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2005-10-15 14:18:11 : Photos de Brinouille des 10 km de Paris Centre le 9 octobre 2006.

Brinouille a pris des photos lors de cette course, les voici.

Ces photos sont mises à disposition sous contrat
Creative Commons :


http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

D'autres photos prises par Vincent sont visibles sur son site :
http://thisismyart.free.fr

Les réactions

Par duduche, le 2005-10-15 14:40:53
Trés bien tes photos brinouille,le gars est trop grand ou toi trop petite??!! uubbsss!! A + duduche

Par brinouille, le 2005-10-15 14:43:56
les 2 ; )

Par Steph, le 2005-10-15 15:21:46
J'ai lu sur le forum que Z et le second étaient arrivés "main dans la main". C'est vrai ?

Par martine, le 2005-10-15 20:28:34
on a Emma en témoin vedette !
on a Zouzou en championne !
Et maintenant Brinouille en photographe "trotter "!( super photos)
Vraiment ,ces nenettes .....
Martine

Par Delphine, le 2005-10-15 22:02:13
Très chouettes photos Brinouille!

Et bravo à Cyrille pour sa course.

Par supinette, le 2005-10-16 09:08:39
Merci brinouille, cools les photos! enfin la photo de "Z"!

Par cyrillec, le 2005-10-19 12:55:34
merci Delphine course élastique pour moi :-)

Par Clau10, le 2005-10-20 23:54:06
Belles photos Brinouille. Félicitations.
Mon chéri, Mostafa El Aji, est bien cadré dans la 2éme et 7éme photo (short rouge).
Une belle rentrée pour lui.

Par Jgab, le 2005-10-27 20:51:30
Si je t'avais vu Brinouille, j'aurais essayer de faire un sourire !!

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)







Philippe Rémond à la poursuite.




Cyrille, dossard n° 470





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2005-10-10 19:15:01 : Début de la deuxième semaine de préparation marathon de La Rochelle - 6 photos - 8 réactions

Début de la deuxième semaine de préparation marathon de La Rochelle

Après une première semaine molle pour cause de crève carabinée et récalcitrante (avec grosse toux, nez bouché, extinction de voix) où j'ai peu couru (4 sorties dont une série de 7 x 1000 m) j'attaque la seconde semaine dans de bien meilleures conditions.
Au programme de ce lundi, des séries de 1000 m sur la piste du stade Pershing. Il fait chaud et il n'y a quasiment personne en cette fin de matinée ensoleillée. Après une trentaine de minutes d'échauffement en traversant le bois de Vincennes, j'attaque ma première série, trop vite comme bien souvent (3'30" au lieu des 3'40" prévues). Dès que je me retrouve sur une piste je retrouve automatiquement mon rythme de mes jeunes années lorsque je courais le 400 m, et j'ai quasiment toujours un départ trop rapide.
Je réajuste sans souci sur la seconde série courue en 3'39", et je cours les 6 séries suivantes également entre 3'39" et 3'41".
Je récupère en 2 minutes, à la fin des séries mon pouls est à environ 180 (contrôle manuel), et à la fin de la récup il est vers 130 pulsations.
Il fait vraiment chaud (il est midi), mais un vent d'est me rafraîchit un peu en même temps qu'il me gêne dans la ligne droite d'arrivée. Je pourrais décaler mes tours pour ne faire que deux passages dans la ligne droite finale, mais finalement je fais mes 8 séries en commençant sur la ligne de départ des 200 m.
Je termine par une trentaine de minutes de course à travers le bois pour rentrer chez moi, le gosier bien sec.
Je suis en bien meilleure forme que la semaine dernière, je vais encore effectuer une séance de piste cette semaine (ce sera peut-être autour du lac des Buttes-Chaumont dont le périmètre mesure 630 m, sur séries de 3 tours soit 1890 m) et je courrai les 20 km de Paris comme une longue séance de qualité sur la base de 3'45" au km, comme lors de Paris-Versailles sur les portions plates. Ce qui devrait faire aux alentours de 1h16' à l'arrivée.
Et je monterai en puissance la semaine suivante avec des séries plus longues, 2000 et 3000 m avant les infernales séances en pyramide 1000-2000-3000-5000-3000-2000-1000.

Lorsque je vois les belles installations du stade Pershing (piste de 400 m, terrains de basket, hand, volley) en accès totalement libre je trouve dommage de n'y voir jamais personne. Enfin tant mieux pour nous, on ne risque pas de se bousculer. Les terrrains de foot du Polygone (accès libre également) eux ont toujours beaucoup de succès, surtout les week-ends.

Quelqu'un l'autre jour m'a demandé des chiffres sur mes fréquences cardiaques et sur ma fréquence de foulées, etc.
Au repos mon cœur bat à 50 pulsations par minute, mon maxi est vers 195, mesure faite il y a quelques semaines lors d'un test d'effort sur ergocycle, puissance maxi atteinte en fin d'exercice : 320 Watts. J'avais arrêté de pédaler par épuisement musculaire.
Après 1 minute de repos mon pouls était retombé à 150, et après 3 minutes il était de 96 pulsations par minute. VO2 max de 68 ml/kg/min.

Je me suis livré à un petit test l'autre jour, sur un 400 m couru en 1 minute pile (24 km/h) j'effectue 240 foulées, ce qui correspond à une amplitude de 1,66 m et une fréquence de 4 foulées par seconde.
Sur mes séries de 1000 m courues en 3'40" (16,3 km/h) je fais 280 foulées sur un tour de piste parcouru en ±1'28", soit une amplitude de 1,42 m et une fréquence de 3,18 foulées par seconde.
J'avais calculé il y a longtemps ma longueur de foulée à ma vitesse d'endurance (12 km/h) : 1,20 à 1,25 m, pour une fréquence de 2,6 à 2,7 foulées par seconde.
Les très bons marathoniens de niveau mondial ont en compétition une amplitude de foulée de plus d'1,60 m pour une fréquence d'environ 3 foulées par seconde.

2005-10-06 00:26:57 : Première semaine de préparation marathon, piste à Vincennes en nocturne - 1 photo - 5 réactions

Comme chaque mercredi soir, rendez-vous au bois de Vincennes sur la piste du stade Pershing.
Le temps est doux, 15°C et légèrement couvert.
Pour découvrir ce stade au cœur du bois (on se croirait vraiment très loin de Paris) voir :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=409
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=537
Après une trentaine de minutes d'échauffement pour traverser le bois dans le jour finissant je retrouve Baltha et Korma déjà en action et Martine.
Lors de nos séances de piste chacun fait à son rythme (qui peut être un rythme commun à plusieurs d'ailleurs).
Je commence ma première série de 1000 m et à l'amorce du dernier tour j'ai Baltha en ligne de mire, je ne sais pas pourquoi j'accélère franchement et je le rattrape peu à peu avant de comprendre qu'il fait des séries de 400 m. Je termine mon premier 1000 m en 3'15" au lieu des 3'40" prévues, malin.
Je suis régulier sur les cinq séries suivantes, toutes courues en 3'40", sauf la septième en 3'30", la faute à Korma et Martine qui me narguent devant.
Martine a enchaîné ses 2 x 5 séries de 400 m à un bon 90% de sa VMA. Belle séance de piste.
Nous repartons vers Paris en traversant le bois en compagnie de Martine, Baltha nous suivant à vélo. On n'y voit absolument rien mais sur les chemins bien revêtus ça ne pose aucun problème.
Demain soir je cours aux Buttes-Chaumont, au moins 1h15 min avec 2 x 15 minutes à 4' au km, y compris dans les côtes.
Le repos faisant partie de l'entraînement je vais me coucher…
Fred

2005-10-02 16:39:06 : Après la Parisienne, la Luxembourgeoise - 11 photos - 35 réactions

Deux semaines après la course de "La Parisienne" je retrouve avec beaucoup de plaisir une partie de l'équipe des filles, Brinouille, Emma et Martine pour les 10 km du Luxembourg (le jardin du Luxembourg à Paris, pas le pays ni la ville).
Au lendemain de La Parisienne javais suggéré à Martine qu'elle avait le potentiel pour courir cette course de 10 km aux alentours de 50 minutes, et d'envisager un podium en vétéran 2.
"T'es malade !" m'avait-elle répondu.
Non à cette époque je n'étais pas encore malade.
Bref nous voici ce dimanche matin tôt devant le jardin sous un ciel assez clair. Brinouille peut courir sans difficulté en 47', ça fait un peu moins de 4'45"au km, Emma peut viser moins de 49' et je vais courir avec Martine en visant un peu moins de 50 minutes.
Le parcours autour du jardin du Luxembourg est très roulant, en légère descente même du côté du Sénat. Nous partons avec Emma et Martine en 5'15" au km, et Brinouille qui était légèrement derrière au départ nous dépasse et nous largue. Un crétin force le passage entre Martine et moi, je l'envoie promener sans ménagement, j'ai horreur de ces bousculades de départ.
Le kilométrage n'est pas indiqué mais je pense que nous sommes dans l'allure puis ça accélère légèrement pour cause de faux plat descendant.
Emma et Martine sont parfaitement à l'aise, nous attaquons le deuxième tour et Emma semble moins bien soudain. Je laisse Martine partir devant, bah Emma tu es toute pâlote... Ha tu n'as rien mangé ce matin, un coup de fringale peut-être. Je n'ai absolument rien à manger sur moi, je n'imaginais pas que ce genre de pépin puisse arriver sur une course de 10 km. Je suis bien embêté, lorsque survient Duduche qui me suggère de rejoindre Martine, il va s'occuper d'Emma. Veinarde Emma, c'est un super cuisinier chef Duduche.
Je file retrouver Martine et nous attaquons le troisième et dernier tour. Nous essuyons une légère averse, Martine a un peu de mal. J'essaye de calculer à 200 ou 300 mètres près la distance parcourue, je pense que nous sommes passés au 5e km en moins de 24'30".
Nicolas et Baltha sont là pour nous encourager.
Martine coince un peu maitenant, je la motive pour la relancer, en lui expliquant que si elle a des sensations difficiles ce n'est pas car elle est mauvaise mais plutôt car elle court très vite. Je n'ose pas trop lui annoncer un temps final vers 48' car je ne suis pas certain de mon calcul. Je sais seulement aux sensations que nous sommes à un bon 12 km/h régulier.
Une petite rue en descente, une autre en petits pavés et en légère montée, quelques virages serrés à négocier et nous entamons le dernier kilomètre avant de longer une dernière fois le jardin. Et là je peux annoncer à Martine que c'est sans doute moins de 48' à l'arrivée. La voici qui accélère, elle me largue dans le derner virage et elle s'arrache dans l'ultime ligne droite pour passer la ligne en 47'37".
Emma a bien récupéré, Duduche s'est arrêté quelques instants pour prendre un gel énergétique dans son sac et le lui donner et elle passe la ligne quelques secondes derrière nous.
Je dis à Martine de patienter pour le podium, elle est probablement bien classée.
Et effectivement, son nom est annoncé, Martine est bel et bien vainqueur en vétéran femme 2.
Elle monte sur le podium pour recevoir sa coupe, avec un sourire… immense.
Brinouille a très bien couru aussi, elle termine comme une flèche en moins de 45 minutes.
J'attends le départ de la course des enfants où ma fille et mon fils vont courir. Grosse bousculade au départ comme souvent, avec des parents surexcités en plus, mes enfants partent derrière pour courir sans trop de monde.
Bravo à Brinouille pour ta course bien menée, dommage Emma que tu aies eu cette défaillance, tu vaux mieux que le temps que tu as réalisé donc c'est plutôt bon signe.
Quant à toi Martine, félicitations pour ta performance. Même si tu considères que je t'ai aidé c'est quand même toi qui a produit l'effort et qui a remarquablement bien couru.
Et pour une magnifique coupe, retrouvez Martine ici :
http://www.coiffureetnature.fr

2005-10-01 15:26:26 : Début de ma préparation pour le marathon de La Rochelle, 27 novembre 2005 - 3 photos - 12 réactions

Ça y est, c'est le début de ma préparation marathon pour La Rochelle, le 27 novembre 2005, dans huit semaines exactement.
Et je débute par du repos, c'est comme ça.
Contrairement à l'année passée où j'avais commencé à la même période mais avec beaucoup moins de rythme et de kilomètres, j'ai bien couru en septembre (285 km contre seulement 100 en 2004), avec un temps assez rapide pour moi sur Paris-Versailles, 1h03 minutes. Ce fut vraiment un test pour voir quel rythme je tenais sur une heure de course, je pense que sur un parcours roulant je dois arriver à rester à 3'45" au kilomètre, ce que j'ai fait sur toutes les portions plates de la course (les six premiers, du 8e au 10e et du 11e au 16e, soit 13,3 km en cumulé).
Je ne courrai pas de semi-marathon de préparation quatre semaines avant, je vais participer aux 20 km de Paris le 16 octobre, ce ne sera pas un objectif important mais une étape dans cette préparation, je vais tenter de courir régulièremente en 3'45" au kilomètre, le parcours est quasiment plat, en tout cas très roulant, ça devrait aller pour 1h16 minutes. En plus là je pourrai partir convenablement échauffé grâce au sas "dossard préférentiel", c'est quand même un gros avantage d'arriver seulement quelques minutes avant le départ.
Contrairement à l'année dernière je vais aussi tenter de rajouter une sixième séance au moins une semaine sur deux au lieu de mes cinq séances habituelles. Je préfère concentrer mes préparations sur huit ou neuf semaines, là ce sera huit en l'occurrence, je trouve que plus long c'est trop usant physiquement et mentalement. La dernière semaine sera allégée.
J'ai remarqué que je prépare mieux mes marathons d'automne que ceux de début de printemps, je trouve plus facile d'encaisser des séances parfois difficiles en cette saison plutôt qu'à la fin de l'hiver. Haaa les séances en pyramide 1000-2000-3000-5000-3000-2000-1000 sous un déluge glacial sur la piste à Vincennes…
Ce sera mon troisième marathon de l'année 2005, après Paris début avril (2h57), le Futuroscope fin mai (ballon meneur d'allure en 3h30), et ce sera donc le quatrième en une année (La Rochelle fin novembre 2004).
En 2004 au marathon de La Rochelle j'étais parti un poil vite, je m'étais retrouvé un peu par hasard dans un petit groupe bien organisé et nous étions passés au semi sur une base de 2h47 (je visais vers 2h50) et j'avais volontairement ralenti au 25e kilomètre, craignant de me manger le mur de l'Atlantique. Je m'étais retrouvé totalement seul au 27e kilomètre et j'avais eu du mal à m'arracher pour terminer en 2h51, avec des conditions météo difficiles, il pleuvait, il faisait froid et il y avait du vent.
Mon objectif sera de courir en 2h48 minutes (4' au kilomètre), ça fait plusieurs fois que je coince aux portes des 15 km/h sur marathon.
Je commence cette préparation avec une angine carabinée, en plus complètement aphone depuis jeudi matin, cette semaine je n'ai couru que mercredi soir, et encore je n'étais pas vaillant, n'est-ce pas les Vincennus du mercredi soir sur la piste.
Demain dimanche je participe aux Foulées du jardin du Luxembourg (10 km) avec Brinouille, Emma, et Martine que je vais épauler pour réaliser son beau challenge sur la distance, mais chuuuuut.

2005-09-26 14:35:29 : 20 ans de Paris Versailles, 25 septembre 2005 - 7 photos - 31 réactions

Dimanche 25 septembre 2005.
Il me semblait que ça faisait plus longtemps que je n'avais pas couru Paris-Versailles (pas de course organisée en 2004), mais non j'étais déjà au pied de la Tour-Eiffel fin septembre 2003.

Tout comme je l'étais déjà fin septembre 1981, j'avais 16 ans, j'étais en seconde, et un professeur de sport avait amené certains élèves de terminale et moi courir cette course, ma première course sur route, à l'époque je faisais de l'athlétisme sur piste. Je me souviens qu'il y a avait déjà du monde (sans doute plus de 10.000 participants) pour ce " Rallye pédestre de l'Ile de France" . Je crois toujours avoir le dossard d'ailleurs, je vais vérifier. Depuis je n'ai raté que les éditions 1997 (j'habitais au Japon à ce moment et en plus je venais de courir un marathon 3 semaines avant), et 1998, ma femme enceinte commençait à avoir des contractions tôt le dimanche matin et je n'avais évidemment pas eu envie d'aller courir.

Lorsque Jean-Luc me récupère dimanche matin vers 7h30 il pleut des cordes, mince alors. Et 15 minutes après en nous garant au Champ-de-Mars il ne pleut plus, quel beau quartier finalement. Nous retrouvons Nicolas ASM puis Mariel devant le stade proche du départ. Mariel qui a un dossard élite va pouvoir s'échauffer, pas nous.

Après un éveil musculaire plus que réduit il est déjà temps de se placer sur la ligne car la zone commence à se remplir, il est 9h05. Je n'aime pas partir froid mais là il n'y a rien à faire, j'ai expérimenté il y a 10 ans le départ de l'arrière bien échauffé, mais on est considérablement gêné si on veut courir à son allure normale. Nous voici avec Nicolas aux toutes premières place, nous partirons sans doute en 1ere ou 2e vague, c'est parfait.

Finalement en discutant le temps passe relativement rapidement, je vise environ 1h05' sans avoir eu de préparation spécifique (la prépa pour le marathon de la Rochelle de fin novembre commencera… ce lundi par du repos), nous partirons en 4' avec Nico, tout en me disant que si je peux être un peu plus rapide dès le départ je ne me freinerai pas.

Le départ de l'élite est donné à 10h, et à 10h02 nous avons le droit de nous élancer dans la première vague. Je suis rapidement dans un bon rythme, j'ai pris mon pouls 10 minutes avant le départ (je n'ai pas mon cardio), fréquence vers 90 pulsations minute, le rythme va monter très vite compte tenu de la vitesse déjà supérieure à 15 km/h.
Les 2 premiers kilomètres sont très roulants le long des quais rive gauche, nous passons le 2e km en 7'25" (1er km en 3'40") avant de plonger dans le long tunnel sous le quai André Citroën, qui va nous conduire à la sortie de Paris. Il fait chaud dans ce tunnel malgré l’énorme ventilateur qui mugit et nous débouchons sous le boulevard périphérique, toujours sur les quais de Seine. A partir de cet endroit et jusqu'au pied de la côte au 6e km il y a un secteur de 3 km très ingrat, chantiers, port industriel, zones d'activité totalement désertes un dimanche matin.
Au 3e km passé en 11'15" nous rattrapons Mariel que je salue rapidement. Nico est toujours là quelques mètres derrière moi, j'ai d'excellentes sensations malgré ce départ rapide, pas question de ralentir. Les 3 km ingrats passent rapidement, devant c'est déjà fluide, un long peloton s'étire, des coureurs rapides me dépassent parfois. Le 4e km est passé en 15 minutes pile, je suis exactement en 3'45" au km depuis le début, avec quelques fluctuations mais en étant régulier tout de même.

Nous passons à l'emplacement de l'ancien autopont au Pont de Billancourt devant l'île St-Germain, je travaille à Boulogne juste de l'autre côté de la Seine.
Dans quelques centaines de mètres nous allons virer à gauche pour attaquer LA difficulté du parcours.
Peu avant le 6e km c'est le début de la montée, je prends un top chrono et je ralentis l'allure. Après un premier mur ça se calme et je relance un peu avant une portion plus difficile qui se termine de manière très raide. 1er km d'ascension passé en 4'30" puis après une légère accalmie la pente se fait plus prononcée sur des petits pavés en direction de l'Observatoire de Meudon. Je sais que de là le panorama sur Paris est magnifique mais je n'ai aucune envie de me retourner. Nous bifurquonsons à droite pour continuer de monter vers la forêt, c'est vraiment raide. Il n'y a quasiment personne devant moi, et les rares coureurs vont à la même allure, ce qui me donne la désagréable impression d'être immobile.

Enfin ce virage à droite qui marque l'entré de la forêt de Meudon, la côte qui meurt en faux-plat et c'est maintenant là qu'il faut relancer. Depuis la sortie du tunnel au 3e km je suis en sueur et la montée n'a rien arrangé.
Passage au 8e km en à peine 32 min, j'ai monté le 2e km en un tout petit peu moins de 5 minutes. Au virage je me suis retourné pour essayer d'apercevoir Nico mais il n'y a personne derrière moi.

La course qui était assez fluide dès le 3e km devient franchement déserte maintenant, de nombreux coureurs sont partis bien trop vite et ont déjà coincé dans la côte. La seconde moitié de parcours s'annonce difficile pour eux. Je me retrouve donc bien seul à l'entrée de la forêt.
Je me laisserais bien aller maintenant mais je me dis que je peux faire mieux que mon objectif d'1h05 alors je relance l'allure pour revenir vers moins de 4' au km. Je suis aidé par une partie en faux-plat descendant, hélas suivie par un casse-pattes de 250 m qui monte assez fort en passant sous la RN 118. Nous voici au cœur de la forêt, la descente est proche. Le temps est idéal pour courir, avec un léger vent de sud-ouest très faible et il fait 16° sous un ciel couvert.
Dans la longue montée et certaines portions de forêt il y avait de nombreux spectateurs qui nous encourageaient, ça motive.

9e km en 36', je retrouve mon rythme de départ de 3'45" au km et j'avale la descente à très grandes enjambées. La route est relativement sèche et comme je suis absolument seul je fais ma trajectoire au milieu des feuilles mortes à ma guise. Sensation très grisante de voir les arbres défiler à grande vitesse.

J'ai passé le 10e km en 39'55" et le 11e en bas de la raide descente en 43'30". J'ai réussi à reprendre du temps sur cette partie très rapide (1 km en 3'35") et je profite de deux coureurs fusées qui m'ont dépassé dans la descente à plus de 20 km/h pour prendre leur foulée. J'ai bien fait de travailler un peu les descentes à l'entraînement.
Cette partie de la course en lisière de forêt est une succession de lignes droites alternant faux-plat montants et descendants et je ne me souvenais pas que c'était aussi exigeant. Il faut être sans cesse à la relance dans les portions montantes et accélérer dans les descentes, ce que je m'emploie à faire.

12e km en 47'45", je sais que je n'arriverai jamais à ma meilleure performance sur le parcours, qui est de 1h01'50", mais je pense que je peux arriver en moins d'1h04', à condition de bien passer la côte du cimetière au 13e km.
Elle fait vraiment mal aux jambes celle-là, je dépasse quelques défaillants. Je rattrape une coureuse élite qui prend ma foulée, je l'attends au sommet et nous accélérons dans la descente puis elle a du mal à suivre sur le plat alors elle me fait signe de ne plus l'attendre.

Curieusement plus loin un coureur isolé semble mécontent que je le suive à mon tour ; je trouve ça dommage, peu importe la place au classement final au niveau où nous courons, par contre finir à 2 ou à 3 permet parfois d'aller plus vite et pourquoi pas de battre son chrono, c'est une course de mutualisation en quelque sorte. Tant pis pour lui, de toute façon j'accélère au passage sous le pont SNCF.

C'est déjà l'avenue de Paris, interminable ligne droite de plus d’1,5 km, large et sans spectateurs. Passage au 14e km en 55'15", 15e km avalé en 59'10", ça va peut-être aller pour 1h03'.

Au virage au Rond-Point Louis XIV il y avait trois gars de l'organisation qui m'ont annoncé 120e coureur. Bon comptage les gars, dans quelques minutes ça va se densifier ! Qu'elle est lonnnnnnngue cette ligne droite finale, on voit enfin le château de Versailles tout là bas, je passe le 16e km en 1h01'55" pour franchir la ligne en 1h03'03".
Je file me changer car je suis en sueur, Nicolas arrive 3 minutes derrière moi, content de sa course également.
Je suis pressé de rentrer, les coureurs commencent à arriver de plus en plus nombreux, je file vers la gare de Versailles-Chantiers pour prendre un train direct, Montparnasse en 12 minutes.

Rétrospectivement je ne regrette pas d'être parti un peu plus vite que mon objectif initial de 4 min au km au départ. Dans un peu plus de 2 mois il faudra que je cours à ce rythme de 4 min au km pour enfin passer cette barre de 2h48 au marathon de La Rochelle (2h51 en 2004 avec les 15 derniers km éprouvants, tout seul sous la pluie et le vent froid). Je sais ce qu'il me reste à faire pour la préparation qui commence cette semaine par… du repos. En plus j'arrive mieux à peaufiner mes préparations de marathons d'automne que de printemps, c'est vrai que commencer à attaquer des séances costauds dès février c'est parfois difficile.

Prochaine étape, la Ronde des Foies gras dans le Gers le 9 octobre (25 km de course hors des sentiers battus sur les côteaux du Gers) avec Manga3, alias le Très Beau Lolo et Marlène, course et après course très festifs ; puis les 20 km de Paris le 16 octobre avant le marathon de la Rochelle du 27 novembre.

Finalement je suis 145e au classement général et 24e vétéran 1.

Temps de passage :
01 km : 3'43"
02 km : 7'25"
03 km : 11'15"
04 km : 15'00"
05 km : 18'50"
06 km : 22'35" (début de la côte)
07 km : 27'05" (moitié de la Pente-côte)
08 km : 31'55" (fin de la montée)
09 km : 36'10"
10 km : 39'55"
11 km : 43'30" (dont ± 800 m de descente très rapide)
12 km : 47'45"
13 km : 51'35"
14 km : 55'15"
15 km : 59'10"
16 km : 1h03'03"

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