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2007-02-05 16:03:38 : Foulées de Vincennes, dimanche 4 février 2007. Les podiums sont féminins.

Podium, mot féminin d'origine Vincennue.
De "podo", pied servant à courir, et "-um", heu... on s'en fiche.

Félicitations à MarieL qui gagne les 10 km en pulvérisant son record, à La Pépite que j'ai vu après l'arrivée et qui ne croyait pas à cette troisième place sur le podium. Les 40 minutes ne sont vraiment pas loin.
Sur les 10 km également, Caro termine seconde V2.
Malheureusement je n'ai pas pu rester pour assister à ces remises de prix.

Et seconde place V2 pour Martine sur les 5 km disputés en début de matinée.
Quel dommage que tu aies tes journées de "cinglée" du samedi qui ne te permettent pas dêtre convenablement reposée le dimanche matin, sur des distances très courtes c'est encore plus important, il faut être en action immédiatement. Alors pas de regrets, même si j'en ai eu pour toi à l'arrivée, la coureuse qui nous largue vers la mi-course allait trop vite de toute façon.
Par contre tes micro-arrêts sur ce type de distance extrêmement courte restent pour moi une énigme, j'ai l'impression que tu disjonctes et qu'il faut que je te relance.
Il va falloir agrandir ta mezzanine pour tes coupes.
Allez début de ta préparation marathon maintenant, interrogation écrite très prochainement…

Frédéric

Les réactions

Par raztab, le 2007-02-05 16:06:18
Vous reprendrez bien une petite coupe ???arf...non.. je me trompe , c'est pour brinouille cette question ;o))

Par zouzou, le 2007-02-05 16:06:47
whaaaaaaaa!!comme elle est jolieeeeeeeeeeee notre Martine sur le podium!!! mais pourquoi fais tu des micro-arrêts alors Martine? zut de zut!!! tu t'arrêtes pour respirer ou quoi?hihihi!! Bravo à toi!!! et aux autres championnes bien sûr ;-)?zouzou

Par cyrillec, le 2007-02-05 16:38:55
bravo Martine! Content d'avoir pris le départ à côté de vous 2. Le fait de parler avant le départ m'a bien de-stressé.

Par mielou, le 2007-02-05 17:08:53
les podiums féminins sont toujours plus agréable à regarder que les notres...
encore faut il qu'on en accroche des podiums !
étonnant ces arrêts sur 5km
et si martine courait sans lièvre pour voir
sourire
c'est peut être toi l'énigme fred !

Par SERGE92, le 2007-02-05 17:11:47
Bravo ce n'est que le début d'un beau chemin qui passe par le 11/03/07 alors rdv à la ste Rosine....

Par Martine, le 2007-02-05 17:28:51
Je n'arrive pas à expliquer ces secondes d'arrêt. Je me sens nulle quand je la fais, mais.. c'est un mystère!
Je n'ai pas suffisement l'esprit de compétition sans doute.

Je suis quand même très contente de cette course et 7eme femme au général à mon âge, cela me suffit.
Serge, merci pour les photos et ta bonne humeur.
Cyrillec, j'ai aimé ausi ce départ sans stress, mais c'était normal pour moi, j'étais en récup.
Zouzou, respirer, plus fort. Peut être que ces secondes permettent à mes poumons de rependre de l'air( capacité repiratoire pas au top encore, malgré 31/2 d'arrêt de la cigarette)
Mielou, j'ai souvent couru seule mais j'aime aussi le faire avec meilleur que moi et plus encore si c'est mon meilleur ami.
Donc merci encore Frédéric pour tes conseils et ta patience.
Bises

Par Frédéric, le 2007-02-05 17:41:58
Martine n'oublie pas que tu es une jeunette, y compris dans la pratique de la course.
Pas de préparation spécifique pour 5 km, tes dernières séances d'entraînement perturbées et même annulées, un trail dans les jambes, et tes samedis "de dingue".
Et ne dis pas que tu es nulle, sinon… les gros yeux ! Q Q
Je t'embrasse.
Frédéric

Par cyrille, le 2007-02-05 18:11:18
Martine si vous etes v2 vous avez plus que 50 ans??? je vais montrer a mes colleagues du bureau!! bravo pour vos resultats vraiement!! @++

Par xuxu, le 2007-02-05 21:50:50
Sans draguer, il y en a qui prenne un coup de vieux aprés avoir couru, ben Martine c'est le contraire!!! c'est dingue ça!!!! bravo pour cette coupe!!

Par ƒred, le 2007-02-05 22:44:33
@Cyril, à en croire son extrait de naissance, Martine est bel et bien dans la catégorie vétérans II.
Mais il y a peut-être une erreur d'écriture...
ƒred

Par Enzo, le 2007-02-05 23:17:23
Mais dis donc je regardais les photos de l'arrivée du 5km et la Martinounette n'a pas la même tenue !!
Comme quoi même en V2 on reste coquette ;-))

En plus tu m'fais plaisir Martine, une belle casquette blanche Orca pour monter sur le podium ... çà l'fait grave.
Allez un p'tit triathlon, tiens ??

Par ƒred, le 2007-02-05 23:44:14
Merci pour l'image de l'arrivée Enzo, je vous avais devinés sur la gauche, avec Brinouille et Baltha.
Et oui coquette jusqu'aux socquettes et élégante jusqu'au gants qu'elle venait de me donner d'ailleurs.
ƒred

Par ƒred, le 2007-02-06 00:05:30
Et merci Baltha pour tes photos.
Il paraît que c'est devenu plat aux Buttes-Chaumont ? J'irai voir samedi.
ƒred

Par Martine, le 2007-02-06 08:58:07
Holala, je n'avais pas vu les photos de l'arrivée. On dirait un poisson hors de l'eau....
Bises
Martine

Par SERGE, le 2007-02-06 10:42:39
De plus sur le podium j'avais l'impression que c'est toi qui avait gagné la course tellement tu illumines!
les autruches sont des volatiles joyeuses.....

Par cyrille, le 2007-02-06 11:07:56
Martine j' ai trouve votre ficche de woswho franchement bravo pour toutes vos courses et vous faittes vraiement si jeune. je vais vous montrer comme modele a mes colleagues de bureau @ ++

Par Martine, le 2007-02-06 15:08:02
Venant de ta part Enzo "la classe", j'apprécie le compliment.
Bises
Martine

Par La Pépite, le 2007-02-06 20:25:18
Ben,ça va pas du tout: j'suis venue ici au moins 3 fois et je ne t'ai même pas félicitée. Shame on me !!
Encore Bravo Miss : la ténacité ça te connait, ne rien lâcher (j'ai d'ailleurs pensé à toi quand à peine passé l'arche du 9e Km, j'ai eu furtivement l'idée de me dire que, allez ça y est j'lai fait, je lâche tant pis, et là image de Martine en tête et paroles de Fred en fond sonore, je me suis reprise :tant que la ligne n'est pas passée, on lâche rien sauf sa dernière énergie). Tu es impressionnante de volonté & une bien belle V2 qui nous donnerait presqu'envie que les années passent plus vite! Biz et encore bravo pour ce podium bien mérité.

Par Pépito, le 2007-02-06 22:16:48
Bravo Martine pour cette nouvelle coupe.

Par Poussintx, le 2007-02-07 04:29:14
Bravo les filles !
Martine, toutes les photos sont tres chouettes, tu es superbe. :)
Bisous.

Par cyrille, le 2007-02-07 08:18:20
HE bien voila Martine mes colleages ne croyent pas que vous avez plus que 50 ans en tous cas les hommes les femmes ont tous dis que vous etes tres jeune tres eleguante!! @ ++

Par Martine, le 2007-02-07 08:20:15
Oups, je vais finir par rougir!
Martine

Par J-L, le 2007-02-07 08:24:32
LOL quel succèss Martine!!! très largement mérité; bonne continuation bonnes courses et SUPER BON MARATHON!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par cyrille, le 2007-02-09 23:44:35
Tes photos sont toujours sympa , comment tu a fais pour celle ou martine est en doubles?? j' aime bien la dernierre aussi en forme de medaille @++

Par , le 2007-02-13 15:50:36
sur quel site ont trouve les images des courses a VIncennes SVP merci par avance

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Après les 5 km, participation aux 10 km.



Après courir, sourire...



Champagne


Octobre 2005, Martine croquée par Brinouille pour sa première coupe.


La coupe de juillet.


Arrivée des 5 km.
Tu avais une respiration un peu "à la Baltha", au moins j'étais certain que tu étais bien là.
Bon, je sens que tu vas me demander de supprimer cette image, je me trompe ?



Ne jamais rien lâcher.
Jamais.


3,75 mètres/seconde.



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2007-01-21 23:23:02 : Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle. Elément terre. - 40 photos - 35 réactions

Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle.
Elément terre.

La forêt de Carnelle se trouve au nord de celle de Montmorency, aux confins du Val d'Oise et de l'Oise. Le terrain y est accidenté, on y trouve d'ailleurs un des points culminants d'île de France avec 210 mètres.
Compte tenu de la relative douceur et des fortes pluies des jours précédents ce sera plutôt un " slushy trail " qu'un ice trail.

Nous retrouvons les Caloux, Madame va courir les 30 km, et Monsieur s'alignera sur les 15 km pour sa première course après ses problèmes de genou. Nous faisons la connaissance de Jean-Luc I et de Picsou que nous retrouverons un peu plus loin en course.

Quinze minutes après le départ de la course de 30 km, les coureurs des 15 kilomètres sont à leur tour lâchés dans la descente. Premier virage à droite dans un chemin très étroit en descente et ça coince, nous piétinons un peu.
Les deux premiers kilomètres sont un peu scabreux, il y a vraiment beaucoup de monde. Peu à peu chacun trouve son rythme et il devient plus facile d'évoluer à sa propre allure. Le terrain est vraiment glissant, voire très gras, avec des descentes ravinées, des passages en dévers où on peine à trouver son équilibre. Le cheminement et le terrain où nous évoluons sont tout de même plus faciles que pour l'Indian race. Picsou nous accompagne un moment, au gré des descentes et des montées il est alternativement devant ou derrière, puis définitivement devant.

Le temps est superbe, le soleil brille généreusement, et il fait frais mais nous ne le ressentons pas vraiment. Certaines montées sont tellement glissantes qu'il est quasiment impossible d'y courir, je joue très souvent au remorqueur.
Nous courons essentiellement en sous-bois, avec quelques échappées sur un plateau d'où nous découvrons la campagne environnante qui est assez vallonnée. Chouette endroit à moins de 30 kilomètres de Paris.
J'ai pris mon Forerunner pour avoir une idée de la distance parcourue, il y a parfois des informations bizarres : 27 km/h en montée ! Zéro km/h dans une belle descente où nous sommes au moins à 14 km/h. Sur certains minuscules sentiers à peine tracés il faut se frayer un chemin en se protégeant le visage avec les avants-bras pour écarter les branches des arbustes qui cinglent le visage et les jambes. Nous sommes totalement cinglés par moments.

Plus loin c'est une succession de troncs d'arbres en travers du chemin qui nous transforment en franchisseurs d'obstacles. Je découvre que Martine est un vériable cabri dans les descentes, elle se lâche sans hésiter elle qui en général ne lâche jamais rien en course.
Les kilomètres s'accumulent, les glissades également, quoique même pas tombé ce matin, nous profitons de quelques chemins très roulants pour accélérer, puis après un ultime mur très graaaaaaaas c'est enfin une belle descente sur une route où Martine en profite pour s'envoler. Nous passons la ligne en 1h40'. Mon Forerunner indique 14900 m, un autre coureur avec un modèle plus évolué (305) a 14950 mètres.
Monsieur Calou arrive une dizaine de minutes après nous, lui aussi avec un grand sourire sur le visage.
Je ne ne peux malheureusement pas attendre Madame Calou qui court les 30 km, pas facile sur ce terrain très accidenté et très boueux de courir pendant 3 heures ou un peu plus, alors félicitations à toi.
Il faudra que nous venions faire une longue balade dans votre forêt de Montmorency un de ces jours prochains.

ƒred

Le coureur qui a eu un malaise à la fin des 30 km et qui a été assisté par Calou et un autre coureur est malheureusement décédé.

Information donnée lundi soir sur le site de l'organisation :
http://www.action-raid.com

2007-01-20 08:27:16 : Parcours de la course de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont - 1 photo - 19 réactions

Pour Enzo entre autres, voici le tracé du parcours.
Départ dans la partie haute rue Botzaris, circuit dans le sens horaire, 2050 m.
Dans la montée rue de Crimée, à peu près à mi-pente, il faut prendre à droite dans la bifurcation pour arriver devant le pavillon Weber.

La course de 2006 ici :

http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1149

ƒred

2007-01-13 06:58:23 : Samedi 13 janvier 2007. Je l'ai vu ce matin... - 3 photos - 32 réactions

S'il y en a qui ont besoin de se lever tôt le matin je peux être votre réveil.

Encore réveillé ce matin à 4h40, j'ai enfourché mon vélo et roulé vers le bois de Vincennes.

5h12, lac de St-Mandé. Il n'y a personne au rendez-vous, le chalet des gaufres est fermé, bizarre ça… Je fais un tour de lac avant de partir dans le sous-bois le long du ruisseau. Et derrière le centre équestre, je l'ai vu.
LE renard. Nan je n'ai pas eu des hallucinations, d'autres l'ont vu aussi, enfin pas ce matin, mais un autre matin, si si c'est vrai.

5h34, piste cyclable, il y a au moins un cycliste qui pédale, son vélo a une roue lenticulaire à l'arrière, ça fait un drôle de bruit. Heureusement qu'il est bruyant d'ailleurs car il roule sans lumière.

5h50, vers la caserne de la garde républicaine. Une bucolique me fait sursauter : "Haaaalooors
on n'a pas trop froid aux fesses jeune homme ?"
.
Je regarde autour de moi, je suis seul donc c'est bien à moi que la dame s'adresse. Je renonce à m'étaler sur des considérations météo ou vestimentaires.

6h20, je roule à nouveau dans Paris qui n'est pas encore réveillée, loin s'en faut. Même pas une boulangerie ouverte. Faubourg St-Antoine, un peu d'activité du côté du marché Aligre et voici déjà l'Ange doré de la Bastille en équilibre sur sa colonne de juillet. Il doit se les geler lui, il est à oilpé.

Chez Paul Beuscher un accordéon à l'air tout renfrogné voisine avec un cor. Jazz à tous les étages. Il me semble même entendre un air de java...
Je fais un peu de lèche vitrine avant de rejoindre ma housse.
J'y retourne demain matin, un peu moins tôt, un peu moins seul.
Le renard aime t'il les crêpes ou le "tirez moi-dessus" ?
ƒred

2007-01-08 12:16:16 : Quelques Vincennus™ du 7 janvier n'étaient pas aux 25 bosses - 12 photos - 25 réactions

Après avoir longuement réfléchi (aïe mal à la tête) et hésité, craignant le terrain glissant et n'étant pas très vaillant, j'ai finalement renoncé samedi à la balade des 25 bosses.
Nous étions quand même onze au rendez-vous matinal du lac de St-Mandé au chalet des gaufres, avec une météo très agréable, et même là je n'ai pas couvert le grand tour ni été jusqu'à la côte des Barrières.
Nous avons constaté qu'il y avait un nombre inhabituel de coureurs compte tenu de la saison, s'agirait il de ces bonnes résolutions de début d'année ?
"Demain j'arrête" ; "Allez je m'y remets" ; " Ça y est c'est décidé, j'y go".
A moins que beaucoup ne préparent déjà des courses hivernales, notamment les foulées de Vincennes du 4 février ?
Et sortie matinale ce lundi sous la bruine, entre 7 heures et 8 heures, un peu de côtes aux Buttes-Chaumont et 6 séries de 200 m au bord du lac entre la guérite à gaufres (décidément) et la côte infernale.
Mercredi soir piste au stade Pershing avec des séries de 800 m.

ƒred

2006-12-12 13:03:44 : Sur la piste des Indiens, dimanche 10 décembre 2006. - 43 photos - 39 réactions

Sur la piste des Indiens, dimanche 10 décembre 2006.

Dimanche 10 décembre nous étions vers 9 heures au pavillon de Chasse dans la forêt de Montmorency pour participer à l'Indian Race.
Le principe est simple : un parcours de 10 à 20 km, un marquage fait de tâches de peinture orange obligeant à être vigilant, un tracé quasiment totalement en dehors des chemins ou sentiers, avec des points de passage obligatoires où l'on doit poinçonner une carte dans la case correspondant au numéro de la balise, façon course d'orientation. Si on rate le point de passage on se prend 15 min de pénalité.
Il avait beaucoup plu les jours précédents et le terrain s'annonçait particulièrement gras.

Les départs se font de manière échelonnée pour éviter toute bousculade, il n'y a que 250 coureurs mais nous allons évoluer sur un terrain assez difficile. Zouzou "Petit edelweiss du Mt Blanc" est l'une des premières à s'élancer à toute allure dans la montée du départ. Nous ratons malheureusement Brinouille "Petite tornade" et Nico "Toison de bison" au départ, ils sont arrivés à la bourre, en compagnie de Jidé "Semelle au vent".

Dès les premiers hectomètres le ton est donné : le terrain est très glissant, et ça monte. D'autre part il faudra être attentif au marquage du parcours, j'ai raté la première bifurcation mais ne voyant plus de marques je décide de faire demi-tour. Nous étions suivis par une demi-douzaine de coureurs qui ne se sont pas posés de questions. Retour sur le parcours donc, nous avons dû couvrir 650 à 700 m en plus, et après avoir quitté un sentier à peu près bien tracé et relativement peu boueux nous voici en sous-bois à faire notre trace au milieu des arbres, arbustes, sur un terrain maintenant totalement imbibé. Les passages en dévers sont parfois scabreux. Nous avons été dépassés par le futur vainqueur parti quelques minutes après nous, il est habillé a minima : short et débardeur et une paire de pointes de cross.

Nous marchons dans les montées abruptes, qui sont parfois de véritables murs, nous franchissons des fossés qui sont bien souvent de vraies tranchées. Calou "Cœur dans la tempête" et Bikoon nous ont dépassé sans nous que nous le sachions lors de mon erreur d'itinéraire du début. Martine "Biche des bois" est déjà tombé deux fois, voici la première balise, un petit coup d'agrafe dans la case numéro un de la carte et nous repartons sur ce parcours fait uniquement de montées infernales, de descentes vertigineuses, en dehors de tout sentier tracé. Nous sommes peut-être les défricheurs d'un futur chemin ?

Je regarde mon chrono, ça fait déjà, ou seulement, 35 minutes que nous courons. L'absence de repères précis, la découverte du terrain, les variations d'allure font que j'ai un peu perdu la notion du temps. J'avais un peu froid au départ avec mon seul maillot à manches longues et mon cuissard, mais maintenant je suis bien, d'autant que le soleil se lève alors que nous nous étions élancés sous la grisaille.

Biche des bois s'amuse comme une gamine dans la gadoue, et vlan une gamelle de plus, notamment sur l'un des rares chemins à peu près fréquentables, où, face au soleil rasant elle n'a pas vu une branche traîtresse. Nous avons bien fait de porter des vêtements un peu, comment dire, usés, car entre les chutes dans la boue, certains passages quasi en rampant sous les branches, ils sont soumis à rude épreuve. N'ayant pas de vieux collant à sacrifier je suis en cuissard et mes jambes sont rapidement zébrées de griffures et égratignures en tout genre.

La seconde balise est accrochée en hauteur, un p'tit trou dans la seconde case et nous repartons de plus belle. Ça n'arrête pas de tournicoter, monter descendre, nous escaladons, franchissons, hésitons parfois sur le meilleur tracé à suivre. Nos chaussures, très propres au départ, ne sont plus qu'un agglomérat de boue et elles semblent avoir doublé de poids. Nous courons depuis un peu plus d'une heure, au gré des montées et descentes et autres accidents de terrain. Nous sommes parfois seuls, et à d'autres moments entourés par une dizaine de coureurs. J'ai du mal à envisager la distance déjà parcourue, 7 kilomètres ? Peu importe, nous continuons notre progression, avec des passages dans de véritables bourbiers. Nouvelle chute pour Biche des bois, je me vautre un peu plus loin sur une traversée en dévers, ça sent la vase comme dans un port Breton à marée basse. Souvenirs de randonnée en kayak de mer tiens…

J'ai été un peu léger sur la prévision de quantité d'eau, la petite bouteille de 50 cl est vide. Une coureuse nous prête sa réserve d'eau. Plus loin nous courons quelques hectomètres sous le tracé d'une ligne EDF à très haute tension. "J'ai retrouvé du jus" me dit Biche des bois. Arrête de me faire rigoler j'ai mal au ventre. Et j'ai également les mollets sensibles à chaque montée, souvenirs du marathon de La Rochelle. Les organisateurs doivent connaître la forêt comme leur poche et semblent avoir pris un malin plaisir à nous faire passer dans des endroits impossibles.

La huitième balise est un morceau de bravoure. Je vois un coureur qui me semble dans une drôle de position. Pourquoi est-il à genoux au pied de l'arbre ? Haaaaaa non, il est debout mais enfoncé dans la vase jusqu'aux genoux. Une coureuse "à la Zouzou", c’est-à-dire très énergique et déterminée, dégringole le talus et fonce vers la balise pour perforer sa carte. Un pas, un second, puis splatch la voici dans la boue jusqu'à la poitrine, il faut dire qu'elle n'est pas très grande. Je pense soudain à Brinouille et je suis inquiet pour elle. Un autre coureur subit à peu près le même sort, un troisième plus malin s'accroche à une branche qui rompt sous son poids, le voici à son tour dans la mare. Prudemment j'opte pour la solution "progression méticuleuse sur un tronc d'arbre à peu près stable mais très glissant surtout avec mes pompes".

Doucement l'agrafe, tout doucement, un trou dans les deux cartes dans la case numéro 8 en bougeant le moins possible, et pour regagner la terre ferme je vais me servir de deux petits troncs que j'espère suffisamment solides pour supporter mon poids le temps de poser un pied et de prendre mon élan. Premier appui, crrrrrrrac fait la branche au moment ou je pèse dessus pour poser mon autre pied sous l'autre branche qui s'enfonce, je continue mon mouvement en lançant un bras en avant pour m'agripper à un arbuste suffisamment solidement enraciné pour résister et Martine m'aide à ne pas glisser. Me voici sorti de ce bourbier, même pas mouillé. Enfin pas plus mouillé qu'il y a quelques minutes.

Plus loin j'achève de zébrer mes jambes en courant dans les sous-bois au milieu de buissons de houx plantés sur un tapis de feuilles mortes. Puis nous dégringolons sur un large chemin au milieu d'une forêt de conifères, avant de brusquement buter sur une longue montée bien boueuse. Pied droit en avant, appui, le pied recule de 20 centimètres, pied gauche maintenant, ha il ne recule que de 15 centimètres lui, pied droit à nouveau, pour déboucher en plein soleil dans une zone un peu en friche.
Je viens d'effectuer ma troisième et dernière chute, mais elle compte largement triple compte tenu de la figure réalisée : accrochage d'un tronc en travers du chemin avec mon tibia droit, chute sur l'épaule gauche et étalage de tout mon long sur un tapis de mousse très accueillant.

Deux heures d'effort, et combien de kilomètres ? Ça descend et nous arrivons devant une sorte de pont. Pas de doute, la flèche orange indique clairement qu'il faut passer dans l'étroit conduit qui sert d'évacuation des eaux de ruissellement. Je confie mon appareil photo à un spectateur goguenard et, les pieds dans l'eau boueuse, je progresse à quatre pattes, dans l'étroit conduit long d'une bonne vingtaine de mètres. Juste avant la sortie je vois écrit "Balise n°10". Je cherche en vain l'agrafe de pointage avant de réaliser qu'il n'y en a pas, il y a simplement un dessin, en l'occurrence un carré avec un rond au milieu.

Me voici à nouveau debout, et j'aperçois sur la crête pas très loin le relais TV que l'on voyait depuis le parking de départ.
Nous sommes donc proches de l'arrivée, mais j'ignore comment est le tracé pour y parvenir. Nico arrive derrière nous, apparemment Brinouille est un peu plus loin derrière, elle a survécu à la noyade dans cet infâme trou vaseux de la huitième balise. Un peu plus loin, alors que nous courons à nouveau dans une montée, deux coureurs arrivant en sens inverse nous crient "Plus que 700 mètres". Un replat, un virage à droite, mais oui c'est bien le chemin de l'arrivée, une belle descente pratiquement pas boueuse et nous arrivons enfin après 2h38 minutes d'effort. Calou est déjà là donc, ainsi que Bikoon, de même que Zouzou qui est arrivée seconde femme. Brinouille arrive enfin avec un grand sourire.

Nous sommes fourbus, sales, écorchés, troués (enfin nos vêtements, mes gants particulièrement) après cette longe balade dans cette superbe forêt de Montmorency où nous avons progressé plus des trois quarts du temps en dehors de tout sentier ou chemin.
Bravo et merci aux organisateurs de nous avoir concocté un tel circuit, merci à la déesse du temps (celui qu'il fait, pas celui qui passe) d'avoir fait surgir le soleil peu de temps après le départ.
Rendez-vous le 21 janvier dans la forêt de Carnelle toute proche pour l'Ice trail :

http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2976

ƒred "Cheval ailé"

Certaines photos sont floues car prises à la volée ou en courant et dans des conditions de lumière pas toujours idéales.
Merci à Monsieur Calou pour les photos au départ et à l'arrivée.
Et nos sourires à l'arrivée le prouvent, nous n'étions pas amers Indiens.
J'en ai même vu qui étaient aux anges.

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