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2010-05-06 17:53:54 : Show de vent. Mon dernier marathon.

'

Jeudi 9 avril 2009, fin de journée.

Je cours aux Buttes-Chaumont, les cuisses encore sensibles de mon marathon de Paris couru quelques jours plus tôt (2h50).
Finalement j'abrège ma séance, préférant le vert accueillant des pelouses, où je paresse, contemplant les tulipes.
Il y a des tulipes à Rotterdam ?

Samedi 10 avril 2010 à Rotterdam.

Ma préparation se passe bien, jusqu'à environ 20 jours avant le marathon, où mon jambier antérieur gauche se manifeste. Je réduis mon entraînement, je vais m'en remettre aux soins d'un kiné compétent. La douleur est globalement maîtrisée, ma très longue sortie de 2h35 à deux semaines de la course se passe à peu près bien, je pense que je pourrai courir. Mais je dois à nouveau alléger mon entraînement l'avant dernière semaine car mon soléaire gauche est douloureux, je ne cours qu'une seule sortie rythmée une semaine avant le marathon. Et repos total la dernière semaine.
Je sais dores et déjà que ce sera mission impossible pour passer sous 2h50 (mon record est à 2h50'18" à Paris en 2009), alors je partirai sur la base de 1h24'30" / 1h25' au semi, et ensuite j'aviserai.

Samedi en fin de journée, le ciel est bleu, le vent souffle modérément, conditions idéales pour courir un marathon.
Avec Martine, Caroline, Serge et Sedef nous partons courir une trentaine de minutes sur le début du parcours, passant le pont Erasmus. Je découvre qu'en fait le vent souffle vraiment fort, comme souvent à Rotterdam.
Mon mollet gauche est un peu sensible, mon jambier gauche lui semble totalement guéri.
Nous allons dîner ensemble dans un restaurant Italien, rempli de coureurs.

Dimanche 11 avril 2010 à Rotterdam.

Le départ est donné, le flot des coureurs s'écoule lentement, les tous premiers sont déjà lancés à 20 km/h, et derrière cela piétine. Le soleil brille généreusement, les conditions météo semblent idéales.
Les derniers coureurs ont passé la ligne de départ environ 23 minutes après le coup de feu, alors que les leaders ont déjà dépassé le 5e kilomètre, du côté de la place de la Bastille.
C'est assez amusant d'attendre le départ de son propre marathon en regardant à la télévision le marathon se déroulant dans la ville où l'on habite. Je reconnais quelques visages familiers, Vincent Rousseau avec les premières féminines, nos terrains d'entraînement du bois de Vincennes.
Christelle Daunay semble mener une course d'attente, je n'en verrai pas plus car l'heure de notre départ approche (11 heures).
Les coureurs en tête du marathon de Paris sont dans le bois de Boulogne. Il est temps de rejoindre notre ligne de départ.


Le champ du départ

J'accède sur le côté gauche de Coolsingel en passant par les escaliers du métro, mon sas de départ est derrière les élites, à gauche de la chaussée donc.
Un chanteur ringard juché sur une nacelle massacre quelques vieux tubes disco, un coup de canon nous libère, la zone de départ est étroite et je passe la ligne 14 secondes plus tard.
Il me faut 500 mètres environ pour être en action, je rate le repère du premier kilomètre, c'est déjà la rampe de montée du pont Erasmus, puis la descente sur la rive gauche de la Meuse. Un Français qui m'avait dit partir pour 2h50 est en réalité parti beaucoup plus vite, je le laisse aller à son rythme.
Christophe de l'ACBB me dépasse peu après le 2e km (8'05"), nous échangeons quelques mots, il vise 2h42'.
Nous voici sur une large avenue, vent plutôt de face, et il souffle méchamment ce matin.

Rien que de l'eau.

Passage au 5e km devant le stade du Feyenoord, 20 minutes de course. C'est fluide, pas vraiment de groupe, plutôt une file de coureurs.
Des supporters du club de football local, le Feyenoord Rotterdam donc, braillent en agitant des banderoles. Je lève le pouce en hurlant « Ajax ! Ajax ! » ce qui me vaut une bordée de sifflets.
Juste avant le ravitaillement du 6e km, j'ai la bonne idée de passer sur la pelouse du tramway, car depuis environ 200 mètres un coureur devant progresse bizarrement, allant de gauche à droite. Il finit par faire chuter un grand Belge qui s'effondre bruyamment, je me contente de trébucher sur la pelouse.

Les ravitaillements consistent en des gobelets en carton fermés par un couvercle en éponge partiellement percé, très pratique pour s'en mettre partout, mais on s'en fout on n'est pas sur un banquet. Il y a également une boisson sportive nommée Extran à laquelle je ne touche pas. Et rien d'autre, pas de sucre en morceaux.

Le secteur traversé est à l'image de l'ensemble du parcours, pas très sexy, mais je sais que ce parcours n'est pas touristique. Un peu plus loin c'est le passage en aller et retour sur Olympiaweg et l'occasion de voir une première fois les leaders déjà détachés. Petit signe de la main avec Christophe qui a déjà une minute d'avance, il est à peu près en 3'45'' au km (16 km/h) contre 15 km/h pour moi.

Après le demi-tour je croise Sedef et Laurent, partis pour 2h52 environ, puis Serge qui me semble bien rapide.
S'ils sont présents en groupes assez compacts, les spectateurs sont en revanche assez silencieux. A plusieurs reprises je leur fait signe de faire du bruit.
Dixième km passé en 40'09", j'ai entamé mon premier berlingot de compote, et le vent qui était de face est enfin favorable depuis le 8e km environ.

Au 13e km j'ai la bonne surprise d'apercevoir Malik « Gate 4 », qui, blessé, n'a pas pu participer mais est venu encourager. En revanche, alors que je vais boucler mon premier tiers de course, je me trouve bien isolé, aucun groupe au sein duquel s'abriter lorsque nous nous reprendrons le vent vers le 14e km. Passage en 56' pile, avec le 15e km en 1h00'04", je suis d'une régularité de métronome. Mais allegro ou vivace ? En tout cas le profil ultra plat permet d'avoir une allure extrêmement régulière. Du côté de mon jambier antérieur et de mon mollet, rien à signaler. Le strapping au dessus de ma cheville gauche, déjà testé à l'entraînement, semble efficace.

Sport d'équipe

J'ai rejoint un groupe dans lequel je reste sagement. Nous sommes dans le Zuiderpark, il y a des terrains de football, et toujours ces pistes cyclables qui longent les avenues ou les rues.
Après le 18e km nous retrouvons le vent de face, et cela va durer jusqu'au 27e kilomètre.
Le groupe est assez cosmopolite, au gré des inscriptions sur les maillots ou de quelques mots échangés je remarque un Danois, un Belge, des Hollandais évidemment, un Mexicain trapu, deux Hollandaises, un Irlandais, et des Français.
20e km, 1h20'20", allez encore un grosse heure et demi de course...

Le passage au semi se profile, j'y suis en 1h25 tout rond. C'est passé assez vite, mais je sais pertinemment qu'il n'en sera pas de même pour le second semi qui se profile.
Nous voici vers la large avenue qui nous ramène vers le pont Erasmus franchi à l'aller. J'entame ma seconde dose de compote, et je bois un peu d'eau au 25e km passé en 1h40'40".

Quand on arrive en ville.

Je passe la rampe du pont Erasmus sans encombre, encouragé par Malik sur le côté droit, puis ça descend, derrière le groupe s'est disloqué sous l'effet conjugué du vent je pense et de la légère montée du pont. Comme souvent vers le 25e / 26e km, les premiers défaillants apparaissent. Ici un gars qui s'étire, là un autre qui ralentit. Pas encore de marcheur cependant. Devant moi, une Hollandaise flanquée de son mari a accéléré, impossible de les suivre. Nous revoici en centre ville, nous allons tourner à gauche puis faire demi-tour et emprunter un passage souterrain pour ensuite filer vers le nord-est de la ville.

Second tiers de course avalé, 28 km, 1h53'. Il reste 14,2 km, je pense que je vais en finir en 2h52'30" / 2h53. Allez, moins de 2h53. Et là c'est franchement la grande solitude. C'est dans ce genre de situation que les longues sorties en solo, les entraînements dans le froid, la nuit, sur la neige, le verglas, etc, servent et aident à ne pas lâcher la rampe pour filer vers un peu plus de (ré)confort. Nous allons approcher les deux heures de course, bientôt le 30e km, et dans cette portion en aller et retour je devrais voir passer la tête de course. C'est chose faite alors qu'ils approchent du 40e km, deux coureurs détachés, je regarde le chrono (je suis un peu décalé en temps réel), c'est du moins de 2h05' à l'arrivée, le troisième n'est est loin, ni le quatrième, ensuite il y a un gouffre. Cela va encore donner un chrono très rapide, sans doute dans le top six mondial.

Promenons-nous dans le bois.

Je passe au 30e km en 2h01'25", j'ai légèrement ralenti désormais, nous quittons la ville pour nous retrouver assez isolés, entre marathoniens, à l'orée d'un bois. Des spectateurs ont installé des fauteuils, dressé des tables, amené à boire et à manger, pour eux mais également pour nous. Je vais terminer ma dernière dose de compote, il me faudrait de l'eau. « Wasser, wasser bitte ». Y' a qu'a demander, une main, se tend, « Danke », je passe le reste de la bouteille à mon voisin, un grand Luxembourgeois qui coince quelque peu.

Nous passons à deux reprises sous la rocade, j'ai un coup de moins bien juste avant le 35e km avant de me remotiver.
35 km donc, 2h22'22", ça va être juste pour 2h53', allez je tente de me relancer. Ce passage à l'orée de la forêt est tout de même monotone, et depuis 15 minutes mon mollet gauche s'est réveillé, je sens une douleur à chaque impact. Je me sens bien seul tout à coup. Les fins de marathon sont solitaires. Je relativise ce petit souci au 37e km, en apercevant Christophe en train de marcher devant moi. « Allez Christophe, on termine ensemble, allez ».

Solitaires mais solidaires.

Du coup je trouve les ressources pour relancer, je rejoins quelques coureurs qui m'avaient dépassé peu de temps auparavant. « J'ai des crampes depuis le 30e me dit-il, fait chier ». En tout cas pour un crampé il cavale bien car il me prend 10 mètres, 20 mètres, ha quel çalop !
Nous retrouvons la ville et sa portion du parcours en aller et retour. 2h40 de course, il y a beaucoup de coureurs dans l'autre sens (30e km), ils sont dans le rythme de 3h45 environ. Je me concentre sur ma course, j'ai vraiment mal aux deux mollets, j'espère ne pas me blesser.

Le 40e km est passé sans rugir en 2h44', je rejoins Christophe qui n'en peut plus. « Allez, allez », mais c'est trop dur pour lui. J'ai l'impression de trébucher sur les rails du tramway, pour la première fois de la course j'en ai marre, il est temps que cela se termine. Je vois un marquage au sol indiquant 1000 mètres.

Puis c'est le dernier virage, Malik est encore là, à gauche cette fois « Allez Fred ! », marquage au sol 500 mètres, et la longue ligne droite finale me saute au visage, en même temps que le vent que nous ne sentions plus trop, abrités par les immeubles. Je vais accélérer, mais pas tout de suite, c'est mort pour moins de 2h53, il y a des panneaux hectométriques de part et d'autre de la chaussée, j'attends les 300 mètres pour légèrement accélérer et finalement passer la ligne d'arrivée en 2h53'23".
La zone d'arrivée, est à l'image du parcours, ça ne donne pas envie de traîner. Couverture en plastique, médaille, une bouteille d'eau, je me surprend à trottiner pour sortir, contourner les barrières et revenir vers l'hôtel.

Epilogue

Le hall de l'hôtel est rempli de coureurs, accompagnateurs. Je suis vautré dans un fauteuil en buvant une bière en en mangeant (sans appétit) des frites.
Je suis partagé entre la satisfaction d'avoir couru ce marathon assez régulièrement, et la sensation d'en avoir un peu gardé sous le pied par peur de me blesser, car je suis étonnamment peu courbaturé à l'arrivée, rien à voir avec le marathon de Paris 2009 par exemple, où je marchais difficilement ensuite.
Finalement, trois minutes de différence, un final moins usant, et je termine dans un confort relatif à Rotterdam, alors que ce ne fut pas le cas à Paris l'année dernière.


Un petit mot sur le parcours. S'il n'a rien de folichon, il est extrêmement roulant et super bien tracé, avec un final totalement plat, je le classe d'ailleurs en premier devant La Rochelle (deux fois 2h51 et une fois 2h50) et Paris (pourtant mon meilleur chrono en 2009). Dommage qu'il ne se déroule pas en automne.
Il est à noter que sur les douze meilleurs temps réalisés sur marathon (entre 2h03'59'' et 2h05'13''), six l'ont été à Rotterdam, avec notamment en 2009 les deux premiers en 2h04'27'', soit la troisième performance mondiale sur la distance.
Il y a également une sacrée densité de femmes en moins de trois heures : 28 coureuses, soit plus qu'à Paris mais avec quatre fois moins d'inscrits. Je l'ai un peu constaté durant la course, ça ne rigolait pas, on sent que c'est le marathon à performance du pays, et même au delà, à l'aller samedi matin le Thalys était rempli de Français venus le disputer. Beaucoup de Belges également le couraient.


Photos en course prises par Bjorn Paree (sauf l'arrivée), que je remercie.





Les réactions

Par marathonmann, le 2010-05-06 18:19:25
Dernier marathon? hooooooo

Par marathonmann, le 2010-05-06 18:20:44
Dernier marathon? hooooooo

Par Phox, le 2010-05-06 18:37:24
Un joli marathon de plus pour toi et un récit très agréable à lire, qui m'a rappelé le marathon d'Amsterdam couru à l'automne (par la présentation des résultats notamment(;-))
Les honneurs d'un magazine célèbre pour couronner un belle "carrière" de coureur. (:-)) Bravo pour tout !
Phox

Par ric69, le 2010-05-06 20:24:28
Well done Fred, faut pas se frapper pour le chrono qui est loin d'être une catastrophe car terminer sans blessure alors que le risque était là, c'est bien. Et un de plus !!!
A+

Par COACH, le 2010-05-06 20:29:35
en tous cas t'es régulier donc c'est déja ça , il a pas l'air d'avoir bcp de monde sur ce marathon?? a+

Par Montaigne ™, le 2010-05-07 08:35:37
Pas encore le dernier, sûrement.
Un long récit très complet, mariant humour feutré et technique. Et malgré tout une performance qui en ferait rêver plus d'un.

Par Me Caprilo, le 2010-05-07 10:34:14
"Bitte" avec un seul t; c'est de bon aloi.

Par Eltito, le 2010-05-07 17:54:59
Quand tu dis: 'dernier marathon'' c'est ton dernier récit ou le dernier que tu feras ??
Sedef a fait quel temps?
A+
THIERRY

Par Eltito, le 2010-05-07 18:59:01
Quand tu dis: 'dernier marathon'' c'est ton dernier récit ou le dernier que tu feras ??
Sedef a fait quel temps?
A+
THIERRY

Par fils du vent, le 2010-05-08 09:17:06
on s 'éclate pas forcément à courir sur du goudron 3 h à fond les ballons pour échouer de 5 mn ..
d ou l 'intéret de ne pas faire de marathon durant qq temps ( 2 ans MINI)
et de s orienter vers des courses nature
ou on peut s envoyeraussi pas mal de kilometres sur des parcours variés , nettements plus bucoliques et sans avoir l'oeuil vissé sur le chronometre.
bonne réflexion.

Par Fred, le 2010-05-08 10:34:47
Non je n'envisageais pas 2h48, compte tenu de ma fin de préparation très perturbée je ne pouvais guère espérer mieux que vers 2h50/51 comme écrit au début.

Phox, ha oui, la " Running attitude " (vétérans, gérez le déclin...). Faut pas croire ce que disent les journaux.

Ric69, et oui, 34 marathons désormais.

Coach, il y a un peu moins de 8000 arrivants. Avec du niveau chez les féminines, 28 arrivantes en moins de 3 heures.

Montaigne ™, quand te (re)lances-tu ?

Maître Capapriquedelo, là c'est une formule de politesse, rien à voir avec l'amarrage.

Eltito, 2h57 il me semble.

Fils du vent, si je veux profiter de la nature j'y vais seul ou en petit comité et plutôt sans dossard.
Mais je ne m'ennuie pas sur un marathon.
Une chose est certaine, les marathons de début de printemps ne me réussissent guère, en plus la météo fut rude cet hiver.

Par Marc, le 2010-05-08 13:29:35
Pas mal du tout

Par bm607, le 2010-05-09 11:57:09
Bravo quand même fred, toujours régulier autour de 2h50 (juste au-dessus hélas pour toi)
Au vu des photos ça avait l'air un peu vide à cette allure, ça n'a pas dû aider (en plus des ennuis de préparation).

Par Phox, le 2010-05-09 18:28:56
C'est pour mieux gérer le déclin que tu as échangé ton Forunner 205 de Rotterdam par un 405cx flambant neuf ? (:-))
Bon courage pour tes prochains 10 Km
Phox

Par Fred, le 2010-05-09 20:45:16
Bm607 (fusion entre la Bavière et Sochaux ?), curieusement c'est plutôt entre le 5e et le 15e km que je fus plutôt seul, puis dans un bon groupe du 17e au 25e km avant que cela ne se fluidifie totalement après le second passage du pont, vers le 27e km. Mais c'est souvent le cas pour le dernier tiers de course
Il y a eu un peu moins de 8000 arrivants.

Phox, non pas flambant neuf, et juste un prêt pour la séance photo. Apparemment la lunette tactile du 405 a un fonctionnement erratique dans certains cas. Mon 205 (sans cardio donc) me suffit largement.
Fred

Par Montaigne ™, le 2010-05-10 13:14:27
En re(re,re)prise régulière et à présent encourageante depuis un bon mois. Alors disons : 2011 pour la relance si les ménisques restent cois.
Quant au déclin, tu as toi encore le temps.

Par Goldorak, le 2010-05-11 09:58:41
he Fred, ils sont bien tes manchons, tu me les prêtes?

Par Isérois, le 2010-05-11 13:28:23
J'ai eu bcp de plaisir à lire ton CR et tu as fait une très belle perf...C'est un grand bravo !!!!!

Par pas top niveau, le 2010-05-11 22:12:23
je vois pas en quoi 28 courreuses en - de 3hrs c' est du niveau??? a PARIS c'est kifkif LOL

Par Fred, le 2010-05-12 07:20:23
Il y a eu 26 coureuses en moins de 3 heures à Paris, mais Rotterdam compte quatre fois moins de participants...

Par rectif, le 2010-05-12 10:23:02
je compte 21 femmes en moins de 3h à Paris

Par Brinouille, le 2010-05-13 03:49:55
le record aurait été là si le mollet n'avait pas renaclé...suffit d'attendre que tous les paramètres soient enfin réunis, la prépa en tout cas semble adéquate.

Par Sedef, le 2010-05-13 09:30:44
Toujours bien documentés tes CR.
Et quelle mémoire !
Bravo pour ta perf, ce n'était pas si facile avec ce p... de vent.
Pour préciser, j'ai fait 2h58'53" avec un gros coup de mou dès le 28ème (1h26'40" au semi).

Par Fred, le 2010-05-13 12:13:41
Brinouille, tu sais bien que lorsque l'on en est à gratter des secondes c'est difficile. J'aurais dû tenter cela plus jeune, mais je courais beaucoup moins.

Sedef, je t'avais aperçu en compagnie de Laurent dans la portion en aller et retour vers le 7e km, Serge était encore proche de vous d'ailleurs.
J'ai bien aimé ce parcours, même s'il n'est pas très sexy.

Par Serge, le 2010-05-14 11:27:34
Bravo Fred tu m'as fait revivre la course.....oui je suis parti vite car je voulais m'assurer que Laurent était bien dans le magnifique sillage de Sedef....ensuite ce fut difficile de mettre les freins j'avais l'impression de trainer et pourtant toujours au-dessus du tempo fixé visant 3h20....
Après presque tout seul dans mon allure vers le kilo 30 ce fût un peu moins joyeux....surtout quand j'ai pris conscience que j'avais perdu mon gel ayant mal refermé la poche du short grhhhhhhhhhh. Moi je l'aime bien ce marathon qui reste à taille humaine par le nombre de participants et l'accueil convivial que ce soit au retrait des dossards , au restau , au massage ( offert à l'hôtel....) ou pendant la course...le seul moment ou on se trouve isolé c'est vers bosdreef kilo 30-34...qui est le kilométrage ou tu sens si c'est bon ou non....
Maintenant le prochain sera dans une nouvelle catégorie pour moi...
Fred faut pas lacher car ensuite c'est difficile de maintenir le cap....tu as encore de belles perspectives.
En tous cas nous avons passé un week-end sympath dommage que vous n'ayez pu rester le dimanche soir.
N.B. l'hotel se trouvait à 50m du départ, nous n'avions aucune excuse pour arriver en retard au concert ringard du Sinatra local. :-)))

Par Marc, le 2010-05-14 12:39:06
FRED c'est toi sur la couverture du RUNNING ATTITUDE?

Par Serge, le 2010-05-14 12:59:48
oui c'est lui dans une belle foulée attitude....

Par V1, le 2010-05-14 15:06:28
effectivement Fred tu te fais vieux et les perfs que tu auraient pu faire sont maintenant derrière toi. Faudrait peut-être aussi que tu te dégonfles un peu la tête et relativiser les choses...

Par COATCH, le 2010-05-14 16:28:56
On peut progresser à tous ages l'essentiel c ' est de se faire plaisir sur ce marathon c 'est le cas on dirait

Par Serge, le 2010-05-14 16:42:54
V1 tu me sembles un peu aigre ....

Par Martine, le 2010-05-14 19:57:58
Tu es toujours régulier et le plaisir est là alors continue.

Par V1, le 2010-05-22 12:25:39
Serge tu voulais sans doute dire acide, voire amer? Non je ne le suis pas, et beaucoup sont de mon avis!

Par Marc, le 2010-05-22 16:35:43
Allors aigri?? chacun sa route de toutes façon

Par v1, le 2010-05-22 21:20:42
Oui Marc Serge sait pas ecrire comme tu le fait remarquer

Par V1, le 2010-05-23 08:30:28
Je sais que beaucoup pensent comme moi

Par v1, le 2010-05-23 08:31:21
Oui Marc Serge sait pas ecrire comme tu le fait remarquer

Par Marc, le 2010-05-23 10:25:12
Tu radotes et tu cours sinon?

Par V1, le 2010-05-23 14:33:30
Qu'est ce que ca peut te faire annonces tes temps que je rigole avant

Par V1, le 2010-05-23 16:21:15
alors?

Par Mary, le 2010-05-23 21:54:52
Hallo Fred désolée pour mon retard je voudrais juste te dire BRAVO! Bye Mary

Par Me Capello, le 2010-05-25 12:59:24
Il faut espérer que V1 soit meilleur à la course à pied.
"Oui Marc, Serge ne sait pas écrire comme tu le fais remarquer."
C'est de bon aloi.
Me Capello

Par Poopa, le 2010-05-26 14:41:43
Belle perf... Mais tu en fais trop à l'entraînement il faut garder de la fraicheur.

Par V1, le 2010-05-27 16:52:49
Fred s'entraine en effet comme un junior et il persiste en plus dans ses erreurs c'est pour ca qu'il stagne

Par Poopa, le 2010-05-27 18:15:01
Bien vu V1!
J'ai pas osé préciser ta pensée...

Par V1, le 2010-05-27 18:23:42
Je sais que pleins de gens pensent comme moi.

Par Poopa, le 2010-05-27 20:04:50
et versi versa.

Par V1, le 2010-05-27 20:07:49
Finalement t'es un mec bien poopa !

Par Poopa, le 2010-05-27 20:07:59
et versi versa.

Par V1, le 2010-05-27 20:19:43
Ce serai bien de faire la liste du plus top et du plus nul !

Par V1, le 2010-05-28 11:43:51
Je commance par moi au top bien sur!

Par V1, le 2010-05-28 11:45:32
Et beaucoup sont de mon avis en plus

Par Troll du vendredi, le 2010-05-28 14:09:41
ça manque de trolls par ici y'a moyen de troller un peu???

Par Poopa, le 2010-05-28 16:08:51
Le best c'est MOI...

Par Mary, le 2010-05-28 17:33:42
Je viens de voir la couverture du RUNNING Attitude mais je ne le trouve pas!!! si tu peux en avoir un merci!!!! bye Mary

Par V1, le 2010-05-28 20:28:14
Pourquoi Mary t es amoureuse?

Par V1, le 2010-05-28 20:54:40
Franchement pas de quoi en plus

Par Serge, le 2010-05-30 09:35:48
V1 tu es vraiment un vieil aigri.

Par Montaigne ™, le 2010-05-30 09:56:09
Soit V1 ne connaît pas Fred, et se comporte en troll.
Soit il le connaît, et devrait avoir le courage de se dévoiler.
Mais un troll qui se dévoile est cuit...

Par Zengirl, le 2010-09-13 17:35:02
C'est qui le junior ici? :-P
V1, un peu moins frais que les chewing-gums du même nom, dommage.
Me Capello, oui, c'était de tout bon aloi ;-)

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Le parcours avec une portion en aller et retour.


Retrait des dossards au World Trade Center.


Samedi en fin de journée.


Le pont Erasmus, très exposé au vent.
La Meuse coule vers la mer du Nord, pas très loin sur la gauche de la photo.


Le prologue du Tour de France se déroulera à Rotterdam.


Petit déjeuner. Caroline se marre. Elvino a bien mangé.


Sortie du pont Erasmus, 2e km. L'élite est déjà détachée.


Elite féminine.


Je passe au second kilomètre en 8'05".


Slinge, 13e km.
C'est bien fluide.


Juste avant le virage à droite marquant la sortie du Zuiderpark au 17e km.
Nous n'allons pas tarder à faire la jonction avec un groupe d'environ 10 coureurs.


Sortie du pont Erasmus, au 26e km. Cela se dilue, à contresens c'est la premier kilomètre.
Ce pont à franchir deux fois est la seule petite difficulté de ce marathon.


42,150 km à peu près. De la décontraction jusqu'à l'arrivée.


Mais tout de même un peu la tête des moments difficiles.
La boucle orange fixée sur mes lacets est le système D-Tag pour enregistrer les temps de passage.


Voilà, c'est fini...





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2009-12-24 14:34:17 : Lignes de vie - 2 photos - 9 réactions

'

Au coup de feu du starter elle s’ébroua.

Le brouhaha de la foule glissait sur elle.
La ligne courbe était bien le plus court chemin vers la victoire.

Bruit de couloir, bruit qui court, rumeur du stade.
C’est le lot de l’athlète en piste.

2009-09-13 18:20:40 : Mercredi 9 septembre. Meeting Décanation au stade Charléty. - 48 photos - 8 réactions

Meeting Décanation, mercredi 9 septembre 2009, stade Charléty, Paris.

Sept pays : Allemagne, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Italie, Russie.

Dix épreuves : saut en longueur, perche, lancers poids et disque, 100 m, 100 m (F) et 110 m (H) haies, 400 m, 800 m, 1500 m, 3000 m steeple.

La suite en images, mon album complet est en ligne ici :

http://picasaweb.google.fr/magapixtures/MeetingDecanation#

2009-04-14 13:11:27 : Marathon de Paris. Dimanche 5 avril 2009 - 15 photos - 68 réactions

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En prenant le départ de mon trente troisième marathon ce dimanche 5 avril 2009, je n’avais qu’une seule certitude, ce ne serait pas facile.
Je tentais en effet à nouveau d’atteindre les 2h48 (ce qui correspond à une vitesse de 15 km/h), après plusieurs tentatives, notamment à La Rochelle en 2005 et en 2006, et déjà à Paris en 2008.


Ma préparation longue de huit semaines s’était très bien déroulée, j’avais couru le semi de Paris en 1h20’20" en terminant avec de bonnes sensations, j’étais prêt à ne rien lâcher sur les 42,195 km qui m’attendaient.


Nous bénéficions d’une météo très agréable au moment du départ, je me suis échauffé quelques minutes puis je suis entré dans le sas préférentiels vers 8h30. Cela se tasse sur la ligne de départ, le speaker demande de reculer, mais c’est une mission vouée à l’échec avec plus de 30000 personnes derrière, alors nous voici particulièrement serrés.
Le coup de feu retentit, je fais quelques foulées " en aveugle " puis je foule le tapis de départ et je déclenche mon chronomètre.
Ce premier kilomètre de mise en action est toujours surprenant. Devant nous la large chaussée est libre, et derrière une véritable marée humaine semble nous porter littéralement.

J’échange quelques mots avec des coureurs que je connais, surveillant le passage sur la première ligne verte. La voici, premier kilomètre en 3'57", malgré la sensation de me retenir je suis déjà sur la vitesse moyenne prévue. Passage à gauche de la Concorde cette année, ils en ont mis du temps chez ASO à supprimer le giratoire autour de l’Obélisque.
Second kilomètre couru en 4'05", je peux m’installer dans ma course désormais après huit minutes de course.
Nous partons à trois avec Jean-Charles, vétéran 2 de choc et habitué de la distance, et Jacques, néo marathonien, mutualisant notre course en ce début de marathon.

C’est déjà la place de la Bastille, je salue Ouille qui attend sur le côté, et je ralentis pour prendre une bouteille, le soleil brillant généreusement j’ai le sentiment que la température pourrait être bien tiède.
Le 5e km est franchi en 19'42", jusqu’ici tout va bien.
Quelques échanges avec Jean-Charles, sur les sensations, puis gestion de la petite montée du 8e km où j’ai ralenti l’allure.

La place de la Nation est déjà passée, le 10e km approche, bientôt le bois de Vincennes, les sensations sont excellentes, le contraire serait inquiétant alors que nous n’en sommes qu’à peine au quart de la course.
Virage de la Porte Dorée et arche du 10e km en 39'30", j’arrive sur mon terrain d’entraînement du bois de Vincennes. Je suis essentiellement concentré sur ma course et pas très attentif à l’environnement, cela dit tout m’est familier ici, depuis des années que j’y cours.


Nous atteignons une portion du bois un peu isolée, le ruban de coureurs s’étire, c’est relativement fluide dans notre rythme de 2h48 , mais suffisamment dense pour ne jamais être isolés.
Le premier tiers de course est atteint en 55'15", j’envisageais d’y être vers 55’30", disons que je suis au plus rapide de mes prévisions, il ne faut surtout pas aller plus vite.
L'arche du 15e km est passée en 59’15", je bois à nouveau, quelques gorgées, et je vide ma première dose de compote. Le berlingot est bien calé dans mon poignet en éponge, j’en ai un second au bras droit.
Depuis le 13e km Jean-Charles n’est plus dans ma foulée, mais chacun ayant prévu de suivre son propre tempo, je ne m’inquiète pas.
Nouvelle petite régulation d'allure après le 16e km dans la montée de l’hippodrome, au virage qui a précédé je me suis retourné, Jean-Charles est manifestement plus loin, j’espère que ça va pour lui.

Plateau de Gravelle, 17e km, nous atteignons le point culminant de ce marathon et également la partie la plus éloignée de l’arrivée, retour vers Paris désormais, avec une belle descente qui permet de se relâcher quelques instants.
Je confirme à Jacques que je suis à la limite haute de mon allure, il faut rester patient, la course est encore longue. Il fait vraiment tiède au soleil, j’espère que ça ne va pas trop chauffer tout de même. Un peu plus loin, sur l'avenue de Gravelle, j'entends un spectateur dire " Ha on commence à en voir dans nos âges ".

Nouveau ravitaillement au 20e km, même gestes précis : faire signe à quelqu'un qui tient la bouteille que je l'ai repéré, il tend son bras, attraper la bouteille, remercier, prendre un peu de sucre. Tout en ayant un regard périphérique pour éviter toute bousculade, il y a toujours un fou furieux qui fonce comme si sa vie en dépendait. Une fois la zone des tables passée, déboucher la bouteille, la vider légèrement, deux gorgées partiellement avalées, avaler du sucre, deux ou trois gorgées supplémenatires, et accompagner d'un geste précis la bouteille qui roule lentement vers le caniveau. Et quelques engueulades envers ceux qui s'obstinent à poser la bouteille pile au milieu de la chaussée.

Il y a foule désormais à l’approche du semi, dont l’arche surplombe la rue de Charenton.
Première indication précise grâce au temps intermédiaire, en 1h23’29" j’ai toujours cette petite marge volontairement choisie. Concernant les sensations, tout va bien, il va désormais falloir enchaîner un second semi-marathon à la même allure, mais sur un tracé moins roulant.

L’enchaînement petite descente – petite montée de la rue de Charenton est vite avalé, l’avenue Daumesnil également et c’est le second passage à la Bastille, où j’aperçois successivement Jgab puis Duduche.


Nouveau ravitaillement à la volée sur le boulevard Henri IV, eau et sucre, en faisant attention aux divers rebuts jonchant le bitume et toujours attentif à éviter les bousculades.
Après avoir viré sur le quai des Célestins, nous descendons sur la voie Georges Pompidou pour courir au ras de la Seine. J’aime beaucoup cette portion du parcours. Le beau temps aidant, il y a foule sur les quais, les prénoms imprimés sur les dossards permettant des encouragements personnalisés.
Peu après le 26e km je récupère auprès de mon fils un nouveau berlingot de compote, je le vide partiellement, il m’en reste un complet pour le derniers tiers de la course, c’est largement suffisant.

C’est l’entrée dans le très long (800 m) souterrain des Tuileries, il fait sombre et plutôt chaud, le silence est total, seulement troublé par le martèlement des foulées.
La sortie se fait sous les applaudissements, le soleil est étincelant, plus loin Baltha m’encourage, voici le toboggan sous la Concorde puis le long tunnel du Cours la Reine. Dernier passage sous terrain à l’Alma, ce secteur un peu ingrat a été bien négocié, le second tiers de course (28e km) est passé en 1h51’10", l’allure est toujours régulière vers 3'59" au km.


L'arche du 30e km est passée 1h59’24", toujours cette petite marge sur le rythme de 2h48.
Il ne reste plus que 12,2 km. C’est bien peu comme distance, vu comme ça. Mais ce n’est pas comme courir les 12 premiers kilomètres, ni même les 12 km suivant le passage du semi. Il va falloir ne rien lâcher.
Nous apercevons les premiers défaillants : course plus lente, foulée rasante, marcheurs, pas de doute, il se passe quelque chose vers le 31e km.
Niveau ambiance il ne se passe plus grand chose du côté de Molitor, au 34e km je ressens les signes annonciateurs de ce qui va m’attendre du côté des lacs, dans le final usant.

Ravitaillement du 35e km (2h19'52"), je glisse légèrement sur la chaussée humide, je m’arrête et je me baisse pour ramasser ma bouteille que j'ai maladroitement laissé tomber. Haaaaa, je le sens, mes quadris vont bientôt se manifester. Je continue après avoir ralenti une cinquantaine de mètres, il va falloir que je me fasse mal pour continuer à la même allure. Mais le marathon c’est une course, une compétition, avoir une fin de course difficile n’est pas anormal, même si ce n’est pas une fatalité.

Montée de l’hippodrome assez facilement passée, encouragé par Brinouille et Sophie qui sont bruyantes et voyantes, merci pour le soutien ! Puis c’est l’entrée dans le bois de Boulogne et mes quadris qui semblent grossir, grossir, grossir.
C’est véritablement à partir du 38e km que la douleur devient très forte, je suis obligé de raccourcir ma foulée. Cela ne va guère mieux pour Jacques qui a insensiblement perdu du terrain, désormais je vais tout tenter pour maintenir la vitesse la plus élevée possible.

Malheureusement dans ce final usant que je n’aime décidément pas vraiment, nous sommes bien isolés et je ne trouve personne dans mon allure. Je ne me souviens plus comment je me retrouve avec une bouteille en train d’asperger mes cuisses, je me houspille pour avancer alors que nous allons repasser de l’autre côté du carrefour des lacs. Je file la bouteille à mon voisin, il n'en peut plus et gémit régulièrement. Vers le 39e km Stefun m’encourage, je découvre sur ses photos que vu de l’extérieur je suis à peu près présentable.

J’effectue quelques relances qui s’avèrent de plus en plus douloureuses pour mes quadriceps. Si c’est désormais cuit pour 2h48, peut-être est-il possible de passer sous 2h50, alors je m’arrache du côté du rond-point de la porte Dauphine avant de tout lâcher dans les 200 derniers mètres sur cette avenue très large.

Voilà, c'est fini...
Je passe la ligne en 2h50’20", réalisant mon meilleur chrono à Paris et améliorant mon record marathon de quelques secondes par rapport à La Rochelle en 2005.
Jacques termine en 2h51, content de ce premier marathon même si la fin fut également difficile.

Une fois mon sac récupéré, je téléphone à Duduche qui court une partie de la course avec Martine. Je suis sensé remonter un peu la course pour les retrouver vers le 39e km, ou même avant, mais je sens que cela ne va pas être facile avec mes quadris tout crispés.
" Rendez-vous au café me dit Duduche, Martine s'est arrêtée au 25e km ".
L'idée d'aller directement au café me convient parfaitement, bizarrement le chemin me semble à peu près deux fois plus long que ce matin...

Pour les 2h48 il faudra recommencer, mais définitivement pas à Paris, sur un circuit qui ne me convient pas pour un record je pense. Le parcours est globalement roulant certes, mais après un premier semi extrêmement rapide, plus que le semi-marathon de Paris, il y a cette portion usante entre le 27e et 30e km, le faux-plat de Molitor au 33e km et la montée du 36e km, ajoutée à ces larges allées toutes en courbes du côté des lacs.
Quel rouage a coincé ? Pourquoi la mécanique s'est-elle soudain grippé ?

Suis-je définitivement condamné à connaître des fins de marathon difficile sitôt que je cours en haute performance ?
Le negative split est-il possible lorsqu'on tente de battre son record ?
Alors, Rotterdam dans un an ?

Jeudi 9 avril, fin de journée.
Je cours aux Buttes-Chaumont, les cuisses encore sensibles de ce marathon record.
Finalement j'abrège ma séance, préférant le vert accueillant des pelouses, où je paresse, contemplant les tulipes.
Il y a des tulipes à Rotterdam ?

Merci à Krusti et à Stefun pour les images.

2009-02-26 20:48:40 : Meeting de Paris Bercy, vendredi 13 février 2009 - 84 photos - 29 réactions

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Voici quelques images du meeting de Bercy 2009, l'intégralité est dans mon album Picasa :

http://picasaweb.google.com/marathonnerre/MeetingDeParisBercy2009#


Fred

2009-02-08 23:12:04 : Foulées de Vincennes, dimanche 8 février 2009 - 5 photos - 12 réactions

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Après les 5 et 10 km de Malakoff samedi 31 janvier, voici les 10 km des foulées de Vincennes, courus par de bonnes conditions météo : temps froid mais pas glacial et quasiment pas de vent.
Le parcours très roulant a permis notamment à Baltha, à Yoyo 78 et à d'autres de battre leur record sur la distance.

Les images sont dans mon album Picasa :

http://picasaweb.google.com/marathonnerre/LesFouleesDeVincennes2009#

Prochain album photo, le meeting en salle de Bercy, vendredi 13 février.

Fred

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