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2005-08-09 14:25:13 : Un peu de Forêt Noire

Vendredi 5 août.
Il fait un temps magnifique sur les Vosges et l'Alsace.
Dans la plaine d'Alsace, entre Colmar et Freiburg-am-Breisgau en Allemagne, on bute sur un gros "accident" de terrain, un énorme rocher volcanique couvert de loess, le Kaiserstuhl (chaise de l'Empereur). Je m'arrête au cœur de ce massif que j'ai déjà exploré à vélo il y a quelques années, mais où je n'ai jamais couru.
Du col où je me trouve, Oberbergen, je vois le point culminant (657 m) du Totenkopf surmonté d'un relais radio. Je descends par un chemin vers les petits villages de Königschaffausen et Kieschlinsbergen puis je rejoins mon point de départ en empruntant la route qui s'élève dans la forêt. Je me ressens des efforts produits la veille sur les crêtes Vosgiennes, mes mollets sont douloureux ainsi que les ischio jambiers en descente. La fin de la montée est difficile et je débouche en plein soleil où je découvre l'autre versant couvert de vignes qui s'étalent en escaliers sur des pentes douces. C'est une région de vin : Ruländer, Spätburgunder, Traminer, Gewurztraminer et Sylvaner. Les conditions climatiques ici sont particulières, il y 1280 heures de soleil par an, c'est la région la plus ensoleillée d'Allemagne.
La route descend ensuite en une succession de virages entre les vignes, je me souviens que c'est un véritable régal à vélo ou à moto. Je prends un chemin qui monte entre les vignes et je continue un peu au pif vers Totenkopf. Au pied de ce sommet je décide de redescendre vers le versant sud pour revenir ensuite par la route. La descente est raide sur un chemin heureusement bien revêtu. Il y a là aussi beaucoup de randonneurs.
Me voici à Oberschaffausen et il ne me reste plus qu'à remonter par la route. Je me désaltère à une fontaine puis je croise un coureur local qui me demande d'où je suis, où je vais, si j'ai déjà couru la course du Kaiserstuhl en mars. Je ne savais même pas que ça existait, c'est une course de montagne de 18 km qui fait partie du trophée des Vosges. Je continue vers Oberbergen les jambes un peu raides, en plus les 800 derniers mètres grimpent à plus 10%.
Je viens de courir environ 26 kilomètres.
C'est la fin de la matinée et je file déjeuner vers Freiburg-am-Breisgau, capitale animée du Baden-Wurtemberg. Dans un grand magasin je passe rapidement devant le rayon sport où des calicots "extra preis" me font ralentir. Heu… des Nike Air Zoom Elite bradées à 45 euros au lieu de 125 je n'avais jamais vu ça. Il reste une paire en 44, je les essaie juste pour vérifier qu'il n'y a pas de défaut et je repars avec.
Ce soir je vais en Suisse près de Schaffausen et des chutes du Rhin.
Demain samedi, veille de la course de 12 km au lac de Longemer, irai-je un peu courir ?
À suivre…
Fred

Les réactions

Par Lucho, le 2005-08-09 14:59:11
Un si beau morceau de forêt noire avant le dessert de dimanche à Longemer, tu crains pas l'indigestion ?
Bonne bourre.

Par korma, le 2005-08-09 15:29:15
Magnifique !

Par BOUBOU, le 2006-02-28 13:59:07
Zuper FRED!!! @+

Par julie, le 2006-03-09 22:23:04
Décidément vous etes un adepte des côtes! quelles belles images également, un véritable régal. Félicitations!

Par trophee des Vosges, le 2006-11-11 19:17:15
Je tombe sur votre récit interessant. La course de Kaisersthul comptant pour le trophée des Vosges a lieu début mars je vous conseille notre site pour informations http://www.trophee-des-vosges.com/
le trophee se déroule de mars à octobre chaque année
où nous vous attendons nombreux!!!

Par trophee des Vosges, le 2006-11-11 19:17:22
Je tombe sur votre récit interessant. La course de Kaisersthul comptant pour le trophée des Vosges a lieu début mars je vous conseille notre site pour informations http://www.trophee-des-vosges.com/
le trophee se déroule de mars à octobre chaque année
où nous vous attendons nombreux!!!

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Depuis le col d'Oberbergen, au cœur du Kaiserstuhl, vue vers le sud-est et les vignes en terrasse.
Le Totenkopf (557 m) et son antenne, point culminant du massif.


En arrivant depuis le nord, la fin de la montée dans la forêt avant d'ariver au col. La montée est très raide pendant environ 1 kilomètre.


Et la route sur le versant sud-est qui serpente en longs virages entre les vignes. De ce côté du massif la pente est plus humaine, même si la fin de la montée sur 500 m est bien raide également avec plus de 10 %.


La fin de la montée.


Un petit sentier étroit pour…


… atteindre les vignes.


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2005-08-08 22:00:37 : Côtes et crêtes Vosgiennes - 2 photos - 9 réactions

Jeudi 4 août, me voici dans les Vosges, au pied des Crêtes. Je lève la tête et je les vois là bas, au loin, qui me disent "Allez, viens".
Alors j' y vais… Le parcours que j'ai prévu nécessite un peu d'organisation, je pars garer ma voiture au col de la Schlucht puis je me fais ramener en bas dans la vallée.
L'avant denier village au pied du col du Bonhomme côté Lorraine, s'appelle Fraize, à 507 m d'altitude. J'emprunte une route secondaire parallèle à la nationale et qui monte lentement vers Plainfaing, dernier village avant l'ascension du col qui se trouve à 8,5 km par la route nationale. Après la traversée de ce village et déjà 2,5 km courus, je longe la nationale avant de la quitter pour une route qui monte en trace directe dans la pente, la route normale s'élevant en longs virages. Une fois de plus je constate la précision du Forerunner, entre 2 bornes kilométriques il indique entre 1010 et 1020 m. J'ai dépassé le hameau de Barançon et la route très carrossable s'élève dans la forêt vers le col situé à 950 m d'altitude. La pente est si raide que je dois marcher à deux reprises sur une distance d'environ 300 m. Il fait chaud mais je profite de l'ombre des sapins et de la fraîcheur relative de la forêt.
J'ai parcouru près de 8 km en 49 minutes lorsqu'enfin j'arrive au col du Bonhomme, à 950 m d'altitude. Devant moi à 200 ou 300 mètres la route plonge vers Kaysersberg et l'Alsace. A droite la route des Crêtes conduit vers le col de la Schlucht en passant par le lac Blanc. Ce tronçon jusqu'au lac est fermé aux voitures suite à des travaux, j'emprunte donc une route totalement déserte. La pente est moins prononcée et je cours à 12 km/h sur cette route qui serpente au milieu des sapins. Peu avant le col du Louschbach je passe un panneau "cote 1000". 1000 m d'altitude avant de redescendre légèrement vers le col, à 977 m.
Je viens de couvrir les 3 km de puis le col du Bonhomme en 12 minutes. Tiens ça descend, pas très longtemps mais assez fort avant de brusquement monter pour rejoindre le col du Calvaire à 1144 m. La forêt est très dense à cet endroit et le soleil perce à peine entre les conifères. Je suis un peu à la peine dans cette dure montée de plus de 2 km. Enfin la pente s'adoucit, les arbres se raréfient, je passe le long des pylônes de téléski de la station du lac Blanc. Me voici sur les crêtes Vosgiennes. A gauche l'Alsace, à droite la Lorraine.
J'ai couru 14 km en 1h18 et 637 m de dénivelé positif. Maintenant je rejoins le GR 5 qui va me conduire jusqu'au col de la Schlucht. Le parcours suit à peu près celui de la route, mais il n'y a pas de voitures et l'environnement est magnifique. A gauche il y a des à pics impressionnants au dessus du lac Blanc et de belles échappées vers la plaine d'Alsace et la Forêt Noire où j'irai courir vendredi. A droite ce sont les chaumes, ces hautes prairies qui constituent le paysage des sommets Vosgiens. Le chemin monte et descend au gré des accidents de terrain, à une altitude comprise entre 1140 et 1290 mètres. C'est donc globalement plat. Les arbres sont rares, le soleil est déjà haut et il fait chaud. J'ai vidé la moitié d'une bouteille d'eau au Louschbach et je vide la bouteille avant d'arriver a Gazon du Faing, à 1300 m. La route serpente un peu plus bas, avec de nombreux cyclistes, et une cohorte de randonneurs arpente le GR, certains semblant découvrir pour la première fois de leur vie un coureur.
Du col du Calvaire au col de la Schlucht il y a 15,5 km, et 21,1 depuis le col du Bonhomme. Je me prends à accélérer par intermittences sur le chemin, rythme rapide dans les montées et lent dans les descentes. Je cours vers le Tanet en passant au dessus du lac Vert. Les deux derniers kilomètres vers la Schlucht sont en descente et j'allonge la foulée pour arriver au col déjà envahi de voitures et de promeneurs, après 29 km de course en 2h33.
J'ai couru les 15,5 km entre le col du Calvaire et la Schlucht en 1h16. Je traverse la route, à gauche c'est l'Alsace et Munster, à droite Géradmer en bas dans la vallée. Je file maintenant vers le jardin d'altitude du Collet avant d'aborder la route qui monte au Hohneck, point culminant des Vosges. J'ai en point de mire 3 VTT depuis déjà plus d'un kilomètre mais sur la montée assez faible ils vont plus vite que moi. Par contre au virage qui marque le début de l'ascension du Hohneck ils sont quasiment à l'arrêt et j'augmente la cadence pour les dépasser. Il y a 4 km depuis le col de la Schlucht sur une route qui monte faiblement, puis 1,5 km de raide montée jusqu'au sommet du Hohneck.
Je suis passé au 33e km de mon parcours en 2h46, puis j'ai coupé à travers les virages en épingle en marchant vite pour atteindre le Hohneck.
La vue sur l'ensemble du massif Vosgien est magnifique mais je ne m'attarde pas car il fait froid à plus de 1360 m d'altitude. Je coupe à travers la montagne pour rejoindre la route au jardin du Chitelet et je termine les 2 derniers kilomètres en trottinant.
Arrivé à ma voiture je vide une bouteille d'eau, je m'essuie, je me change et je file vers la vallée car on m'attend pour manger. Non en fait ils ne m'ont pas attendu, les vaches…
Bilan chiffré de cette journée : 33 km courus en 2h46, plus la fin de la montée du Hohneck en marchant avant d'en redescendre, et 2 km en courant lentement. 856 m de dénivelé positif, un peu de descente aussi.
Mais surtout une magnifique balade dans un superbe environnement. Le massif Vosgien se prête parfaitement à la pratique de la course : relativement plat sur les crêtes à une altitude d'environ 1200 m qui n'est pas gênante, et pour les amateurs de parcours vallonnés il y a vraiment de quoi faire. Et en hiver c'est le royaume du ski de fond.
Demain vendredi 5 août, je cours dans la Forêt Noire.
A suivre…
Fred

2005-08-03 21:33:41 : Séance de piste avec les Vincennu(e)s du mercredi soir - 6 photos - 15 réactions

Retour au stade Pershing, en plein milieu du bois de Vincennes.
J'y suis arrivé vers 17 heures avec mes enfants qui ont fait du lancer de cailloux / saut en largeur / course / recherche d'insectes tandis que j'ai aligné des séries de 400 m en 1'10".
Puis Pierrot 75, Korma, Krueger et Frédo sont arrivés et tout ce beau monde a couru selon ses envies et ses capacités. Belle soirée sportive au soleil après une sortie ce matin aux Buttes-Chaumont.
Je repars en vacances quelques jours vers les Vosges, puis un peu en Allemagne et en Suisse.
Fred

2005-08-01 21:58:41 : Les 20 km de la côte de granit rose, 24 juillet 2005 - 9 photos - 10 réactions

Bonjour,
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les 20 km de la côte de granit rose courus le 24 juillet 2005, c'est ici.

SHOW DE VENT
"Il n'y aura pas de chrono ce dimanche", dixit Jean Le Vaillant, directeur de la course. Pas de chrono ? Et non, la faute à ce terrible vent de nord-ouest, qui a certes chassé les nuages mais qui va rendre la course très usante. Avec les côtes à répétition nous allons déguster.
En tout cas je suis bien content d'être sur la ligne de départ car c'était plutôt mal parti.

FAUX DÉPART
J'avais décidé de laisser ma voiture près de l'arrivée à Trebeurden puis de prendre une des navettes pour rejoindre le départ. Pas simple ces courses avec départ et arrivée éloignés. La solution du retour en bus après la course me plaisait moins, quant à renter en courant… bof.
Seulement voilà, à la première intersection en partant de la maison, un chauffard me percute à l'arrière. Le vilain veut partir, "pas de témoin" dit-il. Je le coince, je lui pique ses clés. Houla, la soirée et la nuit ont été difficiles, il titube et parle bizarrement, j'appelle les gendarmes. L'autre semble bien maussade soudain. Et moi j'ai perdu beaucoup de temps. Le hayon est enfoncé, la lunette arrière éclatée, j'hésite à laisser la voiture comme ça au parking à Perros. Maintenant je n'ai plus le temps de rejoindre Trébeurden, je vais rater les navettes. Les gendarmes remplissent le constat, le gars est bien alcoolisé.

ALLO DÉDÉ, T'AS TA YAMAHA ?
J'appelle mon copain André qui habite tout près pour savoir s'il peut m'emmener au départ à Perros. Pas de chance il doit partir en voiture chercher un meuble. Il me propose de prendre sa moto. Banco ! Le voilà quelques minutes après, enfilage de casque et de son blouson, les gants, il m'a même apporté un pantalon.
André ramène ma voiture chez lui, et me voilà parti, ça va être serré pour arriver à temps à Perros, à 22 km de là, un peu plus que la distance de la course. Je ne vous dirai pas combien de temps j'ai mis avec la grosse Yamaha de Dédé qui semble pouvoir accélérer indéfiniment (la moto, pas Dédé). Ça roule mal sur les deux derniers kilomètres, il y a des restrictions de circulation à cause de la course, heureusement que je suis à moto. Je manque de coucher la machine sur la flanc en arrivant sur les graviers, qu'est ce qu'elle est lourde en manœuvre. Et il n'y a même pas de marche arrière. Déshabillage express près de la zone de départ, ouf ! ce n'est pas encore parti, par contre c'est mal barré pour l'échauffement. Je laisse mes affaires à l'une des voitures chargée de transporter les sacs. Départ dans 5 minutes. Je poireaute sur la ligne, il y a de très très bons coureurs venus d'Afrique, et Patrick Tambwe du Congo, (qui court à Marseille ou Aubagne, je ne sais plus), 4e au dernier marathon de New-York.

FAUX DÉPART BIS
Le speaker nous annonce que le départ est différé de quelques minutes, la faute à la marée haute (en plus c'est grand coefficient), le passage sur la plage de Ploumanach n'est pas encore libre. Je file vers le fond de la ligne pour trottiner et satisfaire un besoin pressant. Je partirai du milieu, ce n'est pas bien grave.
Le départ est donné à 11h10, la plage de Trestraou est encaissée et à l'abri du vent, il fait chaud.

CÔTES D'ARMOR
Après 200 m de course le thon, non, le ton est donné : ça monte pour rejoindre la corniche. Je prends le trottoir et je grimpe à mon rythme. En débouchant sur la corniche un constat s'impose : ça souffle ! Vent de nord-ouest, pleine face, force 4 bien établi. Un temps à faire de la voile pas à courir. Vent de face, soleil dans le dos. J'ai passé le premier kilomètre en 4'30" et déjà le peloton s'étire en longue file indienne. Ça monte, ça descend, ça vire, ça tangue, il faut avoir le pied marin.

DU GOUDRON ET DES PLUMES
Du goudron pendant encore quelques hectomètres avant le premier passage sur le sable humide, la mer est à 1,50 m à tribord, les appuis sont curieux.
Des plumes, ce sont celles que nous allons laisser à force de lutter contre ce vent de folie qui souffle parfois en rafales. Le paysage est magnifique, je suis allé me remettre le parcours en mémoire la veille, à moto déjà, mais là je suis assez concentré sur ma foulée.
Nous avons quitté la plage de Ploumanach et le moulin à marée, direction Tregastel.

DE LA TERRE A LA DUNE
Fini le goudron, place à un chemin de terre puis à un passage dans des dunes, avec du sable mou au menu.
J'ai jeté un œil au chrono au 5e km, 21'25", avec la désagréable impression de ne pas avancer. Compte tenu des conditions météo je me dis que si je termine en moins d'1h24 ce sera bien. Curieusement l'absence d'échauffement ne semble pas me gêner.

BESTIAIRE BRETON
Au loin la mer moutonne, il y a toujours ce vent à décorner les bœufs et j'ai des fourmis dans les jambes, j'ai oublié de manger du lion, quel drôle de bestiaire. Enfin j'arrive à accélérer, et comme souvent en course je me retrouve isolé. Personne devant et une foulée bruyante derrière moi. C'est une coureuse qui essaye s'abriter du vent, elle a raison. Ça ne me pose pas de problème de mener dans les longues montées exposées au vent mais j'aimerais qu'elle prenne le relais lors des courtes descentes. Dans le sens Perros-Trebeurden le parcours consiste en de longues montées entrecoupées de courtes descentes raides qui font mal aux jambes. Et lorsque le vent souffle violemment comme ce dimanche matin ça devient usant et très dur. Chaque année le parcours est inversé, et dans le sens Trebeurden-Perros on profite des longues descentes et éventuellement du vent dans le dos (le vent souffle rarement d'est ici). Voilà pourquoi il y a deux minutes d'écart entre les deux records de l'épreuve.
Nous sommes passé à Landrellec vers la mi course en 41'30". Nous sommes sur le GR 34, le long de la mer sur des chemins de terre sinueux et bosselés et le paysage est magnifique.

VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE CÔTES ?
Mais oui bien sûr, c'est ma tournée ! Il faudrait que je vienne les années paires pour courir dans l'autre sens. Le vent a au moins le mérite de chasser les nuages, et dans les rares passages abrités on sent que le soleil cogne dur. Des bassines d'eau sont disposées devant les maisons, et les ravitaillements sont très nombreux et bien pourvus. Je n'ai ni faim ni soif, juste envie de me faire tout petit face à ce vent contrariant. A force d'accélérer j'ai rattrapé un trio qui devient quatuor. J'ai allumé mon timer et nous nous relayons toutes les 30 secondes, ouf, ça permet un peu de souffler derrière. Malheureusement ça commence à coincer un peu, j'ai du mal à tenir les relais à un bon 15 km/h, mes 30 secondes deviennent 20, puis 15. Nous ne sommes plus que deux, puis je suis seul car le grand devant m'a largué et les autres derrière sont cuits.

KERYVON & GOAZ TREZ, DOUBLE CALVAIRE
Est-ce parce que j'ai pris trois ris dans le maillot et envoyé la trinquette que je n'avance pas ? La fin de course est terrible, avec le faux plat de Keryvon et surtout la terrible montée de Goaz Trez avant d'arriver à Trebeurden. Huit cent mètres de montée de plus en plus abrupte, en 2003 j'avais totalement coincé, là je passe tout de même un peu mieux. Passage au 19e km, quelques centaines de mètres de faux plat et c'est la vertigineuse descente vers le port de Trebeurden. Elle fait mal aux jambes cette descente vraiment très raide, puis c'est l'arrivée au port, je vise le milieu du chenal, vent et courant contraire ce sera une arrivée au moteur moi qui aime tant les entrées et sorties de port à la voile.
Top chrono, 1h23'40" avec une allure vraiment lente entre le 18e et 19e km dans cette épouvantable côte de Goat Trez.
Je comprends mieux ce que signifie le mot " côtes " dans " côtes d'Armor ".
Je récupère mon sac, il va falloir attendre un long moment les navettes pour rentrer vers Perros. Je traîne au soleil, nous avons eu droit à un très moche tee-shirt et à un mousqueton porte-clefs. Il y a un ravitaillement bien pourvu mais je n'ai absolument pas faim.

RETOUR RAPIDE
Tiens je vois passer un gars en blouson de cuir et casque à la main. Je lui demande s'il va à Perros. Oui il y passe, il aura juste à freiner pour me laisser descendre. Il est motard de la gendarmerie en vacances, non non il ne roule pas sur une moto Allemande bleue marine mais sur une Italienne noire. Punaise que c'est inconfortable une selle de Ducati ST4, la transmission est brutale et le freinage incisif. Il arsouille sec dans les virages sur la corniche, heu c'est pas limité à 90 m'sieur le gendarme ? Je n'aime vraiment pas être passager sur une moto mais là il pilote proprement alors ça va. Nous voici déjà à Perros.

Bah voilà, la balade est terminée, je reprends un peu de dessert en repartant à moto vers Trebeurden en empruntant l'essentiel du parcours de la course, hormis les passages sur la plage ou sur les chemins. Pffff ça monte pas tant que ça finalement. Par contre on le sent bien le vent à moto.

PLAGE DE REPOS
L'après-midi c'est plage à Trestel, quant à courir dans les jours qui viennent c'est peu probable, les vacances font partie de l'entraînement.
Enfin si quelques sprints sur la plage, notamment avec, enfin contre des footeux.
Finalement je termine 85e de la course, j'ignore les classement en vétéran 1, mais traditionnellement il y a beaucoup de bons V1 sur ce type de course.
Je le savais, j'en ai la confirmation, c'est vraiment une très belle course très bien organisée, avec un parcours exigeant (vainqueur en 1h03' pour 20 km) dans un cadre magnifique et spectaculaire, avec cette originalité de changer de sens chaque année.
Dans le journal " Le Trégor " de la semaine, que vois-je en page résultats de la course ? Short bleu, maillot orange, " il y a papa en photo dans le journal " dit ma fille.

J'adresse mes plus vifs remerciements à Béatrice Masson pour les photos, web-maîtresse (ça se dit ?) du site des 20 km.
http://bm-webdesign.com
http://gitedemer.com

Merci à Dédé pour la moto, ça m'a donné envie d'en racheter une. Combien ta Yamaha FJR 1300 ? Ha oui, quand même…

Prochaine course dimanche 7 août dans les Vosges, les 12 km du lac de Longemer, près de Gérardmer.
Avec une course pour enfants à laquelle ma fille participera.

Fred


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