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2013-05-07 13:06:34 : Tu vas péter le chrono...

²


Tu vas péter le chrono : je l'ai entendue à de nombreuses reprises cette phrase au cours de mes deux dernières semaines de préparation...

London falling !

Début octobre 2012 j'apprends que je ne suis pas sélectionné à la loterie du marathon de Londres.
J'irai donc à nouveau courir le long de la Seine le 7 avril 2013.

Tousse, aux abris.

Fin décembre 2012, je décide de couper un peu après mes premiers cross de la fin d'automne.
Mais souffrant d'un bronchite tenace avec une toux épuisante je me retrouve près d'un mois sans courir. La reprise est poussive, je ne me préoccupe ni de mon chrono, ni de mes allures, ni de mes sensations.
Je ferai un point début mars au moment du semi-marathon de Paris, et si je ne me sens pas en pleine forme je n'irai pas courir ce marathon de Paris.
Cela dit, en revoyant mes entraînement de l'hiver 2012, je m'aperçois que j'avais réellement débuté ma préparation marathon le 13 février contre le 9 février en 2013 (avec certes un marathon couru une semaine plus tard en 2012). Je ne suis pas vraiment à la bourre finalement.

Semi en mars, moisson en avril ?

Cet hiver est bien maussade, pas franchement glacial mais nuageux et venté.
Il fait toutefois très beau le dimanche 3 mars pour le semi-marathon de Paris. Je n'ai pas d'objectif chronométrique particulier, vers 1h21 je pense (1h20'30" en 2012).
Je termine finalement en 1h21'30", après un départ un peu poussif et un réveil vers le 3e kilomètre.
Me voici en plein dans ma préparation, avec cinq sorties hebdomadaires. Mes deux très longues sorties (2h30) se passent bien, surtout la dernière à J – 14 : 2h29 et 36 km avec 3 x 30 minutes d'allure marathon, puis 22 km en 1h30 et de l'allure semi le lendemain.
J'ai affronté la neige, certes renoncé deux fois à cause du verglas, résisté au vent de face et supporté la pluie : me voici désormais prêt à affronter le temps qu'il fait et le temps qui passe le 7 avril.

Dimanche 7 avril 2013 : 37 ce matin

Il fait très beau mais froid à l'aube de mon 37e marathon.
Mon GPS ne trouve pas les satellites : je n'aurai pas mon allure durant la course. Pas grave, je ferai à l'ancienne, avec simplement les temps de passage, de toute façon je connais bien la musique.

Les champs du départ

Départ donné à 8h30, descente des Champs-Elysées dans un silence relatif avec le soleil qui se lève face à nous. Peu ou pas de vent a priori, il fait frais, les conditions météo semblent idéales.
Le début est toujours pour moi une sorte d'installation dans la course, au hasard des coureurs qui dépassent je reconnais parfois un visage familier.
Place de la Concorde, rue de Rivoli à contresens, musée du Louvre, Palais-Royal, la Samaritaine où l'on ne trouve plus rien : finalement Paris est minuscule.
Hôtel de Ville, 4e km en 16 minutes, ça y est la course est lancée.
Bientôt le ravitaillement de St-Paul sur la droite, l'eau sera glaciale forcément.
Place de la Bastille inondée de soleil, nous voici Faubourg St-Antoine, 5e km passé en 19'55". La petite montée rue de Reuilly (7e km) est facilement avalée, de même que la porte Dorée. Depuis quelques marathons j'ai adopté la compote de pommes pour ravitaillement. Je suis parti avec un berlingot, j'en récupèrerai un autre vers le 10e km, au 24e km puis un dernier au 35e km.

Chrono maître

J'ai pris mon ravitaillement comme prévu, j'ai vu quelques copains qui m'ont encouragé également. Zoo de Vincennes, 10e km passé en 39'58", jusqu'ici tout va bien.
Sauf pour mon chrono qui n'affiche plus rien, il s'est éteint !
Je tente de le rallumer en vain, je suis perplexe, même si je connais l'allure je n'ai jamais couru 32 kilomètres en compétition sans repère chronométrique intermédiaire. Je continue, a priori à la même allure.
Montée de l'hippodrome de Vincennes, 15e km passé en 59'54" (il y a une horloge placée tous les 5 km), je sais depuis le 5e km que j'ai un décalage de 8 secondes avec le temps officiel,. Je crains toutefois de m'emballer un peu dans le long faux-plat descendant du plateau de Gravelle qui nous ramène vers Paris.

Assurance au tiers

Je suis a priori passé au tiers de course (14e km) en 55'50", en 2012 c'était en 55'30". De toute façon il faut continuer à cette allure en étant économe de mes efforts. Il fait vraiment très beau, le ciel est d'azur, il y a de nombreux groupes musicaux même dans cette portion quelque peu isolée du bois de Vincennes.
Il y a comme toujours beaucoup de monde lors du retour dans Paris par la rue de Charenton qui descend puis monte avant d'arriver derrière la mairie du XIIe.
L'horloge du 20e kilomètre me confirme que je n'ai pas été trop rapide sur cette portion de 5 km pourtant extrêmement roulante : 1h19'39" soit 19'44" depuis le 15e km. C'est surprenant de courir sans temps intermédiaire (mes tentatives régulières de relance de mon chronomètre sont vaines), je suis plus centré sur ma course et mes sensations, un peu moins attentif à l'environnement.
Passage au semi-marathon en 1h24'03".

Mi route et des doutes

Je repense au marathon 2012 : j'étais passé au semi en 1h23'30", pas une énorme différence certes, alors suis-je cette fois sur LA bonne allure ? Tais-toi et cours...

Le quartier vibre

Second passage à Bastille, il y a la foule des grands jours, sur ma droite je vois des coureurs qui passent au 5e km, nous filons vers la Seine par le boulevard Bourdon. Ravitaillement du 24e km avant de descendre sur les berges au ras de l'eau pour une portion du circuit que j'aime beaucoup, je récupère ma deuxième dose de compote.
Panneau et horloge du 25e km : 1h19'32" et 19'53" depuis le 20e km. J'ai à ce moment une pensée pour certains coureurs que je connais : Enzo loin devant à la chasse aux 2h39, Julien de l'Insep qui vise 2h45, Franck mon copain de club qui a couru à Barcelone il y a trois semaines et qui vise vers 2h46 / 47 sans doute.

A gauche coule une rivière

Un dernier coup de d'œil vers cette magnifique perspective sur l'île de la Cité, le pont Neuf, le pont des Arts, la coupole de l'Institut et la Tour Eiffel avant de disparaître dans le long souterrain des Tuileries (800 mètres).
Il fait chaud et sombre dans ce tunnel mal ventilé, il n'y a pas un bruit, et il fait presque frais en sortant devant la terrasse des Tuileries et le musée d'Orsay à gauche. Je ferai du tourisme un autre jour, j'appuie sans trop y croire sur le bouton de démarrage de mon chronomètre : hooooo ça fonctionne ! J'évite la lance des pompiers au 27e km et je démarre ma montre à cet endroit. Je commence à voir les premiers défaillants, pas de doute nous abordons le derniers tiers de course incessamment sous peu.
Je me sens ragaillardi par le retour de mon chronomètre, heu mollo tout de même car du 27e au 28e km je suis en 3'53"...

Deuxième tiers, payant

Je ne sais pas mon temps total précis au 28e km, mais peu importe. Ha si, le grand Polonais là, il était avec nous au départ, il a filé après le 15e km. Je lui demande en allemand, il me montre son chrono, ça doit faire 1h51'30" à peu près, ça va je suis toujours sur le bon tempo.
J'ai fini ce qu'il me restait de compote au ravitaillement du Trocadéro et je file vers le 30e km, juste sous le pont de Bir Hakeim. Du 29e au 30e km en 3'55", passage au 30e km en 1h59'10", je suis un peu plus rapide qu'en 2012 malgré un passage plus lent au semi cette année. J'arrête de me livrer à des calculs ou projections de temps diverses, et je cours.

Le quartier libre

Si le secteur de la Bastille était en ébullition, c'est plutôt calme dans le XVIe arrondissement. Mes jambes tournent super bien et je dépasse encore des coureurs, mais il ne faut pas que je m'emballe car il reste la montée d'Auteuil au 35e km. C'est le passage clé de cette fin de marathon, ensuite tout deviendra possible.
Je tape dans la main de Brinouille vers le 33e km, supportrice de choc !
Porte Molitor, sortie de Paris en limite de Boulogne, c'est le désert. Un coup d'œil à gauche vers le collège de mon fils, passage derrière Roland Garros, puis devant le stade, il n'y a jamais grand monde dans ce secteur.

Solitaires mais solidaires

Ravitaillement du 35e km, à chaque fois j'ai pris une bouteille au vol, elles sont débouchées c'est pratique, et il y a des grandes poubelles après les tables pour les jeter directement.
Temps de passage au 35e km, 2h18'44', j'ai 1'15" d'avance pour terminer en 2h48'.
Il me reste 7,2 km et il va falloir s'arracher désormais. Mes enfants sont là sur la droite, compote et bouteille que je file à un jeune Anglais qui avait raté le ravitaillement (dossard 4118 en maillot bleu). Je passe la côte sans encombre, km 35 à 36 en 3'57". Je donne quelques indications à l'Anglais sur le final de la course et notamment les pavés qui nous attendent dans quelques hectomètres, puis je cesse de regarder mon chronomètre désormais. J'évite les pavés à l'entrée du bois de Boulogne en passant sur la bordure du trottoir, et je dépasse, encore et toujours.
Nous plongeons au cœur du bois de Boulogne pour un final intimiste entre marathoniens.
Depuis la modification du tracé en 2011, la fin est moins tortueuse, plus fluide, et je la préfère à celle de l'ancien tracé, trop sinueux à mon goût,

J'ai mal aux jambes mais je dépasse encore, certains sont quasiment à l'arrêt comme cette Kenyane au bord de la rupture.
J'ai désormais passé l'ultime difficulté, j'ai certes les mollets un peu durs et les quadris qui piquent, mais la perspective de passer sous 2h48' occulte totalement cet aspect.

Quarantième en rugissant

Route de la reine Marguerite puis allée de Longchamp, longues lignes droites un peu trop larges mais ce matin je m'en fiche, j'allonge la foulée. Ravitaillement peu avant le 40e km, les tables sont vraiment trop loin sur la gauche mais les bénévoles s'avancent fort gentiment pour nous donner nos bouteilles, merci à eux. Un copain m'encourage, je passe au 40e km en 2h38'38" (km 35 à 40 en 19'55").
Je sais désormais que je vais passer sous 2h48', je sais que je vais faire un negative split en plus de mon record.
Mes mollets durcis ? Mes quadris qui grincent à chaque extension ? Aucune importance, cela ne va pas durer longtemps, je suis devenu insensible, je ne suis plus que coureur, marathonien bientôt.
Virage à gauche que je prends à la corde, passage sous l'arche du 41e km, là bas au loin je devine le rond-point de la porte Dauphine.

Cadences infernales

Il y a du monde désormais, je dépasse un ultime coureur, les pavés me font vibrer les genoux, je tangente le rond-point à gauche, l'avenue Foch me saute au visage, je vois l'arche d'arrivée à 250 mètres, l'Arc de triomphe au loin, le ciel est bleu azur.

Faites du bruit !

Je perds quelques secondes à faire signe aux spectateurs de faire plus de bruit, j'entends alors une clameur monter ; 100 mètres, 50 mètres, la ligne d'arrivée qui se rapproche, à moins que ce ne soit moi qui avance, puis,  l'impression d'être immobile, l'espace d'un instant : 2 heures 47 minutes 20 secondes...

Je fais un triple saut périlleux mental, je n'en reviens pas de ce final où je n'ai absolument rien lâché, réussissant même à gratter quelques secondes.
Enzo est passé sous 2h40, Julien de l'Insep a couru en 2h45 pile, Franck est en 2h46'.
Je resterais bien sur cette ligne d'arrivée baignée de soleil, mais j'ai un peu mal aux jambes tout de même, et finalement j'ai faim. Je ne marche pas trop mal, je pourrais même courir s'il le fallait vraiment, j'ai deux ampoules aux orteils et l'un de mes ongles est mort.

Epilogue

Si l'on m'avait dit que je réaliserai mon meilleur chrono en negative split*, j'aurais été quelque peu perplexe.
Premier semi en 1h24'03", second semi en 1h23'17".
Avec ma portion de 5 km la plus rapide du 25e au 30e km (le secteur des souterrains) sur un tronçon a priori pas super roulant.
Mes 10 km les plus rapides du 25e au 35e km en 39'12".
Je ne sais pas quand ni où je courrai mon 38e marathon, mais il faudra que je m'attaque à un gros morceau alors... Moins de 2h47 ?
Je ne sais pas exactement ce qui a fait que tout se passe idéalement bien sur cette course, les mystères du marathon sans doute.

Patience, persévérance, confiance, vaillance : on avance...

Il y aura d'autres marathons...


* negative split : courir sa seconde moitié de course plus rapidement que la première moitié

----------------------------

Mes temps de passage :

5e km : 19'55"
10e km : 39'59" (20'04")
15e km : 59'55" (19'55")
20e km : 1h19'39" (19'44")
semi en 1h24'03"
25e km : 1h39'32" (19'53")
30e km : 1h59'10 (19'38")
35e km : 2h18'44" (19'34") : ma portion de 5 km la plus rapide, et du 30e au 40e km ma portion de 10 km la plus rapide en 39'12"
40e km : 2h38'39" (19'55")

2h47'20" à l'arrivée, les 2,2 derniers km en 8'41"
1h24'03" + 1h23'17"
Negative split de 46 secondes


Crédit photo :

ASO / Maindru ; Nicolas Siniawski ; André Cabrolier ; Cyril Moreau ; mes enfants ; Audrey ;
Vincent Dogna ; David et Richard Photorunning.fr ; Alice Milleville.

Les réactions

Par Cyril, le 2013-05-07 13:55:28
tu as quel âge Fred ?(pour connaitre ta marge de progression) merci

Par Bip Bip, le 2013-05-07 14:42:53
Félicitations Fred, un record à son 37ème marathon avec en prime une gestion de course parfaite et un negative split c'est remarquable !!

Par Cyril, le 2013-05-07 16:08:55
les blogs c'est complétement dépassé, t'es bien le dernier à nous raconter tes "exploits"...

Par Picsou, le 2013-05-07 17:11:15
Bravo Fred !
Tu cours avec des Adizero Boston ?

Par Fred, le 2013-05-07 17:34:00
Cyril,
J'aurai 48 ans dans quelques jours.

Bipbip,
En fait j'aurais sans doute pu faire mieux il y a quelques années, mais je m'entraînais moins avant les années 2000.

Picsou,
Oui, Boston cette année.

Fred

Par Cyril, le 2013-05-08 10:52:39
pas mal pour un 'vieux'

Par leo, le 2013-05-08 17:08:54
super recit fred,ca me motive pour mon prochain apres mon new record en 2h57 au mont il y a 3 jours
encore bravo et felicitation pour ce magnifique chrono

Par leo, le 2013-05-08 17:15:41
autre chose ,ton record au semi est a combien?
tu dois avoir une sacrée endurance,ca me laisse reveur

Par Fred, le 2013-05-08 20:30:44
Léo, mon record sur semi (qui date de plus de 15 ans) est à 1h19. J'ai couru le semi de Boulogne en novembre 2012 en 1h 19' 20".

Fred

Par Cyril, le 2013-05-09 17:41:19
combine de km fais-tu en prepa marathon?

Par Fred, le 2013-05-09 20:05:16
Cyril,

semaine 1
70 km / 5 sorties

semaine 2
94 km / 6 sorties dont une de 1h50 / 26 km

semaine 3
91 km / 5 sorties (la plus longue 1h 42 / 25 km)

semaine 4
61 km / 4 sorties dont le semi-marathon de Paris

semaine 5
105 km / 6 sorties dont une de 2h18 (32 km)

semaine 6
50 km / 3 sorties (neige et verglas, sortie longue pas faite décalée de deux jours)

semaine 7
115 km / 6 sorties dont une longue de 2h27 / 35 km le premier jour ; et ma 3e et plus longue le 6e jour (2h30 / 36 km)

semaine 8
80 km / 5 sorties

semaine 9
2 sorties lundi et mercredi + 25 minutes le samedi
marathon le dimanche

Le lendemain des mes trois très longues sorties j'ai couru environ 90 minutes / 22 km avec de l'allure semi en séquences jusqu'à 3 x 12 minutes.

février : 320 km / 23 heures / 20 sorties
mars : 380 km / 27h30min / 21 sorties

Fred

Par Cyril, le 2013-05-10 10:50:53
Tu vas faire un autre marathon en 2013?

Par leo, le 2013-05-10 11:05:20
pour mon prochain,je vais tester des blocs de 3 jours avec la sortie longue au milieu
la premiere sera 1h15 avec 30' a allure marathon,la deuxieme sortie longue avec de l'AM et le lendemain 1h30 avec de l'allure semi
le reste sera une sortie en endurance d'une heure et une sortie avec du fractionné long de l'allure 10 km a l'allure 5 km
tu en penses quoi?
bon il faudra gerer la fatigue mais qui tente rien n'a rien

Par Cyril, le 2013-05-10 13:02:38
et pas de blessures avec une telle prepa?

Par Fred, le 2013-05-10 13:47:00
Cyril, non pas de blessure, et aucune idée de mon programme automnal de 2013.

Par Fred, le 2013-05-10 13:54:08
Léo,

Allure marathon + sortie longue avec allure marathon + sortie allure semi, cela me semble chargé.
A mon avis décale ta première sortie allure marathon, et si tu fais 3 jours consécutifs, commence ou termine par une séance facile (ce que je faisais le 3e jour après mon week-end chargé).

Concernant les allures rapides, je me suis contenté de séries de N x 600 mètres (jusqu'à 10 répétitions en fin de préparation) courues vers 2'05" avec très courte récupération (40 à 45 secondes).
Mais j'avais fait une bonne prépa semi en automne puis quelques cross en novembre et en décembre.

Fred

Par 2h57, le 2013-05-10 19:11:43
c'est bon les pompotes!

Par Cyril, le 2013-05-10 19:21:24
Pour mon prochain marathon je vais essayer de faire le même entrainement que toi !

Par Fred, le 2013-05-10 19:27:36
2h57, je préfère le choucola...

Fred

Par Fred, le 2013-05-10 19:31:13
Cyril, si tu penses que ce type de préparation avec pas mal de rythme et orientée qualité te convient, alors bon marathon !

Fred

Par Cyril, le 2013-05-10 19:40:43
Merci Fred, ce sera La Rochelle pour 2h55 !

Par Fred, le 2013-05-10 20:22:39
Le parcours est roulant, propice à un bon chrono.

Fred

Par coatch, le 2013-05-11 12:37:42
Pas mal ton marathon. tu as eu un cou de mou dans ta semaine a 50kms?

Par Fred, le 2013-05-11 16:12:18
Coatch, pour ma 6e semaine j'avais prévu 4 entraînements (cela aurait sans doute fait environ 65 km), et 5 sorties pour ma 7e semaine (soit 95 à 100 km).
Mais les conditions météo (neige et surtout verglas le mercredi) m'ont obligé à modifier ce que j'avais prévu. Finalement sur deux semaines cela s'équilibre : neuf sorties et le kilométrage global prévu.
A posteriori cette semaine très allégée a peut-être été très bénéfique...

Fred

Par françois68, le 2013-05-11 20:51:12
Bravo pour cette belle perf!!

Par Fred, le 2013-05-12 11:29:39
Merci François, toujours en Bzh ?

Fred

Par françcois68, le 2013-05-12 18:40:31
non en Alsace

Par Joël, le 2013-05-12 21:42:39
Bravo Fred ! Si je me souviens bien, ça faisait un moment que tu passais tout près des moins de 2h48 !! Belle régularité et absence de régression depuis quelques années, ça devrait rassurer ceux qui s'inquiètent de leurs perfs après 40 ans :-)

Par Franck, le 2013-05-13 07:46:46
Bravo Fred d'avoir si bien fait "péter" le chrono. Félicitations également pour ce très beau récit.
A bientôt pour de nouvelles aventures...

Par Fred, le 2013-05-13 09:54:05
Merci Franck, et bravo à toi pour tes enchaînements de marathons avec à chaque fois de très bon temps !

Fred

Par GGBI, le 2013-05-13 12:31:32
Super Fred.
Depuis le temps que tu cherchais à faire moins de 2h50.
Tu y es.

Paris est un parcours vraiment propice aux perfs.

Ton négative split montre que tu as parfaitement géré le tempo.
A une époque tu partait sans doute trop vite comme la plupart des coureurs d'ailleurs.

Par Nabilla, le 2013-05-14 09:31:31
Allo non mais allo tu fais un marathon t'as pas de chrono. non mais allo quoi.

Par BM607, le 2013-05-15 10:59:26
Bravo Fred beau récit (je t'ai déjà félicité pour les résultats ;-) ).
J'ai déjà fait aussi l'expérience d'une course où tout semblait aller de travers(pour toi maladie en début de prépa puis GPS et chrono HS lors de la course) et où au final le résultat était très bon... Je me demande si parfois on ne se bloque pas à trop faire fonctionner sa tête et pas assez ses sensations

Par Fred, le 2013-05-15 13:53:44
Merci BM, l'absence de GPS et donc d'allure ne m'a pas perturbée (avant 2010 je courais sans cet équipement). Quant à la panne de chrono, je m'en suis accommodé car de toute façon je ne pouvais rien faire pour pallier cette absence de référence de temps de passage.
Les jambes sans la tête, à essayer...

Fred

Par leo, le 2013-05-17 20:29:04
salut fred
en faite tu es comme le bon vin ,avec l'age tu es meilleur
ayant commencé a 38 ans la CAP apres avoir jouer au hand pendant 25 ans,j'espere pouvoir continuer a m'ameliorer
mon corps change,finis le poids lourd je commence a devenir un poid mouche lol
je suis passé de 83 kg a 72 kg toute l'année et en prepa marathon entre 69 et 71 kg
je commence a mieux encaisser les sorties longue,pour la vitesse ca va je me debrouille pas trop mal
je suis partis de 3h42 en 2009 a 2h57 cette année et j'espere encore progresser
pourquoi pas les moins de 2h50,ca serait un belle objectif pour les 2 ou 3 prochaines années
As tu un nouvel objectif apres avoir pété ces fichus 2h48 ?
2h45?
a bientot

Par coatch, le 2013-05-20 11:08:06
2h45 c'est possible j'ai des gars en début v2 qui y arrivent. après il faut trouver le bon parcours avoir l'entrainement au top etc etc. Tu cours e n club? si toi et des gars de ton club faites un marathon ensemble pquoi pas.

Par ELTITO, le 2013-05-21 14:10:41
En plus de la très grosse perf de Fred (qu'il mérite grandement car il la voulait depuis tant d'années), ce que je retiens c'est qu'a presque 48 ans et surtout après 36 marathons il est encore possible de battre son meilleur chrono.
Il suffit déjà d'avoir le potentiel (c'est le minimum syndical), mais surtout d'y croire et de s'en donner les moyens d'y arriver.
Vous etes un exemple pour nous Monsieur ;-)

Par Run-O, le 2013-05-23 15:06:14
Je partage l'avis d'Eltito. Encore bravo Fred et merci pour ce CR très plaisant à lire. Quel style!

Par Seguela, le 2013-06-05 22:02:51
Si on a pas de GARMIN a 50 ans on a râté sa vie de courreur

Par Fred, le 2013-06-06 06:42:27
Séguéla, pour aller avec votre teint orange je vous suggère ce modèle sportif chez Polex :

http://fred.courseapied.net/photos/5310-Polexweb.jpg

Ainsi que la lecture complète du Bescherelle...

Fred

Par Brinouille, le 2013-06-10 07:44:06
ça fait plaisir de voir du vi one qui dépote mais ça ne m'étonne pas de toi :-)))

Par rodio, le 2013-10-21 09:16:06
semi en 1h19'20 = 1307
marathon en 2h47'20 = 1309
Encore qqun qui prouve l'efficacité de cette cotation. Bravo et merci.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Départ à 8h45.


Rue de Rivoli, km 1,5.


Quais de Seine, 26e km, face à l'île de la Cité.


Tête de course au 27e km, sortie du souterrain des Tuileries.



Au 32e km, rue de Molitor.


Montée de l'hippodrome d'Auteuil, 35e km.


Entrée du bois de Boulogne, 36e km.



Au 37e km.
De la concentration jusqu'à l'arrivée.


Passage au 40e km.


Faites du bruit !





Content !



Les 5 billets précédents

2012-07-12 10:24:46 : Entre Helsinki et Londres... - 54 photos - 12 réactions

²


Passage par le stade de France
pour le meeting Areva,
vendredi 6 juillet 2012.

La suite en images.

2012-03-28 18:38:24 : Albums photos Ecotrail de Paris 2012 - 0 photo - 0 réaction

Voici quelques photos prises lors de l'Ecotrail de Paris 2012.

Les images de Brno sur les 50 km sont ici :

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part1

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part2



Mes photos des 30 km sont en ligne ici :

https://picasaweb.google.com/117018753550818531137/30KmEcotrailDeParis2012

Elles ont été prises au ravitaillement du parc de St-Cloud, à 10 km de l'arrivée.

Mes photos des 50 km :

https://picasaweb.google.com/110190622790805358752/50KmEcotrailDeParis2012

Photos prises au ravitaillement du parc de Saint-Cloud, du passage du premier peu après 13 heures, jusque vers 15 heures environ.

Mon album pour les 80 km :

https://picasaweb.google.com/115761732068621698948/80KmEcotrail2012

Si vous répertoriez d'autres albums vous pouvez m'en donner le lien afin de compléter la liste.

Très bonne récupération à tous ceux qui ont couru !

2012-03-20 20:31:08 : Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au stade de France - 6 photos - 2 réactions

Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au Stade de France

A un peu plus de trois mois de l’événement, un coin du voile a été levé ce mardi sur le MEETING AREVA 2012, septième étape de la SAMSUNG Diamond League.

Laurent Boquillet, le directeur de la réunion Parisienne, a présenté l’affiche de la soirée et annoncé quelques-uns de ses temps forts. Une soirée idéalement placée, vendredi 6 juillet, une date a priori propice à la réalisation de grandes performances, puisque située un mois presque jour pour jour avant le début des épreuves d’athlétisme des Jeux de Londres. Un détail mais d'importance : c'est aussi la dernière occasion pour les français de réaliser les minima.

En dépit de l’absence très probable d’Usain Bolt, qui aura tout juste terminé les sélections jamaïquaines, le MEETING AREVA 2012 fera encore une fois la part belle au sprint. Mais sans négliger le demi-fond, où le 3000 m steeple masculin pourrait servir de sélections olympiques pour le Kenya, en présence du Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad. Le 100 m masculin, où le champion du monde Yohan Blake a émis le souhait de s’aligner, présentera un duel inédit au Stade de France entre les Français Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. Un face-à-face à grande vitesse dont les deux finalistes mondiaux en 2011 ont donné un aperçu verbal, ce mardi après-midi, en échangeant commentaires et perspectives dans les salons du Stade de France.
En voici quelques extraits.

Quel bilan tirez-vous de votre saison en salle ?

Christophe Lemaitre : " Je crois avoir progressé, notamment dans la gestuelle, mais ces progrès ne se sont pas traduits par des chronos sur la piste. J’ai peut-être payé en compétition le travail réalisé l’entraînement. Malgré tout, je suis devenu champion de France du 60 m ".

Jimmy Vicaut : " Honnêtement, je n’avais pas prévu de courir en salle cet hiver. Mon entraîneur (Guy Ontanon) m’a convaincu de le faire. J’espérais descendre sous les 6’’60 au 60 m. Je réalise 6’’53, meilleur chrono français de l’hiver. Je ne m’y attendais pas du tout ".


Qu’attendez-vous du MEETING AREVA 2012 ?

Christophe Lemaitre : " Depuis deux ans, je viens à ce meeting pour réussir une grande performance, devant mon public. Je garde de mes deux premières expériences du Stade de France le souvenir très fort d’une ambiance et d’une atmosphère très particulières. J’y viendrai cette année avec la même philosophie ".

Jimmy Vicaut : " Je suis surtout très heureux d’être enfin invité au Meeting. Je l’espérais depuis deux ans, mais je n’avais pas le niveau. J’en attends beaucoup, face à Christophe et aux autres. Je n’ai jamais couru au Stade de France, je suis impatient de découvrir l’ambiance ".


Comment vivez-vous l’émulation actuelle dans le sprint français, encore renforcée par l’émergence d’Emmanuel Biron, finaliste sur 60 m aux Mondiaux en salle à Istanbul ?

Christophe Lemaitre : " Elle est très positive, surtout pour le relais. Avec l’équipe type actuelle, plus l’arrivée de très jeunes au fort potentiel, dont Mickael-Meba Zeze, et l’expérience de Ronald Pognon, nous possédons le meilleur collectif possible. Je n’y vois aucune menace, mais au contraire une motivation pour continuer à progresser ".

Jimmy Vicaut : " Mon objectif n’a jamais été de battre Christophe Lemaitre, mais d’être le meilleur en France, puis en Europe, enfin dans le monde. Mais il est certain que sa présence m’aspire vers le haut ".


Dans quel secteur de la course Jimmy est-il plus fort que Christophe, et inversement ?

Christophe Lemaitre : " Jimmy est nettement meilleur que moi au départ ".

Jimmy Vicaut : " Sur la fin de course, il m’est largement supérieur. En faisant un mixte de nous deux, on fabriquerait une vraie machine ! "


Entre le 100 et le 200 m, vers quel côté allez-vous pencher cette saison ?

Christophe Lemaitre : " Aux championnats d’Europe, je disputerai seulement le 100 m et le 4x100 m. Aux Jeux, je ne sais pas encore, la décision n’est pas prise. Mais je ne doublerai sans doute pas. Avec deux jours entre la finale du 100 m et les séries du 200 m, ce serait trop risqué. Par goût, je préfère le 100 m. Mais mon choix se porterait sans doute plus sur le 200 m, où je possède le plus de potentiel d’être médaillé ".

Jimmy Vicaut : " J’ai toujours privilégié le 100 m. Mais dans mon esprit, un grand sprinteur doit doubler. Cette saison, je vais donc m’essayer plus régulièrement sur 200 m, où mon record (21’’02) date de ma première année junior. Si je réalise les minima sur cette distance (20’’38), on réfléchira avec mon entraîneur à la meilleure décision à prendre ".

2011-04-14 16:18:09 : Albums photos du marathon de Paris 2011 - 23 photos - 4 réactions

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Nous étions un certain nombre à ne pas courir le marathon de Paris, mais à prendre des photos.
Voici une liste non exhaustive des albums répertoriés.

Vous pouvez m'envoyer un mail à fpoirier@hotmail.com
afin de compléter la liste si vous identifiez d'autres albums.

Concernant mon album, il comprend de nombreux coureurs depuis les premiers jusqu'aux meneurs d'allure 3h30,
photos prises au virage du 35e km, porte d'Auteuil.

Album de Fred (798 photos), jusqu'au passage des 3h30 au 35e km, et quelques images des 4h30 et plus vers la Concorde :

https://picasaweb.google.com/athlepix/MarathonDeParis2011#

Albums de Serge 92 :

hhttps://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011

https://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011Part2#

https://picasaweb.google.com/caroline.mariotti/MDP2011Part3#

Album d'un autre Breton, Pilou 56 :

https://picasaweb.google.com/104275966420459119870/10Avr2011MDP#

Album de Run my geek :

http://www.flickr.com/photos/davidverriere/sets/72157626469872734/

Album de Jahom :

http://jahom.wordpress.com/

Album de Davy 75020 :

https://picasaweb.google.com/108830910880334516390/MarathonDeParis2011ByDavidIg?feat=directlink

Album de la Fille reporter :

http://lafillereporter.over-blog.com/article-009 marathon Paris 2011-NaN.html

Album de Franck :

http://franck1cancer0.tumblr.com/post/4552470932/photo-marathon-paris-2011

Vous y trouverez également une liste d'autres albums photos du marathon :

http://franck1cancer0.tumblr.com/post/4552470932/photo-marathon-paris-2011


Albums de Bernard :

http://www.imagebam.com/gallery/4vpbi40ftyns5803bo0zctq6v2fin84i/

http://www.imagebam.com/gallery/f2sneitas7jv6jwb2mg20hg2nu7ug8h3/

http://www.imagebam.com/gallery/hx27z66wkahdq5vvn5gibhb13tsow2to/

Album de Casquette rouge (au 15e km, avenue de Gravelle, bois de Vincennes) :

https://picasaweb.google.com/michel.richard3/MARATHONDEPARIS2011PASSAGEAVINCENNES#

Album de Gyro (coureurs en moins de 3 heures) :

https://picasaweb.google.com/cesajul/MDP2011?authkey=Gv1sRgCJnh5tGzu7TYGA


En attendant vos éventuelles contributions.

Fred





2010-09-23 16:38:52 : Chaud et froid - 13 photos - 17 réactions

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Entre octobre 2009 et janvier 2010, j'ai participé à des tests menés par la mission recherche de l'Insep.

Il s'agissait d'évaluer les effets de différentes méthodes de récupération après effort et fatigue.
Tout au long du processus, les exercices physiques étaient les mêmes, course sur tapis, bardé d'électrodes, et exercices de force sur les jambes, seules les séances de récupération variaient.


Récupération en caisson infrarouge : 30 minutes à une température de + 45° C.
Récupération en chambre de cryothérapie corps entier : 3 minutes à - 110° C en short (c'est bien moins cent-dix degrés Celsius, pas d'erreur...).
Pas de récupération particulièree

Le préalable à cette participation, étalée sur plusieurs semaines, fut un test d'effort avec mesure de la VO2 max (consommation maximale d'oxygène) et électrocardiogramme d'effort.
Me voici donc le 16 octobre 2009 sur le tapis de course de la mission recherche de l'Insep.

Electrodes sur la poitrine, masque pour la mesure des échanges gazeux sur le visage, c'est parti pour le test.
Après un échauffement préalable d'une dizaine de minutes (j'étais déjà chaud grâce à mon trajet à vélo), le test est lancé.

Me voici à 12 km/h, 1 % de pente, cardio vers 135 pulsations par minute, et la vitesse augmentera d'un kilomètre par heure toutes les deux minutes. Malgré les trois ventilateurs en action, je suis rapidement en nage, ma serviette à portée de main s'avère fort utile, notamment pour éponger mon front et la sueur qui coule dans mes yeux.

Jusqu'à 15 km/h c'est relativement facile, ma fréquence cardiaque est à 175 puls/min. Après 10 minutes me voici donc à 16 km/h. Je sens soudain que le rythme a bien augmenté, la palier suivant de 17 km/h m'oblige à vraiment m'accrocher. Il y a du boulot. Mon cœur tape désormais à plus de 180 pulsations par minute. Nouveau palier à 18 km/h maintenant, j'approche ma vma (vitesse maxi aérobie) vraisemblablement, je commence à avoir du mal à respirer à cause du masque, je m'accroche, tenir deux minutes, en plus je suis totalement immobile malgré les efforts fournis, et c'est franchement monotone.

Cela fait 14 minutes que je cavale sur le tapis, et voici le palier 19 km/h. Cela devient extrêmement dur, on m'annonce 195 pour le cardio, ma foulée est dégradée et mon souffle bien court. Je marmonne « Stop » et fait comprendre que je ne n'en peux plus. Le tapis passe en roue libre, en 10 secondes me voici enfin à l'arrêt. Et je n'ai pas bougé d'un mètre ! J'ai tenu une minute à 19 km/h, mon cardio est monté à 199 pulsations minute, j'arrache le masque à la recherche d'air pour mes pauvres poumons. J'étais un peu à court de jambes cinq jours après les 20 km de Paris, ce type de test est vraiment intense, le masque sur le visage s'avérant gênant en toute fin d'exercice lorsque l'effort est vraiment maximal.
Ma vma est supérieure à 18 km/h c'est certain, vers 18,5 km/h ? J'aurai les résultats dans quelques jours, avec ma mesure de VO2 max, ainsi que mes différents seuils ventilatoires.

Je vais prendre une douche puis je pars visiter les installations de cryothérapie, je fais un petit test d'une minute à – 110° C , heu c'est comment dire... désagréable, je suis perplexe en songeant qu'il faudra y effectuer plusieurs séjours de trois minutes.
Je vais manger au restaurant de l'Insep, l'ambiance est disons... sportive.

Le médecin va examiner ma courbe cardiaque rapidement, lors du suivi en direct aucune anomalie flagrante n'est apparue, a priori je serai retenu pour suivre le protocole de tests.
Quelques jours plus tard j'ai le résultat de mon test : vma mesurée à 18,6 km/h, VO2 max de 67 ml/kg/min.

Allure marathon vers 15 km/h, allure semi vers 16,1 km/h. En principe, dans la pratique j'y suis presque, sauf pour ma vitesse 10 km que j'ai perdue... Passé 16,7 km/h ma fréquence cardiaque s'envole, je travaille trop peu ces vitesses à l'entraînement.

A l'issue du test me voici apte à suivre l'intégralité du protocole.

Il consiste à mesurer les effets de la fatigue et des trois différentes méthodes de récupération sur l'organisme, en effectuant des mesures sur la réaction neuromusculaire d'une jambe, et la force en flexion et en extension avant et après les exercices, ainsi qu'après les périodes de récupération.
Les exercices seront toujours les mêmes, on me demande pour le plus de rigueur possible de manger selon certains menus type, afin que les prélèvements sanguins effectués quotidiennement (avant puis après effort) soient le plus homogènes possibles.

Chaque session d'une semaine débute le lundi matin par un long test de course qui consiste à enchaîner différents situations, après 8 minutes d'échauffement :
- quatre minutes à 16 km/h (ma vitesse semi) sur du plat
- trois minutes à 12 km/h avec 12 % de pente positive (de la montée donc)
- trois minutes à 14 km/h avec 12 % de descente

Ces trois séries seront effectuées quatre fois en continu, sans temps d'arrêt autre que les quelques secondes ou le sens de rotation du tapis est inversé pour passer de la montée à la descente.
L'exercice dure au total 48 minutes. Cela peut sembler facile sur le papier, mais à l'issue du test, je suis bien entamé.
Puis j'effectue les tests de force sur ma jambe droite, toujours bardée des électrodes. Quatre flexions suivies de quatre extensions, où l'on mesure la force en Nm, je dois tenter de déplacer un bras de force contre lequel ma jambe est plaquée, et la machine enregistre la force déployée.

Les tests de course des jours suivants sont allégés, je me contenterai d'une vingtaine de minutes à différentes allures. Et le jeudi est particulièrement reposant car je ne cours que quelques minutes, d'ailleurs mes tests de force post efforts de ce jour là étaient bien meilleurs.
Après un questionnaire informatique sur mes sensations, physiques notamment, place à la récupération, selon une des trois méthodes citées plus haut.

Ma première batterie de tests fut suivie de la récupération infrarouge.

Allongé dans un caisson fermé, hormis ma tête, je restais ainsi allongé durant trente minutes, avec une chaleur rayonnante de 45° C. C'était très reposant, je me suis même assoupi à plusieurs reprises. En revanche, sur le plan de la récupération, je sentais bien que j'étais relativement endormi, sans beaucoup d'énergie musculaire.
Ce type de soin, généralement appelé « Innovo » (leader mondial de la fabrication des caissons), a été initialement utilisé en traitement d'appoint sur des greffes de peau, notamment chez des grands brûlés, des médecins ayant ensuite voulu tester les effets sur des tissus sains mais fragilisés par des efforts sportifs par exemple.

Ma seconde série de tests était consacrée à la méthode cryothérapie.

Après la même série d'exercices bien usants du lundi matin, me voici devant la chambre de cryothérapie. Je me déshabille, conservant simplement mon short et mes chaussettes. On me passe une paire de sandales de piscine, je porte des gants, un masque sur le nez et la bouche et un bandeau sur les oreilles. Après avoir traversé deux sas à – 12° C puis à – 65° C, me voici dans la pièce principale, refroidie vers – 110° C. Ces deux pièces « tampon » évitent que de la condensation ne se forme dans la chambre de cryothérapie, où l'air doit rester extrêmement sec. La pièce mesure environ 2,5 mètres de côté, il y a deux vitres, un faible éclairage, et un système d'interphonie permet de communiquer avec l'opérateur resté à l'extérieur.
Au bout d'une minute j'ai vraiment froid, je grelotte, je marche lentement en agitant mes bras. Le temps me semble bien long, la radio diffuse de la musique plutôt tropicale. Une minute trente secondes, cela me semble interminable, je dois rester trois minutes. Mes épaules semblent être prises dans un étau, je continue mes tours de la pièce. Deux minutes, je respire lentement et profondément. Les trente dernières secondes sont vraiment difficiles, cela dit je peux sortir à tout moment si je veux. « C'est bon tu peux arrêter ». Haaaaa merci, sauf qu'il me faut bien cinq secondes pour ouvrir la porte... Le second sas à – 12° C me semble bien tiède, par contre une fois revenu dans la salle je grelotte et ma peau hésite entre le bleu et le violet avec quelques nuances de rouge. Une fois rhabillé et après quelques minutes je me sens mieux, et dehors alors qu'il ne fait que + 5° C j'ai étrangement chaud.
Une demi-heure plus tard je quitte l'Insep à vélo et je me sens plutôt en forme.

Le lendemain je partage ma séance avec une sprinteuse bien connue, elle est littéralement frigorifiée avant même d'entrer dans la chambre de cryothérapie, elle a déjà effectué ce type de séance mais manifestement c'est très difficile pour elle. Je supporte les trois minutes bien mieux que la veille, et il en sera ainsi tout au long de la semaine, je prends même mon temps pour sortir.
Le jeudi, journée allégée au niveau des tests sportifs, je rentre à vélo par mon trajet habituel, et je traverse le bois de Vincennes à toute vitesse, me sentant vraiment très dynamique.

J'ignore ce que les prélèvements sanguins mettront en évidence, mais au niveau des sensations, si la séance elle même est peu agréable, les effets sur mon organisme sont incontestablement spectaculaires en matière de récupération. Bien que n'ayant pas couru (hormis ces tests usants) depuis plus de deux semaines, je participe à l'improviste aux 15 km de Conflans Ste-Honorine le samedi après-midi, bouclant en une heure les 15 km de ce tracé assez sélectif, avec de vilaines côtes et un fort vent de face.

Dernière série de tests début janvier, sans récupération particulière.

C'est à dire qu'il n'y a pas de récupération, une fois que mes exercices sont terminés je m'en vais. Ayant eu une grosse angine vers la fin de l'année, et n'ayant pas couru depuis un mois, je suis totalement à court de rythme, cela se voit d'ailleurs sur mon test de course du mercredi où ma foulée est moins fluide et mes appuis plus heurtés.

Nous étions une quinzaine de sportifs répartis en trois groupes à participer à cette étude. Les derniers terminent leurs tests vers le 20 mars 2010. Les prélèvements sanguins de chaque athlète (plus de 75 tubes pour chacun d'entre nous), classés par jour et par ordre de prélèvement vont désormais être analysés à l'hôpital Cochin, petit boulot pépère. Cela va prendre plusieurs mois pour obtenir les résultats complets, ensuite ils seront analysés par les chercheurs à l'Insep.

Selon les résultats qui seront obtenus, des méthodes de récupération applicables à l'élite en triathlon et en athlétisme notamment seront mises en place.
La cryothérapie semblerait avoir également des effets sur des dégénérescences neuromusculaires, il pourrait y avoir des applications purement médicales notamment dans le traitement de la sclérose en plaque.

Il existe également des applications dans le traitement de certaines tumeurs cancéreuses, où des aiguilles sont introduites jusque dans la zone à traiter, la tumeur étant ensuite cryogénisée par refroidissement intense extrêmement localisé.

De très nombreuses pistes à explorer dans différents domaines.

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