les jours précédents et le terrain s'annonçait particulièrement gras.

Les départs se font de manière échelonnée pour éviter toute bousculade, il n'y a que 250 coureurs mais nous allons évoluer sur un terrain assez difficile. Zouzou "Petit edelweiss du Mt Blanc" est l'une des premières à s'élancer à toute allure dans la montée du départ. Nous ratons malheureusement Brinouille "Petite tornade" et Nico "Toison de bison" au départ, ils sont arrivés à la bourre, en compagnie de Jidé "Semelle au vent".

Dès les premiers hectomètres le ton est donné : le terrain est très glissant, et ça monte. D'autre part il faudra être attentif au marquage du parcours, j'ai raté la première bifurcation mais ne voyant plus de marques je décide de faire demi-tour. Nous étions suivis par une demi-douzaine de coureurs qui ne se sont pas posés de questions. Retour sur le parcours donc, nous avons dû couvrir 650 à 700 m en plus, et après avoir quitté un sentier à peu près bien tracé et relativement peu boueux nous voici en sous-bois à faire notre trace au milieu des arbres, arbustes, sur un terrain maintenant totalement imbibé. Les passages en dévers sont parfois scabreux. Nous avons été dépassés par le futur vainqueur parti quelques minutes après nous, il est habillé a minima : short et débardeur et une paire de pointes de cross.

Nous marchons dans les montées abruptes, qui sont parfois de véritables murs, nous franchissons des fossés qui sont bien souvent de vraies tranchées. Calou "Cœur dans la tempête" et Bikoon nous ont dépassé sans nous que nous le sachions lors de mon erreur d'itinéraire du début. Martine "Biche des bois" est déjà tombé deux fois, voici la première balise, un petit coup d'agrafe dans la case numéro un de la carte et nous repartons sur ce parcours fait uniquement de montées infernales, de descentes vertigineuses, en dehors de tout sentier tracé. Nous sommes peut-être les défricheurs d'un futur chemin ?

Je regarde mon chrono, ça fait déjà, ou seulement, 35 minutes que nous courons. L'absence de repères précis, la découverte du terrain, les variations d'allure font que j'ai un peu perdu la notion du temps. J'avais un peu froid au départ avec mon seul maillot à manches longues et mon cuissard, mais maintenant je suis bien, d'autant que le soleil se lève alors que nous nous étions élancés sous la grisaille.

Biche des bois s'amuse comme une gamine dans la gadoue, et vlan une gamelle de plus, notamment sur l'un des rares chemins à peu près fréquentables, où, face au soleil rasant elle n'a pas vu une branche traîtresse. Nous avons bien fait de porter des vêtements un peu, comment dire, usés, car entre les chutes dans la boue, certains passages quasi en rampant sous les branches, ils sont soumis à rude épreuve. N'ayant pas de vieux collant à sacrifier je suis en cuissard et mes jambes sont rapidement zébrées de griffures et égratignures en tout genre.

La seconde balise est accrochée en hauteur, un p'tit trou dans la seconde case et nous repartons de plus belle. Ça n'arrête pas de tournicoter, monter descendre, nous escaladons, franchissons, hésitons parfois sur le meilleur tracé à suivre. Nos chaussures, très propres au départ, ne sont plus qu'un agglomérat de boue et elles semblent avoir doublé de poids. Nous courons depuis un peu plus d'une heure, au gré des montées et descentes et autres accidents de terrain. Nous sommes parfois seuls, et à d'autres moments entourés par une dizaine de coureurs. J'ai du mal à envisager la distance déjà parcourue, 7 kilomètres ? Peu importe, nous continuons notre progression, avec des passages dans de véritables bourbiers. Nouvelle chute pour Biche des bois, je me vautre un peu plus loin sur une traversée en dévers, ça sent la vase comme dans un port Breton à marée basse. Souvenirs de randonnée en kayak de mer tiens…

J'ai été un peu léger sur la prévision de quantité d'eau, la petite bouteille de 50 cl est vide. Une coureuse nous prête sa réserve d'eau. Plus loin nous courons quelques hectomètres sous le tracé d'une ligne EDF à très haute tension. "J'ai retrouvé du jus" me dit Biche des bois. Arrête de me faire rigoler j'ai mal au ventre. Et j'ai également les mollets sensibles à chaque montée, souvenirs du marathon de La Rochelle. Les organisateurs doivent connaître la forêt comme leur poche et semblent avoir pris un malin plaisir à nous faire passer dans des endroits impossibles.

La huitième balise est un morceau de bravoure. Je vois un coureur qui me semble dans une drôle de position. Pourquoi est-il à genoux au pied de l'arbre ? Haaaaaa non, il est debout mais enfoncé dans la vase jusqu'aux genoux. Une coureuse "à la Zouzou", c’est-à-dire très énergique et déterminée, dégringole le talus et fonce vers la balise pour perforer sa carte. Un pas, un second, puis splatch la voici dans la boue jusqu'à la poitrine, il faut dire qu'elle n'est pas très grande. Je pense soudain à Brinouille et je suis inquiet pour elle. Un autre coureur subit à peu près le même sort, un troisième plus malin s'accroche à une branche qui rompt sous son poids, le voici à son tour dans la mare. Prudemment j'opte pour la solution "progression méticuleuse sur un tronc d'arbre à peu près stable mais très glissant surtout avec mes pompes".

Doucement l'agrafe, tout doucement, un trou dans les deux cartes dans la case numéro 8 en bougeant le moins possible, et pour regagner la terre ferme je vais me servir de deux petits troncs que j'espère suffisamment solides pour supporter mon poids le temps de poser un pied et de prendre mon élan. Premier appui, crrrrrrrac fait la branche au moment ou je pèse dessus pour poser mon autre pied sous l'autre branche qui s'enfonce, je continue mon mouvement en lançant un bras en avant pour m'agripper à un arbuste suffisamment solidement enraciné pour résister et Martine m'aide à ne pas glisser. Me voici sorti de ce bourbier, même pas mouillé. Enfin pas plus mouillé qu'il y a quelques minutes.

Plus loin j'achève de zébrer mes jambes en courant dans les sous-bois au milieu de buissons de houx plantés sur un tapis de feuilles mortes. Puis nous dégringolons sur un large chemin au milieu d'une forêt de conifères, avant de brusquement buter sur une longue montée bien boueuse. Pied droit en avant, appui, le pied recule de 20 centimètres, pied gauche maintenant, ha il ne recule que de 15 centimètres lui, pied droit à nouveau, pour déboucher en plein soleil dans une zone un peu en friche.
Je viens d'effectuer ma troisième et dernière chute, mais elle compte largement triple compte tenu de la figure réalisée : accrochage d'un tronc en travers du chemin avec mon tibia droit, chute sur l'épaule gauche et étalage de tout mon long sur un tapis de mousse très accueillant.

Deux heures d'effort, et combien de kilomètres ? Ça descend et nous arrivons devant une sorte de pont. Pas de doute, la flèche orange indique clairement qu'il faut passer dans l'étroit conduit qui sert d'évacuation des eaux de ruissellement. Je confie mon appareil photo à un spectateur goguenard et, les pieds dans l'eau boueuse, je progresse à quatre pattes, dans l'étroit conduit long d'une bonne vingtaine de mètres. Juste avant la sortie je vois écrit "Balise n°10". Je cherche en vain l'agrafe de pointage avant de réaliser qu'il n'y en a pas, il y a simplement un dessin, en l'occurrence un carré avec un rond au milieu.

Me voici à nouveau debout, et j'aperçois sur la crête pas très loin le relais TV que l'on voyait depuis le parking de départ.
Nous sommes donc proches de l'arrivée, mais j'ignore comment est le tracé pour y parvenir. Nico arrive derrière nous, apparemment Brinouille est un peu plus loin derrière, elle a survécu à la noyade dans cet infâme trou vaseux de la huitième balise. Un peu plus loin, alors que nous courons à nouveau dans une montée, deux coureurs arrivant en sens inverse nous crient "Plus que 700 mètres". Un replat, un virage à droite, mais oui c'est bien le chemin de l'arrivée, une belle descente pratiquement pas boueuse et nous arrivons enfin après 2h38 minutes d'effort. Calou est déjà là donc, ainsi que Bikoon, de même que Zouzou qui est arrivée seconde femme. Brinouille arrive enfin avec un grand sourire.

Nous sommes fourbus, sales, écorchés, troués (enfin nos vêtements, mes gants particulièrement) après cette longe balade dans cette superbe forêt de Montmorency où nous avons progressé plus des trois quarts du temps en dehors de tout sentier ou chemin.
Bravo et merci aux organisateurs de nous avoir concocté un tel circuit, merci à la déesse du temps (celui qu'il fait, pas celui qui passe) d'avoir fait surgir le soleil peu de temps après le départ.
Rendez-vous le 21 janvier dans la forêt de Carnelle toute proche pour l'Ice trail :

http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2976

ƒred "Cheval ailé"

Certaines photos sont floues car prises à la volée ou en courant et dans des conditions de lumière pas toujours idéales.
Merci à Monsieur Calou pour les photos au départ et à l'arrivée.
Et nos sourires à l'arrivée le prouvent, nous n'étions pas amers Indiens.
J'en ai même vu qui étaient aux anges.

2006-12-01 15:13:12 : Marathon de La Rochelle 2006, galerie de coureurs par Martine. - 65 photos - 38 réactions

Voici une sélection de photos de coureurs du marathon de La Rochelle 2006.
© Martine.

Retrouvez le récit de ma course ici :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2759

Ces photos sont mises à disposition sous contrat
Creative Commons :


http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

ƒred

2006-11-30 21:13:28 : Marathon de La Rochelle, 26 novembre 2006 - 57 photos - 58 réactions

C'était en été, aux Francofolies de La Rochelle.
Sur la place St-Jean d'Acre, lieu d'arrivée du marathon, Robert Charlebois chante.
" Si j'avais les ailes d'un Ange… Je reviendrai à Montréal, dans un grand Boeing… Elle s'appelait Concepcion… J'cours comme un fou".

Dimanche 26 novembre 2006, ce sera ma troisième participation consécutive à ce marathon.
Après une édition 2004 sous la pluie et dans le vent, 2005 par un froid sec, 2006 sera… sous le soleil.
La météo était pourtant moche les jours précédents, et même le samedi matin, le ciel était encore bien gris, mais le vent heureusement tombé et la pluie partie plus à l'est.
Enzo est également du voyage, il fera un bout de chemin en compagnie de la Pépite et de Baltha. Baltha qui travaille jusque fort tard dans la soirée de samedi viendra en voiture avec son père et Chrystel, ils arriveront vers 7h à La Rochelle. Difficiles conditions pour se lancer sur un marathon. L'année dernière il s'était décidé une dizaine de jours avant et avait super bien couru son premier en un peu moins de 3 heures.
Nous retrouvons la Pépite toute souriante à la gare de La Rochelle, puis après avoir déjeuné, récupéré mon dossard et celui de Baltha, salué James de l'organisation du marathon du Futuroscope, je pars avec Martine pour aller courir une trentaine de minutes en bord de mer. Nous empruntons le circuit du départ des femmes, en longeant le Mail et le casino en direction de Port Neuf. Il fait très doux mais le ciel est totalement gris. Dimanche il devrait faire beau, en tout cas nous n'aurons probablement pas de pluie.
Le soir nous sommes invités chez Raztaboule pour manger… des pâtes évidemment. Merci encore à toi Raztaboule pour ton accueil.

Dimanche matin, 6h30. Petit déjeuner matinal juste devant le vieux-port. Il fait encore nuit, le ciel semble dégagé. Des barrières sont en cours d'installation au niveau du tronc commun 13e/20e km.  Baltha arrive vers 7h30, il prend une douche et se change. Nous retrouvons La Pépite et Enzo, puis Jafangie arrivé la veille du VietNam, il est frigorifié. Le ciel s'éclaircit, il va faire très beau apparemment. La Pépite part rejoindre sa zone de départ sur le quai Prunier, je pars m'échauffer en compagnie de Baltha et d'Enzo.

" Si j'avais les ailes d'un Ange je partirais quai Maubec".
L'heure de départ approche, il y a beaucoup plus de spectateurs qu'en 2005, c'est vrai que le froid glacial matinal avait dû en dissuader beaucoup. Je rentre dans le sas de départ une dizaine de minutes avant l'heure, Baltha, Enzo et Rafale Marine sont sur la gauche le long du canal. Devant dans le sas élites je vois Jipé, j'ignore son objectif chronométrique.

Les coureurs handicapés en fauteuil se lancent sur le semi, suivis par les non-voyants sur les 42 km, sous nos applaudissements. Le coup de feu nous libère à 9h30, le quai est assez étroit, virage à droite, Chrystel et Martine sont là aux 400 m environ. 400 m, à peine 1 % de la distance. Le premier kilomètre est en montée, je passe en 4'10". Jipé est 35 mètres devant moi, j'accélère pour le rejoindre vers 1500 m de course. Il a un objectif vers 2h48 comme moi, super, nous allons courir ensemble. Enzo nous rejoint au 3e km après la jonction avec le départ des femmes. Il y a une densité importante de coureurs mais c'est suffisamment fluide.
Nous avalons la petite côte du 5e km passé en 20 min pile. Il fait un temps superbe, un temps à sortir du port à la voile. Pour nous ce ne sera ni triangle olympique, ni course au large, mais deux boucles en forme de 8, que j'espère le moins possible en solitaire. Les kilomètres défilent vite, nous échangeons quelques mots avec Jipé et Enzo. Voici déjà le "zigzag" du parc Cherruyer et son minuscule tunnel. Minuscule car c'est un carré de béton d'à peine 3 mètres de section, terminé par une grimpette très raide.
J'imagine que ça doit coincer à cet endroit dans le gros du peloton. Martine est là au virage du 9e km, Enzo s'arrête, Jipé est quelques mètres devant moi et nous atteignons le ravitaillement du 10e km en 39'30". Les sensations sont bonnes mais pas d'enthousiasme prématuré, la navigation n'est pas terminée. Le secteur des terrains militaires est assez ingrat, je reste concentré sur ma foulée, puis ça devient plus gai vers la Porte Royale et enfin franchement animé en débouchant sur le quai Maubec.
Virage à droite, puis à gauche sur le Vieux Port, 13e km, Chrystel est là en compagnie de Martine au pied du phare, nous allons repasser dans l'autre sens au 20e km.
Nous voici à nouveau dans un endroit pas très joli ni très animé, le vent du sud s'est levé, nous naviguons vent debout. Nous formons un groupe d'une dizaine de coureurs, nous rattrapons la Kenyane Chelagat et une coureuse française (Desprez ?).

Le 15e km passé en un peu moins d'une heure, là où ça commence à monter à nouveau, dans cette zone aux larges avenues où nous sommes seuls, du côté de l'IUT et Sup de Co. Voici l'homme qui tape inlassablement sur bidon métallique, il est au même endroit tous les ans. Je pense au violoniste des Minimes également, sera t il là lui aussi ? Puisque j'en suis à penser, je pense à Sedef qui est lui aussi en train de courir un marathon, là bas, en Italie. C'est le demi tour au rond-point, nous voici au port des Minimes et nous filons le long des centaines de bateaux à flots. Ça me donne envie de prendre le large. Le père de Baltha m'a donné une bouteille que je garde avec moi.

Et oui il est là le violoniste, seul sous son parasol. Là bas à bâbord c'est l'esplanade St-Jean d'Acre où se trouve l'arche d'arrivée. Virage à droite à la Ville en Bois, nous courons sur un large terre plein le long des bateaux à quai, il y a quelques superbes unités qui sont là en hivernage ou en réparation. Virage à gauche vers l'Encan et le ravitaillement du 20e km, nous croisons les coureurs qui viennent de passer le 13e km. Puis c'est la Gabut et le retour vers le Vieux-Port où la foule est vraiment dense. Je devine Martine en rouge sur le terre-plein en gazon, puis Chrystel devant l'arche du semi.
Mi course passée en 1h23'40". Jipé semble accélérer, en tout cas je n'ai pas l'impression de ralentir. Je me retrouve un peu isolé dans la montée du Mail devant le casino. Surtout ne pas accélérer, surtout être raisonnable.

Petite descente en bord de mer, à nouveau cette montée du 5e devenue montée du 25e km dans ce coin que je n'aime pas vraiment, Jipé est 40 à 50 mètres devant mais il est légèrement plus rapide et l'écart augmente insensiblement. Nous allons repasser dans le parc aux allées sinueuses avant de nous engouffrer dans cet étroit tunnel. Je suis seul désormais au 28e km, ça me rappelle l'édition 2004, je ne vois plus Jipé devant moi.

Sortie du tunnel, rue étroite, virage à gauche, Martine est là fidèle au rendez-vous du 30e km que je passe en un peu moins de 2 heures. Plus que 12 km, ou encore 12 km ? En arrivant vers le 33e km sur le Vieux-Port j'entends le speaker qui annonce l'arrivée du vainqueur, je croise l'arrière de la course qui passe au semi, un Kenyan isolé passe en trombe, il est le second de la course je pense.
Chrystel m'encourage puis je continue seul vers l'Aquarium, l'Encan et ce secteur pas facile du 34e-36e km.

35e km, je devine Jipé devant moi, comme je sais que je n'ai pas accéléré j'en conclus qu'il a ralenti, tout comme moi je pense. J'ai l'impression que cette fin de marathon va être difficile. Je le rattrape en lui disant de me suivre, mais il lâche prise rapidement. J'espérais que nous pourrions terminer à deux. C'est curieux, je suis à peu près dans le même rythme qu'en 2004 et 2005 et il y a beaucoup plus de défaillants depuis le 30e km.

Impossible de trouver un coureur qui soit exactement au même rythme que moi. J'ai mal aux quadriceps depuis quelques minutes, toutes proportions gardées ça me fait penser aux 100 km du Morvan.
Je sens que c'est cuit. Cuit pour les 2h48, cuit pour mes cuisses. Il n'y a personne avec moi, deux coureurs plus rapides me dépassent, puis j'en rattrape deux de notre petit groupe du 15e/20e km, dont l'un semble à l'agonie, je lui donne ma bouteille. Je vois l'arrivée à 300 mètres, là, juste de l'autre côté de ce petit morceau d'Atlantique, mais il nous reste plus de 3 km à courir. Enfin à couvrir. C'est enfin la Ville en Bois, mes cuisses sont du même matériau, au virage serré à droite j'ai regardé derrière moi, il n'y a personne, aucune bouée à laquelle je puisse me raccrocher. Où êtes vous phares et balises ? Allez il faut continuer, foulée rasante, oublier ces quadris douloureux, oublier quoi ? Je ne sais plus, j'ai oublié. Je passe au ras des bateaux immobilisés sur leurs bers. Il y a là un magnifique Swan (56' je crois). "Si j'avais les ailes d'un swan…".

Nous croisons les coureurs du 33e km, je n'y prête même pas attention. Où sont Baltha ? La Pépite ? Et Barbie dont c'est le premier marathon ? Je fais attention à mes appuis aux tables du ravitaillement du 40e km, le sol est jonché des vestiges du ravitaillement du 20e km. Il y a quelques minutes j'ai dépassé les deux derniers coureurs de ce marathon, ils n'ont pas encore passé le semi. Ça me refait penser aux 100 km. Retour vers le Vieux-Port et sa foule désormais très compacte. J'entends "Allez Frédéric" à plusieurs reprises, c'est vrai que les dossards comportent notre prénom.
Je cours sans plaisir, juste pour arriver, presque par habitude. J'ai l'impression de ne pas avancer, peu importe le chrono, ce sera sans doute vers 2h51. Jipé où es tu ? Chrystel m'encourage peu après le 41e km, Martine est là comme prévu, pile au 42e km, je dois tellement avoir la tête des mauvais jours que le fichier photo est endommagé.
Razatboule est là juste à l'entrée des pavés, qu'ils me font mal aux mollets ceux là. Virage à droite après la tour St-Nicolas, je cours au ralenti, je n'accélère même pas, Jipé arrive en même temps que moi sur la ligne. Nous sommes en 2h51'40" apparemment, j'en ai perdu du temps dans ce final infernal, j'ai dû terminer à peine à 13 km/h je pense. Pas de doute, je viens de faire connaissance avec le mur de l'Atlantique au 40e km.
Je quitte la zone d'arrivée en marchant du plus vite que je peux sur les remparts. Martine et Raztaboule sont là au soleil, il fait chaud.
J'interroge : "Et La Pépite ? Et Baltha ?".
Pas de nouvelles depuis le 30e km. Les minutes passent, les coureurs arrivent, certains fringants, d'autres défaits. Je remonte la course en m'arrachant les yeux pour tenter d'apercevoir Baltha et La Pépite. Le ballon 3 heures vient de passer suivi par un groupe compact. Je suis inquiet, je continue ma remontée de la course. Voici Enzo, avec La Pépite juste derrière lui. Je cours à ses côtés en l'encourageant, mes mollets sont douloureux à chaque impact.
Enzo m'apprend que Baltha a abandonné au 35e km, perclus de crampes. "Allez la Pépite !". Elle s'arrache maintenant à 600 m de la ligne, je cours à ses côtés, Enzo devant nous. J'ai très mal aux jambes sur les pavés, j'arrête là, il reste 250 mètres, allez c'est fini…

Retour à l'hôtel pour une douche rapide, puis terrasse de café au soleil, les coureurs continuent d'arriver. GGBI est passé en un peu plus de 3 heures, nous nous demandons où en est Barbie, en espérant que tout ce soit bien déroulé pour elle.

Merci à Martine pour l'accompagnement de première classe, le soutien logistique, la course au trésor, les photos et les taxis ; à Chrystel pour sa présence sur la course ; à Jean-Pierre le père de Baltha pour le ravitaillement volant ; à Enzo pour sa participation de dernière minute et ses encouragements et surtout à Raztaboule pour l'accueil chaleureux samedi soir.
Bravo à La Pépite pour ta course bien menée, tu as vu que nous sommes nombreux à avoir coincé dans le final. J'ai adoré t'encourager sur le dernier kilomètre, même si j'avais mal.
Bravo à Baltha pour ta course pleine de courage, je me souviendrai toujours de cette chambre d'hôtel dimanche à 7h30 squattée par un Polonais et une Roumaine, j'ai failli appeler la réception dis-donc !

Retrouvez une galerie de photos des coureurs du marathon ici :
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ƒred

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