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2007-04-03 16:28:58 : Dimanche 1er avril 2007, longue balade en forêt de Rambouillet.

Dimanche 1er avril 2007, longue balade en forêt de Rambouillet.

A deux semaines du marathon de Paris, voici la dernière très longue sortie.
Nous décidons d'aller courir en forêt de Rambouillet, pour avoir de l'espace et pour éviter de repasser au même endroit.

La Pépite, qui sera bien plus rapide que Brinouille et Martine, va quasiment tout courir en solitaire. Je lui donne une copie de la carte avec l'itinéraire que j'ai prévu, nous devrions nous retrouver à quelques reprises sur le parcours. Je vais courir avec Brinouille et Martine, dont la vitesse de départ sera quasiment comparable, et pour les portions à allure marathon nous aviserons, Brinouille sera un peu plus rapide.

Au départ de la maison forestière des Grands Coins, près de St-Léger-en-Yvelines, nous empruntons la piste cyclable sur le balcon du Haut Planet en direction du village du Mesle. La Pépite est déjà loin devant lorsqu'après un peu plus de 20 minutes d'échauffement Martine attaque sa première série de 20 minutes à son allure marathon. Brinouille nous suit pas très loin derrière, de toute façon le cheminement sur la piste est évident et balisé, aucun risque de se tromper. Nous nous retrouvons dans la descente à l'orée de la forêt, puis nous traversons le village du Mesle sous le soleil pour arriver sur un chemin raviné qui monte, qui monte, qui monte…
Seconde série à vitesse marathon pour Martine, le début est un peu dur à cause de la pente et du terrain parfois gras, il a plu la veille, mais ça n'a rien à voir avec les conditions météo de l'année dernière, où les chemins étaient absolument impraticables (sauf pour les Calous), voir :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1359

Ça monte et ça descend sur ce chemin finalement très accueillant. Alors que je m'arrête pour prendre quelques photos, j'entends un bruit sourd de cavalcade, et en me retournant j'aperçois deux chevreuils franchir le talus, traverser notre chemin et disparaître dans le sous-bois très dense à cet endroit. Brinouille, dissimulée par une biche des bois n'a rien vu, Martine est aux anges et nous continuons sur une route qui monte. C'est au tour de Brinouille d'accélérer, elle nous attendra en faisant quelques tours de manège au carrefour de la Croix-Pater.
La Pépite de son côté aura droit à une harde de sangliers et à un lièvre.
Nous filons vers Poigny-la-Forêt par un chemin enfin descendant (ça remontera au retour hehehe) et en arrivant au carrefour de Pecqueuse, avec un synchronisme parfait, la Pépite déboule à toute allure, elle a involontairement rallongé son chemin et nous courons quelques centaines de mètres ensemble avant qu'elle ne reprenne son allure d'entraînement.

Le soleil brille généreusement, c'est vraiment le printemps, malgré l'aspect encore hivernal de la forêt. Martine a attaqué sa troisième série de 20 minutes d'allure marathon, Brinouille est 200 mètres devant nous et nous nous regroupons une dernière fois après l'étang du Roy à l'entrée de Poigny-la-Forêt.
La Pépite va rentrer directement au parking du côté de St-Léger en Yvelines, son plan ne prévoyait qu'une sortie de 2 heures, ça fera 2h10 pour Brinouille qui va elle aussi rentrer seule.
Quant à Martine qui m'a demandé de rentrer par des petits chemins de traverse elle va être servie : des montées, quelques descentes, un peu de boue, du sable bien mou où on s'enfonce à chaque foulée. Ce qui nous fera arriver les derniers au parking, après 2h27 minutes de course. Brinouille et la Pépite sont déjà là, en train de tenter de déraciner un arbre deux fois centenaire.

Un peu plus de 2 heures de course pour La Pépite, 2h14 pour Brinouille, 2h27 pour Martine, finalement les durées prévues sur le programme ont été respectées à quelques minutes près avec un peu de rab pour tout le monde.

La Pépite, les quelques minutes courues en ta compagnie me laissent vraiment penser que ta préparation se termine bien et que les 179 minutes, ou un peu moins, sont à ta portée.

Quant à toi Brinouille, qui n'avait quasiment jamais couru aussi longtemps, quoique l'Indian Race du 10 décembre dans la gadoue avait été assez long il me semble, tu as bien encaissé la durée de l'effort et les variations d'allure, qui plus est avec quelques portions sur des chemins pas faciles. Je pense également que ce premier marathon va bien se dérouler, en étant prudente au départ et ensuite régulière sur l'allure. Tu courras avec nous si tu veux pendant les 30 premières minutes, ensuite tu fileras à ton allure et j'espère ne plus jamais te revoir… enfin pas avant l'arrivée.

Martine, en ayant effectué beaucoup de tes séances d'entraînement avec toi, je ne me fais pas non plus de souci pour ton objectif, tu as vraiment beaucoup progressé depuis cet automne et tu as manifestement bien supporté la préparation beaucoup plus exigeante que l'année dernière, avec notamment cette semaine de 5 séances (pas grave pour la seconde semaine où tu l'avais supprimée).

Rendez-vous dans moins de deux semaines !

ƒred

Photos en cours...

Les réactions

Par laurent, le 2007-04-03 17:18:48
Il y en a qui on de la chance de courir en si charmante compagnie
ça doit être agréable!!

Par SERGE92, le 2007-04-03 17:20:40
ƒred les chevreuils ont du se frotter les yeux.....que de cuissettes un dimanche matin! et de plus il y avait de la qualité! :-))))

Par Brinouille, le 2007-04-03 17:32:27
et tous les genres.... ; )
les têtes que l'on fait dans la montée m'amusent beaucoup.

Par Martine, le 2007-04-03 17:39:01
Incroyable d'avoir réussi à le photographier ce chevreuil, il devait travailler ses 100 m à cette vitesse là.
Brinouille, tu souris dans les côtes et moi je fais la tête.....J'AIME pas les côtes.
Quelle belle sortie, que du bonheur!!!
Bises
Martine

Par L'Castor Junior, le 2007-04-03 17:44:12
Belle forêt, joli chevreuil, et charmantes coureuses.
Tout cela sous un climat enfin de saison.
Que du bonheur...

Par parisi, le 2007-04-03 18:18:20
Un vrai de vrai plaisir de vous voir en entrainement avec d'aussi bons commentaires et des photos qui donnent envie de courir ... vous rejoindre !!

Merci Fred et saluti à Martine , Brinouille et La Pépite !!!

Parisi

Par La Pépite, le 2007-04-03 18:29:15
Ah oui, Brinouille, tu as raison!!! ça fait tjrs marrer de voir les mimiques que l'on peut faire !! et dans la "petite montée" à la sortie du Mesle, j'aurais pas voulu voir ma trombine !!! & la tête que je fais aussi sur la dernière est pas "flatteuse" (en plus je devais parler en mangeant ma pomme !!!)
En tout cas, belle, très belle sortie, avec des conditions idéales, et je crois que pour nous 3, elle a été très positive au niveau des sensations, ce qui rassure bien à J-15.
Fred, j'espère que tu auras raison .... nul doute que j'aurais sûrement une pensée pour toi, à la sortie du Bois de Boulogne, avant d'aborder le Rond Point de la Porte Dauphine (et ses quelques pavés) pour finir Av. Foch .....

Par laurent, le 2007-04-03 18:34:38
Il était où le chevreuil moi j’ai vu que des biches...

Par brinouille, le 2007-04-03 19:09:03
t'inquiètes la Pépite, j'en ai aussi quelques pas flatteuses à mon actif !!!!
Je réalise que je n'ai pas arrêté de penser à mes bras et il n'y a que 2 photos ou je vois que je fais l'effort de les écarter et les baisser...ben y'a encore du boulot !

Par JP Fonz', le 2007-04-03 19:48:29
En effet de la qualité !!!
'gnifiques les filles !

Fred sur la photo où vous posez tous les 3, ton bras est hyper long pour attraper l'épaule de Brinouille, comment fais tu ???

Superbe le chevreuil !

Par Eric77, le 2007-04-03 19:59:56
C'est sympa une sortie longue dans un cadre comme celui-ci, ça aide à faire passer le morceau...J'imagine bien l'arrêt coiffure à un moment donné sur une des photos avec Martine qui dit "c'est à gauche" et Brinouille qui répond "Mais non ! c'est à droite !".
Merci pour ce reportage.

Par Fred, le 2007-04-03 20:19:07
Oui Laurent, c'est très agréable de courir au milieu des arbres et des fougères.
ƒred

Par Fred, le 2007-04-03 20:21:40
Oui JP-Fonzie, si tu savais quel drame je vis lorsque je veux poser le bras à la portière de ma BX Leader !
Et promis, nous nous sommes bien tenu sur tes terres Rambolitaines.
ƒred

Par Fred, le 2007-04-03 20:24:44
Eric, en fait d'arrêt coiffure pour remise en place de couettes, c'était l'arrêt au milieu.
A droite c'était marqué sur le panneau "rue de la loi", j'ai lu trop vite et compris "rude la loi", alors j'ai préféré éviter.
ƒred

Par jibé, le 2007-04-03 21:08:17
Bravo les filles !
Charly

Par Poussintx, le 2007-04-03 21:39:57
Bravo les filles et merci au photographe, chouettes photos qui donnent envie d'aller courir en foret. :)

Par ƒred, le 2007-04-03 21:58:47
Hi Poussine !
La forêt ça vous gagne.
Non c'est pas ça…
Le bois avance.
ƒred

Par Enzo, le 2007-04-04 00:00:13
J'ai surtout remarqué l'élégance des tenues, vous avez la classe mesdemoiselles ... Bravo !!

Par Sedef, le 2007-04-04 06:24:19
Je me suis fait la même réflexion qu'Enzo.
Etre bien dans ses baskets et son Tee-sheurt, c'est important aussi.
Plus que 10 jours ! Hate de vous voir battre le pavé parisien.
Sedef-la-vigie-du-km-36

Par kenlag, le 2007-04-04 09:17:03
C'est sût ƒred toi tu sais t'entourer ! Vraiment très belle sortie avec de très belles photos qui auraient largement leur place dans les magazines spécialisées.
RDV le 15/04 :)

Par cyrille, le 2007-04-04 09:47:35
tu vises quel crhono au marathon? @+

Par c pas moi ! ;o), le 2007-04-04 10:45:08

Heuuu.... moi je veux bien aider à pousser les arbres avec les filles ...
:))))))))))))

Vu qu'il n'y a plus de place je poserais mes mains heu..... là, oui, voila, juste là....
:o))))))))))))

Surtout ne changez rien mesdames, z'etes superbes.

Par c pas moi ! ;o),, le 2007-04-04 10:46:56

Brinouille, interdiction de perdre le moindre kilos, ce serait un crime contre l'humanité.

Par le chevreuil, le 2007-04-04 10:48:55
vous pouvrriez aller faire vos betises ailleurs on est plus tranquile dans notre for^et maintenant!!! en tous cas vous m'attraperai jamais!!

Par chasseur, le 2007-04-04 11:06:09
beau gibier ma foi je leur garde qq cartouches en réserves ;-)))))))

Par mieloup, le 2007-04-04 13:19:28
hummm...
toujours mal entouré ce fred
c'est un monde !

Par le loup, le 2007-04-04 14:59:46
brinouile on dirait le petitchaperon rouge lol!!! quest ce quelle a dans son sac lol???

Par GRAND-MERE, le 2007-04-05 15:03:41
HEHO je vais encore attendre longtemps mon petit pot de beurre et ma galette?? Ou alors vous avez tout mangé bandes de gourmands??

Par , le 2007-04-11 10:12:02
JE VOUDREZ VOUS DIRRE QUE JE TROUVE REPUNIANT SES COURREURS QUI JETES LEUR DETRITUSSES DANS LA NATURE VOUS ME DEGOUTAIS BANDE DE PORTS....... T NE VENAIS SUR TOUS PAS ME DIRE QUE S4EST LES AUTRES VOUS ETRES TOUS RESSPONSABLE DE LA DEGRADASSION DE NOTS FORRETS VOUS ETES DES PORTS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Par SERGE 92, le 2007-04-11 10:27:01
PORT = HAVRE = REFUGE = PROTECTION
hélas pas contre le bêtise humaine cher anonyme car avant de porter des accusations blessantes il serait bien que vous appreniez le respect mais cela demande un minimum d'éducation et d'élévation de l'esprit certainement inaccessible vous qui baignez dans la fange; les personnes visées par vous propos sont des amoureux de la nature et du domaine public, ayez la délicatesse d'en prendre conscience et de mesurer la bassesse de votre attaque sans signature, la mienne vous la trouverez sur le who's

Par Fred, le 2007-04-11 10:40:12
Hehehehe c'est excellent de travailler ses abdominaux ainsi…
Ha la douceur du porc, ce havre de pet.
J'avoue, j'ai pissé deux fois contre un arbre centenaire ce jour là. Et là j'ai bien failli recommencer, faut pas écrire des trucs pareils !
ƒred

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Maison forestière des Grands Coins, c'est presque parti pour La Pépite, Brinouille et Martine, dans la brume.
Nan nan pas elles, mais il y avait encore un peu de brume dans la forêt.


Et La Pépite, plus rapide, file déjà…


… très rapide.



Ambiance encore un peu hivernale pour la végétation, avec la brume qui se lève enfin.


Brinouille et Martine très appliquées.



Allez Brinouille ça descend.


Sortie de la forêt, hameau du Mesle.


Arrêt coiffure…


Ça monte sur un chemin un peu gras par endroits


Je sais, c'est un peu dur, mais préparation marathon oblige, il y a parfois des moments pas faciles.
On en profite et on s'en souvient le jour de la course.


Promis ça ne monte presque plus…


C'est plat là…


… bientôt.


Le chevreuil ça doit bien le faire marrer de nous voir péniblement avancer à 10 km/h…


Enfin une route plate, Brinouille s'échappe.


Ha oui c'était pour faire quelques tours de manège.



Allez descends Brinouille…


… il y a la Pépite qui arrive !


Haha ça ne rigole plus maintenant !




Pas la peine de regarder ton chrono Brinouille, nous ne rattraperons jamais La Pépite.


Ha bah si, la voilà ! Elle a déjà eu le temps de visiter Poigny-la-Forêt.




C'est quand vous voulez pour repartir.


Quand vous voulez…



Si vous voulez pour le retour je porte aussi le sac.


Vous êtes ici…


"Dis Frédéric, on ne pourrait pas rentrer par des petits chemins ?"


" Des petits chemins qui montent ? Si si, bien sûr".


Brinouille et la Pépite essayant vainement d'abattre l'arbre qui cache la forêt.


"Je vais vous aider, bougez pas".


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2007-03-19 16:06:59 : Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007. - 20 photos - 26 réactions

Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007.

Il y avait beaucoup plus de monde qu'en 2006 pour cette course de 10 km autour de la Butte-Montmartre.
Le parcours avait été légèrement raccourci pour mesurer exactement 10 km. Compte-tenu de ma relativement bonne préparation au semi de Paris, de la semaine de repos qui avait suivi, j'espérais bien être en dessous de 39 min, d'autant que les pavés totalement secs s'annonçaient bien plus praticables que l'année dernière. Quoiqu'il allait falloir faire attention avec ce grand nombre de coureurs au départ, et beaucoup de touristes, dont de nombreux Ecossais pas mal imbibés venus regarder le match du tournoi des VI nations dans les cafés.

Les enfants étaient nombreux également pour leur course d'à peine 1 km, ma fille était vexée d'être battue par son petit frère, elle a même tenté un mawashigeri après la course pendant que j'avais le dos tourné.

Avant la course je discute avec Julos puis Stefun qui est venu en spectateur.
Nous sommes lâchés vers 15h40 pour un début de course tout en descente rue Cortot, ça bouscule au premier virage et ça remonte déjà rue Girardon puis rue Lepic, j'ai vaguement compté les coureurs partis devant, me voici 13e, et nous attaquons la longue descente mal pavée sur le versant sud, par les rues Gabrielle, André Bersacq et Chappe.
Avec toujours ces virage pas facile à négocier, mes pieds tapent et je n'arrive pas à accélérer.
Virage à droite à 90° en bas de la descente, je vise entre un vélo et trois Ecossais, ça paaaaaassssssse ? Oui c'est passé…
Je m'accroche rue Yvonne le Tac vers la place des Abbesses avec 4 ou 5 coureurs sur les talons, cette année nous évitons le mur de la rue Girardon pour monter par la rue Durantin et rejoindre la rue Caulaincourt.
Fin des pavés justement rue Caulaincourt, une portion de chaussé nous est réservée, ça monte régulièrement jusqu'à la bifurcation rue Lamarck.
Je n'ai aucune idée du temps de course car mon chrono est en panne, de toute façon je n'en ai pas besoin.

C'est déjà l'embranchement de la rue Lamarck où la pente s'élève brusquement et j'accélère pour tenter de larguer les coureurs derrière. C'est partiellement efficace et j'entends alors une voix céleste prononcer mon prénom. Alloooooo ? Hehe c'est JPII qui vient de me flasher. Passage du 3e km, léger répit au niveau du belvédère et petit mur pour arriver place du Tertre.
C'est le début du second tour de manège, deux coureurs me lâchent dans la descente, je n'ose pas me laisser aller. Je les reprends dans la courte et raide montée rue Girardin mais ils me lâchent à nouveau dès que ça descend. Rien à faire, ils filent inexorablement.
Un coup d'œil derrière au début de la descente, il n'y a plus personne non plus derrière moi. Au passage devant le café rue André Barsacq trois Ecossais on relevé leur kilt, dévoilant des fessiers terriblement grassouillets. "What a nightmare !" leur crié-je.
Je suis bien content que le pavé soit sec car c'est quand même plus facile que l'année dernière. Les deux coureurs devant moi sont hors de portée malgré ma grosse accélération après les Abbesses.

A nouveau le bitume bien lisse de Caulaincourt, JPII est toujours là avec ses Papesses, et je rattrape les derniers coureurs. Dernier tour de manège, je déteste cette descente rue Cortot mais je ne lâche rien, je préfère nettement quand ça monte. En guise d'apéritif je m'étais offert les 250 marches qui longent le tracé du funiculaire.

De proche en proche je reprends des coureurs ayant un tour de retard et je m'arrache dans l'ultime montée rue Lamarck, pour passer la ligne en 38'40" (15,5 km/h), vraisemblablement en 15e position, avec une bonne douzaine de secondes d'avance sur un groupe de trois coureurs qui me talonnaient depuis la fin de la descente.

Je file justement vers le bas de la rue Lamarck, je croise Julos qui arrive seul, je cherche JPII mais il a disparu, je demande au café s'ils ont vu un pape, mais il n'y personne, alors je me retape une dernière ascension de la rue Lamarck à fond.

Dix kilomètres en moins de 39 min sur ce parcours moitié en descente et moitié en montée, avec les pavés, les virages et les promeneurs, c'est pas mal. Il faudrait un jour que je pense à me préparer spécifiquement pour cette course, il va falloir que je travaille sérieusement mes descentes.

Dimanche après-midi, semi-marathon d'Antony, chouettes des côtes !

ƒred

Pour les photos merci à Stefun, à JPII et à l'inconnue des marches du Sacré-Cœur.

2007-03-13 11:45:22 : Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais en demi-teinte. - 6 photos - 35 réactions

Dimanche 11 mars 2007.
Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais
en demi-teinte.


Et bien voilà, un semi-marathon de plus.

J'en parlais avec Mielou avant le départ, je ne sais plus combien j'en ai couru, mais beaucoup moins que de marathons. À peine une quinzaine je pense. Avant 1992 cette distance n'existait pas, il y avait 20 ou 25 km, avec notamment les 25 km de Paris. Je me souviens aussi des 25 km de Namur, en Belgique, course qui partait dans la campagne avant de descendre sur les rives de la Meuse pour ensuite nous conduire sur les pentes pavées de la Citadelle de Namur. Et qu’est ce qu’on mangeait bien là bas ! J’y avais eu ma plus terrible défaillance en course lors de ma première participation en 1986.

Je ne regrette pas l'ancien parcours "Charléty" avec cette montée terrible depuis la Pte de Bercy vers Pte d'Italie, en plus c'était moche, et les toboggans Pte d’Italie et poterne des Peupliers ensuite, quelle horreur. Bref l'ancien parcours n'était pas propice à une performance en plus j'y participais plutôt en préparation marathon donc sans oser me lâcher et sans préparation semi spécifique.
Et puis en 2004, nouveau parcours, imposé par les travaux du tramway sur les boulevards des maréchaux, enfin un parcours très roulant et très agréable, même si l'arrivée sur la piste de Charléty donnait un aspect "compétition" à la fin de course.
Cette année n'ayant pas de préparation marathon à effectuer, et après mon temps de 1h15min aux 20 km de Paris je m'étais dit que j'allais tenter de courir le semi à la même allure pour tenter d'améliorer mon record sur la distance (1h19min).

Je n'ai quand même pas pu me préparer aussi sérieusement que je l'aurais souhaité, un peu par paresse parfois "on verra demain", "là j'allège", mais globalement j'avais le même volume d'entraînement que pour les 20 km de Paris. Il y a certes 1,1 km de plus à courir mais ça devait être faisable. Et puis la grippe s'est invitée mardi matin, j'ai eu de la fièvre jusqu'au vendredi après-midi avec des pointes à 40°C. Au moins étais-je reposé car j'avais globalement beaucoup dormi malgré des horaires bizarres, réveillé en pleine nuit notamment. Le court trajet à vélo vendredi après-midi pour aller chercher les dossards m'avait semblé bien long, je voyais des côtes partout.
Un petit test samedi matin aux Buttes-Chaumont me le confirmait, j'avais les jambes "bizarres", ajouté au nez bouché. Pendant quelques heures j'étais perplexe sur mon programme du dimanche matin :
- aller encourager et faire des photos
- courir avec Brinouille
- courir au rythme initialement prévu
L'esprit de compétition l'a finalement emporté, de toute façon même si je coince la distance n'est pas monstrueuse, ce n’est pas un marathon, donc je me débrouillerai pour terminer.

Baltha m'avait dit, je ne me rappelle plus des termes exacts, que sur 20 km ou semi j'avais une sorte de "mémoire" de l'allure quasi automatique. Mouais, faut quand même que je sois en forme pour être régulier à 16 km/h pendant 1h19 min.
Après un samedi de loir, c’est-à-dire passé à dormir, une bonne nuit réparatrice j'étais en nettement meilleure forme dimanche matin, d'ailleurs réveillé spontanément à 6h20. En plus de ça il va faire beau, chouette.
Petit éveil musculaire à vélo d'à peine 20 minutes pour rejoindre l'esplanade, ça caille quand même à 8 heures du matin.
Retrouvailles avec Baltha et Brinouille, puis rendez-vous au café où Eric 8 nous explique qu'il faisait moins zéro (sic) tôt ce matin.
Je pars m'échauffer avec les fusées Orange, Enzo, Pascal, Philou, NicoPSA.
Entrée dans le sas vers 9h45, je retrouve Jipé pas revu depuis le marathon de la Rochelle, Mielou, BM, Sedef, Jonk, Jgab.
F@bien est devant, il a un dossard élite l'animal.

Double coup de feu à 10h pile. Je crie "Faux départ !" à Mielou, mais tu parles, il fonce ! Ils sont environ 20.000 à pousser derrière alors je file, ça bouscule moins qu'en 2006, il faut dire que nous sommes en première ligne du sas, ça aide un peu. Nico, Phiou et Enzo filent, suivis par Jipé, bon vent les gars. J'ai l'impression d’être parti trop vite, je rate le repère du 1er km, je pense être vers 3'40" au km, un peu rapide quand même. Confirmation au virage Pte Dorée, passage au second kilomètre en 7'10". Mielou me dépasse, je le laisse filer.
Légère montée boulevard Soult vers la Pte de Vincennes et au 3e km je suis enfin dans le rythme espéré, 3'43". J'ai quelques secondes d'avance. C'est déjà le cours de Vincennes, c'est hyper fluide, nous sommes en file indienne, Pascal m'a dépassé et c'est la place de la Nation, 5e km et le premier ravitaillement que je laisse de côté.
Je suis passé au 4e km en 14'45" (15' prévu), finalement ça ne va pas mal, mais j'ai du mal à allonger la foulée dans ce faux plat favorable Faubourg St-Antoine, faux-plat plutôt défavorable ensuite juste avant d'arriver à Bastille, ou l'Ange sur sa colonne me donne des ailes. Je suis toujours à 3'45" au km, Rafale Marine me dépasse comme un avion au début de la rue St-Antoine. Puis c'est la triathlète Anne Valéro, dossard 114, qui me dépasse, je la connais alors nous échangeons quelques mots. Elle est toute fine et elle a une sacrée foulée. Il y avait du monde au passage à Bastille, et au début de la rue de Rivoli après St-Paul. Je choisis le côté ombragé de la chaussée, il fait bon finalement.

BHV, Hôtel de Ville, Tour St-Jacques, demi-tour pour revenir face à l'Hôtel de Ville et filer sur les quais. J'ai l'impression de coincer un peu, je crache toutes les 30 secondes quasiment depuis le début de la course, j'ai le nez bouché et toujours ces jambes "bizarres".
Boulevard Henri IV, là je sais que j'ai ralenti depuis au moins 500 m, nous n'avons pas encore passé la mi-course, beuhhhhh…

"Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu".
"Il" arrive, Baltha me rattrape, il respire, il est vivant.
Salut à Pepito au second passage à Bastille, 10e km passé en 37'35", je sais que c'est cuit pour 1h19' car la seconde partie est moins roulante. Un coureur s'inquiète pour Baltha, j'explique que c'est normal. Le gars a l'air perplexe quand même…
Des gens nous appellent au début de la rue de Lyon, je ne sais pas qui c'était. Puis au début de la légère mais régulière montée av. Daumesnil entre la mairie et la place je coince totalement, 4' au km. Baltha file devant, la descente rue Taine ne me permet pas d'accélérer, Baltha est devant à 20 mètres, j'ai envie de l'appeler mais pourquoi faire ? Chacun son rythme, ça remonte rue de Charenton, j'aime les côtes mais c'est toujours 4' au km hélas. J'ai bouffé toute ma marge, et même plus. Baltha coince un peu, il me suit sur les pavés Pte de Charenton en direction du bois, j'ai repris un meilleur rythme, 3'45" sur le kilomètre suivant et je rattrape Anne Valéro qui prend ma foulée. Je n'entends plus Baltha, c'est qu'il est loin. Il fait vraiment bon au soleil alors que ça monte légèrement sur ce long faux plat usant.
16e km passé en un peu plus de 1h01', ça va faire du 1h21'20" environ je pense.

Je sens quand même que je cours par à coups car Anne fait l'élastique derrière moi. Une coureuse féminine nous rattrape et nous lâche inexorablement. Dossard 111, Anne Berteloot catégorie "Espoir". Pour moi l'espoir s'appelle la route du pesage, la descente qui suit le plateau de Gravelle. J'ai cessé de surveiller le chrono, juste ne rien lâcher et avancer, courir, progresser.
La descente est là, mais comme dans la rue Taine je suis incapable d'accélérer. Nous passons là chaque dimanche et j'adore cet endroit, mais pas ce matin.

18e km, puis le virage à droite et cette longue ligne de l’hippodrome avec au bout les photographes. Je suis flashé à trois reprises mais certainement pas pour excès de vitesse. C'est à nouveau 4' au km, 15 km/h. Fait ch… Et je crache de plus rebelle.
Rond-point Mortemart, 19e km, et cette ligne droite de pile 2000 m, plus 100 m encore après le petit crochet à l’entrée de l’esplanade.

Alors là il faut débrancher le cerveau et oublier ces jambes récalcitrantes, ce souffle désormais trop court et ce nez bouché. Je cours par à coups, petit à petit je distingue le château, puis l'esplanade, léger crochet à gauche, je vois le chrono officiel qui affiche 1h21'30", encore quelques dizaines de mètres et je passe la ligne en 1h21'45" à mon chrono, bien content que ce soit terminé.

Je retrouve F@bien Enzo, Nico PSA, Philou, Jipé, Sedef arrivé moins de 30 secondes derrière moi, il a dû finir très fort, puis Baltha, Jgab, nous discutons au soleil.

Passant au 10e km en 37'35", soit 3'45" au km (16 km/h) je perds beaucoup de temps sur les 11,1 km suivants courus en 44'10" soit un peu plus de 15 km/h (3'58"au km), notamment dans le secteur 11e -13e km puis entre le 18e km et l'arrivée, mais ça, je m'y attendais un peu. En fait je pensais que je coincerai brusquement au 15e-16e km, finalement ça s'est fait en deux temps avec quand même une amélioration entre les 13e et 18e km.

Que serait il arrivé si j'étais parti un peu moins vite ? Je n'en ai aucune idée, j'avais tellement peu de sensations que ce fut parfois bizarre, par moments j'avais l'impression de ne pas avancer alors que j'étais en 3'50" au km.
Mais franchement, même si je n'avais pas été malade au début de la semaine et si j'avais pu respirer normalement et avoir mes jambes habituelles je crois que j'aurais un peu coincé pour arriver en 1h19'.

Ce n'est pas bien grave, il y aura d'autres courses, d'autres semis, et dès dimanche prochain à Antony.
Départ à 14h30, un horaire inhabituel pour moi.
Grasse matinée en tout cas, chouette !

ƒred

Merci à Jérôme (bon rétablissement !), à J-L et à Pépito (je viens d'apprendre que tu es blessé…) pour les photos.

2007-02-10 12:55:18 : Course de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont, samedi 10 février 2007 - 12 photos - 25 réactions

Quelques images de cette course où participaient Julos en solo sur 12 km, Caro et Sedef, La Pépite et Enzo en couple mixte sur 8 km.
La déluge nocture a cessé vers 7 heures ce matin mais c'était tout de même bien glissant notamment dans le virage en épingle au début de la descente.
La Pépite et Enzo vainqueurs en couple mixte en 34'54", Caro et Sedef terminent seconds en 36'54".

ƒred

2007-02-05 16:03:38 : Foulées de Vincennes, dimanche 4 février 2007. Les podiums sont féminins. - 12 photos - 25 réactions

Podium, mot féminin d'origine Vincennue.
De "podo", pied servant à courir, et "-um", heu... on s'en fiche.

Félicitations à MarieL qui gagne les 10 km en pulvérisant son record, à La Pépite que j'ai vu après l'arrivée et qui ne croyait pas à cette troisième place sur le podium. Les 40 minutes ne sont vraiment pas loin.
Sur les 10 km également, Caro termine seconde V2.
Malheureusement je n'ai pas pu rester pour assister à ces remises de prix.

Et seconde place V2 pour Martine sur les 5 km disputés en début de matinée.
Quel dommage que tu aies tes journées de "cinglée" du samedi qui ne te permettent pas dêtre convenablement reposée le dimanche matin, sur des distances très courtes c'est encore plus important, il faut être en action immédiatement. Alors pas de regrets, même si j'en ai eu pour toi à l'arrivée, la coureuse qui nous largue vers la mi-course allait trop vite de toute façon.
Par contre tes micro-arrêts sur ce type de distance extrêmement courte restent pour moi une énigme, j'ai l'impression que tu disjonctes et qu'il faut que je te relance.
Il va falloir agrandir ta mezzanine pour tes coupes.
Allez début de ta préparation marathon maintenant, interrogation écrite très prochainement…

Frédéric

2007-01-21 23:23:02 : Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle. Elément terre. - 40 photos - 35 réactions

Dimanche 21 janvier 2007. Ice trail en forêt de Carnelle.
Elément terre.

La forêt de Carnelle se trouve au nord de celle de Montmorency, aux confins du Val d'Oise et de l'Oise. Le terrain y est accidenté, on y trouve d'ailleurs un des points culminants d'île de France avec 210 mètres.
Compte tenu de la relative douceur et des fortes pluies des jours précédents ce sera plutôt un " slushy trail " qu'un ice trail.

Nous retrouvons les Caloux, Madame va courir les 30 km, et Monsieur s'alignera sur les 15 km pour sa première course après ses problèmes de genou. Nous faisons la connaissance de Jean-Luc I et de Picsou que nous retrouverons un peu plus loin en course.

Quinze minutes après le départ de la course de 30 km, les coureurs des 15 kilomètres sont à leur tour lâchés dans la descente. Premier virage à droite dans un chemin très étroit en descente et ça coince, nous piétinons un peu.
Les deux premiers kilomètres sont un peu scabreux, il y a vraiment beaucoup de monde. Peu à peu chacun trouve son rythme et il devient plus facile d'évoluer à sa propre allure. Le terrain est vraiment glissant, voire très gras, avec des descentes ravinées, des passages en dévers où on peine à trouver son équilibre. Le cheminement et le terrain où nous évoluons sont tout de même plus faciles que pour l'Indian race. Picsou nous accompagne un moment, au gré des descentes et des montées il est alternativement devant ou derrière, puis définitivement devant.

Le temps est superbe, le soleil brille généreusement, et il fait frais mais nous ne le ressentons pas vraiment. Certaines montées sont tellement glissantes qu'il est quasiment impossible d'y courir, je joue très souvent au remorqueur.
Nous courons essentiellement en sous-bois, avec quelques échappées sur un plateau d'où nous découvrons la campagne environnante qui est assez vallonnée. Chouette endroit à moins de 30 kilomètres de Paris.
J'ai pris mon Forerunner pour avoir une idée de la distance parcourue, il y a parfois des informations bizarres : 27 km/h en montée ! Zéro km/h dans une belle descente où nous sommes au moins à 14 km/h. Sur certains minuscules sentiers à peine tracés il faut se frayer un chemin en se protégeant le visage avec les avants-bras pour écarter les branches des arbustes qui cinglent le visage et les jambes. Nous sommes totalement cinglés par moments.

Plus loin c'est une succession de troncs d'arbres en travers du chemin qui nous transforment en franchisseurs d'obstacles. Je découvre que Martine est un vériable cabri dans les descentes, elle se lâche sans hésiter elle qui en général ne lâche jamais rien en course.
Les kilomètres s'accumulent, les glissades également, quoique même pas tombé ce matin, nous profitons de quelques chemins très roulants pour accélérer, puis après un ultime mur très graaaaaaaas c'est enfin une belle descente sur une route où Martine en profite pour s'envoler. Nous passons la ligne en 1h40'. Mon Forerunner indique 14900 m, un autre coureur avec un modèle plus évolué (305) a 14950 mètres.
Monsieur Calou arrive une dizaine de minutes après nous, lui aussi avec un grand sourire sur le visage.
Je ne ne peux malheureusement pas attendre Madame Calou qui court les 30 km, pas facile sur ce terrain très accidenté et très boueux de courir pendant 3 heures ou un peu plus, alors félicitations à toi.
Il faudra que nous venions faire une longue balade dans votre forêt de Montmorency un de ces jours prochains.

ƒred

Le coureur qui a eu un malaise à la fin des 30 km et qui a été assisté par Calou et un autre coureur est malheureusement décédé.

Information donnée lundi soir sur le site de l'organisation :
http://www.action-raid.com

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