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2007-03-19 16:06:59 : Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007.

Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007.

Il y avait beaucoup plus de monde qu'en 2006 pour cette course de 10 km autour de la Butte-Montmartre.
Le parcours avait été légèrement raccourci pour mesurer exactement 10 km. Compte-tenu de ma relativement bonne préparation au semi de Paris, de la semaine de repos qui avait suivi, j'espérais bien être en dessous de 39 min, d'autant que les pavés totalement secs s'annonçaient bien plus praticables que l'année dernière. Quoiqu'il allait falloir faire attention avec ce grand nombre de coureurs au départ, et beaucoup de touristes, dont de nombreux Ecossais pas mal imbibés venus regarder le match du tournoi des VI nations dans les cafés.

Les enfants étaient nombreux également pour leur course d'à peine 1 km, ma fille était vexée d'être battue par son petit frère, elle a même tenté un mawashigeri après la course pendant que j'avais le dos tourné.

Avant la course je discute avec Julos puis Stefun qui est venu en spectateur.
Nous sommes lâchés vers 15h40 pour un début de course tout en descente rue Cortot, ça bouscule au premier virage et ça remonte déjà rue Girardon puis rue Lepic, j'ai vaguement compté les coureurs partis devant, me voici 13e, et nous attaquons la longue descente mal pavée sur le versant sud, par les rues Gabrielle, André Bersacq et Chappe.
Avec toujours ces virage pas facile à négocier, mes pieds tapent et je n'arrive pas à accélérer.
Virage à droite à 90° en bas de la descente, je vise entre un vélo et trois Ecossais, ça paaaaaassssssse ? Oui c'est passé…
Je m'accroche rue Yvonne le Tac vers la place des Abbesses avec 4 ou 5 coureurs sur les talons, cette année nous évitons le mur de la rue Girardon pour monter par la rue Durantin et rejoindre la rue Caulaincourt.
Fin des pavés justement rue Caulaincourt, une portion de chaussé nous est réservée, ça monte régulièrement jusqu'à la bifurcation rue Lamarck.
Je n'ai aucune idée du temps de course car mon chrono est en panne, de toute façon je n'en ai pas besoin.

C'est déjà l'embranchement de la rue Lamarck où la pente s'élève brusquement et j'accélère pour tenter de larguer les coureurs derrière. C'est partiellement efficace et j'entends alors une voix céleste prononcer mon prénom. Alloooooo ? Hehe c'est JPII qui vient de me flasher. Passage du 3e km, léger répit au niveau du belvédère et petit mur pour arriver place du Tertre.
C'est le début du second tour de manège, deux coureurs me lâchent dans la descente, je n'ose pas me laisser aller. Je les reprends dans la courte et raide montée rue Girardin mais ils me lâchent à nouveau dès que ça descend. Rien à faire, ils filent inexorablement.
Un coup d'œil derrière au début de la descente, il n'y a plus personne non plus derrière moi. Au passage devant le café rue André Barsacq trois Ecossais on relevé leur kilt, dévoilant des fessiers terriblement grassouillets. "What a nightmare !" leur crié-je.
Je suis bien content que le pavé soit sec car c'est quand même plus facile que l'année dernière. Les deux coureurs devant moi sont hors de portée malgré ma grosse accélération après les Abbesses.

A nouveau le bitume bien lisse de Caulaincourt, JPII est toujours là avec ses Papesses, et je rattrape les derniers coureurs. Dernier tour de manège, je déteste cette descente rue Cortot mais je ne lâche rien, je préfère nettement quand ça monte. En guise d'apéritif je m'étais offert les 250 marches qui longent le tracé du funiculaire.

De proche en proche je reprends des coureurs ayant un tour de retard et je m'arrache dans l'ultime montée rue Lamarck, pour passer la ligne en 38'40" (15,5 km/h), vraisemblablement en 15e position, avec une bonne douzaine de secondes d'avance sur un groupe de trois coureurs qui me talonnaient depuis la fin de la descente.

Je file justement vers le bas de la rue Lamarck, je croise Julos qui arrive seul, je cherche JPII mais il a disparu, je demande au café s'ils ont vu un pape, mais il n'y personne, alors je me retape une dernière ascension de la rue Lamarck à fond.

Dix kilomètres en moins de 39 min sur ce parcours moitié en descente et moitié en montée, avec les pavés, les virages et les promeneurs, c'est pas mal. Il faudrait un jour que je pense à me préparer spécifiquement pour cette course, il va falloir que je travaille sérieusement mes descentes.

Dimanche après-midi, semi-marathon d'Antony, chouettes des côtes !

ƒred

Pour les photos merci à Stefun, à JPII et à l'inconnue des marches du Sacré-Cœur.

Les réactions

Par cyrillec, le 2007-03-19 16:20:56
salut Fred, bravo pour ta course.
C'est vrai que cette course est bien sympa et mériterait un calendrier plus favorable.
A chaque fois que j'en parle, on me repond prépa marathon...
Il me semble que l'an dernier il y avait deux courses à Montmartre.
Le parcours a changé ? Plus de rue ravignan ?

Par michette, le 2007-03-19 16:30:02
coucou fred
tu n'as pas de souci à te faire pour la relève : elle semble bien assurée avec le sourire et la joie de courir..quand à un mawashigeri..tu sais peu d'entre nous ont le "décodeur"..

Par L'inconnue, le 2007-03-19 16:42:22
Bonjour Fred, je vous trouve très beau !

Par ƒred, le 2007-03-19 16:44:28
Cyrillec, j'ai pensé à toi, tu n'y étais pas cette année donc ? Oui le mur de la rue Ravignan a été supprimé, enfin dans le parcous car il existe toujours.
ƒred

Par Martine, le 2007-03-19 16:45:43
Trop mignons tes petits avec ce beau sourire!!!!!!!!!!!
Bises
Martine

Par ƒred, le 2007-03-19 16:47:01
Bonjour Michette,
Pour le mawashigeri (coup de pied circulaire) il faut voir "Les bronzés" et l'inénarrable cours de karaté donné – et subi – par Michel Blanc.
ƒred

Par ƒred, le 2007-03-19 16:47:47
Inconnue, oui vu de loin avec la vitesse ça peut aller…

Par cyrillec, le 2007-03-19 16:54:07
Non pas de foulées pour moi à cause principalement du semi de Paris et de la difficile récup :-).

Par SERGE92, le 2007-03-19 17:17:43
ils sont mignons tes petiots! je vais dire à Caro que je lui ai trouvé de nouveaux adversaires au karaté :-)))) suis certain qu'elle être ravie!

Par PARISI, le 2007-03-19 17:35:12
Comme toujours tes CR sont vraiment passionnants et comme tu as toujours d'excellents photographes , on peut te suivre et voir l'athlète que tu es en plein effort et vivre un peu la course !! Bravo et merci !!!

Tes enfants sont très beaux et déjà très sportifs !!!

CAP , Karaté , tu ne les as pas ratés !! lol lol

Mawashi-geri , Mae-geri , Yoko-geri Ushiro-geri ,tout cela me rappelle de très bons souvenirs !!!

Par fils du vent, le 2007-03-19 19:27:44
tu offres en plus une sympathique visite de paris pour nous autres provinciaux( cré vin'dieu!)
pas mal du tout.

Par dawidz, le 2007-03-19 19:28:46
bonjour et félicitations pour votre temps, et les commentaires. J'ai participé à la course que j'ai adorée. Je voudrai savoir si vous avez eu échos de problèmes de classement final, mon temps se situe entre 40 et 42', et je suis à trois place d'un ami qui s'est classé 36 ème, et moi je me retrouve ... 76 ème ? Ce n'est pas très important mais quand même. Encore bravo et vivement l'année prochaine !

Par Oliver, le 2007-03-19 22:03:30
Bravo pour ton résultat. C'est vrai que c'est une belle course, unique. L'an dernier y avait des gros américains, cette année des écossais bourrées...l'année prochaine ? Prions pour des suédoises...

Par al, le 2007-03-19 22:38:30
Tu as combien de photographes officiels qui te suivent lors de tes courses ? Impressionnant !

Par Julos, le 2007-03-20 00:11:18
@dawidz : il y avait un soucis avec le chrono officiel (qui indiquait une minute de moins je crois) mais pour le classement je ne sais pas.

Par ƒred, le 2007-03-20 00:19:51
Dawidz, aucune idée pour le classement, contacte l'OMS du XVIIIe.
ƒred

Par , le 2007-03-20 01:11:14
Pas de photos des Ecossais???

Par Enzo, le 2007-03-20 08:32:05
Elle me dirait bien cette course, et si y'a des suédoises l'an prochain .. hummm. Allez ƒred on compte sur toi ...

Par mielou, le 2007-03-20 09:35:53
encore une balade de fred...
écossaise cette fois ci
tu as le don de nous emmener visiter de jolis coins
sauf antony
c'est pas vraiment beau antony
en tout cas
deux courses par week end, on peut pas dire que tu n'as pas la caisse !

Par , le 2007-03-20 10:02:29
Ou sont les résultats SVP??

Par Pia, le 2007-03-20 10:11:41
Ah! Voilà!J'avais ton résultat mais pas la course correspondante!Quel casse pattes! Encore plus Bravo...
Kiss
Pia

Par ƒred, le 2007-03-20 10:19:35
Merci Pia. Bizz
J'ai pensé à Tomis tiens, un parcours pour lui ça.
Enzo tu passes bien les côtes et tu n'as pas peur en descente ? Alors allons-y en 2008 !
La Pépite tu te classerais très bien aussi, podium je pense.
ƒred

Par ƒred, le 2007-03-21 11:42:19
Pour les résultats il faudrait contacter l'OMS à la mairie du XVIIIe, peut-être auront ils la réponse.
ƒred

Par cyrille, le 2007-03-22 14:36:22
Tu fais baucoup de courses ce n' est pas trop dur pour la recuperation?? Tu montes facilement la cote on dirait. @++

Par , le 2007-03-22 16:51:25
elle a cmbien de dénivellé cette course?

Par ƒred, le 2007-03-22 21:30:41
Altitude maxi : 131 m au départ place du Tertre
Altitude mini : 72 m place des Abbesses
Dénivelé : 59 m D+/D- par tour

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Départ place du Tertre puis rue du Mt-Cenis, virage à 90° à gauche et ça dégringole sur une rue Cortot pavée de très mauvaises intentions. Une chicane au carrefour de la rue des Saules pour des pavés plus fréquentables car bien ajustés dans la rue de l'Abreuvoir qui descend de plus belle avant de brusquement virer à gauche en remontant, toujours sur des pavés. On monte rue Girardon avant de basculer dans une descente après l'avenue Junot, virage à gauche épouvantable en dévers pour remonter de plus belle dans la rue Lepic. Place Jean-Baptiste Clément nous voici revenus quasiment à l'altitude de départ et là on plonge à droite en dévers alors qu'il faut ensuite tourner à gauche rue Gabrielle en descente, puis c'est une succession de deux virages droite-gauche vers la rue des Trois frères. Voici la descente la plus pentue vers la rue Chappe qui se termine par un terrible viiiiiiiraaaaageeeeeeeee à droiiiiiiite rue Yvonne le Tac vers la place des Abbesses. C'est enfin plat, mais pas longtemps car après les Abbesses voici le bas de la rue Durantin puis le début de la longue montée de quasiment 1200 mètres au virage rue Caulaincourt. Enfin du bitume de ce côté-ci de la Butte et en plus la pente n'est pas trop forte, un léger répit vers l'avenue Junot et embranchement à droite dans la rue Lamarck qui monte dur vers la basilique, avec en plus un fort vent de face. Un coucou à JPII, puis court replat au niveau du Belvédère avant un dernier mur et c'est enfin la place du Tertre, fin du premier des trois tours de manège. Recommencez la lecture en haut si vous voulez.


Ça se passe là haut…


…avec 250 degrés d'écart, le funiculaire est en panne.




A Montmartre… Prêts ? Partez !


Julos et Stefun.


Premier virage sur les pavés après à peine 100 mètres de course.


Départ un peu scabreux, avec des coureurs et des coureuses qui ont bousculé pour se placer en première ligne en sachant qu'ils ne termineraient pas dans les 50 premiers…



Début de la montée rue Lamarck, 2,5 km de course, JPII me canonise.


Allez j'accélère…


Nous voilà moins nombreux après le Belvédère.


Nouvelle accélération au virage avant le mur


Mais ces deux coureurs vont me larguer dans la descente dans très peu de temps.


A la fin du second tour, seul au Belvédère dans le vent.



Dernier passage devant JPII.
J'cours comme un flou, j'cours comme un flou…


Fin de la course, à peine 200 mètres à couvrir.


Photo prise par une inconnue...


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2007-03-13 11:45:22 : Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais en demi-teinte. - 6 photos - 35 réactions

Dimanche 11 mars 2007.
Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais
en demi-teinte.


Et bien voilà, un semi-marathon de plus.

J'en parlais avec Mielou avant le départ, je ne sais plus combien j'en ai couru, mais beaucoup moins que de marathons. À peine une quinzaine je pense. Avant 1992 cette distance n'existait pas, il y avait 20 ou 25 km, avec notamment les 25 km de Paris. Je me souviens aussi des 25 km de Namur, en Belgique, course qui partait dans la campagne avant de descendre sur les rives de la Meuse pour ensuite nous conduire sur les pentes pavées de la Citadelle de Namur. Et qu’est ce qu’on mangeait bien là bas ! J’y avais eu ma plus terrible défaillance en course lors de ma première participation en 1986.

Je ne regrette pas l'ancien parcours "Charléty" avec cette montée terrible depuis la Pte de Bercy vers Pte d'Italie, en plus c'était moche, et les toboggans Pte d’Italie et poterne des Peupliers ensuite, quelle horreur. Bref l'ancien parcours n'était pas propice à une performance en plus j'y participais plutôt en préparation marathon donc sans oser me lâcher et sans préparation semi spécifique.
Et puis en 2004, nouveau parcours, imposé par les travaux du tramway sur les boulevards des maréchaux, enfin un parcours très roulant et très agréable, même si l'arrivée sur la piste de Charléty donnait un aspect "compétition" à la fin de course.
Cette année n'ayant pas de préparation marathon à effectuer, et après mon temps de 1h15min aux 20 km de Paris je m'étais dit que j'allais tenter de courir le semi à la même allure pour tenter d'améliorer mon record sur la distance (1h19min).

Je n'ai quand même pas pu me préparer aussi sérieusement que je l'aurais souhaité, un peu par paresse parfois "on verra demain", "là j'allège", mais globalement j'avais le même volume d'entraînement que pour les 20 km de Paris. Il y a certes 1,1 km de plus à courir mais ça devait être faisable. Et puis la grippe s'est invitée mardi matin, j'ai eu de la fièvre jusqu'au vendredi après-midi avec des pointes à 40°C. Au moins étais-je reposé car j'avais globalement beaucoup dormi malgré des horaires bizarres, réveillé en pleine nuit notamment. Le court trajet à vélo vendredi après-midi pour aller chercher les dossards m'avait semblé bien long, je voyais des côtes partout.
Un petit test samedi matin aux Buttes-Chaumont me le confirmait, j'avais les jambes "bizarres", ajouté au nez bouché. Pendant quelques heures j'étais perplexe sur mon programme du dimanche matin :
- donner mon dossard
- courir avec Brinouille
- courir au rythme initialement prévu
L'esprit de compétition l'a finalement emporté, de toute façon même si je coince la distance n'est pas monstrueuse, ce n’est pas un marathon, donc je me débrouillerai pour terminer.

Baltha m'avait dit, je ne me rappelle plus des termes exacts, que sur 20 km ou semi j'avais une sorte de "mémoire" de l'allure quasi automatique. Mouais, faut quand même que je sois en forme pour être régulier à 16 km/h pendant 1h19 min.
Après un samedi de loir, c’est-à-dire passé à dormir, une bonne nuit réparatrice j'étais en nettement meilleure forme dimanche matin, d'ailleurs réveillé spontanément à 6h20. En plus de ça il va faire beau, chouette.
Petit éveil musculaire à vélo d'à peine 20 minutes pour rejoindre l'esplanade, ça caille quand même à 8 heures du matin.
Retrouvailles avec Baltha et Brinouille, puis rendez-vous au café où Eric 8 nous explique qu'il faisait moins zéro (sic) tôt ce matin.
Je pars m'échauffer avec les fusées Orange, Enzo, Pascal, Philou, NicoPSA.
Entrée dans le sas vers 9h45, je retrouve Jipé pas revu depuis le marathon de la Rochelle, Mielou, BM, Sedef, Jonk, Jgab.
F@bien est devant, il a un dossard élite l'animal.

Double coup de feu à 10h pile. Je crie "Faux départ !" à Mielou, mais tu parles, il fonce ! Ils sont environ 20.000 à pousser derrière alors je file, ça bouscule moins qu'en 2006, il faut dire que nous sommes en première ligne du sas, ça aide un peu. Nico, Phiou et Enzo filent, suivis par Jipé, bon vent les gars. J'ai l'impression d’être parti trop vite, je rate le repère du 1er km, je pense être vers 3'40" au km, un peu rapide quand même. Confirmation au virage Pte Dorée, passage au second kilomètre en 7'10". Mielou me dépasse, je le laisse filer.
Légère montée boulevard Soult vers la Pte de Vincennes et au 3e km je suis enfin dans le rythme espéré, 3'43". J'ai quelques secondes d'avance. C'est déjà le cours de Vincennes, c'est hyper fluide, nous sommes en file indienne, Pascal m'a dépassé et c'est la place de la Nation, 5e km et le premier ravitaillement que je laisse de côté.
Je suis passé au 4e km en 14'45" (15' prévu), finalement ça ne va pas mal, mais j'ai du mal à allonger la foulée dans ce faux plat favorable Faubourg St-Antoine, faux-plat plutôt défavorable ensuite juste avant d'arriver à Bastille, ou l'Ange sur sa colonne me donne des ailes. Je suis toujours à 4'45" au km, Rafale Marine me dépasse comme un avion au début de la rue St-Antoine. Puis c'est la triathlète Anne Valéro, dossard 114, qui me dépasse, je la connais alors nous échangeons quelques mots. Elle est toute fine et elle a une sacrée foulée. Il y avait du monde au passage à Bastille, et au début de la rue de Rivoli après St-Paul. Je choisis le côté ombragé de la chaussée, il fait bon finalement.

BHV, Hôtel de Ville, Tour St-Jacques, demi-tour pour revenir face à l'Hôtel de Ville et filer sur les quais. J'ai l'impression de coincer un peu, je crache toutes les 30 secondes quasiment depuis le début de la course, j'ai le nez bouché et toujours ces jambes "bizarres".
Boulevard Henri IV, là je sais que j'ai ralenti depuis au moins 500 m, nous n'avons pas encore passé la mi-course, beuhhhhh…

"Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu".
"Il" arrive, Baltha me rattrape, il respire, il est vivant.
Salut à Pepito au second passage à Bastille, 10e km passé en 37'35", je sais que c'est cuit pour 1h19' car la seconde partie est moins roulante. Un coureur s'inquiète pour Baltha, j'explique que c'est normal. Le gars a l'air perplexe quand même…
Des gens nous appellent au début de la rue de Lyon, je ne sais pas qui c'était. Puis au début de la légère mais régulière montée av. Daumesnil entre la mairie et la place je coince totalement, 4' au km. Baltha file devant, la descente rue Taine ne me permet pas d'accélérer, Baltha est devant à 20 mètres, j'ai envie de l'appeler mais pourquoi faire ? Chacun son rythme, ça remonte rue de Charenton, j'aime les côtes mais c'est toujours 4' au km hélas. J'ai bouffé toute ma marge, et même plus. Baltha coince un peu, il me suit sur les pavés Pte de Charenton en direction du bois, j'ai repris un meilleur rythme, 3'45" sur le kilomètre suivant et je rattrape Anne Valéro qui prend ma foulée. Je n'entends plus Baltha, c'est qu'il est loin. Il fait vraiment bon au soleil alors que ça monte légèrement sur ce long faux plat usant.
16e km passé en un peu plus de 1h01', ça va faire du 1h21'20" environ je pense.

Je sens quand même que je cours par à coups car Anne fait l'élastique derrière moi. Une coureuse féminine nous rattrape et nous lâche inexorablement. Dossard111, Anne Berteloot catégorie "Espoir". Pour moi l'espoir s'appelle la route du pesage, la descente qui suit le plateau de Gravelle. J'ai cessé de surveiller le chrono, juste ne rien lâcher et avancer, courir, progresser.
La descente est là. mais comme dans la rue Taine je suis incapable d'accélérer. Nous passons là chaque dimanche et j'adore cet endroit, mais pas ce matin.

18e km, puis le virage à droite et cette longue ligne de l’hippodrome avec au bout les photographes. Je suis flashé à trois reprises mais certainement pas pour excès de vitesse. C'est à nouveau 4' au km, 15 km/h. Fait ch… Et je crache de plus rebelle.
Rond-point Mortemart, 19e km, et cette interminable ligne droite de pile 2000 m, plus 100 m encore après le petit crochet à l’entrée de l’esplanade.

Alors là il faut débrancher le cerveau et oublier ces jambes récalcitrantes, ce souffle désormais trop court et ce nez bouché. Je cours par à coups, petit à petit je distingue le château, puis l'esplanade, léger crochet à gauche, je vois le chrono officiel qui affiche 1h21'30", encore quelques dizaines de mètres et je passe la ligne en 1h21'45" à mon chrono, bien content que ce soit terminé.

Je retrouve F@bien Enzo, Nico PSA, Philou, Jipé, Sedef arrivé moins de 30 secondes derrière moi, il a dû finir très fort, puis Baltha, Jgab, nous discutons au soleil.

Passant au 10e km en 37'35", soit 3'45" au km (16 km/h) je perds beaucoup de temps sur les 11,1 km suivants courus en 44'10" soit un peu plus de 15 km/h (3'58"au km), notamment dans le secteur 11e -13e km puis entre le 18e km et l'arrivée, mais ça, je m'y attendais un peu. En fait je pensais que je coincerai brusquement au 15e-16e km, finalement ça s'est fait en deux temps avec quand même une amélioration entre les 13e et 18e km.

Que serait il arrivé si j'étais parti un peu moins vite ? Je n'en ai aucune idée, j'avais tellement peu de sensations que ce fut parfois bizarre, par moments j'avais l'impression de ne pas avancer alors que j'étais en 3'50" au km.
Mais franchement, même si je n'avais pas été malade au début de la semaine et si j'avais pu respirer normalement et avoir mes jambes habituelles je crois que j'aurais un peu coincé pour arriver en 1h19'.

Ce n'est pas bien grave, il y aura d'autres courses, d'autres semis, et dès dimanche prochain à Antony.
Départ à 14h30, un horaire inhabituel pour moi.
Grasse matinée en tout cas, chouette !

ƒred

Merci à Jérôme (bon rétablissement !), à J-L et à Pépito (je viens d'apprendre que tu es blessé…) pour les photos.

2007-02-10 12:55:18 : Course de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont, samedi 10 février 2007 - 12 photos - 25 réactions

Quelques images de cette course où participaient Julos en solo sur 12 km, Caro et Sedef, La Pépite et Enzo en couple mixte sur 8 km.
La déluge nocture a cessé vers 7 heures ce matin mais c'était tout de même bien glissant notamment dans le virage en épingle au début de la descente.
La Pépite et Enzo vainqueurs en couple mixte en 34'54", Caro et Sedef terminent seconds en 36'54".

ƒred

2007-02-05 16:03:38 : Foulées de Vincennes, dimanche 4 février 2007. Les podiums sont féminins. - 12 photos - 25 réactions

Podium, mot féminin d'origine Vincennue.
De "podo", pied servant à courir, et "-um", heu... on s'en fiche.

Félicitations à MarieL qui gagne les 10 km en pulvérisant son record, à La Pépite que j'ai vu après l'arrivée et qui ne croyait pas à cette troisième place sur le podium. Les 40 minutes ne sont vraiment pas loin.
Sur les 10 km également, Caro termine seconde V2.
Malheureusement je n'ai pas pu rester pour assister à ces remises de prix.

Et seconde place V2 pour Martine sur les 5 km disputés en début de matinée.
Quel dommage que tu aies tes journées de "cinglée" du samedi qui ne te permettent pas dêtre convenablement reposée le dimanche matin, sur des distances très courtes c'est encore plus important, il faut être en action immédiatement. Alors pas de regrets, même si j'en ai eu pour toi à l'arrivée, la coureuse qui nous largue vers la mi-course allait trop vite de toute façon.
Par contre tes micro-arrêts sur ce type de distance extrêmement courte restent pour moi une énigme, j'ai l'impression que tu disjonctes et qu'il faut que je te relance.
Il va falloir agrandir ta mezzanine pour tes coupes.
Allez début de ta préparation marathon maintenant, interrogation écrite très prochainement…

Frédéric

2007-01-21 23:23:02 : Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle. Elément terre. - 40 photos - 35 réactions

Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle.
Elément terre.

La forêt de Carnelle se trouve au nord de celle de Montmorency, aux confins du Val d'Oise et de l'Oise. Le terrain y est accidenté, on y trouve d'ailleurs un des points culminants d'île de France avec 210 mètres.
Compte tenu de la relative douceur et des fortes pluies des jours précédents ce sera plutôt un " slushy trail " qu'un ice trail.

Nous retrouvons les Caloux, Madame va courir les 30 km, et Monsieur s'alignera sur les 15 km pour sa première course après ses problèmes de genou. Nous faisons la connaissance de Jean-Luc I et de Picsou que nous retrouverons un peu plus loin en course.

Quinze minutes après le départ de la course de 30 km, les coureurs des 15 kilomètres sont à leur tour lâchés dans la descente. Premier virage à droite dans un chemin très étroit en descente et ça coince, nous piétinons un peu.
Les deux premiers kilomètres sont un peu scabreux, il y a vraiment beaucoup de monde. Peu à peu chacun trouve son rythme et il devient plus facile d'évoluer à sa propre allure. Le terrain est vraiment glissant, voire très gras, avec des descentes ravinées, des passages en dévers où on peine à trouver son équilibre. Le cheminement et le terrain où nous évoluons sont tout de même plus faciles que pour l'Indian race. Picsou nous accompagne un moment, au gré des descentes et des montées il est alternativement devant ou derrière, puis définitivement devant.

Le temps est superbe, le soleil brille généreusement, et il fait frais mais nous ne le ressentons pas vraiment. Certaines montées sont tellement glissantes qu'il est quasiment impossible d'y courir, je joue très souvent au remorqueur.
Nous courons essentiellement en sous-bois, avec quelques échappées sur un plateau d'où nous découvrons la campagne environnante qui est assez vallonnée. Chouette endroit à moins de 30 kilomètres de Paris.
J'ai pris mon Forerunner pour avoir une idée de la distance parcourue, il y a parfois des informations bizarres : 27 km/h en montée ! Zéro km/h dans une belle descente où nous sommes au moins à 14 km/h. Sur certains minuscules sentiers à peine tracés il faut se frayer un chemin en se protégeant le visage avec les avants-bras pour écarter les branches des arbustes qui cinglent le visage et les jambes. Nous sommes totalement cinglés par moments.

Plus loin c'est une succession de troncs d'arbres en travers du chemin qui nous transforment en franchisseurs d'obstacles. Je découvre que Martine est un vériable cabri dans les descentes, elle se lâche sans hésiter elle qui en général ne lâche jamais rien en course.
Les kilomètres s'accumulent, les glissades également, quoique même pas tombé ce matin, nous profitons de quelques chemins très roulants pour accélérer, puis après un ultime mur très graaaaaaaas c'est enfin une belle descente sur une route où Martine en profite pour s'envoler. Nous passons la ligne en 1h40'. Mon Forerunner indique 14900 m, un autre coureur avec un modèle plus évolué (305) a 14950 mètres.
Monsieur Calou arrive une dizaine de minutes après nous, lui aussi avec un grand sourire sur le visage.
Je ne ne peux malheureusement pas attendre Madame Calou qui court les 30 km, pas facile sur ce terrain très accidenté et très boueux de courir pendant 3 heures ou un peu plus, alors félicitations à toi.
Il faudra que nous venions faire une longue balade dans votre forêt de Montmorency un de ces jours prochains.

ƒred

Le coureur qui a eu un malaise à la fin des 30 km et qui a été assisté par Calou et un autre coureur est malheureusement décédé.

Information donnée lundi soir sur le site de l'organisation :
http://www.action-raid.com

2007-01-20 08:27:16 : Parcours de la course de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont - 1 photo - 19 réactions

Pour Enzo entre autres, voici le tracé du parcours.
Départ dans la partie haute rue Botzaris, circuit dans le sens horaire, 2050 m.
Dans la montée rue de Crimée, à peu près à mi-pente, il faut prendre à droite dans la bifurcation pour arriver devant le pavillon Weber.

La course de 2006 ici :

http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1149

ƒred

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