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2013-06-26 21:09:07 : Rendez-vous le 6 juillet

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L'album photos du meeting 2013 est ici :

https://plus.google.com/photos/112596285490250860252/albums/5898594986603184513?banner=pwa


Lemaitre et Lavillenie, deux Supermen au Stade de France

A un peu moins de deux semaines de l’événement, les contours du meeting AREVA 2013 se dessinent avec une plus grande précision. L’étape française de l'IAAF Diamond League, organisée samedi 6 juillet au Stade de France, avait déjà la certitude de compter parmi ses stars le Jamaïcain Usain Bolt, engagé sur 200 m. Elle bénéficiera également de la présence de deux des leaders de l’athlétisme français, le perchiste Renaud Lavillenie, champion olympique à Londres, et le sprinter Christophe Lemaitre, médaillé de bronze mondial sur 200 m en 2011.

Le premier poussera la porte du Stade de France, samedi 6 juillet, avec l’ambition avouée d’ajouter une cinquième victoire consécutive à sa série de succès au meting AREVA. Il n’aura pas à repousser les assauts des perchistes allemands, retenus le même jour dans leur pays par les championnats nationaux, mais il devra se méfier de l’Américain Brad Walker, le meilleur performer mondial de la saison avec 5.83 m, du Grec Kostandinos Filippidis, vainqueur en Diamond League le 10 mai à Doha avec 5.82 m, et du Britannique Steven Lewis, 5ème aux Jeux de Londres.

Pour Christophe Lemaitre, la tâche s’annonce nettement plus compliquée. Le Savoyard déroulera sa longue foulée dans un 200 m d’une densité rarement rencontrée sur un meeting, six des huit athlètes ayant réalisé 19’’86 ou moins au cours de leur carrière. En tête de liste, Usain Bolt, le recordman du monde (19"19). Puis, dans l’ordre des bilans tous temps, Christophe Lemaitre (19"80), le Jamaïcain Warren Weir (19’’84), son compatriote Nickel Ashmeade (19"85), le Néerlandais Churandy Martina (19"85) et enfin le Jamaïcain Jason Young (19"86).

Autres noms dévoilés par Laurent Boquillet, le directeur de l’épreuve : Kirani James, le champion olympique et mondial du 400 m, engagé sur le tour de piste et le Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad, double médaillé olympique sur 3 000 m steeple, en piste avec l’ambition de s’offrir le record d’Europe de la discipline (8’01’’18), détenu depuis 2009 par son compatriote Bouabdellah Tahri. « Notre objectif est de présenter dans toutes les épreuves le champion olympique ou mondial. Nous les aurons presque tous. »

Côté billetterie, l’horizon se révèle également très dégagé. « Nous nous situons actuellement dans une courbe qui devrait nous amener à atteindre les 50 000 spectateurs », suggère Laurent Boquillet. La présence d’Usain Bolt permettrait de vendre environ 10 000 places supplémentaires.
En prime, une opération " Tous au meeting AREVA " a été mise en place à l'initiative d'AREVA pour que 10 000 jeunes spectateurs puissent venir au Stade de France.


Christophe Lemaitre « J’aimerais être invisible »

Comment jugez-vous votre début de saison ?
CL : Ma préparation se déroule très bien. Je n’ai pas changé mon entraînement, par rapport à l’an passé. J’effectue à peu près le même nombre de séances. Mes sensations sont bonnes, le travail a été bien fait. Mais je n’ai pas encore réussi, jusqu’à maintenant, à traduire tout cela sur la piste en compétition. Je ne m’inquiète pas, car j’ai toujours comme objectif d’arriver à mon top de forme pour le grand championnat, donc plus tard dans la saison. Mais j’aimerais me rapprocher des 10’’10 au 100 m, histoire de me rassurer. Sur 200 m, le meeting de Montreuil, lundi 3 juin, me permettra peut-être d’abaisser mon chrono, fixé à 20’’35.

Concourir au Stade de France, dans une enceinte aussi vaste, constitue-t-il à vos yeux un avantage ?
CL : Lorsque je cours en France, je préfère le faire dans un grand stade. Je sens le public derrière moi, qui me pousse. Et j’ai toujours plutôt bien réussi au Stade de France. J’y ai conservé d’excellents souvenirs. J’aurais rêvé de participer aux Mondiaux 2003, sur cette piste. A l’époque, j’ignorais tout de l’athlétisme. Mais il est probable que je n’aurai pas la chance de vivre un tel évènement à domicile avant la fin de ma carrière.

La campagne de promotion de l’édition 2013 vous montre en Superman de l’athlétisme. Quel pouvoir aimeriez-vous posséder ?
CL : Courir encore plus vite. Voler, également. Mais, surtout, être invisible. Quand j’étais gamin, je rêvais de pouvoir me rendre invisible pour pouvoir me cacher après une bêtise !

Renaud Lavillenie « J’aimerais être Superman »

Comment jugez-vous votre début de saison ?
RL : Je suis satisfait de ma préparation. A Forbach, dimanche dernier, je n’ai sauté que 5,45 m, mais les conditions climatiques étaient vraiment très difficiles. Et j’ai utilisé un élan réduit. Je pars à Eugene, mercredi 29 mai, pour y disputer le concours du meeting de la Diamond League, sur un sautoir où le record se situe à 6,03 m. J’y viserai la meilleure performance mondiale (5,83 m par Brad Walker). Mais je suis surtout impatient d’arriver en juillet, une époque où je saute plus haut. Au meeting AREVA, notamment, où mes sensations sont toujours excellentes.

Concourir au Stade de France, dans une enceinte aussi vaste, constitue-t-il à vos yeux un avantage ?
RL : La pression y est plus forte. En tant que Français, je m’interdis de connaître la défaite. Mais je prends cette situation du bon côté, pour en tirer un avantage. En bout de piste, je me sens galvanisé par l’enjeu, le public, le stade… Je considère que sauter dans un gros meeting à domicile est une chance dont il faut profiter.

La campagne de promotion du meeting AREVA 2013 vous montre en Superman de l’athlétisme. Quel pouvoir aimeriez-vous posséder ?
RL : Justement, j’aimerais être Superman, pour sauter encore beaucoup plus haut que 6 m. Mais, plus sérieusement, je pense que nous possédons déjà, nous les athlètes, des dons humains très satisfaisants.


Jimmy Vicaut s’invite à la fête du sprint

A peine rentré du Meeting IAAF Diamond League de Rome, où il a pris la 3ème place derrière Justin Gatlin et Usain Bolt, avec à la clé un meilleur temps européen de l’année en 10"02, l’élève de Guy Ontanon a confirmé sa présence sur une distance moins habituelle pour lui.
« Je veux progresser cette saison sur 200 m, une course où mon record personnel – 20'58 – date de l'an passé, avec l'objectif d’en tirer profit pour le 100 m, explique le Français. L’adversité s’annonce très intéressante au Meeting AREVA, j’espère en profiter pour réaliser les minimas pour les championnats du monde (20"43). Je sais que je peux être performant cette année sur 200 m. Au Stade de France, je viserai un bon chrono, au moins les minimas mondiaux, voire un peu mieux. »
Jimmy Vicaut n’a encore jamais eu l’opportunité de participer au meeting AREVA. Il n’a même jamais disputé la moindre compétition sur la piste du Stade de France. Mais la présence annoncée de 50 000 spectateurs ne perturbe pas son flegme. « La pression sera peut-être un peu supérieure, mais je me préoccupe assez peu des éléments extérieurs, dit-il. Je fais ma course. »

Un autre jeune Français, très remarqué depuis le début de la saison, découvrira samedi 6 juillet le décor grandiose de la plus vaste enceinte sportive de France. Valentin Lavillenie, 21 ans, le frère cadet du champion olympique du saut à la perche, a été invité par les organisateurs à disputer un concours où son aîné visera une cinquième victoire consécutive. Vainqueur le 3 juin au meeting de Montreuil, avec 5,65 m (record personnel en plein air), lui aussi cherchera à profiter d’un contexte très relevé pour réaliser les minimas de sélection pour les championnats du monde à Moscou (5,70 m).

Le plateau du 400 m masculin n’est pas encore tout à fait complet. Mais la confirmation de la présence des deux meilleurs spécialistes mondiaux en fait déjà l’un des temps forts de la soirée. Kirani James, le jeune prodige de la Grenade, champion olympique et mondial en titre, y croisera le fer avec l’Américain LaShawn Merritt. Leur dernière confrontation, le 1er juin à Eugene (Etats-Unis), avait tourné à l’avantage de LaShawn Merritt, vainqueur en 44"32 devant Kirani James, 2ème en 44"39. La revanche, au Stade de France, s’annonce électrique.

Une même odeur de poudre enveloppera la piste à l’heure du 110 m haies masculin. Sur la ligne de départ, trois des plus illustres spécialistes américains des haies hautes : Aries Merritt, le champion olympique et recordman du monde (12"80), Jason Richardson, le champion du monde en titre (12"98 l’an passé), et David Oliver, le numéro 1 mondial 2010, une année où il avait réalisé 12"89, son record personnel, au meeting AREVA. A ce jour, David Oliver s’est montré le plus rapide des trois, confirmant son retour en forme par un chrono de 13"10 le 1er juin à Eugene. Mais ses deux rivaux ne cachent pas leur intention de profiter de la piste du Stade de France pour lui disputer le leadership national.

L'album photos du meeting 2013 est ici :

https://plus.google.com/photos/112596285490250860252/albums/5898594986603184513?banner=pwa

Les réactions

Par 2h57, le 2013-06-28 11:08:31
t'as pas deux ce-pla zincou? pas trop chéros? ci-mer

Par Fred, le 2013-06-28 13:50:26
2h57 c'est trop long, ça va retarder les autres épreuves.

Fred

Par , le 2013-07-06 22:05:09
Difficile de se frayer un passage pour faire des photos à vous voir à la fin du 200 ;....

Par doc, le 2013-07-07 13:32:10
tu te fiches pas un peu de nous Fred, c'est pas le meeting d'hier ça!

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)












Meeting Areva 2011.


Meeting Areva 2012.
Renaud Lavillenie.





Meeting de Montreuil 2013.







Meeting de Montreuil 2013.
Valentin Lavillenie.







Record personnel : 5,65 mètres.


Les 5 billets précédents

2013-06-05 15:28:08 : Meeting de Montreuil, 3 juin 2013. - 16 photos - 4 réactions

Retrouvez quelques images du meeting de Montreuil 2013 dans mon album :

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Communiqué de presse :

Sous le soleil mais dans le froid dyonisien, la première étape du Pro Athlé Tour a été marquée par la forme ascendante de nombreux athlètes français. Mélina Robert-Michon au disque et Pascal Martinot-Lagarde sur 110 m haies ont réalisé les minima pour les Mondiaux de Moscou. Et Christophe Lemaitre a impressionné sur 200 m.

Valeur sûre des lancers français depuis plus de dix ans et finaliste olympique aux Jeux olympiques de Londres, Mélina Robert-Michon court, ou plutôt lance, toujours après un podium en grand championnat. Et si 2013 était la bonne année ? L’hypothèse n’a rien d’incongrue. La Lyonnaise en a donné la meilleure preuve ce soir, lors du meeting de Montreuil. Dans le froid et le vent, elle a réalisé un magnifique concours avec quatre jets à plus de 60 mètres et une dernière tentative à 63,29 m. Une performance synonyme de victoire avec la manière et, surtout, de minima largement réalisés pour les Mondiaux de Moscou.


L’espoir Pascal Martinot-Lagarde, lui, est encore un novice à ce niveau. C’est donc avec une immense joie qu’il a accueilli son nouveau record personnel sur 110 m haies. En 13’’33 (+1,5m/s), le hurdleur a réalisé avec trois centièmes de marge les minima pour Moscou. Un soulagement pour celui qui s’était cassé les dents pendant toute l’année 2012 sur la performance requise afin d’espérer aller aux Jeux de Londres. « J’en ai marre qu’on me considère comme un coureur de 60 m haies, confiait-il à l’arrivée. Je veux prouver en Russie que je suis capable de faire de bonnes performances en plein air. Je souhaite maintenant atteindre les 13’’10. » Pascal Martinot-Lagarde, dont le grand frère a signé un très intéressant 13"47, est reparti du stade avec, dans les poches, la cartouche du pistolet du starter utilisée lors de sa course.

Lemaitre accélère.

Pour Christophe Lemaitre, la joie était plus mesurée. L’Aixois a pourtant réalisé un 200 m de grande qualité. Parti prudemment à cause d’une gêne à l’adducteur gauche à l’échauffement, il a ensuite lâché les chevaux dans la dernière ligne droite. Résultat : un chrono de 20"17 (+1,5m/s). « J’ai été capable de passer au bon moment et d’être fluide jusqu’à la fin, apprécie Christophe. Je suis sur les bases de 2011. Je peux descendre sous les 20" ». Prochaine étape : le meeting de Rabat sur 100 m, avec un temps espéré sous les 10". Beaucoup plus à l’aise sur le demi-tour de piste, le protégé de Pierre Carraz souhaite désormais confirmer sa bonne forme sur la ligne droite.

Parmi les autres performances tricolores à souligner, on retiendra la victoire de Benjamin Compaoré au triple saut. Malgré une technique au niveau du cloche-pied encore perfectible, le Strasbourgeois l’a emporté avec un cinquième essai à 17,07 m (+1,3m/s). Il a devancé le local Teddy Tamgho, bloqué à 17,01 m (+1,9m/s) et très frustré après cinq essais mordus.

Toujours du côté du sautoir sablonneux, Eloyse Lesueur a décollé par deux fois à 6,70 m, dont un saut avec vent régulier (+1m/s). « Je n’ai vraiment pas à me plaindre des conditions, vu ce qu’on a connu à New York, souffle-t-elle. Je sens que je commence à monter en puissance. » A la perche, sous les yeux de son grand frère Renaud, Valentin Lavillenie est allé chercher sa première victoire de prestige. Malgré un vent difficile à apprivoiser, le Clermontois a effacé au troisième essai une barre à 5,65 m, avant d’échouer par trois fois à 5,71 m. Doté d’un sacré tempérament, il sera à surveiller de très près cet été.

Enfin, un mot pour signaler les 52"13 de Marie Gayot sur 400 m, les 2,24 m de Mickael Hanany à la hauteur et les 69,08 m d’Alexandra Tavernier au marteau. Trois athlètes en quête des fameux minima pour les championnats du monde de Moscou.

A Montreuil, Florian Gaudin-Winer et Vincent Petitpez pour athle.fr

2013-05-07 13:06:34 : Tu vas péter le chrono... - 17 photos - 42 réactions

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Tu vas péter le chrono : je l'ai entendue à de nombreuses reprises cette phrase au cours de mes deux dernières semaines de préparation...

London falling !

Début octobre 2012 j'apprends que je ne suis pas sélectionné à la loterie du marathon de Londres.
J'irai donc à nouveau courir le long de la Seine le 7 avril 2013.

Tousse, aux abris.

Fin décembre 2012, je décide de couper un peu après mes premiers cross de la fin d'automne.
Mais souffrant d'un bronchite tenace avec une toux épuisante je me retrouve près d'un mois sans courir. La reprise est poussive, je ne me préoccupe ni de mon chrono, ni de mes allures, ni de mes sensations.
Je ferai un point début mars au moment du semi-marathon de Paris, et si je ne me sens pas en pleine forme je n'irai pas courir ce marathon de Paris.
Cela dit, en revoyant mes entraînement de l'hiver 2012, je m'aperçois que j'avais réellement débuté ma préparation marathon le 13 février contre le 9 février en 2013 (avec certes un marathon couru une semaine plus tard en 2012). Je ne suis pas vraiment à la bourre finalement.

Semi en mars, moisson en avril ?

Cet hiver est bien maussade, pas franchement glacial mais nuageux et venté.
Il fait toutefois très beau le dimanche 3 mars pour le semi-marathon de Paris. Je n'ai pas d'objectif chronométrique particulier, vers 1h21 je pense (1h20'30" en 2012).
Je termine finalement en 1h21'30", après un départ un peu poussif et un réveil vers le 3e kilomètre.
Me voici en plein dans ma préparation, avec cinq sorties hebdomadaires. Mes deux très longues sorties (2h30) se passent bien, surtout la dernière à J – 14 : 2h29 et 36 km avec 3 x 30 minutes d'allure marathon, puis 22 km en 1h30 et de l'allure semi le lendemain.
J'ai affronté la neige, certes renoncé deux fois à cause du verglas, résisté au vent de face et supporté la pluie : me voici désormais prêt à affronter le temps qu'il fait et le temps qui passe le 7 avril.

Dimanche 7 avril 2013 : 37 ce matin

Il fait très beau mais froid à l'aube de mon 37e marathon.
Mon GPS ne trouve pas les satellites : je n'aurai pas mon allure durant la course. Pas grave, je ferai à l'ancienne, avec simplement les temps de passage, de toute façon je connais bien la musique.

Les champs du départ

Départ donné à 8h30, descente des Champs-Elysées dans un silence relatif avec le soleil qui se lève face à nous. Peu ou pas de vent a priori, il fait frais, les conditions météo semblent idéales.
Le début est toujours pour moi une sorte d'installation dans la course, au hasard des coureurs qui dépassent je reconnais parfois un visage familier.
Place de la Concorde, rue de Rivoli à contresens, musée du Louvre, Palais-Royal, la Samaritaine où l'on ne trouve plus rien : finalement Paris est minuscule.
Hôtel de Ville, 4e km en 16 minutes, ça y est la course est lancée.
Bientôt le ravitaillement de St-Paul sur la droite, l'eau sera glaciale forcément.
Place de la Bastille inondée de soleil, nous voici Faubourg St-Antoine, 5e km passé en 19'55". La petite montée rue de Reuilly (7e km) est facilement avalée, de même que la porte Dorée. Depuis quelques marathons j'ai adopté la compote de pommes pour ravitaillement. Je suis parti avec un berlingot, j'en récupèrerai un autre vers le 10e km, au 24e km puis un dernier au 35e km.

Chrono maître

J'ai pris mon ravitaillement comme prévu, j'ai vu quelques copains qui m'ont encouragé également. Zoo de Vincennes, 10e km passé en 39'58", jusqu'ici tout va bien.
Sauf pour mon chrono qui n'affiche plus rien, il s'est éteint !
Je tente de le rallumer en vain, je suis perplexe, même si je connais l'allure je n'ai jamais couru 32 kilomètres en compétition sans repère chronométrique intermédiaire. Je continue, a priori à la même allure.
Montée de l'hippodrome de Vincennes, 15e km passé en 59'54" (il y a une horloge placée tous les 5 km), je sais depuis le 5e km que j'ai un décalage de 8 secondes avec le temps officiel,. Je crains toutefois de m'emballer un peu dans le long faux-plat descendant du plateau de Gravelle qui nous ramène vers Paris.

Assurance au tiers

Je suis a priori passé au tiers de course (14e km) en 55'50", en 2012 c'était en 55'30". De toute façon il faut continuer à cette allure en étant économe de mes efforts. Il fait vraiment très beau, le ciel est d'azur, il y a de nombreux groupes musicaux même dans cette portion quelque peu isolée du bois de Vincennes.
Il y a comme toujours beaucoup de monde lors du retour dans Paris par la rue de Charenton qui descend puis monte avant d'arriver derrière la mairie du XIIe.
L'horloge du 20e kilomètre me confirme que je n'ai pas été trop rapide sur cette portion de 5 km pourtant extrêmement roulante : 1h19'39" soit 19'44" depuis le 15e km. C'est surprenant de courir sans temps intermédiaire (mes tentatives régulières de relance de mon chronomètre sont vaines), je suis plus centré sur ma course et mes sensations, un peu moins attentif à l'environnement.
Passage au semi-marathon en 1h24'03".

Mi route et des doutes

Je repense au marathon 2012 : j'étais passé au semi en 1h23'30", pas une énorme différence certes, alors suis-je cette fois sur LA bonne allure ? Tais-toi et cours...

Le quartier vibre

Second passage à Bastille, il y a la foule des grands jours, sur ma droite je vois des coureurs qui passent au 5e km, nous filons vers la Seine par le boulevard Bourdon. Ravitaillement du 24e km avant de descendre sur les berges au ras de l'eau pour une portion du circuit que j'aime beaucoup, je récupère ma deuxième dose de compote.
Panneau et horloge du 25e km : 1h19'32" et 19'53" depuis le 20e km. J'ai à ce moment une pensée pour certains coureurs que je connais : Enzo loin devant à la chasse aux 2h39, Julien de l'Insep qui vise 2h45, Franck mon copain de club qui a couru à Barcelone il y a trois semaines et qui vise vers 2h46 / 47 sans doute.

A gauche coule une rivière

Un dernier coup de d'œil vers cette magnifique perspective sur l'île de la Cité, le pont Neuf, le pont des Arts, la coupole de l'Institut et la Tour Eiffel avant de disparaître dans le long souterrain des Tuileries (800 mètres).
Il fait chaud et sombre dans ce tunnel mal ventilé, il n'y a pas un bruit, et il fait presque frais en sortant devant la terrasse des Tuileries et le musée d'Orsay à gauche. Je ferai du tourisme un autre jour, j'appuie sans trop y croire sur le bouton de démarrage de mon chronomètre : hooooo ça fonctionne ! J'évite la lance des pompiers au 27e km et je démarre ma montre à cet endroit. Je commence à voir les premiers défaillants, pas de doute nous abordons le derniers tiers de course incessamment sous peu.
Je me sens ragaillardi par le retour de mon chronomètre, heu mollo tout de même car du 27e au 28e km je suis en 3'53"...

Deuxième tiers, payant

Je ne sais pas mon temps total précis au 28e km, mais peu importe. Ha si, le grand Polonais là, il était avec nous au départ, il a filé après le 15e km. Je lui demande en allemand, il me montre son chrono, ça doit faire 1h51'30" à peu près, ça va je suis toujours sur le bon tempo.
J'ai fini ce qu'il me restait de compote au ravitaillement du Trocadéro et je file vers le 30e km, juste sous le pont de Bir Hakeim. Du 29e au 30e km en 3'55", passage au 30e km en 1h59'10", je suis un peu plus rapide qu'en 2012 malgré un passage plus lent au semi cette année. J'arrête de me livrer à des calculs ou projections de temps diverses, et je cours.

Le quartier libre

Si le secteur de la Bastille était en ébullition, c'est plutôt calme dans le XVIe arrondissement. Mes jambes tournent super bien et je dépasse encore des coureurs, mais il ne faut pas que je m'emballe car il reste la montée d'Auteuil au 35e km. C'est le passage clé de cette fin de marathon, ensuite tout deviendra possible.
Je tape dans la main de Brinouille vers le 33e km, supportrice de choc !
Porte Molitor, sortie de Paris en limite de Boulogne, c'est le désert. Un coup d'œil à gauche vers le collège de mon fils, passage derrière Roland Garros, puis devant le stade, il n'y a jamais grand monde dans ce secteur.

Solitaires mais solidaires

Ravitaillement du 35e km, à chaque fois j'ai pris une bouteille au vol, elles sont débouchées c'est pratique, et il y a des grandes poubelles après les tables pour les jeter directement.
Temps de passage au 35e km, 2h18'44', j'ai 1'15" d'avance pour terminer en 2h48'.
Il me reste 7,2 km et il va falloir s'arracher désormais. Mes enfants sont là sur la droite, compote et bouteille que je file à un jeune Anglais qui avait raté le ravitaillement (dossard 4118 en maillot bleu). Je passe la côte sans encombre, km 35 à 36 en 3'57". Je donne quelques indications à l'Anglais sur le final de la course et notamment les pavés qui nous attendent dans quelques hectomètres, puis je cesse de regarder mon chronomètre désormais. J'évite les pavés à l'entrée du bois de Boulogne en passant sur la bordure du trottoir, et je dépasse, encore et toujours.
Nous plongeons au cœur du bois de Boulogne pour un final intimiste entre marathoniens.
Depuis la modification du tracé en 2011, la fin est moins tortueuse, plus fluide, et je la préfère à celle de l'ancien tracé, trop sinueux à mon goût,

J'ai mal aux jambes mais je dépasse encore, certains sont quasiment à l'arrêt comme cette Kenyane au bord de la rupture.
J'ai désormais passé l'ultime difficulté, j'ai certes les mollets un peu durs et les quadris qui piquent, mais la perspective de passer sous 2h48' occulte totalement cet aspect.

Quarantième en rugissant

Route de la reine Marguerite puis allée de Longchamp, longues lignes droites un peu trop larges mais ce matin je m'en fiche, j'allonge la foulée. Ravitaillement peu avant le 40e km, les tables sont vraiment trop loin sur la gauche mais les bénévoles s'avancent fort gentiment pour nous donner nos bouteilles, merci à eux. Un copain m'encourage, je passe au 40e km en 2h38'38" (km 35 à 40 en 19'55").
Je sais désormais que je vais passer sous 2h48', je sais que je vais faire un negative split en plus de mon record.
Mes mollets durcis ? Mes quadris qui grincent à chaque extension ? Aucune importance, cela ne va pas durer longtemps, je suis devenu insensible, je ne suis plus que coureur, marathonien bientôt.
Virage à gauche que je prends à la corde, passage sous l'arche du 41e km, là bas au loin je devine le rond-point de la porte Dauphine.

Cadences infernales

Il y a du monde désormais, je dépasse un ultime coureur, les pavés me font vibrer les genoux, je tangente le rond-point à gauche, l'avenue Foch me saute au visage, je vois l'arche d'arrivée à 250 mètres, l'Arc de triomphe au loin, le ciel est bleu azur.

Faites du bruit !

Je perds quelques secondes à faire signe aux spectateurs de faire plus de bruit, j'entends alors une clameur monter ; 100 mètres, 50 mètres, la ligne d'arrivée qui se rapproche, à moins que ce ne soit moi qui avance, puis,  l'impression d'être immobile, l'espace d'un instant : 2 heures 47 minutes 20 secondes...

Je fais un triple saut périlleux mental, je n'en reviens pas de ce final où je n'ai absolument rien lâché, réussissant même à gratter quelques secondes.
Enzo est passé sous 2h40, Julien de l'Insep a couru en 2h45 pile, Franck est en 2h46'.
Je resterais bien sur cette ligne d'arrivée baignée de soleil, mais j'ai un peu mal aux jambes tout de même, et finalement j'ai faim. Je ne marche pas trop mal, je pourrais même courir s'il le fallait vraiment, j'ai deux ampoules aux orteils et l'un de mes ongles est mort.

Epilogue

Si l'on m'avait dit que je réaliserai mon meilleur chrono en negative split*, j'aurais été quelque peu perplexe.
Premier semi en 1h24'03", second semi en 1h23'17".
Avec ma portion de 5 km la plus rapide du 25e au 30e km (le secteur des souterrains) sur un tronçon a priori pas super roulant.
Mes 10 km les plus rapides du 25e au 35e km en 39'12".
Je ne sais pas quand ni où je courrai mon 38e marathon, mais il faudra que je m'attaque à un gros morceau alors... Moins de 2h47 ?
Je ne sais pas exactement ce qui a fait que tout se passe idéalement bien sur cette course, les mystères du marathon sans doute.

Patience, persévérance, confiance, vaillance : on avance...

Il y aura d'autres marathons...


* negative split : courir sa seconde moitié de course plus rapidement que la première moitié

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Mes temps de passage :

5e km : 19'55"
10e km : 39'59" (20'04")
15e km : 59'55" (19'55")
20e km : 1h19'39" (19'44")
semi en 1h24'03"
25e km : 1h39'32" (19'53")
30e km : 1h59'10 (19'38")
35e km : 2h18'44" (19'34") : ma portion de 5 km la plus rapide, et du 30e au 40e km ma portion de 10 km la plus rapide en 39'12"
40e km : 2h38'39" (19'55")

2h47'20" à l'arrivée, les 2,2 derniers km en 8'41"
1h24'03" + 1h23'17"
Negative split de 46 secondes


Crédit photo :

ASO / Maindru ; Nicolas Siniawski ; André Cabrolier ; Cyril Moreau ; mes enfants ; Audrey ;
Vincent Dogna ; David et Richard Photorunning.fr ; Alice Milleville.

2012-07-12 10:24:46 : Entre Helsinki et Londres... - 54 photos - 12 réactions

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Passage par le stade de France
pour le meeting Areva,
vendredi 6 juillet 2012.

La suite en images.

2012-03-28 18:38:24 : Albums photos Ecotrail de Paris 2012 - 0 photo - 0 réaction

Voici quelques photos prises lors de l'Ecotrail de Paris 2012.

Les images de Brno sur les 50 km sont ici :

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part1

https://picasaweb.google.com/112858993678517303836/Ecotrail50KM2012Part2



Mes photos des 30 km sont en ligne ici :

https://picasaweb.google.com/117018753550818531137/30KmEcotrailDeParis2012

Elles ont été prises au ravitaillement du parc de St-Cloud, à 10 km de l'arrivée.

Mes photos des 50 km :

https://picasaweb.google.com/110190622790805358752/50KmEcotrailDeParis2012

Photos prises au ravitaillement du parc de Saint-Cloud, du passage du premier peu après 13 heures, jusque vers 15 heures environ.

Mon album pour les 80 km :

https://picasaweb.google.com/115761732068621698948/80KmEcotrail2012

Si vous répertoriez d'autres albums vous pouvez m'en donner le lien afin de compléter la liste.

Très bonne récupération à tous ceux qui ont couru !

2012-03-20 20:31:08 : Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au stade de France - 6 photos - 2 réactions

Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut. Duel de sprinters Français au Stade de France

A un peu plus de trois mois de l’événement, un coin du voile a été levé ce mardi sur le MEETING AREVA 2012, septième étape de la SAMSUNG Diamond League.

Laurent Boquillet, le directeur de la réunion Parisienne, a présenté l’affiche de la soirée et annoncé quelques-uns de ses temps forts. Une soirée idéalement placée, vendredi 6 juillet, une date a priori propice à la réalisation de grandes performances, puisque située un mois presque jour pour jour avant le début des épreuves d’athlétisme des Jeux de Londres. Un détail mais d'importance : c'est aussi la dernière occasion pour les français de réaliser les minima.

En dépit de l’absence très probable d’Usain Bolt, qui aura tout juste terminé les sélections jamaïquaines, le MEETING AREVA 2012 fera encore une fois la part belle au sprint. Mais sans négliger le demi-fond, où le 3000 m steeple masculin pourrait servir de sélections olympiques pour le Kenya, en présence du Français Mahiedine Mekhissi-Benabbad. Le 100 m masculin, où le champion du monde Yohan Blake a émis le souhait de s’aligner, présentera un duel inédit au Stade de France entre les Français Christophe Lemaitre et Jimmy Vicaut. Un face-à-face à grande vitesse dont les deux finalistes mondiaux en 2011 ont donné un aperçu verbal, ce mardi après-midi, en échangeant commentaires et perspectives dans les salons du Stade de France.
En voici quelques extraits.

Quel bilan tirez-vous de votre saison en salle ?

Christophe Lemaitre : " Je crois avoir progressé, notamment dans la gestuelle, mais ces progrès ne se sont pas traduits par des chronos sur la piste. J’ai peut-être payé en compétition le travail réalisé l’entraînement. Malgré tout, je suis devenu champion de France du 60 m ".

Jimmy Vicaut : " Honnêtement, je n’avais pas prévu de courir en salle cet hiver. Mon entraîneur (Guy Ontanon) m’a convaincu de le faire. J’espérais descendre sous les 6’’60 au 60 m. Je réalise 6’’53, meilleur chrono français de l’hiver. Je ne m’y attendais pas du tout ".


Qu’attendez-vous du MEETING AREVA 2012 ?

Christophe Lemaitre : " Depuis deux ans, je viens à ce meeting pour réussir une grande performance, devant mon public. Je garde de mes deux premières expériences du Stade de France le souvenir très fort d’une ambiance et d’une atmosphère très particulières. J’y viendrai cette année avec la même philosophie ".

Jimmy Vicaut : " Je suis surtout très heureux d’être enfin invité au Meeting. Je l’espérais depuis deux ans, mais je n’avais pas le niveau. J’en attends beaucoup, face à Christophe et aux autres. Je n’ai jamais couru au Stade de France, je suis impatient de découvrir l’ambiance ".


Comment vivez-vous l’émulation actuelle dans le sprint français, encore renforcée par l’émergence d’Emmanuel Biron, finaliste sur 60 m aux Mondiaux en salle à Istanbul ?

Christophe Lemaitre : " Elle est très positive, surtout pour le relais. Avec l’équipe type actuelle, plus l’arrivée de très jeunes au fort potentiel, dont Mickael-Meba Zeze, et l’expérience de Ronald Pognon, nous possédons le meilleur collectif possible. Je n’y vois aucune menace, mais au contraire une motivation pour continuer à progresser ".

Jimmy Vicaut : " Mon objectif n’a jamais été de battre Christophe Lemaitre, mais d’être le meilleur en France, puis en Europe, enfin dans le monde. Mais il est certain que sa présence m’aspire vers le haut ".


Dans quel secteur de la course Jimmy est-il plus fort que Christophe, et inversement ?

Christophe Lemaitre : " Jimmy est nettement meilleur que moi au départ ".

Jimmy Vicaut : " Sur la fin de course, il m’est largement supérieur. En faisant un mixte de nous deux, on fabriquerait une vraie machine ! "


Entre le 100 et le 200 m, vers quel côté allez-vous pencher cette saison ?

Christophe Lemaitre : " Aux championnats d’Europe, je disputerai seulement le 100 m et le 4x100 m. Aux Jeux, je ne sais pas encore, la décision n’est pas prise. Mais je ne doublerai sans doute pas. Avec deux jours entre la finale du 100 m et les séries du 200 m, ce serait trop risqué. Par goût, je préfère le 100 m. Mais mon choix se porterait sans doute plus sur le 200 m, où je possède le plus de potentiel d’être médaillé ".

Jimmy Vicaut : " J’ai toujours privilégié le 100 m. Mais dans mon esprit, un grand sprinteur doit doubler. Cette saison, je vais donc m’essayer plus régulièrement sur 200 m, où mon record (21’’02) date de ma première année junior. Si je réalise les minima sur cette distance (20’’38), on réfléchira avec mon entraîneur à la meilleure décision à prendre ".

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