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2008-01-19 19:41:29 : Samedi 19 janvier 2008. A vos marques…

A vos marques…
Prêts ?
Courez !


Pour ceux qui courent au bois de Vincennes, la semaine dernière j'ai refait le marquage hectométrique sur la piste cyclable (3140 m), sur le trottoir de droite dans le sens de circulation des vélos, avec le point zéro placé au carrefour de la pyramide.

Cet après-midi je suis allé marquer la lonnnnnnngue ligne droite de la route Dauphine (avec le faux plat montant) dans le sens inverse des cyclistes, donc dans notre sens de course sur notre parcours, 1350 m sur la partie bitumée, repères orange sur le trottoir côté droit.

Le marquage de l'avenue des Minimes (peu après le 13e km du marathon de Paris) a été fait il y a quelques semaines, repères hectométriques sur 500 m sur une portion de cette avenue éclairée la nuit et désormais sans voitures après sa fermeture suite à la tempête de fin décembre 1999.

Et le marquage hectométrique du lac des Buttes-Chaumont (625 m) permet aussi de courir des séries avec des repères précis. Baltha me faisait justement remarquer que certains sont peu visibles la nuit, va falloir déplacer des lampadaires !
Dédicace spécialement pour Brinouille au point zéro…
Il ne me reste plus qu'à faire le marquage du grand tour des Buttes-Chaumont, je vais racheter de la peinture.

Fred

Les réactions

Par Baltha, le 2008-01-19 19:52:47
Eh bin c'est beau de tout tagger la chaussée !
Voyou !

Par Baltha, le 2008-01-19 19:53:33
Eh bin c'est beau de tout tagger la chaussée !
Voyou !

Par Brinouille, le 2008-01-19 20:03:13
c'est du running street-art, un nouveau concept : )

Par Martine, le 2008-01-19 20:04:06
C'est sympa ces marquages. Je pourrai faire du fractionné sans aller sur la piste si j'en ai envie.
Martine

Par Jgab, le 2008-01-19 20:37:41
Eh bien les vincennus vont être contents !!

Par Fred, le 2008-01-19 23:58:16
Baltha, il y a quelqu'un qui a tracé une superbe ligne droite parfaitement régulière. Un artiste !
Brinouille, prochain marquage je change de couleur.
Martine, sur le marquage à Vincennes la dédicace est pour toi, cherche…
Fred

Par Fred, le 2008-01-19 23:58:54
Salut Jgab, c'est accessible à tout le monde, viens essayer !
Fred

Par Fred, le 2008-01-19 23:59:17
Salut Jgab, c'est accessible à tout le monde, viens essayer !
Fred

Par Baltha, le 2008-01-20 01:44:48
Tiens, des rollers à 5 roues. C'est fait pour la vitesse, il me semble. Il faut enlever le frein, ce n'est pas "stylé".

Par Fred, le 2008-01-20 08:06:47
J'avais oublié ma clé pour le démonter, c'est effectivement inutile et gênant dans certains cas.
Fred

Par Fred, le 2008-01-20 08:29:03
Ce sont des rollers dits " vitness ", un compromis entre vitesse et fitness.
Chausson souple, cinq roues, mais pour la vitesse il faudrait qu'elles soient d'un un diamètre légèrement supérieur (plus de 80 mm jusqu'à 100 mm, là elles sont juste à 80 mm) et une platine plus rigide (celle-ci est en aluminium). En tout cas grâce au chausson souple ils sont très confortables et légers grâce à la platine alu.
J'irai participer à la grosse rando du vendredi soir au printemps, il y a parfois juqu'à 15000 participants. Par contre je porterai le casque et les protection d'articulations, là je n'avais que mes mitaines protège- poignets.
Fred

Par gavroche, le 2008-01-20 10:04:26
bon ben j'irai voir ça quand je serai opérationelle!!!!!
merci fred, autrement sur la ligne droite de dauphine on doit trouver mais éffacé l'indication du premier kilo des foulées des iles .idem pour la fémina run dont le premier kilo se trouve sur l'avenue des minimes, c'est bien de remettre de belles couleurs.
bizzz bon dimanche

Par Fred, le 2008-01-20 10:18:02
Salut Gavroche, ça va ton bras ?
Pour les repères j'ai pris des photos de l'emplacement précis, ça permettra de les retracer sans tout remesurer. Les repères des courses ne tiennent jamais bien longtemps, c'est du provisoire.
Biz
Fred

Par Martine, le 2008-01-20 12:20:51
Pas vu la dédicace et pourtant j'ai cherché.. mais les marquages sont parfaits.
Merci
Martine

Par JONK, le 2008-01-20 15:17:16
Où l'on note un manque de moyens flagrant : une genouillère pour 4 genoux d'assistants marqueurs.... !!!

Par Mika B, le 2008-01-20 16:20:22
Salut Fred, le démarqué? ben quoi? c'est les soldes oui ou non?
Si tu veux marquer le coup(?)
vient mettre un peu de peinture(1,6km)
sur la ligne droite du circuit(Chimay)

Peinture noire de préférence!
sinon du jaune! ou rouge!
Mika le colo ré

Par Fred, le 2008-01-20 18:51:18
Salut Jonk, ils portent toujours leur paire de protège-genoux et coudes, meme pas la peine de leur demander.
Fred

Par Fred, le 2008-01-20 18:52:35
Mika B, Chimay, Chimay… Ça me dit quelque chose, une marque de peinture sans doute ? Plutôt du bleu non ?
Fred

Par J_L, le 2008-01-20 19:36:40
Merci Fred de prendre le temps de faire cela.
Avec les explications, la carte et les photos, c'est parfait.
On va pouvoir courir sans se soucier du reste ...
J_L

Par angelo, le 2008-01-20 19:37:48
Bô boulot Fred, perso ça me sera utile dans les prochains jours.

Merci bien !

Par Rock&nroller, le 2008-01-20 19:51:43
ça je savias pas qu'on pouvait faire du roller sur cette piste!! ça se passe comment avec les vélos? je vois ou c'est apres le parc floral est ce que c 'est éclairer la nuit? merci

Par ric69, le 2008-01-20 19:54:23
Les buttes en roller ça nécessite une bonne maîtrise du freinage vu le profil mais si j'ai bien compris, le roller c'était juste pour faciliter l'opération marquage.
Ce marquage là, ça va en pousser quelques uns aux fractionnés. Un truc de vincennus quoi.
A+

Par Fred, le 2008-01-20 20:34:54
JL, tu cours à Vincennes ?
Angelo, tu cours également au bois de Vincennes ? Un matin nous avons croisé le Philou, le temps qu'il freine il avait déjà couvert 100 mètres, ça sentait le caoutchouc brûlé au milieu d'un nuage de poussière…
A la prossima puntata !
Fred

Par Fred, le 2008-01-20 20:42:24
@RocknRoll, tu fais du rolller de vitesse ?
Je vois souvent des rollers vitesse, peut-être un peu moins le dimanche lorsque les vélos sont très nombreux. A mon avis il n'y a pas de problèmes de cohabitation, éventuellement il faut se décaler si un gros peloton roule, il arrive qu'il y ait plus de 40 cyclistes groupés. Il m'est arrivé de voir des patineurs dans l'aspiration des vélos à des vitesses élevées (+ de 40 km/h).
La nuit on profite sur une portion (fin de la longue ligne droite et petit côté) de l'éclairage des courts de tennis, mais globalement on voit assez bien sauf dans la partie sud qui se trouve un peu plus dans la pénombre. Le revêtement n'est pas très lisse, c'est du bitume un peu rugueux, et après les périodes de fort vent comme cette semaine c'est parfois jonché de petites branches.
Fred

Par Fred, le 2008-01-20 20:44:44
Ric69, je n'ai roulé à rollers que sur la piste à Vincennes. De toute façon il me semble que le roller pour les adultes ne soit pas autorisé aux Buttes, et effectivement la topographie ne s'y prête pas vraiment, hormis le tour du lac il n'y a rien de plat dans ce parc.
Fred

Par J_L, le 2008-01-20 21:37:42
Fred
Oui, je cours à Vincennes.
Mais je n'ai encore jamais emprunté la piste cyclable autrement qu'à vélo. Je testerai une prochaine fois le tour en courant pour avoir le plaisir d'utiliser tes repères. Sur le trottoir par contre pour ne pas gêner les cyclistes et pour l'amorti ...
J_L

Par , le 2008-01-20 22:37:35
a quoi ca sert de faire sa farnchement vous avez des piste de satde autour de vous!!

Par , le 2008-01-20 22:38:30
a quoi ca sert de faire sa farnchement vous avez des piste de satde autour de vous!!

Par , le 2008-01-21 12:16:46
ily a 1 parc roller a la porte de bangiolet a coté du perifériqe il y a 1 rampe skate aussi

Par Paikan, le 2008-01-21 15:20:52
Merci Fred, beau boulot!!
J'ai hâte de tester ça, a priori mercredi...

Paikan

Par Enzo, le 2008-01-22 10:54:10
C'est toi aussi le marquage de l'avenue des Minimes ???

C'est bien pratique tout çà n'empêche, les 1350m de la montée vont être bien utiles, tiens ...

Par Fred, le 2008-01-24 13:02:20
Enzo, non ce n'est pas moi le marquage avenue des Minimes. Il y a un repère plus loin, pour 800 m, à la fin de la zone avec le terre-plein.
Fred

Par Fan de .............., le 2008-01-26 12:40:35
Merci FRED j'ai vu les traits d epeinture sur la piste cyclable meme si je m'en sert pas pour moi c 'est super sympat pour ce que tu fais pour nous pour tes conseils pour progresser

Par supichan, le 2008-01-31 17:57:34
konnichiwa furedo!!
desolée, je ne suis pas pasée... ça fait..mmm presqu un ans...
gomen...
je continu a courir en Barcelona, dans un petit bois pres de chez moi... ici le temps est très bon
(^-^) nihonjin ni supeingo wo oshieteimasu!
ureshiii
ya, matta kondo
supi

Par Fred, le 2008-02-01 12:52:17
Haaaa Supitchan, o hisashiburi ne, genki ?
Je ne parle toujours pas Espagnol désolé. Profite bien de Barcelona.
Besitos.

www.imfrombarcelona.com

Fred

Par Runner_12, le 2008-02-01 20:58:51
cobien fais le tour du lac porte Dorée svp merci??

Par Fred, le 2008-02-01 21:34:02
Pour le lac Daumesnil, à peu près 1950 m.
Enzo a donné un tracé ici dans son blog :
http://www.ibamo.com/temp/blogcap/photos/2266-lac%20Daumesnil3.JPG
Fred

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


La longue ligne droite de l'avenue des Minimes juste après l'esplanade du château de Vincenes.
13e km du marathon de Paris.



Un pentadécamètre (je ne sais pas si ça se dit comme ça ?) et une bombe de peinture.


Ma paire de rollers pour m'amuser.


Au repère 2600 m de la piste cyclable.
Le marquage inverse commence au virage sur le trottoir opposé (masqué par le coureur à rollers qui patinait vite, plus de 30 km/h).
Tout au fond l'esplanade du château de Vincennes.


Un premier repère à la craie à 50 mètres, et 50 m plus loin un coup de peinture et un nombre.


En bleu clair la piste cyclable longue de 3140 m, le point zéro est au carrefour de la pyramide (virage à droite à 90°).
En rouge le marquage de la ligne droite Dauphine, 1350 m, marqué du nord vers le sud.
En haut, en jaune, le marquage de l'avenue des Minimes, 500 mètres.


Le lac des Buttes-Chaumont (en jaune) : 625 mètres.
Sur le grand tour les parties fléchées indiquent correspondent aux portions en montée. Quasiment pas de plat dans ce parc.
Marquage du grand tour à venir, ma bombe de peinture est vide.


Un petit tour de la piste en 8'15".
Le revêtement un peu rugueux engendre des viiiibbbbrrrraaaaaatiiiiiions pas très agréables.


Une portion en " aigle " mais ça fait mal aux cuisses, je n'ai plus l'habitude.
De 14 ans à 18 ans les rollers étaient mon moyen de déplacement urbain.


Merci à mes assistants à roulette !


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2007-12-18 11:29:47 : Corrida d'Issy les Moulineaux, dimanche 16 décembre 2007. - 38 photos - 36 réactions

Voici quelques photos de la course de 6 km de la corrida d'Issy, courue sous un ciel bleu et par un froid vif.

Fred

2007-11-28 14:20:31 : Dimanche 25 novembre 2007. Marathon de la Rochelle. - 55 photos - 62 réactions

Dimanche 11 novembre 2007. Bois de Vincennes.
Après 2h30 de course c'est la fin de la très longue sortie deux semaines avant le marathon de La Rochelle.
Yannnnn est bien content d'en avoir terminé avec l'essentiel de sa préparation, lui qui avait dû l'interrompre prématurément un soir d'octobre 2006 après un entraînement sur la piste du stade Pershing, terrassé par des douleurs lombaires tenaces et une périostite sournoise.
Quant à Martine elle parfaitement bien supporté la charge d'entraînement avec quatre sorties hebdomadaires, malgré un emploi du temps très rempli et de longues journées de travail.
La dernière semaine est allégée, pour moi elle sera marquée par des trajets à vélo pour pallier la grève de la RATP, la multiplication des départs-arrêts-démarrages-freinages-changements de rythme me laisse présager d'une fin de marathon douloureuse pour mes jambes, d'autant que j'ai peu couru, accompagnant deux ou trois fois par semaine Martine dans sa préparation, puis Yannnn lors de ses 4 dernières sorties. A mon avis je vais le sentir après 3h30 de course.

Samedi 24 novembre 2007. Le temps est magnifique sur le vieux-port de La Rochelle.
Le soleil brille généreusement mais le vent du nord-est souffle assez fort. La météo marine semble formelle : une perturbation arrive et il va pleuvoir dans les heures qui suivent. Avant, pendant ou après le marathon ?
La récupération du dossard est un peu laborieuse, Martine n'ayant pas son carton de retrait on lui dit assez abruptement " Revenez ce soir après 20 heures lorsqu'il n'y aura personne ". Il est 12h45 et il n'y a personne… Me voici obligé de négocier sérieusement pendant 20 minutes avec le directeur de l'organisation en personne dont je n'ai pas véritablement compris la totalité des arguments.
Nous déjeunons ensuite au soleil puis Yannnnnn arrive, nous allons faire un tour vers la zone d'arrivée et ses pavés avant la sieste.
Le soir nous nous retrouvons dans un restaurant à l'écart du vieux-port pour faire comme quelques milliers de coureurs ce soir là dans la ville : manger des pâtes.
Les imprévoyants n'ayant pas réservé errent à la recherche d'une table, ils sont parfois par groupes de cinq ou plus.

Dimanche 25 novembre. Marathon.
La nuit a été paisible et lorsque le réveil sonne à 6 heures je devine qu'il pleut. Pas une grosse pluie non, mais un crachin bien établi. Je courrai donc en manches longues + corsaire.
Le petit déjeuner est rapidement avalé puis nous nous préparons. Il fait à peine jour lorsque nous retrouvons Rodie qui va participer à son premier marathon, Kemalic est également là, Jog souffrant de sa sciatique il a profité de son dossard.
8h40, il est temps de rejoindre la zone de départ. J'accompagne Martine vers le quai Prunier où nous patientons quelques minutes sous une pluie fine mais persistante.

Larguons les amarres.
Neuf heures, c'est parti. La relative étroitesse du quai Duperré permet de ralentir le flot de coureurs et de ne pas partir trop vite. Le 1er kilomètre est passé en 5'40". Sur une zone pavée et bordée de bornes deux coureurs chutent lourdement, je redouble de vigilance. Je suis chargé en ce début de course, j'ai ma ceinture porte-bidon avec une bouteille d'eau de 50 cl remplie, les gels de Martine, mon téléphone mobile et l'appareil compact de Baltha. Comme la course durera plus longtemps que ce que j'ai l'habitude de courir j'ai emporté trois berlingots de compote, seule nourriture que je sais pouvoir absorber en courant. Nous arrivons sur la large avenue du mail qui monte le long du casino. Un peu plus loin nous descendons en bord de mer et après le troisième kilomètre c'est la jonction avec le départ hommes seniors et V1 partis du quai Maubec. Compte-tenu de la configuration de la ville et pour permettre un meilleure fluidité, les départs se font en deux zones avec une jonction vers 3200 mètres de course. Et soudain la densité de coureurs est multipliée par deux. Après la foule de spectateurs nous arrivons dans un secteur désert et assez ingrat s'étirant sur plusieurs kilomètres car le parcours a été modifié pour éviter la " côte des pompiers ". Nous montons certes mais sur un faux-plat quasiment insensible. Martine court à mes côtés comme à l'entraînement. C'est à dire avec beaucoup d'aisance.

Après son abandon à Paris en avril dernier, l'objectif prioritaire de Martine est de terminer ce marathon, idéalement en moins de 3h52 pour faire mieux qu'à Paris en 2006 pour son premier marathon. Je vais donner le rythme pour viser un peu moins de 3h48, ce dont elle est tout à fait capable, si elle coince un peu nous aurons une petite marge pour 3h50. Je ne lui ai pas reparlé de l'objectif sinon elle va être stressée… Ça bouscule sévèrement au ravitaillement du 5e kilomètre, bien que je ne sois pas concerné je subis les à-coups. Martine est devant et je chute sur deux coureurs tombés à terre que je ne peux éviter. Je passe finalement derrière les tables, les bénévoles ont été pris de court et ils n'ont pas préparé assez de gobelets. Je rejoins rapidement Martine puis j'appelle Ouille qui court en compagnie de Yannnnn. Il sont à plus de 800 mètres derrière nous, ils vont courir à leur rythme qui devrait sensiblement être le nôtre, ils ne nous rejoindrons probablement pas, ou alors dans une bonne trentaine de kilomètres.

Métronome : moderato.
Les kilomètres défilent avec une belle régularité, nous sommes repassés dans le centre en évitant au premier tour le parc Charruyer et son tunnel à la sortie casse-pattes. Je réveille Baltha au bout d'une heure de course, nous sommes au 11e kilomètre. Il pleut depuis le départ, pas très fort, plutôt l'impression d'évoluer sous un brumisateur géant, le vent est parfois gênant alors je me décale devant Martine lorsqu'il est défavorable. Cette météo lui convient parfaitement. Un coureur nous tapote sur l'épaule "Salut Raztaboule !". Je ne savais même pas qu'il courait, il s'est décidé il y a quelques jours. Il est légèrement plus rapide que nous et il s'éloigne. Malgré la pluie persistante il y a foule sur le quai Valin, puis c'est à nouveau un secteur un peu ingrat après le 15e km et l'aquarium, où Martine me fait remarquer que c'est assez monotone.

Après trois participations consécutives où j'ai couru en performance je découvre la course et le parcours différemment, je trouve parfois que c'est long. Je suis un peu en avance sur l'objectif, mais Martine est tellement bien dans le rythme que je continue à la même allure. La frappeur de bidon et le violoniste sont fidèles au poste, toujours au même endroit. Retour vers le port et sa foule enthousiaste pour le passage du semi, nous croisons la tête de course, un Kenyan suivi du Français Loïc Letellier pas loin derrière. J'aperçois GGBI et James de l'organisation du marathon du Futuroscope. Le semi-marathon est passé en un peu moins de 1h52, puis Martine effectue un arrêt technique de près d'une minute avant de repartir pour un second tour. A nouveau la montée du mail, la densité de coureurs diminue, on voit les premiers marcheurs. Si Martine ne lâche rien ce sera 3h46, à mon avis ce sera un peu plus, je pense que les 3h48 sont possibles. Elle boit régulièrement et prend ses gels.

J'ai appelé Ouille, ils sont près de 2 kilomètres derrière nous et tout va bien pour Yannnnn. Après deux brèves accalmies la pluie a totalement cessé et le soleil perce par moments. Hormis ce vent parfois gênant les conditions météo sont bonnes pour courir. Nouveau secteur ingrat du côté des pompiers, passage dans le parc cette fois-ci puis le petit tunnel et la côte de sortie, et à nouveau la relative solitude du côté des terrains militaires du Champs de mars. Le 30e km situé dans la descente avant le parc a été passé en un peu plus de 2h40. Après le passage sur le quai Valin où nous croisons les coureurs qui en terminent en 3h07 environ, nous passons le 35e km en un peu plus de 3h09. Depuis quelques minutes l'allure de Martine a changé, elle respire bruyamment et sa foulée est moins fluide. Vers le 33e km je suis entré dans un bar pour remplir la bouteille, manifestement je dérangeai la partie de fléchettes. " Désolé m'sieurs dames ! ". Il y a de plus en plus de marcheurs et d'allures saccadées, le mur du 32e-35e km a fait des dégâts.
Martine effectue quelques courtes périodes de marche avant de repartir à plus de 11 km/h, j'essaye de trouver un rythme intermédiaire régulier vers 10,5 km/h mais ça n'a pas l'air de lui convenir, elle court par à coups. Ouille me donne des nouvelles de Yannnnn, il a ralenti mais il est régulier vers 10 km/h. Nous rattrapons Raztaboule qui marche d'un bon pas, je tente de le relancer mais rien à faire. Il a couru le marathon de Parthenay en 3h43 il y a un mois ! Autour de nous c'est la désolation, les allures sont parfois cahotiques. Martine a du mal, en plus elle me dit " C'est moche ici, c'est long ". Allez, débranche le cerveau, ferme les yeux, avance.

Le mur de l'Atlantique.
Nous approchons les 3h30 de course, c'est cuit pour 3h48 désormais. Je repense à ma fin de course douloureuse en 2006 où j'avais sévèrement coincé dans ce secteur des Minimes, totalement seul. On est toujours seul sur une fin de marathon. " Allez Martine, les 3h50 sont accessibles, il reste à peine 3 kilomètres ". Nous sommes à la Ville en bois, juste avant les chantiers navals. De l'autre côté du port, à 300 mètres à peine on voit l'arrivée, mais il reste bien plus de 3 kilomètres en fait. Alors je me place devant elle et j'avance en essayant de deviner son allure, et ça repart, puis ça ralentit, ainsi de suite, hectomètre après hectomètre. Vers le 36e km je me suis arrêté pour un besoin pressant, j'avais presque honte de repartir à 16 km/h parmi les coureurs dont certains avaient peine à marcher. Table de ravitaillement du 40e km.
" Marche si tu veux mais ne t'arrête pas. C'est bon pour 3h50, allez il reste 2200 mètres ".

Emportée par la houle.
Les pavés du Gabut, la foule qui hurle sur le port, je suis derrière pour pousser, devant pour tirer, à côté pour épauler, mais que c'est dur pour Martine, que puis-je faire ? Rien d'autre que courir, en terminer au plus vite, je devine les jambes douloureuses et l'envie d'arrêter pour ne plus avoir mal, j'ai connu ça lors des 100 km du Morvan.
Voici l'arche du dernier kilomètre, le phare à droite, le quai Duperré. Au passage devant le podium d'animation je fais de grands signes au speaker en désignant Martine. Il crie dans son micro " Et c'est une coureuse V2 qui arrive, Martine, en moins de 3h50, on l'encourage, allez Maaaaaaartine ! ".

L'âme de fond.
Voici comment on grignote 200 mètres avant de virer à gauche. Là bas à 150 mètres, c'est la tour de la Chaîne. " Non tu ne marches plus, allez ". C'est reparti, je pousse à nouveau, voici les pavés, le 42e km, le virage à droite après la tour, le tapis bleu, l'arrivée. Martine a été au bout de ses possibilités, je l'emmène à droite vers une chaise puis à l'intérieur d'une tente pour ne pas prendre froid. Une dizaine de minutes après elle a totalement récupéré, nous sortons de la zone d'arrivée alors que Yannnnnn vient d'en terminer en 4h01 avec des jambes douloureuses à partir du 25e km. Nous voici avec nos bourriches d'huîtres marchant vers l'hôtel, il ne faut pas traîner car le TGV est à 14h45.

Gare de La Rochelle. Retour vers notre port d'attache.
Yannnnn arrive, puis Ouille. Il faut emprunter le passage souterrain pour rejoindre notre train.
Ouille est encore derrière nous même dans le TGV, Yannnnnn est dans une autre voiture, la rame est remplie de voyageurs à la démarche parfois raide.
Le coureur Russe qui cherchait un dossard le samedi et à qui on avait répondu " Niet " est debout à l'entrée de la voiture, manifestement il n'a pas de billet non plus.
Martine regarde un DVD, le TGV est arrêté en rase campagne. Je repense à la course. Peut-être suis-je allé un peu vite à partir du 8e km jusque vers le 28e ? Peut-être aurais-je dû rester exactement à la vitesse pour terminer en 3h48 ? Martine avait l'air tellement facile, passant souvent devant moi que j'ai pensé que je pouvais être un peu ambitieux. Sa fin de course aurait-elle été moins difficile, et le temps final légèrement inférieur ? Pour le savoir nous y retournerons dimanche prochain…
Plus tard, dégustation d'huîtres en compagnie de Yannnnn, Ouille, Duduche, Baltha et Chrystel.
Je sais que nous courrons à nouveau un autre marathon ensemble, avec peut-être une gestion de course différente en visant d'emblée le negative split ? Pas facile à réaliser tout ça, c'est un difficile équilibre à trouver pour ne pas coincer trop tôt dans la course.
En tout cas le prochain marathon pour moi sera à Paris le 6 avril, je vais m'y préparer dès janvier.

Bravo à Yannnnn pour son premier marathon, bien soutenu par Ouille qui m'a régulièrement appelé pour m'informer de la progression. A Rodie également mais que nous n'avons pas revu après la course.
Merci à Baltha et Brinouille pour les messages et les appels pendant la course, et désolé Baltha pour mon appel matinal, il me semble que tu avais la voix un peu endormie !

Fred

2007-11-20 12:27:36 : Dimanche 18 novembre 2007. Semi-marathon de Boulogne. - 82 photos - 40 réactions

Voici une sélection de photos du semi-marathon de Boulogne, couru par un froid perçant et sous une lumière plutôt triste.

Ces photos sont mises à disposition sous contrat
Creative Commons :


http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

Fichiers haute résolution envoyés gracieusement sur simple demande :
fpoirier@hotmail.com

Les photos de Baltha sont ici :

http://picasaweb.google.fr/balthazar.bluteau/SemiMarathonDeBoulogneBillancourt2007

Fred

2007-10-09 16:13:15 : De Paris à Versailles, en passant par Saint-Cloud. - 65 photos - 23 réactions

De Paris à Versailles, en passant par Saint-Cloud.

Dimanche 30 septembre 2007, à environ 30 minutes du départ de Paris-Versailles.
Je m'échauffe sur le quai en compagnie de La Pépite et de Rafale Marine. Il y a également Philou et MarieL pas très loin.
Philou a un objectif en dessous de l'heure (je lui ai suggéré 58 minutes) Rafale Marine également. MarieL sera sans doute plus rapide qu'en 2005, quant à moi, n'ayant pas pu m'entraîner en rythme de puis la fin du mois d'août je serai content de courir dans le même temps qu'en 2005, soit 1h03.
Dès le second kilomètre passé et la plongée dans le tunnel André Citroën je constate une grande différence avec l'édition 2005 : le silence.
Parti devant cette année me voici très rapidement relativement isolé, privé de l'habituel bruit de fond des foulées des autres coureurs, accompagnées parfois de quelques commentaires voire de vraies discussions.
J'ai bien tenté de courir le troisième kilomètre en 3'40" mais je sens que je suis à la peine, je reste sagement à 16 km/h. Comme en plus j'ai disputé une petite course de 3,1 km la veille aux Buttes-Chaumont, courue en 10'39" soit 17,4 km/h, j'ai sans doute laissé un peu d'énergie.

http://www.premiersdecordee.org/PremiersDeCordee/PremiersDeCordee.php

Le trajet sur les quais jusqu'au 6e kilomètre est assez moche, puis c'est enfin le côte des gardes que je passe assez bien puisque j'arrive au sommet, soit la mi course, en 31' et quelques secondes. J'ai couru les 2 km de montée en 9'30" soit 12,6 km/h. Vers la moitié de l'ascension j'avais l'impression de coincer un peu mais j'étais à la même vitesse que les 3 ou 4 autres coureurs proches de moi, donc c'était normal.
Je me souviens avoir échangé quelques mots avec le Sanglier et Angelo vers le 7e kilomètre.

Dans le mur final je vois Sedef en compagnie de Duduche, lequel me lance "Enzo 1h20 au semi".
L'espace de quelques secondes je suis perplexe.
Enzo… Semi… 1h20… ?
Ha mais oui, Enzo est passé au semi du marathon de Berlin en 1h20. Allez, 2h42 à la fin.

Depuis le 4e ou 5e kilomètre ça gargouille dans mon ventre et ça ne s'arrange pas à l'entrée de la forêt.
9e kilomètre ça gaze décidément trop dans mes intestins et beaucoup moins dans mes jambes, je récupère un peu de sopalin auprès de la croix rouge et je m'arrête derrière un bosquet.

Je repars et je dois me faire violence pour retrouver mon rythme initial. Dès lors, malgré les quelques portions en faux plat favorable et la belle descente je laisse inexorablement filer les secondes, et sans autre coureur proche devant moi j'ai un peu l'impression de me battre contre le chrono. Impossible d'accélérer dans la côte du cimetière et je termine à l'énergie sur la longue et large ligne droite d'arrivée.

1h05'15", haaaaaaaaaaa j'en ai perdu du temps là haut dans la forêt et dans les relances du côté de Vélizy. Mais je ne pouvais vraiment pas aller plus vite.
Philou est bien arrivé en 58 minutes, Rafale Marine en une heure, MarieL n'est pas loin derrière moi, première V1. Puis je vois arriver la Pépite, Jérôme également.

Peu de temps après je reçois un sms m'annonçant le temps d'Enzo au marathon de Berlin, 2h40 avec un negative split de 5 secondes ! Désolé Enzo de t'avoir imaginé en 2h42 après que Duduche m'ait annoncé ton passage au semi en 1h20, mais en plus c'était ton objectif.

Dimanche 7 octobre, foulées du parc de Saint-Cloud
N'ayant couru qu'une seule fois depuis Paris-Versailles, en l'occurence le samedi matin avec Baltha aux Buttes-Chaumont, je cours les 5 km du parc de St-Cloud, où je retrouve Baghera et Serge du 9-2, Rachel et JPII, qui vont tous participer aux 10 km.

Le parcours est difficile tout en montées, descentes et relances, le terrain est technique avec de la gadoue, des ornières, des cailloux et des trous.
Les arrivées sont assez espacées, JPII s'est donné à fond, voici Serge, puis Baghera à fond également.

Occupé à discuter j'ai un peu tardé à m'échauffer, c'est déjà le départ des 5 km. Ça part forcément vite, après 300 mètres de course nous arrivons sur un chemin en faux plat montant, avec quelques passages gras et des ornières. Je remonte une demi-douzaine de places et tente de m'accrocher à la foulée de deux coureurs dont un que je suppose V1 mais ils s'éloignent mètre après mètre. Apparemment je suis vers la 11e place.
Après la côte de la ferme du Piqueur puis la raide montée vers la Pte Blanche où nous dépassons un groupe de cyclistes à VTT qui peinent dans la côte, puis ça descend pour reprendre le chemin de l'aller. Au 9e km j'ai réussi à rejoindre les deux coureurs, le vétéran de l'AS Medon et un licencié des White Harriers de Suresnes. J'accélère comme je peux, je devine qu'un des coureurs me colle et à l'entrée de la piste où nous tournerons à contresens j'accélère encore pour terminer en 19'15".
Finalement le coureur de l'AS Meudon est V2, premier d'ailleurs, je suis huitième de la course et troisième V1. J'ai vraiment senti que je manque de rythme à chaque tentative d'accélération. 16 km/h ça va, au delà c'est vraiment difficile.
Place à la course des enfants où mon fils termine les 2,5 km à l'avant dernière place, ma fille étant antépénultième, ça faisait longtemps qu'ils voulaient participer à une course, ils n'avaient pas pu le faire le samedi 29 septembre aux Buttes-Chaumont pour cause d'école.

Pas vraiment d'entraînement en vue cette semaine, dimanche je cours les 20 km de Paris, mon objectif initial début septembre était de 1h14, là si je cours comme en 2006 en 1h15 ce sera bien, de toute façon je partirai en 3'45" au km.

Et ensuite repos d'automne pour préparer un marathon de printemps, à Paris cette année, en essayant d'atteindre cet objectif de 2h48 contre lequel je butte régulièrement depuis plus de quinze années.

Fred

2007-10-04 13:21:31 : Chasseurs de temps, dimanche 30 septembre 2007. - 8 photos - 36 réactions

A la poursuite du dieu Chronos, Artémis possède une arme redoutable, la vitesse…

Martine l'a admirablement utilisée dimanche 30 septembre sur les 14 km des Chasseurs de temps.

Elle termine cinquième femme et première V2, en 1h11'51".

Belle matinée au soleil en compagnie de Squirel, JPII, Pierrot, Yannnnnnnn et F@bien notamment.

C'est maintenant parti pour sa préparation au marathon de La Rochelle, 25 novembre.

Fred

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