La course à pied Les blogs courseapied.net : fred

Le blog de fred

Flux rss du blog, des réactions

Les derniers billets

Mes catégories

  • A venir

Mes liens


Le forum courseapied.net

Le chat courseapied.net

Les blogs courseapied.net

2008-06-20 15:17:47 : Don de soi, un geste simple.

'

Don d'un peu de soi, don de sang, un geste simple.

Il s'agit ici du don de plaquettes, qui, au contraire du sang qui peut se conserver, ont une durée de vie limitée à cinq jours.
Les plaquettes sont indispensables à la coagulation, et les dons de plaquettes servent au malades atteints de maladies hématologiques et de cancers, les traitements type chimiothérapie étant très toxiques pour ces cellules issues de la moelle.
Les besoins sont donc permanents car on ne peut pas constituer de réserves, et la demande est en flux tendu.

Le don de plaquettes prend environ trois heures, une machine pompe la quantité nécessaire, une centrifugeuse sépare les globules, le palsma et les plaquettes.
A intervalles réguliers la machine réinjecte au donneur ses globules et son plasma, si bien qu'au final seules des plaquettes manquent mais elles sont très rapidement reconstituées.

C'est totalement indolore, sans effet secondaire car on ne perd pas de sang, on doit juste s'abstenir d'activité sportive durant 24 heures.
Finalement un petit geste simple au service des malades, mais ô combien indispensable.

Plus d'information ici :

http://www.dondusang.net/rewrite/site/3/.htm?idRubrique=6

http://www.laurettefugain.org/

Allez-y bon sang !

Fred

Les réactions

Par Serge92, le 2008-06-20 15:25:17
JE CONFIRME mis à part la durée pour moi en 1h30 j'ai fait le maximum de cycles il faut dire que j'ai de la veine! :-))))
pour l'organisation je vais en principe courir le matin vers 9h00 pendant 1h15-30 et je donne vers 13h30 14hoo et lendemain en fin d'après midi footing 1h15 environ. A très bientôt, une petite pensée pour ceux qui nous attendent :-))))

Par duduche, le 2008-06-20 15:32:26
Bonne initiative que ce post.
Personnellement je ne peux en donné je n'en ai pas assez,rien de vitale.
Nous devons en avoir entre 150 000 et 400 000 je plafonne à 120 000 voir des périodes au plus bas 82 000.

Par Martine, le 2008-06-20 16:05:26
Un don, une vie de sauvée!!!
Courez pour une bonne cause
Martine

Par L'Castor Junior, le 2008-06-20 16:48:27
Salut,
Je donne moi aussi, régulièrement, plaquettes, plasma et sang total.
Mon dernier don remonte au samedi précédant mon départ au Népal, et je n'ai pas ressenti le moindre effet indésirable.
à+

Par coatch, le 2008-06-20 17:08:11
C'est bon de le rappeller régulierement les demandes sont en permanence pour les malades les transfusions les urgences aussi .Merci

Par yann, le 2008-06-20 21:37:05
en plus on est pas obligé d'etre sportif pour donner ca concerne tous le monde

Par Eric77, le 2008-06-20 21:50:17
Moi aussi je fais des dons de plaquettes, par contre, je suis étonné de la durée que tu indiques Fred car quand j'y vais ça dure entre 45 mn et 1 h, pas plus. C'est un geste simple, peut être intimidant la 1ère fois mais ensuite on y va comme quand on va acheter sa baguette chez le boulanger !

Par BZH, le 2008-06-20 22:55:02
Fred tu es plus rapide que moi sur marathon mais je te bats en dons du sang beaucoup en dessous de 3hrs!

Par Anne, le 2008-06-21 11:48:42
Merci FRED pour cette piqûre de rappel.

Par Fred, le 2008-06-23 09:11:06
J'ai indiqué trois heures de temps, c'est ce que ça m'a pris au total, mais le prélèvement lui-même a duré à peine deux heures.
Fred

Par EFS, le 2008-06-24 12:26:52
faîtes passer l'information les besoins sont permanents en sang plasma et plaquettes Merci de vos dons à tous

Par DON DE SANG, le 2008-07-15 23:49:33
http://www.dondusang.net

Par , le 2008-07-17 11:35:24
REgardez pendant vos vacances souvent le camion de don du sang passe dans les stations balnéaires sur la cote, profitez en pour y allez MERCI!!!!!
www.hautcourant.com/Don-du-sang-don-de-soi,109

Par , le 2008-08-07 12:25:34
sang pour sang

Par gregetiti, le 2008-09-24 15:05:04
Nous sommes belges résifdents en france. Nous voudrions donner nos plaquettes, mais nous avons peur d'y aller et que l'on nous mette à la porte parce que nous somme marié (selon la loi belge)

grégory et étienne

Par gregettiti, le 2008-09-24 15:08:26
je précise que quand j'ai voulu donner mon sang l'an dernier et que j'ai dis que j'étais marié avec un autre homme (avec qui je vis depuis 7 ans) on a refuser mon don de sang, malgré l'alerte pénurie dans le département.

étienne

Votre pseudo :

Votre commentaire


Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)







Les 5 billets précédents

2008-05-05 13:13:37 : Samedi 3 mai 2008. 100 km et marathon de Chavagnes. - 56 photos - 42 réactions

.

Samedi 3 mai, 5 heures du matin.
Pierrot s'élance pour les 100 km de Chavagnes, course à laquelle il aurait dû participer l'année dernière, avant de renoncer à moins d'une semaine de l'échéance à cause d'ennuis de santé.
Et cette année, Ouille a dû déclarer forfait, terrassé par un ménisque récalcitrant une dizaine de jours avant.
Pierrot sera accompagné à vélo par Duduche et son vélo bien garni, déjà aux côté d'Ouille en 2007, ainsi que par Jean-Luc qui m'avait suivi sur la dernière boucle des 100 km du Morvan en juillet 2006.
Nico, Baltha et Pépito sont également venus pour encourager.

Samedi 3 mai, 7 heures du matin.
Les deux premiers coureurs des 100 km ont terminé vers 6h45 le premier de leur quatre tours à une moyenne de 15 km/h.
Brinouille est sur la ligne de départ de son second marathon, avec un objectif de 3 heures 38 minutes. Je l'accompagnerai tout au long de la course, avec dans ma ceinture une bouteille et des gels.
Le départ est en descente, Brinouille file comme une affamée, il me faut à plusieurs reprises tirer sur la laisse puis froncer les sourcils pour la retenir, 5'10" au km, pas plus vite. Elle a repéré deux coureuses devant, une autre avec un temps de référence vers 3h02 est inaccessible.
Il m'en faut de la persuasion pour dissuader Brinouille de suivre une coureuse, qui, néomarathonienne, part un peu au jugé sur cette distance. Soit elle est meilleure que Brinouille et il n'y a rien à faire, soit elle va dans le mur et inutile de l'y accompagner.
Vers le 3e km, Alexandra Rousset, la seconde coureuse des 100 km nous dépasse à envion 13 km/h (nous sommes vers 11,8 km/h), elle en est à environ 26 km de course.
Vers le 5e km passé en 25'05" soit 45 secondes trop vite le rythme est enfin stabilisé, la file des coureurs s'étire, nous ne sommes pas gênés par la foule.
Le soleil commence à monter, il va faire chaud. Passage sur un chemin en forêt, puis contrairement aux coureurs des 100 km nous coupons à droite, notre première boucle ne mesure que 16 km. Un peu plus loin nous retrouvons le parcours des 100 km et les deux leaders, Régis Lacombe et Antoine Amiot nous dépassent à 15 km/h, nous sommes vers le 13e km (un peu plus de 1h05) et eux ont déjà couvert 45 km. Régis Lacombe passera seul en tête au 50e km en 3h19.

Parcours sans bornes
Les 5 premiers kilomètres étaient indiqués, ensuite nous n'aurons d'indication kilométrique que tous les 5 kilomètres. Malgré cette absence de repères je suis régulier sur l'allure voulue, avec un peu d'avance liée au départ rapide nous sommes sur la base de 3h37 au marathon.
A chaque ravitaillement je m'arrête pour remplir ma bouteille de 75 cl puis je cavale pour rattraper Brinouille.
La coureuse en 4e position (je la compte 3e tout au long de la course, n'ayant pas vu partir une autre coureuse devant) est à moins de 2 minutes, au gré des virages nous la voyons parfois.
Passage au 15e km en 1h16 toujours sur la base de 3H36 / 3h37.
Nous terminons notre tour pour repasser sur le début du parcours, et cette fois nous courrons l'intégralité de la boucle des 100 km. Quelques coureurs rapides nous ont encore dépassé, dont Eric Legat en quatrième position, et futur vainqueur, puis Benoît Laval, le créateur de RaidLight. Mais globalement nous sommes bien seuls.

Ici l'ombre.
Nous arrivons dans la forêt et son ombre bienfaitrice, il fait chaud, je pense aux coureurs des 100 km qui vont passer l'après-midi sous le soleil, ça va être difficile pour eux.
Le parcours du marathon n'est pas très facile finalement, avec beaucoup de virages, des ruptures de rythme causées par des faux plats tour à tour favorables puis défavoables, et un vent tiède de sud-est parfois gênant.
Par contre c'est globalement très joli, entre bocage et forêt.
Brinouille boit régulièrement et prend ses gels également sans s'arrêter, elle se sert dans la poche de ma ceinture.
Nous passons le semi en 1h48, soit 3h36 à la fin, il y a eu quelques légères accélérations pas faciles à vérifier en l'absence de repères kilométriques. J'ai attaché mon Forerunner 201 à ma ceinture, il est précis sur la distance moyenne (15,03 km au 15e km et 42,35 à l'arrivée), mais l'affichage de la vitesse instantanée est toujours aussi fluctuant, entre 10 et 14 km/h !
Le 30e km est passé en 2h34' et nous avons définitivement rejoint la coureuse partie devant, après son arrêt au ravitaillement elle est même contrainte d'accélérer pour recoller.

Rencontre
Au ravitaillement du 35e km passé en 3h et 15 secondes la coureuse qui était avec nous coince sévèrement, elle paye son départ sans doute trop rapide. Je le signale à Brinouille qui semble avoir un peu plus de mal maintenant mais qui tient bon. Il va encore y avoir un faux plat défavorable face au vent, il va falloir s'accrocher.
Régulièrement j'appelle Barbie pour lui donner des infos, j'ai également Baltha et Duduche à plusieurs reprises, Pierrot continue à son allure régulière.
D'ailleurs nous le dépassons vers le 36e km (il en est à 45 km de course, ça a l'air d'aller, nous échangeons quelques mots).
Après la petite montée sur l'autoroute vers le 37e km il y a le gros ravitaillement de la ferme Ste-Marie tenu par les Kékés du bocage. Brinouille voudrait s'arrêter, je lui conseille de marcher plutôt pour ne pas risquer de rester " plantée ". J'y effectue un long arrêt vidange et ravitaillement, puis je cavale pour rattraper Brinouille qui n'a plus la même aisance désormais. Il va falloir tenir pendant quatre kilomètres au moment où ça remonte légèrement. Elle s'octroie à nouveau deux courtes périodes de marche.

A bout de course, mais pas mûre pour le mur
Les quatre derniers kilomètres sont difficiles, avec des accélérations, des ralentissements, enfin c'est plat, ça descend même légèrement.
La zone d'arrivée se profile enfin, c'est presque terminé, ça descend même franchement !
Allez moins de 3h40, allez !
Nico, Baltha et Pepito sont là pour encourager, relayés par le speaker et Brinouille trouve les ressources pour accélérer sur les 200 derniers mètres.

Bravo Brinouille, tu es une grande !
J'ai souffert pour toi dans les quatre derniers kilomètres où je ne pouvais pas faire grand chose.

Quelques minutes après Pierrot arrive, il en est au 50e kilomètre après 5h43 de course, et il lui reste deux tours à couvrir sous une terrible fournaise...

Récupération
Brinouille part se faire masser, nous mangeons un morceau, puis c'est la cérémonie du podium, Brinouille est donc quatrième et seconde senior en 3h40'05", avec plus de huit minutes de mieux par rapport au marathon de Paris.
Nous assistons à l'arrivée du vainqueur des 100 km, Eric Legat, en 7h12, avec une fin de course incroyable, puisque le leader largement détaché, Régis Lacombe, a eu un malaise juste après le 99e km, il termine dans l'ambulance (sans gravité finalement)...

Vers 14h20 Pierrot attaque son dernier tour (encore un peu plus de 23 km à courir et déjà 9h20 de course), et je l'accompagne à vélo, avec Duduche et Jean-Luc.
La chaleur est implacable, le soleil impitoyable, Pierrot alterne marche et course, et je ne peux m'empêcher de penser aux 100 km du Morvan.
Vers le 97e km, je suggère à Pierrot qu'il peut terminer en moins de 13 heures, et il s'active pour en finir en 12h 59' 58".

Voilà c'est fini.
Brinouille et Nico vont aller passer le dimanche sur la côte Atlantique toute proche, Pierrot et Duduche rentrent dimanche matin, Baltha, Pepito, Jean-Luc et moi repartons le soir même vers Paris.

Fred

Photos ici :
http://picasaweb.google.fr/marathonnerre/100KmDeChavagnes2008

La récit de Brinouille :
http://brinouille.courseapied.net/billet.php?idbillet=4542

Les phrases du jour compilées par Baltha :

"La tête de course au 15e kilomètre en 1 heure" (Le speaker)

"Tiens je vais reprendre un peu de brioche" (Pépito, matinal)

"Non, il est écrit que tu PEUX le manger une heure avant, pas que tu DOIS" (Fred, pédagogue, à Brinouille)

"Quand je la vois, l'autre devant, ça m'énerve, je me dis que j'aurais du faire un régime" (Brinouille, une heure de course)

"On passe le semi en 1h47'58", sur des bases de 3h36 donc" (Fred, métronomique)

"J'ai plus de jambes" (Brinouille, 41,5 km)

"Je ne sais pas si c'est raisonnable que tu te colles 25 kilomètres de vélo après ton marathon. On a une journée de surf demain" (Nico, diplomate, à Brinouille)

"Coup de théâtre, abandon du candidat Régis Lacombe à 800 mètres de l'arrivée, alors qu'il comptait 20 minutes d'avance" (Le Speaker)

"Avec cette chaleur l'an dernier, je ne sais pas si j'aurais fini" (Baltha)

"On a fait dans le bronzage agricole" (Jean-Luc, en descendant de 13 heures de vélo)

"Un peu mal au genou, je vais calmer le jeu maintenant" (Pierrot, après 100 bornes et une douche)

"Tu parles, il dit ça mais jeudi il est au Bois pour tester le genou" (Duduche, en apparté, dubitatif)

"Ils m'ont arnaqué sur ma retraite, alors j'ai écrit à Julien Courbet" (Jocelyne)

"D'en avoir vu deux, ça me conforte dans l'idée de ne pas en faire, de cent kilomètres" (Pépito)

Et vu et entendu au ravitaillemnt du 80e km par l'accompagnatrice à vélo d'un coureur du club des Kékés du bocage :
- Vous n'auriez pas une bière pour mon coureur ? Là il n'en peut plus de l'eau, il voudrait tester la bière. Normalement il devrait être en forme pourtant, il a couru les 100 km de Belvès dimanche dernier, Stenwerck mercredi soir, et le marathon de Sénart jeudi matin ".

2008-04-22 18:59:54 : Dimanche 20 avril 2008. La foulée impériale. - 16 photos - 31 réactions

Samedi 19 avril, fin de matinée.

Salut c'est Baltha, finalement je ne peux pas courir le semi-marathon de Nice. Je cours demain le semi de Fontainebleau.
- Demain ? Fontainebleau ?
- Oui, c'est l'après-midi.
- D'accord, j'y cours aussi.


Je cherche en vain un plan de préparation semi en une séance, mais apparemment ça n'existe pas.
Baltha vise 1h23' pour avoir un temps de qualification pour aller au marathon de New-York sans passer par la loterie.
Je n'ai pas beaucoup couru depuis le marathon de Paris, je n'ai évidemment rien préparé pour un semi, mais 1h23' ça devrait aller.
Rx sera également au départ avec le même objectif.
Avantage des courses de l'après-midi, on n'est pas obligé de se lever à l'aube.
Inconvénient des courses de l'après-midi, elles se déroulent à l'heure de la sieste.

Il fait presque beau sur la route qui nous conduit vers Fontainebleau. Ricou nous accompagne en supporter, nous retrouvons sur place Wimm et Dame Wimm venus en voisin, et Xuxu qui courra également le semi.
Le temps agréable se maintient, nous nous inscrivons en deux minutes puis nous assistons au passage des 10 km. La portion de parcours passant en ville n'est pas plate, et il y a une partie en aller et retour. Le reste du circuit se déroule dans le parc du château de Fontainebleau, notamment le long du canal.
Je règle mon compte à rebours sur 3'55" au km, soit 1h22'45" sur semi. Après avoir déclenché mon chrono au départ, je lancerai le compte à rebours au passage au premier kilomètre en mode répétition, il sonnera toutes les 3'55" et je saurai ainsi si nous sommes en avance ou pas sur l'objectif.
Ce semi appelé " La foulée impériale " sert de support au championnat de France militaire.

Le départ est donné sur une large avenue en montée arrivant rapidement sur un chemin souple toujours en montée.
Baltha est à mes côtés et Rx environ 30 mètres derrière nous. Au passage au premier kilomèter je lance mon timer, nous y étions en 3'52".
Nous passons dans Avon, ça descend vers l'église, Baltha est rapide mais je le laisse aller à son rythme. Après un virage serré à gauche nous revenons dans l'enceinte du parc du château où nous courons sur une longue allée en terre (1100 m de ligne droite) sous les arbres, assez souple, avec parfois quelques flaques. Heureusement qu'il ne pleut pas, ce serait très glissant ! Puis c'est le retour dans le centre de Fontainebleau avec la montée assez raide, puis la partie en aller et retour qui me permet de constater que le leader Tarik Bouzid a dèjà une belle avance après moins de 4 km de course.

Baltha est bien dans le rythme, je suis devant lui, nous avons quelques secondes d'avance prises dans la descente, associées à un rythme légèrement plus rapide que 3'55" au km, mon chrono sonne donc après la passage de chaque kilomètre.

C'est à nouveau la montée du premier kilomètre, puis la descente, je n'ai pas bien compris le dessin du parcours tel qu'il est indiqué sur le plan, et après notre nouvelle entrée dans le parc nous allons cette fois-ci en direction du canal par une nouvelle longue ligne droite en sable, toujours de 1100 mètres, avec un double virage à droite pour longer le canal sur l'autre berge et revenir vers l'entrée du parc retrouver la ligne droite du début.
Bien que tout plat, cette succession de trois tronçons rectilignes de 1100 m chacun est un peu usante.
Trois coureurs militaires nous dépassent, ils semblent de très bon niveau mais ils ont une allure facile, ils se font houspiller par un entraîneur bidasse qui leur hurle " Vous n'êtes pas en footing ici, ce sont les France !".
"Sir Yesssssssssss Sir !"


Nouvelle montée dans la ville, passage au 10e km en 39'05" soit 8 secondes avant le temps requis pour terminer en 1h22'45". La petite marge d'avance est toujours là, il fait chaud et les ravitaillements placés quasiment tous les 3 km sont les bienvenus pour s'asperger d'eau.
Rx est à quelques mètres derrière, et mes jambes sont légères, en principe je devrais pouvoir tenir le rythme sur les 21 km.

Baltha a un peu de mal dans la montée du départ empruntée pour la troisième fois, Rx nous dépasse, je reste devant Baltha et je monte pas trop vite. Tentative de relance dans la descente mais je sens Baltha à fond, je l'attends, c'est à nouveau la longue ligne droite. Au 13e km le timer a sonné avant le repère, pareil au 14e km, nous sommes désormas en retard pour 1h23. Je pense que c'est définitivement cuit pour l'objectif car il va ya voir la montée du centre pour terminer. Je tente de remotiver Baltha mais il n'a pas les jambes.
Au panneau du 16e km je lui demande l'utorisation de filer pour rejoindre Rx.
Vas-y, vas-y me dit-il.

Mais Rx est loin devant sur cette ligne droite en terre. Alors j'accélère au maximum de ce que je peux, et là je sens que je suis à court de rythme et que j'ai un marathon récent dans les jambes. Je ralentis légèrement car je ne tiendrai pas 500 m ainsi. Peu à peu je reprends du terrain et la jonction s'opère au 17e km, j'ai mis 3'40" pour courir ce kilomètre. Rx est à fond aussi, il me suit et nous reprenons quelques coureurs, dont Helena Fétizon en tête de la course féminine. Je ne sais plus trop où j'en suis avec le chrono, mon timer sonne toujours en avance par rapport aux repères kilométriques, nous sommes en moins de 4 minutes au kilomètre mais c'est dur. Je suis à fond dans l'ultime côte, en haut nous tournons à droite pour un dernier aller et retour mais là je suis cuit, la grosse accélération du 17e km a eu raison de mes jambes. Je coupe (mon effort) sous l'arche du 20e km en repassant à une allure plus confortable, j'encourage de la voix qui Rx continue apparemment très motivé, j'ai calculé à la louche qu'il peut passer sous 1h24. Heureusement que ce dernier kilomètre est totalement plat, je croise Baltha qui a perdu du temps seul derrière, et je vois Rx passer la ligne quelques dizaines de mètres devant moi.
Il termine en 1h24'07" en améliorant son record sur la distance.
J'oublie d'arrêter mon chrono, je suis en 1h24'38" et Baltha termine en 1h25'57". Pas les jambes aujourd'hui.
Le parcours est très agréable, mais pas facile avec pas mal de virages serrés, quelques demi-tours, cinq montées, et en cas de pluie les passages dans le parc sur les allées en terre seraient vraiment très gras.
Le vainqueur Tarik Bouzid termine en 1h04'32" avec près de 4 minutes d'avance sur le second.
Mon psoas gauche est un peu sensible, à surveiller.
Xuxu puis Wimm en terminent à leur tour en 1h38' et 1h39', la pluie crainte mais annoncée commence à tomber, c'est l'heure de se refugier chez les Wimm's pour récupérer. Merci à eux pour l'accueil.

Prochaine course, le marathon de Chavagnes samedi 3 mai, en accompagnement de Brinouille.

Fred


Merci à Ricou, Dame Wimm, et François Jaumier dont l'album photos complet est ici :

http://flickr.com/photos/23246913@N06/sets/72157604661780067/

2008-04-10 18:55:24 : Dimanche 6 avril 2008. Marathon de Paris 2008. - 22 photos - 85 réactions

Les marathons se suivent et se ressemblent.
Mais ce n'est jamais banal de se trouver au départ d'une telle course.
Quelques minutes avant le départ, discussion dans le sas avec Le Philou, N10 et Sedef.
Tu pars prudemment toi ?
Negative split ?
On verra en route
.
Bon, apparemment N10 vise le negative split, pour ma part je vise entre 1h23'30" et 1h24" au semi, et ensuite il faudra tenir pour passer en 2h48min.
La météo semble hésiter entre maussade et éclaircies, mais c'est bien couvert tout de même.

Le départ
8h45. C'est parti, en moins de huit secondes nous avons franchi la ligne.
Je cours avec prudence dans le flot de coureurs, attentif nottamment aux divers sacs, ponchos ou autres vêtements jonchant le sol.
Je m'applique à ne pas rater le repère du premier kilomètre passé en 4'03" pile. Je vois Fanfan sur ma gauche, j'ignore son objectif.
A la chicane de la Concorde je vois Le Philou filer devant, bonne course. N10 est à mes côtés, Sedef pas loin derrière. Dès le second kilomètre passé en 8'05" le rythme de course est pris, l'ambiance est studieuse.
Je suis surpris de déjà voir le portique de chronométrage du 5e km, nous approchons de la Bastille. Passage en 19'40", je suis à la limite haute de ma vitesse, mais c'est vrai que le rythme est entraînant, nous n'arrêtons pas de nous faire dépasser, il faut se retenir pour ne pas aller trop vite...

Martine est là à gauche au premier de nos rendez-vous.
Je ne ravitaille pas aux tables de la Bastille, des bénévoles sont en train de s'apercevoir que la table des ravitos personnels de l'élite est en plein milieu de la chaussée, ils semblent peiner pour la retirer. A propos d'élite, ma copine triathlète Anne Valéro est partie devant, je ne sais pas quand je la rejoindrai, pour peu qu'elle ait pris un départ rapide ce ne sera peut-être pas avant le bois de Vincennes.
La météo est bonne pour courir finalement, il fait frais, j'ai gardé mes gants, et le vent semble absent, ou alors il souffle favorablement.

Nico me dépasse de sa foulée allongée, je pense qu'il vise vers 2h44, quelques petits mots et chacun reprend sa course.
Dans le haut du Faubourg St-Antoine je vois Enzo qui m'annonce que Anne n'est pas très loin devant. Je devine effectivement son bonnet blanc, et la jonction s'opère après le huitième kilomètre, vers la Nation. Nous discutons un peu, elle est bien dans l'allure elle aussi.

Dix kilomètres
L'arche du dixième kilomètre est passée en 39'35", je suis régulier à chaque kilomètre. Il va falloir penser à boire au prochain ravitaillement juste avant la petite montée de la Pte Dorée qui nous fait entrer dans le bois de Vincennes. Je devine MarieL qui me hèle sur le bord de la chaussée, un peu plus loin Dominique Chauvelier encourage Anne.

Je passe devant le banc du douzième kilomètre fatal à Mielou, tout va bien, je suis bien dans le rythme. Je devine que le vent souffle favorablement, espérons qu'une fois arrivés sur le plateau de Gravelle il ne sera pas trop pénalisant car nous l'aurons de face.
Second rendez-vous avec Martine au 13e kilomètre juste après le château de Vincennes. Elle a pris mon ravitaillement solide au cas où j'en ai besoin, mais je n'ai pas encore terminé mon berlingot de compote que j'ai coincé entre mon poignet en éponge et mon gant.

Je ne vois pas filer les kilomètres, je suis concentré sur ma course et je passe derrière l'Insep au 15e kilomètre en 59'40". Cela me semble un bon début de course, j'ai fait un peu plus du tiers de la distance. Vu comme ça ça semble facile, amis il en este du chemin. Virage de l'hippodrome et début de la montée du pesage, Yannnnn me suyit penadt environ 550 mètres, puis c'est le passage au point culminant de la course avant le long faux-plat favorable de l'avenue de Gravelle. Je cherche Squirel des yeux mais je ne la trouve pas.

Ayant terminé ma compote ce sera sucre et eau au ravitaillement du 20e km, puis au passage au semi je vois Pepito en compagnie Pascal 77 qui est arrêté. Je suppoose qu'il a stoppé volontairement au semi, n'ayant apas voulu continuer pour ne pas aggraver sa tendinite. Je suis passé en 1h23'51".

Semi
Il y a un monde fou dans ce secteur de la rue de Charenton qui va nous ramener vers la Bastille par l'avenue Daumesnil. Place de la Bastille passée, c'est le ravitaillement du 25e où je ne prends que de l'eau, je sais que Martine est un peu plus loin, Baltha également, ils ont de quoi me nourrir. Effectivement Martine est exactement à l'endroit convenu, je récupère ma compote et nous voici sur la voie Georges Pompidou, au niveau de la Seine.
Un peu plus loin vers Châtelet mes enfants sont là, mon fils a apporté à manger et à boire alors je prends ce qu'il me tend pour lui faire plaisir.
Je devine BM puis Filou à gauche avant de pénétrer dans le long souterrain des Tuileries.
Nous voici à l'abri du vent car incontestablement il souffle de face et il est sensible depuis notre arrivée sur les quais. En passant au 27e km à peu près au milieu du tuinnel j'ai une pensée pour les deux jeunes préposées au défibrilateur cardiaque (il y en avait un placé à chaque panneau kilométrique), j'espère qu'lle ne passeront pas 5 heures dans cet endroit assez nauséabond.

Retour à la lumière en longeant la terrasse des Tuileries, il y a beaucoup de spectateurs. Depuis quelques minutes j'ai le sentiment que je ne terminerai pas ce marathon sans un arrêt technique, j'ai la vessie pleine mais pour le moment ce n'est pas trop gênant.
Il fait presque beau maintenant, le soleil brille généreusement par moments. Nous commençons à voir le sprmeiers défaillants vers le 28e kilomètre. Encore un tiers de course, 14 km dans ces conditions ce doit être terrible. Un coureur au dossard élite semble totalement à la dérive à la sortie du souterrain du Cours la Reine. Dernier tunnel à Alma, bientôt le 30e kilomètre que je passe en 1h59'55". Je suis tout juste dans les temps pour 2h48, c'est maintenant qu'il va falloir ne rien lâcher. Mais j'ai toujours de bonnes sensations.

Après le trentième
Après le ravitaillement du Trocadéro je vois Baghera et un coureur qu'il me semble connaître se joint à moi, je ne sais pas pourquoi mais il obtient beaucoup d'encouragements.
Je me suis brièvement arrêté après le ravitaillement, mais j'ai vraiment mal au ventre à présent, je ne sais pas pourquoi, l'eau ne m'a pas semblé glaciale comme à La Rochelle en 2005. Je sens que je suis moins rapide dans la traversée du XVIe, j'en ai la confirmation en passant au 35e km en 2h21', j'ai pris une minute dans la vue en 5 kilomètres.
Nouvel arrêt pour essayer de mieux repartir mais rien à faire. Je passe dvant Serge92 en grimaçant, je pense à N10 et Sedef qui sont derrière, en souhaitant presque leur retour pour tenter de finir avec eux. Je retrouve Martine dans la montée d'Auteuil, et sitôt entré dans le bois de Boulogne je m'arrête à nouveau en urgence. Fais chier ce ventre...

Bois de Boulogne, un coup de jaja
Arrêt en deux temps finalement, puis ça va un peu mieux à l'approche des lacs. Sedef me rejoint, je le suis mais je coince à nouveau, je suis bridé vers 14 km/h, rien à faire, je suis presque découragé. Un coureur arrive à ma hauteur, curieusement j'arrive à le suivre, à force d'entendre " Allez Jaja ! Allez Jalabert " je réalise que c'est Laurent Jalabert. Je saisis une bribe de conversation qu'il a avec quelqu'un au téléphone ou par radio, apparemment il souhaite arriver le plus vite possible pour une interview sur la ligne. Il a de la ressource car il me dépose comme qui rigole.
Madame Calou me fait un signe amical, je ne sais plus trop quelle tête j'ai fait.
Martine est à nouveau là au 41e km.
Au tour de N10 de me rejoindre.
" Allez nous sommes partis ensemble nous finissons ensemble ".
Mais je suis incapable de le suivre.
" Allez vas-y je suis à bloc, fais ta course "..
Je ne cherche même pas à accélérer en arrivant à la hauteur du rond-point de la Pte Dauphine ni dans la ligne droite finale.

Arrivée, à vide de sensations.
Je termine en 2h54'31", avec toujours cette barre au ventre. Sedef est arrivé environ une minute avant. Nico attend déjà au massage, il a terminé en 2h46' avec une crampe au mollet. Le Philou marche là bas au loin. Après avoir récupéré mon sac et quitté la zone d'arrivée dont la sortie est toujours aussi scabreuse je repars à contresens vers le 41e km. je vois arriver le groupe de 3 heures, j'essaye de distinguer des visages connus mais c'est trop dense et pas facile sans être moi même immobile.
Je dépasse l'arche du 41e km où je retrouve Martine, ainsi que Baltha, Enzo, Pepito entre autres.
Je m'allonge sur un banc pour me faire masser mais mes jambes ne sont pas trop sensibles. Côté ventre ça va enfin mieux malgré quelques bruits curieux par moments. J'assiste au passage des coureurs jusque vers 4h15 de course avant de rentrer.

Lundi matin, bois de Vincennes.
Il a neigé une bonne partie de la nuit et le bois est légèrement blanchi, c'est assez inattendu après un hiver plutôt clément.
Je cours une cinquantaine de minutes, avec la confirmation que ce ne sont pas vraiment les jambes qui ont fait défaut dimanche.
Il faudra que je retente un marathon en performance un de ces jours.
En tout cas, je pense définitivement que le parcours de Paris ne me convient pas.
Et j'ai la confirmation que je réussis mieux mes marathons d'automne que mes marathons de printemps.

Je vais recourir sans tarder, car je cours le marathon de Chavagnes le samedi 3 mai avec Brinouille.
J'espère bien qu'elle améliorera son record.

Fred

Sélection de photos prises par Martine :
http://picasaweb.google.com/marathonnerre/MarathonDeParis2008

Lendemain de marathon :
http://www.youtube.com/watch?v=m-hCuYjvw2I

2008-04-04 16:30:35 : La ligne bleue. Vendredi 4 avril 2008. - 10 photos - 42 réactions

Vendredi 4 avril 2008.
Avant-veille du marathon de Paris, à l'heure de la sieste.

Même si nous ne passerons pas loin de la place des Vosges, vers le cinquième kilomètre, nous serons bien loin de cette ligne bleue des Vosges d'où monte jusqu'à mon cœur fidèle la plainte touchante des vaincus (Jules Ferry).

Hier après-midi et encore aujourd'hui le temps est très agréable à Paris, idéal pour courir un marathon.
Mais dimanche ?

De la place de l'Etoile à la Bastille en passant par la Concorde, les Tuileries, le Louvre, le Palais-Royal, le Châtelet, puis la Nation, le bois de Vincennes, à nouveau la Bastille, les quais de Seine sur la rive droite au ras de l'eau jusqu'à la tour Eiffel, avant une boucle dans le bois de Boulogne pour revenir vers l'Etoile, profitez bien du pestacle [sic] de la ville Paris offerte aux plus de 30000 marathoniens.

Bonne course à tous !

Fred

2008-03-21 14:14:36 : Comment être sur son trente et un le dimanche 6 avril. Préparation au marathon de Paris 2008. - 25 photos - 105 réactions

Pour certains dimanche dernier c’était objectif l’urne, pour moi dimanche 6 avril ce sera objectif marathon de Paris.

Cela fait 16 mois que je n’ai pas couru de marathon en performance, c’était fin novembre 2006 à La Rochelle. J’avais déjà un objectif à 2h48’ et j’avais coincé au 36e kilomètre, rencontrant le muret de l’Atlantique. En fait je taquine régulièrement cet objectif de 15 km/h sur marathon depuis 1992 et mon meilleur temps de l’époque : 2h52. Déjà cette année j’avais coincé au 36e km, perdant 4 minutes en 6 kilomètres. Tiens, question aux anciens. En quelle année le départ était-il en bas des Champs et nous attaquions dans la montée ? Et l’arrivée sur l’hippodrome de Vincennes ?
Puis en 2004, 2005 et 2006 à La Rochelle j’avais réalisé 2h51, 2h50 puis 2h51, coinçant encore pour peu de chose.

Me voici donc au début 2008 avec une nouvelle préparation marathon, légèrement modifiée par rapport aux précédentes (merci à Philippe Rémond et ses conseils avisés). Conscient que mes cinq sorties hebdomadaires n’étaient sans doute pas suffisantes pour tenir mon objectif avec un peu de marge, je décide d’en rajouter une sixième. C’est facilité par le fait que j’ai enfin du temps libre, ce qui n’était pas du tout le cas lors de toutes mes précédentes préparations. Autre amélioration, je me suis cogné des séances de vma en amont de cette préparation, chose que je ne faisais pas les années précédentes.

Au programme de ma préparation : séries au seuil (allure semi soit 16 km/h) sur des durées de 20 minutes, en répétition. Allure marathon également bien sûr, le tout intégré dans des sorties de 2 heures où je parcours 28 km, augmentant progressivement la charge vers 2h15 avec 3 x 20 min allure marathon, 20 min allure semi puis 1500 m en 5 min (ça c’est terrible).

Dimanche dernier 31 km en 2h15, avec 3 x 20 min d’allure marathon puis 20 min d’allure semi. Le tout en solitaire sous des giboulées et un vent assez forts.
Ma sortie la plus longue sera d’une durée de 2h30 à J-14.
Des pyramides sur 600, 1200, 1800 m courues à une vitesse supérieure à 16 km/h.

Des accélérations en côtes sur mon parcours des Buttes-Chaumont, des descentes rapides, avec des fins de sortie autour du lac pour finir par 1500 mètres couru en accélération en 5 minutes (18 km/h).

Et une séance hebdomadaire de rappel de vma, en courant des 30’’ – 30’’, soit 160 – 100 m. Avec une vma vers 18,6 km/h j’ai bien peu de marge pour les 2h48’, il va falloir que je sois au maxi de ce qu’on tient sur la distance, à savoir 80 % de vma.

Autre nouveauté, j’ai couru parfois au cardio (merci Martine !) pour voir mes plages de pulsations aux différentes allures. Je suis vers 84 % de fcm (195) à 15 km/h. J’ai souvenir d’avoir couru le marathon de La Rochelle 2005 à 88 % de fréquence cardiaque en moyenne (172 pulsations), avec une grosse dérive sur la fin, le maxi vers 190.

Et j’ai également effectué des séances de récupération, souvent courues avec Brinouille qui va commencer sa préparation pour le marathon de Chavagnes du 3 mai. Marathon que je courrai avec elle, ces séances courues ensemble me permettront de mémoriser son allure marathon.
J’ai même réussi à glisser quelques séances supplémentaires en courant parfois deux fois en une journée, et le kilométrage arrêté au 20 mars est conséquent avec 310 km en 20 sorties. A titre de comparaison j’avais couru seulement 264 km en novembre 2006 en préparation du marathon de La Rochelle.
Je me suis également cogné des sorties de 2 heures en solitaire, sous les giboulées et dans le vent, ça forge le mental pour ne pas lâcher sur les 6 derniers kilomètres du marathon où je sais que ce ne sera jamais facile.

Le 16 février j’ai couru les 10 km de la St-Valentin aux Buttes-Chaumont, et bien qu’encore un peu à court de rythme et sans préparation spécifique 10 km j’ai bouclé ces 5 tours difficiles en 38’30’’.

Deux semaines plus tard, lors du semi-marathon de Paris, je passe le 10e km en 37’40’’, pour finir en 1h21’21’’. C’est 21’’ de mieux qu’en 2007 où je m’étais spécifiquement préparé pour cette course. Je termine ce semi très frais, sans repos ensuite car cette course n’est qu’une étape dans ma préparation pour mon objectif.
Je n’ai pas souvenir d’avoir eu de si bonnes sensations à trois semaines d’un marathon. Ma préparation n’est certes pas terminée, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir réussi à l’améliorer.

Dimanche 6 avril je prendrai le départ de mon trente et unième marathon. Il faudra que je sois raisonnable sur mon allure au départ (clin d’œil à Brinouille…), ne pas faire comme aux 10 km des Buttes-Chaumont ou au semi-marathon de Paris.

Passage en 40 minutes au dixième kilomètre, au plus 15 secondes d’avance, quinzième kilomètre en une heure (25 secondes d’avance au pire), vingtième kilomètre en 1h20, semi en 1h24 (1h23 au plus rapide), le trentième vers 1h59’.
Tout deviendra plus compliqué au 34e du côté de Molitor, puis dans la montée d’Auteuil au 36e km, puis dans les tourniquets du bois de Boulogne en abordant les quadras kilomètres.

Je n’ai jamais réussi de negative split volontaire, ni sur des marathons couru très rapidement (2h54’30’’, 2h58’40’’ entre autres). Je ne sais pas si le parcours de Paris se prête à tenter cette tactique de course. Passer en 1h24 pile au semi, soit une allure confortable pour moi, et accélérer au 28e km, pour un dernier tiers de course rapide ?

Passer avec une minute d’avance au semi, soit 1h23’, et me dire que si ça va bien c’est 2h47’ à l’arrivée ? Passer encore plus vite (clin d’œil à Pascal 77 à Berlin), vers 1h21’ ? Non, je ne pense pas oser courir ainsi.
En 2006 à La Rochelle je suis passé en 1h23’ au semi et j’ai coincé au 36e km alors que les conditions étaient idéales.
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2759

Toujours à La Rochelle, en 2005 par une température glaciale, je coince au 30e après avoir bu de l’eau trop froide, je perds du temps entre le 32e et le 36e km, je termine fort tout de même, ce fut un très beau beau souvenir de fin de marathon avec Florence Scaringella.
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=798

En 2004, La Rochelle sous la pluie et dans le vent, tout seul au 28e km j’en avais chié dans le dernier tiers de course, terminant frigorifié en 2h51’ après être passé en 1h22’ au semi. Mais ça faisait longtemps que je n’avais plus couru de marathon en performance, j’avais eu l’impression de redécouvrir la distance et j’avais très mal géré ma course.
http://www.ibamo.com/temp/blogcap/photos/784-LR1.jpg

Le 6 avril je partirai avec ma copine triathlète Anne Valéro, j’espère qu’elle aura retrouvé de bonnes sensations après avoir abandonné au semi de Paris.

Si je coince en fin de course, je penserai à toi Martine et à ta fin de marathon de La Rochelle éprouvante, et tu me porteras comme je t’ai soutenu tout au long des ces 4 derniers kilomètres cahotiques, tu seras ma béquille. Je sais que tu seras en de multiples endroits du parcours, et j’aurai le sourire.

Si je coince je me souviendrai des 100 km du Morvan, de Baltha écroulé sur une chaise après avoir bouclé ses 50 kilomètres alors que je venais de me manger le mur au 43e km, pour repartir comme par enchantement à 11 km/h au 89e km après avoir erré pendant d’interminables heures du 50e au 88e km sous un soleil implacable.

Si je coince je penserai à toi Brinouille, quand je t’ai retrouvée au 38e km l’année dernière et que tu n’as rien lâché pour boucler ton premier marathon de manière admirable.

Si je coince je recommencerai un jour pour tenter de courir en 2h48.

Si je ne coince pas il faudra que je recommence pour courir un peu plus vite. 2h46 ? 2h45 ?

Et quatre semaines après, le 3 mai à Chavagnes, je mettrai mon expérience de marathonien au service de Binouille à qui je dois beaucoup depuis qu’elle m’a courageusement accompagné à vélo sur les 100 km du Morvan. Brinouille tétanisée par des crampes, allongée sur le bitume surchauffée, coincée sous son vélo,incapable de se relever seule, et moi qui me retourne, et qui continue en haussant les épaules.
Pauvre Brinouille…

ƒred

-----------------------

Dimanche 24 mars, sortie longue à deux semaines du marathon, au bois de Vincennes sous un beau soleil, mais froid.

Deux séries de 30 minutes à vitesse marathon (15 km/h), suivies d'un peu de Brinouillage, puis à nouveau 30 minutes d'allure marathon en accélération progressive pour terminer vers 16,5 km/h.

Total 2h34' et 35 km courus.

Tous les billets

www.courseapied.net - info@courseapied.net