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2012-03-28 18:38:24 : Albums photos Ecotrail de Paris 2012

Voici quelques photos prises lors de l'Ecotrail de Paris 2012.

Les images de Brno sur les 50 km sont ici :

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part1

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part2



Mes photos des 30 km sont en ligne ici :

https://picasaweb.google.com/117018753550818531137/30KmEcotrailDeParis2012

Elles ont été prises au ravitaillement du parc de St-Cloud, à 10 km de l'arrivée.

Mes photos des 50 km :

https://picasaweb.google.com/110190622790805358752/50KmEcotrailDeParis2012

Photos prises au ravitaillement du parc de Saint-Cloud, du passage du premier peu après 13 heures, jusque vers 15 heures environ.

Mon album pour les 80 km :

https://picasaweb.google.com/115761732068621698948/80KmEcotrail2012

Si vous répertoriez d'autres albums vous pouvez m'en donner le lien afin de compléter la liste.

Très bonne récupération à tous ceux qui ont couru !

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2012-03-20 20:31:08 : Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au stade de France - 6 photos - 2 réactions

Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au Stade de France

A un peu plus de trois mois de l’événement, un coin du voile a été levé ce mardi sur le MEETING AREVA 2012, septième étape de la SAMSUNG Diamond League.

Laurent Boquillet, le directeur de la réunion Parisienne, a présenté l’affiche de la soirée et annoncé quelques-uns de ses temps forts. Une soirée idéalement placée, vendredi 6 juillet, une date a priori propice à la réalisation de grandes performances, puisque située un mois presque jour pour jour avant le début des épreuves d’athlétisme des Jeux de Londres. Un détail mais d'importance : c'est aussi la dernière occasion pour les français de réaliser les minima.

En dépit de l’absence très probable d’Usain Bolt, qui aura tout juste terminé les sélections jamaïquaines, le MEETING AREVA 2012 fera encore une fois la part belle au sprint. Mais sans négliger le demi-fond, où le 3000 m steeple masculin pourrait servir de sélections olympiques pour le Kenya, en présence du Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad. Le 100 m masculin, où le champion du monde Yohan Blake a émis le souhait de s’aligner, présentera un duel inédit au Stade de France entre les Français Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. Un face-à-face à grande vitesse dont les deux finalistes mondiaux en 2011 ont donné un aperçu verbal, ce mardi après-midi, en échangeant commentaires et perspectives dans les salons du Stade de France.
En voici quelques extraits.

Quel bilan tirez-vous de votre saison en salle ?

Christophe Lemaitre : " Je crois avoir progressé, notamment dans la gestuelle, mais ces progrès ne se sont pas traduits par des chronos sur la piste. J’ai peut-être payé en compétition le travail réalisé l’entraînement. Malgré tout, je suis devenu champion de France du 60 m ".

Jimmy Vicaut : " Honnêtement, je n’avais pas prévu de courir en salle cet hiver. Mon entraîneur (Guy Ontanon) m’a convaincu de le faire. J’espérais descendre sous les 6’’60 au 60 m. Je réalise 6’’53, meilleur chrono français de l’hiver. Je ne m’y attendais pas du tout ".


Qu’attendez-vous du MEETING AREVA 2012 ?

Christophe Lemaitre : " Depuis deux ans, je viens à ce meeting pour réussir une grande performance, devant mon public. Je garde de mes deux premières expériences du Stade de France le souvenir très fort d’une ambiance et d’une atmosphère très particulières. J’y viendrai cette année avec la même philosophie ".

Jimmy Vicaut : " Je suis surtout très heureux d’être enfin invité au Meeting. Je l’espérais depuis deux ans, mais je n’avais pas le niveau. J’en attends beaucoup, face à Christophe et aux autres. Je n’ai jamais couru au Stade de France, je suis impatient de découvrir l’ambiance ".


Comment vivez-vous l’émulation actuelle dans le sprint français, encore renforcée par l’émergence d’Emmanuel Biron, finaliste sur 60 m aux Mondiaux en salle à Istanbul ?

Christophe Lemaitre : " Elle est très positive, surtout pour le relais. Avec l’équipe type actuelle, plus l’arrivée de très jeunes au fort potentiel, dont Mickael-Meba Zeze, et l’expérience de Ronald Pognon, nous possédons le meilleur collectif possible. Je n’y vois aucune menace, mais au contraire une motivation pour continuer à progresser ".

Jimmy Vicaut : " Mon objectif n’a jamais été de battre Christophe Lemaitre, mais d’être le meilleur en France, puis en Europe, enfin dans le monde. Mais il est certain que sa présence m’aspire vers le haut ".


Dans quel secteur de la course Jimmy est-il plus fort que Christophe, et inversement ?

Christophe Lemaitre : " Jimmy est nettement meilleur que moi au départ ".

Jimmy Vicaut : " Sur la fin de course, il m’est largement supérieur. En faisant un mixte de nous deux, on fabriquerait une vraie machine ! "


Entre le 100 et le 200 m, vers quel côté allez-vous pencher cette saison ?

Christophe Lemaitre : " Aux championnats d’Europe, je disputerai seulement le 100 m et le 4x100 m. Aux Jeux, je ne sais pas encore, la décision n’est pas prise. Mais je ne doublerai sans doute pas. Avec deux jours entre la finale du 100 m et les séries du 200 m, ce serait trop risqué. Par goût, je préfère le 100 m. Mais mon choix se porterait sans doute plus sur le 200 m, où je possède le plus de potentiel d’être médaillé ".

Jimmy Vicaut : " J’ai toujours privilégié le 100 m. Mais dans mon esprit, un grand sprinteur doit doubler. Cette saison, je vais donc m’essayer plus régulièrement sur 200 m, où mon record (21’’02) date de ma première année junior. Si je réalise les minima sur cette distance (20’’38), on réfléchira avec mon entraîneur à la meilleure décision à prendre ".

2011-04-14 16:18:09 : Albums photos du marathon de Paris 2011 - 23 photos - 4 réactions

²

Nous étions un certain nombre à ne pas courir le marathon de Paris, mais à prendre des photos.
Voici une liste non exhaustive des albums répertoriés.

Vous pouvez m'envoyer un mail à fpoirier@hotmail.com
afin de compléter la liste si vous identifiez d'autres albums.

Concernant mon album, il comprend de nombreux coureurs depuis les premiers jusqu'aux meneurs d'allure 3h30,
photos prises au virage du 35e km, porte d'Auteuil.

Album de Fred (798 photos), jusqu'au passage des 3h30 au 35e km, et quelques images des 4h30 et plus vers la Concorde :

https://picasaweb.google.com/athlepix/MarathonDeParis2011#

Albums de Serge 92 :

hhttps://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011

https://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011Part2#

https://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011Part3#

Album d'un autre Breton, Pilou 56 :

https://picasaweb.google.com/104275966420459119870/10Avr2011MDP#

Album de Run my geek :

http://www.flickr.com/photos/davidverriere/sets/72157626469872734/

Album de Jahom :

http://jahom.wordpress.com/

Album de Davy 75020 :

https://picasaweb.google.com/108830910880334516390/MarathonDeParis2011ByDavidIg?feat=directlink

Album de la Fille reporter :

http://lafillereporter.over-blog.com/article-009 marathon Paris 2011-NaN.html

Album de Franck :

http://franck1cancer0.tumblr.com/post/4552470932/photo-marathon-paris-2011

Vous y trouverez également une liste d'autres albums photos du marathon :

http://franck1cancer0.tumblr.com/post/4552470932/photo-marathon-paris-2011


Albums de Bernard :

http://www.imagebam.com/gallery/4vpbi40ftyns5803bo0zctq6v2fin84i/

http://www.imagebam.com/gallery/f2sneitas7jv6jwb2mg20hg2nu7ug8h3/

http://www.imagebam.com/gallery/hx27z66wkahdq5vvn5gibhb13tsow2to/

Album de Casquette rouge (au 15e km, avenue de Gravelle, bois de Vincennes) :

https://picasaweb.google.com/michel.richard3/MARATHONDEPARIS2011PASSAGEAVINCENNES#

Album de Gyro (coureurs en moins de 3 heures) :

https://picasaweb.google.com/cesajul/MDP2011?authkey=Gv1sRgCJnh5tGzu7TYGA


En attendant vos éventuelles contributions.

Fred





2010-09-23 16:38:52 : Chaud et froid - 13 photos - 17 réactions

²

Entre octobre 2009 et janvier 2010, j'ai participé à des tests menés par la mission recherche de l'Insep.

Il s'agissait d'évaluer les effets de différentes méthodes de récupération après effort et fatigue.
Tout au long du processus, les exercices physiques étaient les mêmes, course sur tapis, bardé d'électrodes, et exercices de force sur les jambes, seules les séances de récupération variaient.


Récupération en caisson infrarouge : 30 minutes à une température de + 45° C.
Récupération en chambre de cryothérapie corps entier : 3 minutes à - 110° C en short (c'est bien moins cent-dix degrés Celsius, pas d'erreur...).
Pas de récupération particulièree

Le préalable à cette participation, étalée sur plusieurs semaines, fut un test d'effort avec mesure de la VO2 max (consommation maximale d'oxygène) et électrocardiogramme d'effort.
Me voici donc le 16 octobre 2009 sur le tapis de course de la mission recherche de l'Insep.

Electrodes sur la poitrine, masque pour la mesure des échanges gazeux sur le visage, c'est parti pour le test.
Après un échauffement préalable d'une dizaine de minutes (j'étais déjà chaud grâce à mon trajet à vélo), le test est lancé.

Me voici à 12 km/h, 1 % de pente, cardio vers 135 pulsations par minute, et la vitesse augmentera d'un kilomètre par heure toutes les deux minutes. Malgré les trois ventilateurs en action, je suis rapidement en nage, ma serviette à portée de main s'avère fort utile, notamment pour éponger mon front et la sueur qui coule dans mes yeux.

Jusqu'à 15 km/h c'est relativement facile, ma fréquence cardiaque est à 175 puls/min. Après 10 minutes me voici donc à 16 km/h. Je sens soudain que le rythme a bien augmenté, la palier suivant de 17 km/h m'oblige à vraiment m'accrocher. Il y a du boulot. Mon cœur tape désormais à plus de 180 pulsations par minute. Nouveau palier à 18 km/h maintenant, j'approche ma vma (vitesse maxi aérobie) vraisemblablement, je commence à avoir du mal à respirer à cause du masque, je m'accroche, tenir deux minutes, en plus je suis totalement immobile malgré les efforts fournis, et c'est franchement monotone.

Cela fait 14 minutes que je cavale sur le tapis, et voici le palier 19 km/h. Cela devient extrêmement dur, on m'annonce 195 pour le cardio, ma foulée est dégradée et mon souffle bien court. Je marmonne « Stop » et fait comprendre que je ne n'en peux plus. Le tapis passe en roue libre, en 10 secondes me voici enfin à l'arrêt. Et je n'ai pas bougé d'un mètre ! J'ai tenu une minute à 19 km/h, mon cardio est monté à 199 pulsations minute, j'arrache le masque à la recherche d'air pour mes pauvres poumons. J'étais un peu à court de jambes cinq jours après les 20 km de Paris, ce type de test est vraiment intense, le masque sur le visage s'avérant gênant en toute fin d'exercice lorsque l'effort est vraiment maximal.
Ma vma est supérieure à 18 km/h c'est certain, vers 18,5 km/h ? J'aurai les résultats dans quelques jours, avec ma mesure de VO2 max, ainsi que mes différents seuils ventilatoires.

Je vais prendre une douche puis je pars visiter les installations de cryothérapie, je fais un petit test d'une minute à – 110° C , heu c'est comment dire... désagréable, je suis perplexe en songeant qu'il faudra y effectuer plusieurs séjours de trois minutes.
Je vais manger au restaurant de l'Insep, l'ambiance est disons... sportive.

Le médecin va examiner ma courbe cardiaque rapidement, lors du suivi en direct aucune anomalie flagrante n'est apparue, a priori je serai retenu pour suivre le protocole de tests.
Quelques jours plus tard j'ai le résultat de mon test : vma mesurée à 18,6 km/h, VO2 max de 67 ml/kg/min.

Allure marathon vers 15 km/h, allure semi vers 16,1 km/h. En principe, dans la pratique j'y suis presque, sauf pour ma vitesse 10 km que j'ai perdue... Passé 16,7 km/h ma fréquence cardiaque s'envole, je travaille trop peu ces vitesses à l'entraînement.

A l'issue du test me voici apte à suivre l'intégralité du protocole.

Il consiste à mesurer les effets de la fatigue et des trois différentes méthodes de récupération sur l'organisme, en effectuant des mesures sur la réaction neuromusculaire d'une jambe, et la force en flexion et en extension avant et après les exercices, ainsi qu'après les périodes de récupération.
Les exercices seront toujours les mêmes, on me demande pour le plus de rigueur possible de manger selon certains menus type, afin que les prélèvements sanguins effectués quotidiennement (avant puis après effort) soient le plus homogènes possibles.

Chaque session d'une semaine débute le lundi matin par un long test de course qui consiste à enchaîner différents situations, après 8 minutes d'échauffement :
- quatre minutes à 16 km/h (ma vitesse semi) sur du plat
- trois minutes à 12 km/h avec 12 % de pente positive (de la montée donc)
- trois minutes à 14 km/h avec 12 % de descente

Ces trois séries seront effectuées quatre fois en continu, sans temps d'arrêt autre que les quelques secondes ou le sens de rotation du tapis est inversé pour passer de la montée à la descente.
L'exercice dure au total 48 minutes. Cela peut sembler facile sur le papier, mais à l'issue du test, je suis bien entamé.
Puis j'effectue les tests de force sur ma jambe droite, toujours bardée des électrodes. Quatre flexions suivies de quatre extensions, où l'on mesure la force en Nm, je dois tenter de déplacer un bras de force contre lequel ma jambe est plaquée, et la machine enregistre la force déployée.

Les tests de course des jours suivants sont allégés, je me contenterai d'une vingtaine de minutes à différentes allures. Et le jeudi est particulièrement reposant car je ne cours que quelques minutes, d'ailleurs mes tests de force post efforts de ce jour là étaient bien meilleurs.
Après un questionnaire informatique sur mes sensations, physiques notamment, place à la récupération, selon une des trois méthodes citées plus haut.

Ma première batterie de tests fut suivie de la récupération infrarouge.

Allongé dans un caisson fermé, hormis ma tête, je restais ainsi allongé durant trente minutes, avec une chaleur rayonnante de 45° C. C'était très reposant, je me suis même assoupi à plusieurs reprises. En revanche, sur le plan de la récupération, je sentais bien que j'étais relativement endormi, sans beaucoup d'énergie musculaire.
Ce type de soin, généralement appelé « Innovo » (leader mondial de la fabrication des caissons), a été initialement utilisé en traitement d'appoint sur des greffes de peau, notamment chez des grands brûlés, des médecins ayant ensuite voulu tester les effets sur des tissus sains mais fragilisés par des efforts sportifs par exemple.

Ma seconde série de tests était consacrée à la méthode cryothérapie.

Après la même série d'exercices bien usants du lundi matin, me voici devant la chambre de cryothérapie. Je me déshabille, conservant simplement mon short et mes chaussettes. On me passe une paire de sandales de piscine, je porte des gants, un masque sur le nez et la bouche et un bandeau sur les oreilles. Après avoir traversé deux sas à – 12° C puis à – 65° C, me voici dans la pièce principale, refroidie vers – 110° C. Ces deux pièces « tampon » évitent que de la condensation ne se forme dans la chambre de cryothérapie, où l'air doit rester extrêmement sec. La pièce mesure environ 2,5 mètres de côté, il y a deux vitres, un faible éclairage, et un système d'interphonie permet de communiquer avec l'opérateur resté à l'extérieur.
Au bout d'une minute j'ai vraiment froid, je grelotte, je marche lentement en agitant mes bras. Le temps me semble bien long, la radio diffuse de la musique plutôt tropicale. Une minute trente secondes, cela me semble interminable, je dois rester trois minutes. Mes épaules semblent être prises dans un étau, je continue mes tours de la pièce. Deux minutes, je respire lentement et profondément. Les trente dernières secondes sont vraiment difficiles, cela dit je peux sortir à tout moment si je veux. « C'est bon tu peux arrêter ». Haaaaa merci, sauf qu'il me faut bien cinq secondes pour ouvrir la porte... Le second sas à – 12° C me semble bien tiède, par contre une fois revenu dans la salle je grelotte et ma peau hésite entre le bleu et le violet avec quelques nuances de rouge. Une fois rhabillé et après quelques minutes je me sens mieux, et dehors alors qu'il ne fait que + 5° C j'ai étrangement chaud.
Une demi-heure plus tard je quitte l'Insep à vélo et je me sens plutôt en forme.

Le lendemain je partage ma séance avec une sprinteuse bien connue, elle est littéralement frigorifiée avant même d'entrer dans la chambre de cryothérapie, elle a déjà effectué ce type de séance mais manifestement c'est très difficile pour elle. Je supporte les trois minutes bien mieux que la veille, et il en sera ainsi tout au long de la semaine, je prends même mon temps pour sortir.
Le jeudi, journée allégée au niveau des tests sportifs, je rentre à vélo par mon trajet habituel, et je traverse le bois de Vincennes à toute vitesse, me sentant vraiment très dynamique.

J'ignore ce que les prélèvements sanguins mettront en évidence, mais au niveau des sensations, si la séance elle même est peu agréable, les effets sur mon organisme sont incontestablement spectaculaires en matière de récupération. Bien que n'ayant pas couru (hormis ces tests usants) depuis plus de deux semaines, je participe à l'improviste aux 15 km de Conflans Ste-Honorine le samedi après-midi, bouclant en une heure les 15 km de ce tracé assez sélectif, avec de vilaines côtes et un fort vent de face.

Dernière série de tests début janvier, sans récupération particulière.

C'est à dire qu'il n'y a pas de récupération, une fois que mes exercices sont terminés je m'en vais. Ayant eu une grosse angine vers la fin de l'année, et n'ayant pas couru depuis un mois, je suis totalement à court de rythme, cela se voit d'ailleurs sur mon test de course du mercredi où ma foulée est moins fluide et mes appuis plus heurtés.

Nous étions une quinzaine de sportifs répartis en trois groupes à participer à cette étude. Les derniers terminent leurs tests vers le 20 mars 2010. Les prélèvements sanguins de chaque athlète (plus de 75 tubes pour chacun d'entre nous), classés par jour et par ordre de prélèvement vont désormais être analysés à l'hôpital Cochin, petit boulot pépère. Cela va prendre plusieurs mois pour obtenir les résultats complets, ensuite ils seront analysés par les chercheurs à l'Insep.

Selon les résultats qui seront obtenus, des méthodes de récupération applicables à l'élite en triathlon et en athlétisme notamment seront mises en place.
La cryothérapie semblerait avoir également des effets sur des dégénérescences neuromusculaires, il pourrait y avoir des applications purement médicales notamment dans le traitement de la sclérose en plaque.

Il existe également des applications dans le traitement de certaines tumeurs cancéreuses, où des aiguilles sont introduites jusque dans la zone à traiter, la tumeur étant ensuite cryogénisée par refroidissement intense extrêmement localisé.

De très nombreuses pistes à explorer dans différents domaines.

2010-05-06 17:53:54 : Show de vent. Mon dernier marathon. - 18 photos - 59 réactions

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Jeudi 9 avril 2009, fin de journée.

Je cours aux Buttes-Chaumont, les cuisses encore sensibles de mon marathon de Paris couru quelques jours plus tôt (2h50).
Finalement j'abrège ma séance, préférant le vert accueillant des pelouses, où je paresse, contemplant les tulipes.
Il y a des tulipes à Rotterdam ?

Samedi 10 avril 2010 à Rotterdam.

Ma préparation se passe bien, jusqu'à environ 20 jours avant le marathon, où mon jambier antérieur gauche se manifeste. Je réduis mon entraînement, je vais m'en remettre aux soins d'un kiné compétent. La douleur est globalement maîtrisée, ma très longue sortie de 2h35 à deux semaines de la course se passe à peu près bien, je pense que je pourrai courir. Mais je dois à nouveau alléger mon entraînement l'avant dernière semaine car mon soléaire gauche est douloureux, je ne cours qu'une seule sortie rythmée une semaine avant le marathon. Et repos total la dernière semaine.
Je sais dores et déjà que ce sera mission impossible pour passer sous 2h50 (mon record est à 2h50'18" à Paris en 2009), alors je partirai sur la base de 1h24'30" / 1h25' au semi, et ensuite j'aviserai.

Samedi en fin de journée, le ciel est bleu, le vent souffle modérément, conditions idéales pour courir un marathon.
Avec Martine, Caroline, Serge et Sedef nous partons courir une trentaine de minutes sur le début du parcours, passant le pont Erasmus. Je découvre qu'en fait le vent souffle vraiment fort, comme souvent à Rotterdam.
Mon mollet gauche est un peu sensible, mon jambier gauche lui semble totalement guéri.
Nous allons dîner ensemble dans un restaurant Italien, rempli de coureurs.

Dimanche 11 avril 2010 à Rotterdam.

Le départ est donné, le flot des coureurs s'écoule lentement, les tous premiers sont déjà lancés à 20 km/h, et derrière cela piétine. Le soleil brille généreusement, les conditions météo semblent idéales.
Les derniers coureurs ont passé la ligne de départ environ 23 minutes après le coup de feu, alors que les leaders ont déjà dépassé le 5e kilomètre, du côté de la place de la Bastille.
C'est assez amusant d'attendre le départ de son propre marathon en regardant à la télévision le marathon se déroulant dans la ville où l'on habite. Je reconnais quelques visages familiers, Vincent Rousseau avec les premières féminines, nos terrains d'entraînement du bois de Vincennes.
Christelle Daunay semble mener une course d'attente, je n'en verrai pas plus car l'heure de notre départ approche (11 heures).
Les coureurs en tête du marathon de Paris sont dans le bois de Boulogne. Il est temps de rejoindre notre ligne de départ.


Le champ du départ

J'accède sur le côté gauche de Coolsingel en passant par les escaliers du métro, mon sas de départ est derrière les élites, à gauche de la chaussée donc.
Un chanteur ringard juché sur une nacelle massacre quelques vieux tubes disco, un coup de canon nous libère, la zone de départ est étroite et je passe la ligne 14 secondes plus tard.
Il me faut 500 mètres environ pour être en action, je rate le repère du premier kilomètre, c'est déjà la rampe de montée du pont Erasmus, puis la descente sur la rive gauche de la Meuse. Un Français qui m'avait dit partir pour 2h50 est en réalité parti beaucoup plus vite, je le laisse aller à son rythme.
Christophe de l'ACBB me dépasse peu après le 2e km (8'05"), nous échangeons quelques mots, il vise 2h42'.
Nous voici sur une large avenue, vent plutôt de face, et il souffle méchamment ce matin.

Rien que de l'eau.

Passage au 5e km devant le stade du Feyenoord, 20 minutes de course. C'est fluide, pas vraiment de groupe, plutôt une file de coureurs.
Des supporters du club de football local, le Feyenoord Rotterdam donc, braillent en agitant des banderoles. Je lève le pouce en hurlant « Ajax ! Ajax ! » ce qui me vaut une bordée de sifflets.
Juste avant le ravitaillement du 6e km, j'ai la bonne idée de passer sur la pelouse du tramway, car depuis environ 200 mètres un coureur devant progresse bizarrement, allant de gauche à droite. Il finit par faire chuter un grand Belge qui s'effondre bruyamment, je me contente de trébucher sur la pelouse.

Les ravitaillements consistent en des gobelets en carton fermés par un couvercle en éponge partiellement percé, très pratique pour s'en mettre partout, mais on s'en fout on n'est pas sur un banquet. Il y a également une boisson sportive nommée Extran à laquelle je ne touche pas. Et rien d'autre, pas de sucre en morceaux.

Le secteur traversé est à l'image de l'ensemble du parcours, pas très sexy, mais je sais que ce parcours n'est pas touristique. Un peu plus loin c'est le passage en aller et retour sur Olympiaweg et l'occasion de voir une première fois les leaders déjà détachés. Petit signe de la main avec Christophe qui a déjà une minute d'avance, il est à peu près en 3'45'' au km (16 km/h) contre 15 km/h pour moi.

Après le demi-tour je croise Sedef et Laurent, partis pour 2h52 environ, puis Serge qui me semble bien rapide.
S'ils sont présents en groupes assez compacts, les spectateurs sont en revanche assez silencieux. A plusieurs reprises je leur fait signe de faire du bruit.
Dixième km passé en 40'09", j'ai entamé mon premier berlingot de compote, et le vent qui était de face est enfin favorable depuis le 8e km environ.

Au 13e km j'ai la bonne surprise d'apercevoir Malik « Gate 4 », qui, blessé, n'a pas pu participer mais est venu encourager. En revanche, alors que je vais boucler mon premier tiers de course, je me trouve bien isolé, aucun groupe au sein duquel s'abriter lorsque nous nous reprendrons le vent vers le 14e km. Passage en 56' pile, avec le 15e km en 1h00'04", je suis d'une régularité de métronome. Mais allegro ou vivace ? En tout cas le profil ultra plat permet d'avoir une allure extrêmement régulière. Du côté de mon jambier antérieur et de mon mollet, rien à signaler. Le strapping au dessus de ma cheville gauche, déjà testé à l'entraînement, semble efficace.

Sport d'équipe

J'ai rejoint un groupe dans lequel je reste sagement. Nous sommes dans le Zuiderpark, il y a des terrains de football, et toujours ces pistes cyclables qui longent les avenues ou les rues.
Après le 18e km nous retrouvons le vent de face, et cela va durer jusqu'au 27e kilomètre.
Le groupe est assez cosmopolite, au gré des inscriptions sur les maillots ou de quelques mots échangés je remarque un Danois, un Belge, des Hollandais évidemment, un Mexicain trapu, deux Hollandaises, un Irlandais, et des Français.
20e km, 1h20'20", allez encore un grosse heure et demi de course...

Le passage au semi se profile, j'y suis en 1h25 tout rond. C'est passé assez vite, mais je sais pertinemment qu'il n'en sera pas de même pour le second semi qui se profile.
Nous voici vers la large avenue qui nous ramène vers le pont Erasmus franchi à l'aller. J'entame ma seconde dose de compote, et je bois un peu d'eau au 25e km passé en 1h40'40".

Quand on arrive en ville.

Je passe la rampe du pont Erasmus sans encombre, encouragé par Malik sur le côté droit, puis ça descend, derrière le groupe s'est disloqué sous l'effet conjugué du vent je pense et de la légère montée du pont. Comme souvent vers le 25e / 26e km, les premiers défaillants apparaissent. Ici un gars qui s'étire, là un autre qui ralentit. Pas encore de marcheur cependant. Devant moi, une Hollandaise flanquée de son mari a accéléré, impossible de les suivre. Nous revoici en centre ville, nous allons tourner à gauche puis faire demi-tour et emprunter un passage souterrain pour ensuite filer vers le nord-est de la ville.

Second tiers de course avalé, 28 km, 1h53'. Il reste 14,2 km, je pense que je vais en finir en 2h52'30" / 2h53. Allez, moins de 2h53. Et là c'est franchement la grande solitude. C'est dans ce genre de situation que les longues sorties en solo, les entraînements dans le froid, la nuit, sur la neige, le verglas, etc, servent et aident à ne pas lâcher la rampe pour filer vers un peu plus de (ré)confort. Nous allons approcher les deux heures de course, bientôt le 30e km, et dans cette portion en aller et retour je devrais voir passer la tête de course. C'est chose faite alors qu'ils approchent du 40e km, deux coureurs détachés, je regarde le chrono (je suis un peu décalé en temps réel), c'est du moins de 2h05' à l'arrivée, le troisième n'est est loin, ni le quatrième, ensuite il y a un gouffre. Cela va encore donner un chrono très rapide, sans doute dans le top six mondial.

Promenons-nous dans le bois.

Je passe au 30e km en 2h01'25", j'ai légèrement ralenti désormais, nous quittons la ville pour nous retrouver assez isolés, entre marathoniens, à l'orée d'un bois. Des spectateurs ont installé des fauteuils, dressé des tables, amené à boire et à manger, pour eux mais également pour nous. Je vais terminer ma dernière dose de compote, il me faudrait de l'eau. « Wasser, wasser bitte ». Y' a qu'a demander, une main, se tend, « Danke », je passe le reste de la bouteille à mon voisin, un grand Luxembourgeois qui coince quelque peu.

Nous passons à deux reprises sous la rocade, j'ai un coup de moins bien juste avant le 35e km avant de me remotiver.
35 km donc, 2h22'22", ça va être juste pour 2h53', allez je tente de me relancer. Ce passage à l'orée de la forêt est tout de même monotone, et depuis 15 minutes mon mollet gauche s'est réveillé, je sens une douleur à chaque impact. Je me sens bien seul tout à coup. Les fins de marathon sont solitaires. Je relativise ce petit souci au 37e km, en apercevant Christophe en train de marcher devant moi. « Allez Christophe, on termine ensemble, allez ».

Solitaires mais solidaires.

Du coup je trouve les ressources pour relancer, je rejoins quelques coureurs qui m'avaient dépassé peu de temps auparavant. « J'ai des crampes depuis le 30e me dit-il, fait chier ». En tout cas pour un crampé il cavale bien car il me prend 10 mètres, 20 mètres, ha quel çalop !
Nous retrouvons la ville et sa portion du parcours en aller et retour. 2h40 de course, il y a beaucoup de coureurs dans l'autre sens (30e km), ils sont dans le rythme de 3h45 environ. Je me concentre sur ma course, j'ai vraiment mal aux deux mollets, j'espère ne pas me blesser.

Le 40e km est passé sans rugir en 2h44', je rejoins Christophe qui n'en peut plus. « Allez, allez », mais c'est trop dur pour lui. J'ai l'impression de trébucher sur les rails du tramway, pour la première fois de la course j'en ai marre, il est temps que cela se termine. Je vois un marquage au sol indiquant 1000 mètres.

Puis c'est le dernier virage, Malik est encore là, à gauche cette fois « Allez Fred ! », marquage au sol 500 mètres, et la longue ligne droite finale me saute au visage, en même temps que le vent que nous ne sentions plus trop, abrités par les immeubles. Je vais accélérer, mais pas tout de suite, c'est mort pour moins de 2h53, il y a des panneaux hectométriques de part et d'autre de la chaussée, j'attends les 300 mètres pour légèrement accélérer et finalement passer la ligne d'arrivée en 2h53'23".
La zone d'arrivée, est à l'image du parcours, ça ne donne pas envie de traîner. Couverture en plastique, médaille, une bouteille d'eau, je me surprend à trottiner pour sortir, contourner les barrières et revenir vers l'hôtel.

Epilogue

Le hall de l'hôtel est rempli de coureurs, accompagnateurs. Je suis vautré dans un fauteuil en buvant une bière en en mangeant (sans appétit) des frites.
Je suis partagé entre la satisfaction d'avoir couru ce marathon assez régulièrement, et la sensation d'en avoir un peu gardé sous le pied par peur de me blesser, car je suis étonnamment peu courbaturé à l'arrivée, rien à voir avec le marathon de Paris 2009 par exemple, où je marchais difficilement ensuite.
Finalement, trois minutes de différence, un final moins usant, et je termine dans un confort relatif à Rotterdam, alors que ce ne fut pas le cas à Paris l'année dernière.


Un petit mot sur le parcours. S'il n'a rien de folichon, il est extrêmement roulant et super bien tracé, avec un final totalement plat, je le classe d'ailleurs en premier devant La Rochelle (deux fois 2h51 et une fois 2h50) et Paris (pourtant mon meilleur chrono en 2009). Dommage qu'il ne se déroule pas en automne.
Il est à noter que sur les douze meilleurs temps réalisés sur marathon (entre 2h03'59'' et 2h05'13''), six l'ont été à Rotterdam, avec notamment en 2009 les deux premiers en 2h04'27'', soit la troisième performance mondiale sur la distance.
Il y a également une sacrée densité de femmes en moins de trois heures : 28 coureuses, soit plus qu'à Paris mais avec quatre fois moins d'inscrits. Je l'ai un peu constaté durant la course, ça ne rigolait pas, on sent que c'est le marathon à performance du pays, et même au delà, à l'aller samedi matin le Thalys était rempli de Français venus le disputer. Beaucoup de Belges également le couraient.


Photos en course prises par Bjorn Paree (sauf l'arrivée), que je remercie.





2009-12-24 14:34:17 : Lignes de vie - 2 photos - 9 réactions

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Au coup de feu du starter elle s’ébroua.

Le brouhaha de la foule glissait sur elle.
La ligne courbe était bien le plus court chemin vers la victoire.

Bruit de couloir, bruit qui court, rumeur du stade.
C’est le lot de l’athlète en piste.

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