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2007-04-15 21:10:46 : Marathon de Paris 2007, 17 km de course.

Dimanche 15 avril.
Marathon de Paris 2007, 17 km de course.


Tout avait bien commencé samedi soir à table, avant de nous retrouver dimanche matin au départ du marathon.

J'avais dit à Brinouille de ne pas partir trop vite, et la connaissant bien, la sachant un peu fougueuse au départ
des courses, je lui avais proposé de rester avec moi
jusqu'au 6e km, place de la Bastille.

Hormis quelques accélérations involontaires elle est resté à mes côtés avant de disparaître dans le flot des coureurs du côté du Faubourg St-Antoine. Duduche l'attend vers le 15e km pour effectuer sa sortie longue de préparation du marathon de Sénart le 1er mai.

Je commence alors à m'inquiéter sérieusement pour Martine qui n'a pas de bonnes sensations, nous courons depuis plus de trente minutes et ce n'est pas bon signe. Premier arrêt de quelques dizaines de secondes cours de Vincennes au 9e km, le temps file, nous sommes partis volontairement lentement et déjà l'objectif de 3h48 est cuit.

Nouvel arrêt vers le zoo de Vincennes, Martine n'a pas de jambes, c'est vraiment le jour "sans". J'envisage mal la suite de la course, je sais pertinemment que si on n'est pas en forme après une heure de course ça ne va pas aller soudainement mieux. Sous les frondaisons du bois de Vincennes l'allure se fait plus chaotique. Je suggère une première fois à Martine qu'il faut arrêter mais elle repart. Je me dis que nous pourrons aller jusqu'au semi peut-être.

Hélas la petite montée de l'hippodrome de Vincennes va l'achever.
"Allez on rentre" murmuré-je avant de traverser la route pour retrouver Squirel sur le plateau de Gravelle. Elle semble surprise de nous voir nous arrêter. Je retire nos deux dossards, je prends conscience que c'est l'arrêt définitif. En étant en 1h40min au 17e km je sais que la fin de la course risque d'être un long calvaire, inutile d'aller se faire mal aux jambes et au mental.

Squirel nous raccompagne jusque vers Joinville, poussant même la gentillesse jusqu'à aller chez elle nous donner quelques pièces pour rentrer à Paris. Il faut même sprinter car le train rentre en gare, montée des escaliers quatre à quatre.

Duduche m'a appelé pour m'annoncer que Brinouille a dépassé le semi, je lui apprends la mauvaise nouvelle.
Bien qu'en plein effort Brinouille rappelle quelques mintues plus tard pour réconforter Martine.

Quarante minutes plus tard nous sommes dans la zone d'arrivée, pour rendre nos pupuces et récupérer mon sac.
Je vois Jipé qui est arrivé en 2h48min, super perf.

Les ballons 3 heures arrivent, nous nous plaçons vers le km 41,8 pour asister à l'arrivée des coureurs. J'ai appelé Enzo qui est à vélo vers le 40e km, il n'a pas de nouvelles de la Pépite. Apparemment Jibé est passé en un peu moins de 3 heures. Les ballons 3h15 passent, j'aperçois enfin la Pépite qui n'a plus d'énergie. Elle a dû en chier dans le final pas facile.
Il fait vraiment chaud au soleil.

Duduche m'a appelé, il arrête car l'effort est trop intense pour sa préparation marathon, Brinouille continue seule après le 35e km. Je décide de repartir à contresens pour finir avec elle. J'aperçois JGab qui finit à l'énergie, puis Narbé et la baronne (elle a tout couru ? elle est toute pimpante).

Je m'arrache les yeux pour ne pas rater Brinouille, je cours comme un fou à contresens, enfin sur le trottoir quand même. Un coureur m'appelle mais j'ignore qui c'est. J'ai dépassé la marque du 38e km, j'espère que je n'ai pas raté Brinouille.

Je décide de m'arrêter au km 37,8 ce sera plus facile pour la guetter. Pierrot arrive, je lui trouve le visage défait, les traits tirés. Brinouille passe 30 secondes après, elle est concentrée. Je lui passe ce qu'il reste de ma bouteille, il n'y avait plus beaucoup d'eau sur la table du 40e km. Je lui asperge la nuque, les épaules, la tête. Je l'estime en un peu moins de 3h50 à l'arrivée.

Tiens Jog est là également, c'est étonnant de se retrouver ainsi. Nous dépassons Pierrot qui termine difficilement. Brinouille a une super allure, elle n'arrête pas de dépasser,
ça doit faire du bien au mental.
40e km, je réussis à trouver une bouteille qui va être rapidement vidée.
Allez Brinouille maintenant c'est le final, te voici dans les quadras kilomètres, il ne peut plus rien t'arriver. Elle accélère avant de ralentir un peu plus loin, les muscles des cuisses douloureux, elle est à bloc.
L'ambulance des pompiers vient de s'arrêter, un coureur est effondré sur le trottoir.

C'est l'arche verte du 41e km, plus qu'un kilomètre… et 200 mètres. Il y a de plus en plus de spectateurs, Duduche qui a coupé dans le bois se joint à moi pour les derniers hectomètres puis je me place à gauche pour m'arrêter avant le rond-point de la Pte Dauphine, regardant Brinouille filer vers l'arrivée de son tout premier marathon.

"Moins de 3h50, moins de 3h50, moins de 3h50…".

J'évite la zone d'arrivée qui est maintenant noire de monde et je file au café.
Brinouille y arrive quelques minutes plus tard, la démarche un peu raidie.
Depuis sa présence à mes côtés pendant 75 km lors les 100 km du Morvan en juillet dernier je lui dois au moins une dizaine de massages. Hormis une ampoule sur un orteil elle a les pieds en parfait état et les jambes assez souples finalement, enfin vu de l'extérieur.
Brinouille je suis très fier de toi et de ta fin de course, bravo !
Martine je suis déçu pour toi, mais pas déçu par toi, tu as bien mené ta préparation, ce fut le jour "sans" qui tombe très mal le matin de la course.
Sincèrement vu ton manque d'énergie je ne regrette pas de t'avoir suggéré par deux fois d'arrêter, même si ce fut douloureux pour toi.

Allez, on rentre, c'est fini.
Brinouille, un peu de repos et de récupération quand même.

ƒred

Les réactions

Par krusti, le 2007-04-15 21:16:15

Sur la première photo, l'huile d'Olive semble une huile entrée de gamme. Je suis vert. Je file en parler à Enzo.

Par ƒred, le 2007-04-15 21:18:03
C'était de l'huile de massage.
ƒred

Par grosours, le 2007-04-15 21:26:40
juste pour ajouter une fleur au bouquet de louange mérité que tu recueille sur ce site , je voulais te dire que te lire, lire les programmes que tu fais pour les coureurs quand on est un peu éloigné de la CAP pour cause d'emploi du temps ou de potnetiel limité. eh ben ca motive et ca aide vraiment , l'histoire de ta préparation pour Brinouille que j'ai lu comme ci comme c'était un beau feuilleton.
Ce soit je suis frais comme jamais depuis que je fais des marathons et je sais que le dois en partie à l'esprit qui régne sur ce forum et qu'en tant que pilier tu fais souffler un peu partout.

bravo et merci.

( un peu cirage de pompe mais bon sur des nike , mizuno ou autre c'est forcément voyant ) .

le plantigrade qui kiffe un max en te lisant et suivant les exploits de tes poulains( iches)

Par roman1982, le 2007-04-15 21:30:30
Salut Fred ,
on dit que la CAp est un sport individuel , vosu avez démontré la solidarité dans l'effort physique et la souffrance des uns ! Bravo !
J'ai moins d'expérience que toi , mais je suis pas certain que durant les 10 premiers kms si on n'est pas bien , la course est déjà faite d'avance , il faut y croire , et chercher toutes les solutions , quitte à stopper , s'étirer peut être boire ... pour mieux relancer la machine , serrer les dents , et espérer . Bien sûr y a des moments où quoiqu'il arrive il n'y a plus rien à faire . Je dis ça car c'est ce qui m'est arrivé ce matin des jambes de bétons jusuq'au 10ème , départ sans échauffement , mes jambes sont revenues après le 2ème ravito .

Donc c'est bien toi que j'ai croisé dans l'autres sens de la course qui portait de l'eau à Brinouille , bravo , très beau geste !
@++

Par ƒred, le 2007-04-15 21:32:29
Gros Ours, je conseille ou j'accompagne, mais ce sont toujours les coureurs/coureuses qui font l'effort.
Et malheureusement lorsque ça coince je suis bien désemparé.
ƒred

Par JGab, le 2007-04-15 21:34:10
Dommage pour Martine ce n'était pas le jour pour avoir un jour sans, les conditions étant très particulières.
Comme tu l'as si bien dit j'ai terminé à l'énergie, mais comme beaucoup et comme Brinouille qui a fait une belle fin de course

Bonne récup
Jean Gab

Par ƒred, le 2007-04-15 21:36:14
Roman, non là c'était cuit pour Martine, si elle avait pu ou voulu elle aurait continué, je n'ai fait qu'ouvrir la porte de sortie qu'elle n'osait pas franchie seule. On ne peut pas savoir ce qui serait passé si elle avait continué. Enfin si, long calvaire j'en suis certain, et elle aussi.
Brinouille je lui dois au moins un marathon complet compte tenu de ce qu'elle a fait à mes côtés sur les 100 km.
ƒred

Par ƒred, le 2007-04-15 21:38:20
Salut JGab, ravi de t'avoir revu.
Pas de souci de récupération pour moi, j'ai finalement couru 21 km en deux parties, 17 plus 4, avec 4 supplémentaires pour rejoindre Brinouille c'est vrai, mais je lui en fait cadeau…
ƒred

Par roman1982, le 2007-04-15 21:42:29
@Fred : je parlais pas de Martine en particulier , mais en général , on peut être sur de rien . Tu as eu raison de lui dire d'abandonner , courir avec autant de souffrance , n'aurait pas été bon pour la suite de toute façon , et physiquement même avec toute la volonté qu'on peut , un corps reste fait de chair et de sang .
C'est vraiment bien ce que tu as fait pour Brinouille et pour d'autres chapeau !

Par Brinouille, le 2007-04-15 21:44:43
Ce furent de sacrés bons moment.
et j'ai adoré l'euphorie du départ avec Martine...Dommage pour le jour sans. On en a tous des jours sans et il n'y a pas grand chose à faire à part relativiser, mais le jour du marathon, avec toute la prépa derrière c'est dur.

Par floflo, le 2007-04-15 21:49:26
Martine : ce n'est pas une défaite, mais une bonne décision, qu'un des meilleurs a pris aujourd'hui aussi. S'arrêter pour ne pas s'abîmer plus (pas d'intérêt).
Qui peut aussi amener à réfléchir sur le pourquoi. Il y a des jours avec, des jours sans, et ça on ne choisit pas.. Des fois on donne trop à l'entraînement, tout même, et plus rien à donner le jour J. D'autant plus qu'il fait concilier tout ça avec le boulot, et tout le reste..
Dans tout les cas, tu retrouveras le profit de tout ce travail dès que tu auras récupéré de ce mauvais jour.

Et puis tu vois, moi, j'aurai bien aimé être en 1h40 au 17ème :-)))
Tout est relatif..

Brinouille, course bien gérée, chapeau, en plus avec la température.. pfff

Bises
Flo

Par Narbé, le 2007-04-15 21:57:11
Merci Fred pour ces photos qui prouvent bien que je n'étais pas stressé ...

Par Squirel, le 2007-04-15 21:58:48
Un seul mot Brinouille : Magnifik !
Toute fraîche et souriante au 17ième km ...Désolée je ne vous ai pas vu passer avec Duduche mais tu as su te faufiler pour récupérer l'or liquide!
Objectif atteint Brinouille !;-))
Je n'ai plus qu'à suivre ce bel exemple de force !

Merci Fred pour ces belles photos.
J'aurai préféré vous accompagner jusqu'à la ligne d'arrivée plutôt qu'à la gare! Mais c'est aussi une marque de courage d'abandonner

Par SERGE92, le 2007-04-15 22:01:00
Tu embrasses Martine pour nous et nous sommes déçus pour elle de cette journée sans, mais qu'elle se souvienne de tous ces moments d'exaltation durant sa préparation qui lui permettront de rebondir plus vite, bravo coach!

Par Narbé, le 2007-04-15 22:06:01
A Martine : dommage ce jour sans qui avait pourtant bien commencé; avoue le, c'est pour ne pas me redoubler à nouveau sur la fin et me faire de la peine que tu as abandonné ?
A Brinouille : félicitations pour ta course !

Par Martine, le 2007-04-15 22:26:01
Bravo ma petite Brinouille, je suis très heureuse pour toi. Frédéric, je te remercie pour ta présence et tes conseils pendant cette prépa. Je n'ai pas été à la hauteur, mais peut être la prochaine fois!!!
Merci Squirel pour ta gentillesse, merci mille fois.
J'aime courir, j'aime la compétition, alors je ne renonce pas....
Bises
martine

Par Marlène, le 2007-04-15 22:37:49
Bises Martine.

Par PARISI, le 2007-04-15 22:42:52
Merci FRED !!
Ce soir j'ai le blues car je n'ai pas pu aller au RV du matin , ni mème y aller plus tard et ça me contrarie mais je viens de lire ton CR et regarder les photos et ça m'a bien rebooster !!!

Je suis désolé pour Martine et Gavroche et pour Enzo aussi mais comme tu le leur a dit toi mème , il fallait faire preuve de sagesse et c'est ce qu'elles ( il ) ont fait !!

Je suis très heureux pour Brinouille !!

Parisi

Par gavroche, le 2007-04-15 23:06:13
oh martine faut jamais dire jen'ai pas été à la hauteur, cen'est pas ta faute, cela prouve que le marathon reste une course exigeante et c'est cela qui enfait une course si mythique même avec un entrainement au top, on peut ne pas y arriver, je suis sure que ce n'est que partie remise.
bravo à brinouille, c'est sur que les encouragements ça booste, et tu as l'air encore bien vaillante dans le dernier kilo.
et mention très bien à fred pour le coaching, l'accompagnement , la logistique et les photos.

Par Emma Peel, le 2007-04-15 23:31:48
Martine, tu as perdu une bataille. Pas la guerre:-) Et tu sais ce que tu vaux déjà. Depuis longtemps. Bises*

Brinouille : bravo. Tu le sais aussi !

Par riri, le 2007-04-16 07:38:08
Martine

l'essentiel est ailleurs et bravo tout de même pour le sérieux de ta prépa ..

GROS BISOUS
tu vas revenir encore plus forte

Par mielou, le 2007-04-16 09:00:03
les lendemains de marathons sont toujours étranges
on ne sait jamais quels sentiments éprouver
même si les objectifs ne sont pas toujours à la hauteur espérée
tu as fait ton devoir fred
d'ailleurs, je me demande ce que tu fais pour 2008
comme je n'aime pas le MDP, je chercherais bien un compétiteur dans ton style pour m'emmener en...disons 02h52 pour la prochaine édition
bon d'accord
je ne suis pas très féminine et je suis pas un spécialiste du massage
mais si ton prix n'est pas trop élevé...

amicalement

Par ƒred, le 2007-04-16 09:11:59
Mielou tu dis ça et puis tu vas me faire le coup du semi de Paris tiens..
ƒred

Par Sedef, le 2007-04-16 09:25:10
Scénario cauchemar pour Martine qui saura rebondir, j'en suis persuadé.
Et pour toi aussi Fred car ce ne fut sans doute pas facile de l'inciter à s'arrêter.
Mais c'était la seule solution pour ne pas être dégoutée à jamais du marathon.
Un autre à l'automne, peut-être ?

Par Phox, le 2007-04-16 09:49:59
Salut Fred,
Ravi de t'avoir rencontré brièvement au départ et d'avoir pu échanger quelques mots, sincèrement désolé pour Martine que j'ai également rencontré avec beaucoup de plaisir ... c'était la bonne solution hier ! et il y aura tant d'autres jolies courses ....
@ +
Phox

Par La Pépite, le 2007-04-16 13:36:51
Beau CR Fred : juste, et ponctué comme à chaque fois de belles photos. Suis ravie que Brinouille ai pu profiter de ton soutien , sur les derniers Km, je sais combien cela est énorme.
Bravo Brinouille : une vrai championne, avec la volonté ,la ténacité qu'il faut pour gérer ce marathon difficile de main de maître.
Martine : comme Gavroche, je t'interdis de dire que tu n'as pas été à la hauteur. Rien à voir avec cela. Ce marathon, nous l'attendions tous comme une belle fête que nous avons studieusement préparée, et puis il y a eu l'ingrédient imprévu, l'invité de trop qui fait que la sauce ne prend pas... on ne peut rien y faire .. tu es très courageuse d'avoir su arrêter au bon moment , pas la peine de s'entêter pour s'abîmer, il n'en ressort jamais rien de positif. Prends le temps de digérer cette amère pilule ... et repars de plus belle, pour ton plaisir et tout ce que t'apporte la CAP . je t'embrasse ma Grande ;-))

Par Poussintx, le 2007-04-16 16:16:19
Martine, tu as ete a la hauteur bien sur !!! Mais c'etait un jour sans c'est tout. :) Bisous de reconfort.
Brinouille, bravo pour ton premier marathon, je vais aller lire ton CR.
Bravo au coach aussi au fait ! :)
Je vous dis rdv pour le marathon de Paris en 2010 ? :)

Par Martine, le 2007-04-16 16:44:40
Merci à tous pour vos mots de réconfort. Aujourd'hui, je relativise, je digère, j'analyse et je pense recommencer l'expérience...en automne. La chaleur est vraiment mon ennemie. J'ai vu mon kiné qui m'a expliquéque lejour sans était en grande partie du à la chaleur. J'avais de mauvaises jambes depuis 8 jours, début de la chaleur. Changement trop brusque pour mon corps de bretonne qui n'aime pas la chaleur à Paris.
Bises
Martine

Par cyrille, le 2007-04-16 17:40:00
c 'est dommage mais ca arrive meme au meilleur coureurs @ ++

Par jog, le 2007-04-16 17:45:00
Eh ben!!! j'ai vraiment l'air de ne pas être à l'aise sur ces photos.
Merçi Fred .
Amicalement.

Par , le 2007-04-16 21:54:25
s'est mignon chez vous les filles!!!!!!!!!!

Par Lucho, le 2007-04-21 03:16:16
Salut Fred et Martine,
dommage pour votre arrêt en cours de route, mais je pense que la décision de Fred était juste...
Bravo quand même.
Je ne cours plus depuis juin 2006, mais je me suis inscrit au semi marathon de Beckerich le 1er mai 2007, entraînement : 1h de vélo cette semaine et 14 heures autour du fourneau cette année. On verra bien...
Fred, j'ai la Chimay bleue dans mon assortiment ;-))
Bisous à tous,
Lucho.
ps : le resto marche du tonnerre, même cet hiver.

Par Lucho, le 2007-04-21 09:37:30
Salut Fred et Martine,
dommage pour votre arrêt en cours de route, mais je pense que la décision de Fred était juste...
Bravo quand même.
Je ne cours plus depuis juin 2006, mais je me suis inscrit au semi marathon de Beckerich le 1er mai 2007, entraînement : 1h de vélo cette semaine et 14 heures autour du fourneau cette année. On verra bien...
Fred, j'ai la Chimay bleue dans mon assortiment ;-))
Bisous à tous,
Lucho.
ps : le resto marche du tonnerre, même cet hiver.

Par ƒred, le 2007-04-22 08:31:03
Salut Lucho,
Ca fait plaisir d'avoir de tes nouvelles. Il faudra penser à aller dans l'est prochainement...
Bien à toi.
ƒred

Par cyrille, le 2007-04-23 16:24:53
comment ca se passe quand on arrete en pleine course il y a des navettes pour ramener les courreurs? , on doit prevenir l' organisation? on apparait pas au classement fianl non plus? @ +

Par Fred, le 2007-04-24 11:57:11
A l'arrière de la course il y a un autobus qui peut prendre en charge les coureurs défaillants pour les ramener à l'arrivée.
Il n'y a personne à prévenir en particulier et on n'apparaît évidemment pas dans le classement final.
ƒred

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Samedi soir, elles se tiennent bien à table.


Dimanche matin.
Taxi !


Grouille Brinouille ! On a un marathon à courir.


A qui appartient ce camping car ?
Fonctionnerait il avec un moteur à air comprimé ?


Thyo fait bandage à part.


Narbé.


Brinouille et ses tatouages.


Hilares.


C'est parti…


…sous le soleil de Mexico, Mexicooooooooooooooo !


Descente des Champs-Elysées.


La place de la Concorde et l'hôtel Crillon.


En vue du 10e km, avec déjà du retard sur l'objectif de 3h48.


La Tour-Eiffel déplacée porte Dorée.



Jipé peu après son arrivée en 2h48.


La zone d'arrivée, vers 2h50 de course.
C'est calme.


La Pépite à 400 mètres de l'arrivée.


Je retrouve Brinouille vers le km 37,8.


Avec Jog juste à côté.


Courir et sourire.


L'arche du 41e km.


Jog


Brinouille à moins de 400 mètres de la ligne.
"Moins de 3h 50, moins de 3h50 !"


Duduche, la puce à l'oreille.


Ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?


Avec Brinouille vers le 40e km.


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2007-04-13 19:12:03 : Le huitième mile... - 168 photos - 18 réactions

Le huitième mile...

Le huitième mile est bien marqué, peu après l'esplanade du château.
Par contre quelque chose m'inquiète. La ligne bleue s'interrompt sur plus de trois mètres, que faut il faire ? Cloche-pied ? Pieds joints ?
Par ailleurs comme vous pouvez le constater sur les photos, il ne fait absolument pas chaud.
Nous avons vu Squirel en train de repérer les lieux pour bien se placer dimanche sur les hauteurs du plateau de Gravelle, près du point d'eau.

Bon marathon !

ƒred

2007-04-08 22:08:31 : Dimanche 8 avril 2007. Cétait leur dernière séance - 11 photos - 31 réactions

Dimanche 8 avril 2007.
Cétait leur dernière séance.
On achève bien les préparations marathon
.

Samedi soir pour Brinouille, et dimanche matin pour Martine et Pierrot, ce fut la dernière sortie relativement longue avant le marathon de Paris.
Super météo printannière dans un bois de Vincennes très peu fréquenté.

Pour Pierrot cette course sera également une préparation pour les 100 km de Chavagnes un mois plus tard, donc une étape plus qu'un but, en vieil habitué des marathons je sais qu'il va courir sans difficulté.
Nan nan Pierrot je n'ai pas dit que tu étais vieux hein !

Pour Brinouille ce sera son premier marathon, et si j'en juge par la façon dont elle a bien encaissé sa préparation, je pense qu'elle n'aura pas trop de souci pour bien réussir sa course.

Martine disputera son second marathon, pour elle également ce fut une préparation aux petits oignons, avec largement autant de volume que l'année dernière, mais avec plus de qualité. Et là aussi je ne suis pas inquiet sur l'objectif qui est de… Je ne sais plus, nous verrons bien dimanche matin. Je sais, je sais, on n'en parle pas ! Comme l'année dernière je te glisse l'enveloppe prédictive dans ton sac, à découvrir à l'arrivée.

Ça me fait penser que je n'ai rien préparé du tout pour mon 28e marathon, alors je copierai sur ma voisine.

Bon marathon !

ƒrédéric

2007-04-03 16:28:58 : Dimanche 1er avril 2007, longue balade en forêt de Rambouillet. - 37 photos - 31 réactions

Dimanche 1er avril 2007, longue balade en forêt de Rambouillet.

A deux semaines du marathon de Paris, voici la dernière très longue sortie.
Nous décidons d'aller courir en forêt de Rambouillet, pour avoir de l'espace et pour éviter de repasser au même endroit.

La Pépite, qui sera bien plus rapide que Brinouille et Martine, va quasiment tout courir en solitaire. Je lui donne une copie de la carte avec l'itinéraire que j'ai prévu, nous devrions nous retrouver à quelques reprises sur le parcours. Je vais courir avec Brinouille et Martine, dont la vitesse de départ sera quasiment comparable, et pour les portions à allure marathon nous aviserons, Brinouille sera un peu plus rapide.

Au départ de la maison forestière des Grands Coins, près de St-Léger-en-Yvelines, nous empruntons la piste cyclable sur le balcon du Haut Planet en direction du village du Mesle. La Pépite est déjà loin devant lorsqu'après un peu plus de 20 minutes d'échauffement Martine attaque sa première série de 20 minutes à son allure marathon. Brinouille nous suit pas très loin derrière, de toute façon le cheminement sur la piste est évident et balisé, aucun risque de se tromper. Nous nous retrouvons dans la descente à l'orée de la forêt, puis nous traversons le village du Mesle sous le soleil pour arriver sur un chemin raviné qui monte, qui monte, qui monte…
Seconde série à vitesse marathon pour Martine, le début est un peu dur à cause de la pente et du terrain parfois gras, il a plu la veille, mais ça n'a rien à voir avec les conditions météo de l'année dernière, où les chemins étaient absolument impraticables (sauf pour les Calous), voir :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1359

Ça monte et ça descend sur ce chemin finalement très accueillant. Alors que je m'arrête pour prendre quelques photos, j'entends un bruit sourd de cavalcade, et en me retournant j'aperçois deux chevreuils franchir le talus, traverser notre chemin et disparaître dans le sous-bois très dense à cet endroit. Brinouille, dissimulée par une biche des bois n'a rien vu, Martine est aux anges et nous continuons sur une route qui monte. C'est au tour de Brinouille d'accélérer, elle nous attendra en faisant quelques tours de manège au carrefour de la Croix-Pater.
La Pépite de son côté aura droit à une harde de sangliers et à un lièvre.
Nous filons vers Poigny-la-Forêt par un chemin enfin descendant (ça remontera au retour hehehe) et en arrivant au carrefour de Pecqueuse, avec un synchronisme parfait, la Pépite déboule à toute allure, elle a involontairement rallongé son chemin et nous courons quelques centaines de mètres ensemble avant qu'elle ne reprenne son allure d'entraînement.

Le soleil brille généreusement, c'est vraiment le printemps, malgré l'aspect encore hivernal de la forêt. Martine a attaqué sa troisième série de 20 minutes d'allure marathon, Brinouille est 200 mètres devant nous et nous nous regroupons une dernière fois après l'étang du Roy à l'entrée de Poigny-la-Forêt.
La Pépite va rentrer directement au parking du côté de St-Léger en Yvelines, son plan ne prévoyait qu'une sortie de 2 heures, ça fera 2h10 pour Brinouille qui va elle aussi rentrer seule.
Quant à Martine qui m'a demandé de rentrer par des petits chemins de traverse elle va être servie : des montées, quelques descentes, un peu de boue, du sable bien mou où on s'enfonce à chaque foulée. Ce qui nous fera arriver les derniers au parking, après 2h27 minutes de course. Brinouille et la Pépite sont déjà là, en train de tenter de déraciner un arbre deux fois centenaire.

Un peu plus de 2 heures de course pour La Pépite, 2h14 pour Brinouille, 2h27 pour Martine, finalement les durées prévues sur le programme ont été respectées à quelques minutes près avec un peu de rab pour tout le monde.

La Pépite, les quelques minutes courues en ta compagnie me laissent vraiment penser que ta préparation se termine bien et que les 179 minutes, ou un peu moins, sont à ta portée.

Quant à toi Brinouille, qui n'avait quasiment jamais couru aussi longtemps, quoique l'Indian Race du 10 décembre dans la gadoue avait été assez long il me semble, tu as bien encaissé la durée de l'effort et les variations d'allure, qui plus est avec quelques portions sur des chemins pas faciles. Je pense également que ce premier marathon va bien se dérouler, en étant prudente au départ et ensuite régulière sur l'allure. Tu courras avec nous si tu veux pendant les 30 premières minutes, ensuite tu fileras à ton allure et j'espère ne plus jamais te revoir… enfin pas avant l'arrivée.

Martine, en ayant effectué beaucoup de tes séances d'entraînement avec toi, je ne me fais pas non plus de souci pour ton objectif, tu as vraiment beaucoup progressé depuis cet automne et tu as manifestement bien supporté la préparation beaucoup plus exigeante que l'année dernière, avec notamment cette semaine de 5 séances (pas grave pour la seconde semaine où tu l'avais supprimée).

Rendez-vous dans moins de deux semaines !

ƒred

Photos en cours...

2007-03-19 16:06:59 : Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007. - 20 photos - 26 réactions

Les foulées du Tertre, 10 km, samedi 17 mars 2007.

Il y avait beaucoup plus de monde qu'en 2006 pour cette course de 10 km autour de la Butte-Montmartre.
Le parcours avait été légèrement raccourci pour mesurer exactement 10 km. Compte-tenu de ma relativement bonne préparation au semi de Paris, de la semaine de repos qui avait suivi, j'espérais bien être en dessous de 39 min, d'autant que les pavés totalement secs s'annonçaient bien plus praticables que l'année dernière. Quoiqu'il allait falloir faire attention avec ce grand nombre de coureurs au départ, et beaucoup de touristes, dont de nombreux Ecossais pas mal imbibés venus regarder le match du tournoi des VI nations dans les cafés.

Les enfants étaient nombreux également pour leur course d'à peine 1 km, ma fille était vexée d'être battue par son petit frère, elle a même tenté un mawashigeri après la course pendant que j'avais le dos tourné.

Avant la course je discute avec Julos puis Stefun qui est venu en spectateur.
Nous sommes lâchés vers 15h40 pour un début de course tout en descente rue Cortot, ça bouscule au premier virage et ça remonte déjà rue Girardon puis rue Lepic, j'ai vaguement compté les coureurs partis devant, me voici 13e, et nous attaquons la longue descente mal pavée sur le versant sud, par les rues Gabrielle, André Bersacq et Chappe.
Avec toujours ces virage pas facile à négocier, mes pieds tapent et je n'arrive pas à accélérer.
Virage à droite à 90° en bas de la descente, je vise entre un vélo et trois Ecossais, ça paaaaaassssssse ? Oui c'est passé…
Je m'accroche rue Yvonne le Tac vers la place des Abbesses avec 4 ou 5 coureurs sur les talons, cette année nous évitons le mur de la rue Girardon pour monter par la rue Durantin et rejoindre la rue Caulaincourt.
Fin des pavés justement rue Caulaincourt, une portion de chaussé nous est réservée, ça monte régulièrement jusqu'à la bifurcation rue Lamarck.
Je n'ai aucune idée du temps de course car mon chrono est en panne, de toute façon je n'en ai pas besoin.

C'est déjà l'embranchement de la rue Lamarck où la pente s'élève brusquement et j'accélère pour tenter de larguer les coureurs derrière. C'est partiellement efficace et j'entends alors une voix céleste prononcer mon prénom. Alloooooo ? Hehe c'est JPII qui vient de me flasher. Passage du 3e km, léger répit au niveau du belvédère et petit mur pour arriver place du Tertre.
C'est le début du second tour de manège, deux coureurs me lâchent dans la descente, je n'ose pas me laisser aller. Je les reprends dans la courte et raide montée rue Girardin mais ils me lâchent à nouveau dès que ça descend. Rien à faire, ils filent inexorablement.
Un coup d'œil derrière au début de la descente, il n'y a plus personne non plus derrière moi. Au passage devant le café rue André Barsacq trois Ecossais on relevé leur kilt, dévoilant des fessiers terriblement grassouillets. "What a nightmare !" leur crié-je.
Je suis bien content que le pavé soit sec car c'est quand même plus facile que l'année dernière. Les deux coureurs devant moi sont hors de portée malgré ma grosse accélération après les Abbesses.

A nouveau le bitume bien lisse de Caulaincourt, JPII est toujours là avec ses Papesses, et je rattrape les derniers coureurs. Dernier tour de manège, je déteste cette descente rue Cortot mais je ne lâche rien, je préfère nettement quand ça monte. En guise d'apéritif je m'étais offert les 250 marches qui longent le tracé du funiculaire.

De proche en proche je reprends des coureurs ayant un tour de retard et je m'arrache dans l'ultime montée rue Lamarck, pour passer la ligne en 38'40" (15,5 km/h), vraisemblablement en 15e position, avec une bonne douzaine de secondes d'avance sur un groupe de trois coureurs qui me talonnaient depuis la fin de la descente.

Je file justement vers le bas de la rue Lamarck, je croise Julos qui arrive seul, je cherche JPII mais il a disparu, je demande au café s'ils ont vu un pape, mais il n'y personne, alors je me retape une dernière ascension de la rue Lamarck à fond.

Dix kilomètres en moins de 39 min sur ce parcours moitié en descente et moitié en montée, avec les pavés, les virages et les promeneurs, c'est pas mal. Il faudrait un jour que je pense à me préparer spécifiquement pour cette course, il va falloir que je travaille sérieusement mes descentes.

Dimanche après-midi, semi-marathon d'Antony, chouettes des côtes !

ƒred

Pour les photos merci à Stefun, à JPII et à l'inconnue des marches du Sacré-Cœur.

2007-03-13 11:45:22 : Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais en demi-teinte. - 6 photos - 35 réactions

Dimanche 11 mars 2007.
Un semi-marathon de Paris 2007 au soleil mais
en demi-teinte.


Et bien voilà, un semi-marathon de plus.

J'en parlais avec Mielou avant le départ, je ne sais plus combien j'en ai couru, mais beaucoup moins que de marathons. À peine une quinzaine je pense. Avant 1992 cette distance n'existait pas, il y avait 20 ou 25 km, avec notamment les 25 km de Paris. Je me souviens aussi des 25 km de Namur, en Belgique, course qui partait dans la campagne avant de descendre sur les rives de la Meuse pour ensuite nous conduire sur les pentes pavées de la Citadelle de Namur. Et qu’est ce qu’on mangeait bien là bas ! J’y avais eu ma plus terrible défaillance en course lors de ma première participation en 1986.

Je ne regrette pas l'ancien parcours "Charléty" avec cette montée terrible depuis la Pte de Bercy vers Pte d'Italie, en plus c'était moche, et les toboggans Pte d’Italie et poterne des Peupliers ensuite, quelle horreur. Bref l'ancien parcours n'était pas propice à une performance en plus j'y participais plutôt en préparation marathon donc sans oser me lâcher et sans préparation semi spécifique.
Et puis en 2004, nouveau parcours, imposé par les travaux du tramway sur les boulevards des maréchaux, enfin un parcours très roulant et très agréable, même si l'arrivée sur la piste de Charléty donnait un aspect "compétition" à la fin de course.
Cette année n'ayant pas de préparation marathon à effectuer, et après mon temps de 1h15min aux 20 km de Paris je m'étais dit que j'allais tenter de courir le semi à la même allure pour tenter d'améliorer mon record sur la distance (1h19min).

Je n'ai quand même pas pu me préparer aussi sérieusement que je l'aurais souhaité, un peu par paresse parfois "on verra demain", "là j'allège", mais globalement j'avais le même volume d'entraînement que pour les 20 km de Paris. Il y a certes 1,1 km de plus à courir mais ça devait être faisable. Et puis la grippe s'est invitée mardi matin, j'ai eu de la fièvre jusqu'au vendredi après-midi avec des pointes à 40°C. Au moins étais-je reposé car j'avais globalement beaucoup dormi malgré des horaires bizarres, réveillé en pleine nuit notamment. Le court trajet à vélo vendredi après-midi pour aller chercher les dossards m'avait semblé bien long, je voyais des côtes partout.
Un petit test samedi matin aux Buttes-Chaumont me le confirmait, j'avais les jambes "bizarres", ajouté au nez bouché. Pendant quelques heures j'étais perplexe sur mon programme du dimanche matin :
- aller encourager et faire des photos
- courir avec Brinouille
- courir au rythme initialement prévu
L'esprit de compétition l'a finalement emporté, de toute façon même si je coince la distance n'est pas monstrueuse, ce n’est pas un marathon, donc je me débrouillerai pour terminer.

Baltha m'avait dit, je ne me rappelle plus des termes exacts, que sur 20 km ou semi j'avais une sorte de "mémoire" de l'allure quasi automatique. Mouais, faut quand même que je sois en forme pour être régulier à 16 km/h pendant 1h19 min.
Après un samedi de loir, c’est-à-dire passé à dormir, une bonne nuit réparatrice j'étais en nettement meilleure forme dimanche matin, d'ailleurs réveillé spontanément à 6h20. En plus de ça il va faire beau, chouette.
Petit éveil musculaire à vélo d'à peine 20 minutes pour rejoindre l'esplanade, ça caille quand même à 8 heures du matin.
Retrouvailles avec Baltha et Brinouille, puis rendez-vous au café où Eric 8 nous explique qu'il faisait moins zéro (sic) tôt ce matin.
Je pars m'échauffer avec les fusées Orange, Enzo, Pascal, Philou, NicoPSA.
Entrée dans le sas vers 9h45, je retrouve Jipé pas revu depuis le marathon de la Rochelle, Mielou, BM, Sedef, Jonk, Jgab.
F@bien est devant, il a un dossard élite l'animal.

Double coup de feu à 10h pile. Je crie "Faux départ !" à Mielou, mais tu parles, il fonce ! Ils sont environ 20.000 à pousser derrière alors je file, ça bouscule moins qu'en 2006, il faut dire que nous sommes en première ligne du sas, ça aide un peu. Nico, Phiou et Enzo filent, suivis par Jipé, bon vent les gars. J'ai l'impression d’être parti trop vite, je rate le repère du 1er km, je pense être vers 3'40" au km, un peu rapide quand même. Confirmation au virage Pte Dorée, passage au second kilomètre en 7'10". Mielou me dépasse, je le laisse filer.
Légère montée boulevard Soult vers la Pte de Vincennes et au 3e km je suis enfin dans le rythme espéré, 3'43". J'ai quelques secondes d'avance. C'est déjà le cours de Vincennes, c'est hyper fluide, nous sommes en file indienne, Pascal m'a dépassé et c'est la place de la Nation, 5e km et le premier ravitaillement que je laisse de côté.
Je suis passé au 4e km en 14'45" (15' prévu), finalement ça ne va pas mal, mais j'ai du mal à allonger la foulée dans ce faux plat favorable Faubourg St-Antoine, faux-plat plutôt défavorable ensuite juste avant d'arriver à Bastille, ou l'Ange sur sa colonne me donne des ailes. Je suis toujours à 3'45" au km, Rafale Marine me dépasse comme un avion au début de la rue St-Antoine. Puis c'est la triathlète Anne Valéro, dossard 114, qui me dépasse, je la connais alors nous échangeons quelques mots. Elle est toute fine et elle a une sacrée foulée. Il y avait du monde au passage à Bastille, et au début de la rue de Rivoli après St-Paul. Je choisis le côté ombragé de la chaussée, il fait bon finalement.

BHV, Hôtel de Ville, Tour St-Jacques, demi-tour pour revenir face à l'Hôtel de Ville et filer sur les quais. J'ai l'impression de coincer un peu, je crache toutes les 30 secondes quasiment depuis le début de la course, j'ai le nez bouché et toujours ces jambes "bizarres".
Boulevard Henri IV, là je sais que j'ai ralenti depuis au moins 500 m, nous n'avons pas encore passé la mi-course, beuhhhhh…

"Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu, Haaaaaaaaheeeeeeuuuu".
"Il" arrive, Baltha me rattrape, il respire, il est vivant.
Salut à Pepito au second passage à Bastille, 10e km passé en 37'35", je sais que c'est cuit pour 1h19' car la seconde partie est moins roulante. Un coureur s'inquiète pour Baltha, j'explique que c'est normal. Le gars a l'air perplexe quand même…
Des gens nous appellent au début de la rue de Lyon, je ne sais pas qui c'était. Puis au début de la légère mais régulière montée av. Daumesnil entre la mairie et la place je coince totalement, 4' au km. Baltha file devant, la descente rue Taine ne me permet pas d'accélérer, Baltha est devant à 20 mètres, j'ai envie de l'appeler mais pourquoi faire ? Chacun son rythme, ça remonte rue de Charenton, j'aime les côtes mais c'est toujours 4' au km hélas. J'ai bouffé toute ma marge, et même plus. Baltha coince un peu, il me suit sur les pavés Pte de Charenton en direction du bois, j'ai repris un meilleur rythme, 3'45" sur le kilomètre suivant et je rattrape Anne Valéro qui prend ma foulée. Je n'entends plus Baltha, c'est qu'il est loin. Il fait vraiment bon au soleil alors que ça monte légèrement sur ce long faux plat usant.
16e km passé en un peu plus de 1h01', ça va faire du 1h21'20" environ je pense.

Je sens quand même que je cours par à coups car Anne fait l'élastique derrière moi. Une coureuse féminine nous rattrape et nous lâche inexorablement. Dossard 111, Anne Berteloot catégorie "Espoir". Pour moi l'espoir s'appelle la route du pesage, la descente qui suit le plateau de Gravelle. J'ai cessé de surveiller le chrono, juste ne rien lâcher et avancer, courir, progresser.
La descente est là, mais comme dans la rue Taine je suis incapable d'accélérer. Nous passons là chaque dimanche et j'adore cet endroit, mais pas ce matin.

18e km, puis le virage à droite et cette longue ligne de l’hippodrome avec au bout les photographes. Je suis flashé à trois reprises mais certainement pas pour excès de vitesse. C'est à nouveau 4' au km, 15 km/h. Fait ch… Et je crache de plus rebelle.
Rond-point Mortemart, 19e km, et cette ligne droite de pile 2000 m, plus 100 m encore après le petit crochet à l’entrée de l’esplanade.

Alors là il faut débrancher le cerveau et oublier ces jambes récalcitrantes, ce souffle désormais trop court et ce nez bouché. Je cours par à coups, petit à petit je distingue le château, puis l'esplanade, léger crochet à gauche, je vois le chrono officiel qui affiche 1h21'30", encore quelques dizaines de mètres et je passe la ligne en 1h21'45" à mon chrono, bien content que ce soit terminé.

Je retrouve F@bien Enzo, Nico PSA, Philou, Jipé, Sedef arrivé moins de 30 secondes derrière moi, il a dû finir très fort, puis Baltha, Jgab, nous discutons au soleil.

Passant au 10e km en 37'35", soit 3'45" au km (16 km/h) je perds beaucoup de temps sur les 11,1 km suivants courus en 44'10" soit un peu plus de 15 km/h (3'58"au km), notamment dans le secteur 11e -13e km puis entre le 18e km et l'arrivée, mais ça, je m'y attendais un peu. En fait je pensais que je coincerai brusquement au 15e-16e km, finalement ça s'est fait en deux temps avec quand même une amélioration entre les 13e et 18e km.

Que serait il arrivé si j'étais parti un peu moins vite ? Je n'en ai aucune idée, j'avais tellement peu de sensations que ce fut parfois bizarre, par moments j'avais l'impression de ne pas avancer alors que j'étais en 3'50" au km.
Mais franchement, même si je n'avais pas été malade au début de la semaine et si j'avais pu respirer normalement et avoir mes jambes habituelles je crois que j'aurais un peu coincé pour arriver en 1h19'.

Ce n'est pas bien grave, il y aura d'autres courses, d'autres semis, et dès dimanche prochain à Antony.
Départ à 14h30, un horaire inhabituel pour moi.
Grasse matinée en tout cas, chouette !

ƒred

Merci à Jérôme (bon rétablissement !), à J-L et à Pépito (je viens d'apprendre que tu es blessé…) pour les photos.

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