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2005-12-21 14:43:04 : Leçon de réduction de têtes.

Pour afficher des photos dans les blogs (100 ko maximum) et dans le who's who (50 ko maximum).
Pour ceux qui se demandent comment obtenir le meilleur compromis qualité d'image/poids du fichier, voici comment procéder avec Adobe® Photoshop en enregistrant pour le web (à partir de la version 6).
Captures d'écran légendées, mais impossible de placer l'image 1 avant la 2.
Il se peut que sur les versions Windows ou CS les menus soient légèrement différents, mais rien de fondamental (fait ici avec Photoshop 7 - Mac OS X Tiger).
Errata : étape 4, il faut lire "zone en haut à droite" et non pas "gauche" bien sûr.

Autre possibilité pour les "manchots" : envoyez-moi vos photos par e-mail : fpoirier@hotmail.com
Avec vos n° de carte bleue, date de validité, etc.

ƒred qui a raccourci son temps de déjeuner pour faire ça.

Les réactions

Par Isidor, le 2005-12-21 15:18:18
eh bein voilà
bonne idée Fred
ça va peut etre permettre a Akilam et aux autres de mettre leurs photos
c'est sympa

Par supinette, le 2005-12-21 15:46:39
Tu est très beau dans cet photo,
mais j'ai trop froid pour te faire un calin!!!!
besitos,
supi

Par ƒred, le 2005-12-21 15:55:47
Arrête Supitchan je vais fondre…
ƒred

Par Emma Peel, le 2005-12-21 16:07:54
Waouh, trop fort Fred !
Tu devra te mettre à la chronique multimédia, c'est hyper pédagogique ce que tu as fait !

Merci*
Emma

Par serge, le 2005-12-21 16:30:02
je rajouterais qu'il peut être utile de recadrer la photo avant de la redimensionner.

Par serge, le 2005-12-21 16:32:11
autre précision, la limite est la même pour le who's who et le blog, 100000 octets soit à peu près 100 KO.

Par Akilam, le 2005-12-21 16:34:10
Merci Fred !
Voilà un pédagogue pour les blondes ! Je suis rassurée car je ne suis pas manchot !!!

Par ƒred, le 2005-12-21 17:20:20
Ha Serge, je croyais que c'était 50 ko pour le who's who.
Tout bien réfléchi Emma je préfèrerais avoir une rubrique "Cuisine". "Cuisine et multimédia" pourquoi pas ? Je t'y verrais bien en goûteuse… Dire que je ne sais même pas comment es ton émission; sniiif, sniiif. T'aurais pas une cassette ou un dividi par hasard ?
Bises bises
ƒred
(Pssst, j'ai fait de la mousse au chocolat ce matin, mmmmhhhhhhh…)

Par Pierre, le 2005-12-21 17:20:39
Pour ceux qui n'ont pas photoshop on peut faire ca avec paint, c'est aussi simple et aussi efficace il faut ouvrir le fichier faire une impression d'écran puis on fait le colle dans paint et on enregistre en jpeg
Voila

Par christian60, le 2005-12-21 19:21:26
Il ya beaucoup plus simple pour réduire la taille d une photo sans perdre de qualité et pouvoir l insérer dans le who who ou le blog
Faite comme suit :
affichez une photo .
cliquez avec la souris à droite et vous allez sur " envoyer " vers et vous cliquez sur "destinataire" et vous vous envoyez la photo . A ce moment là WINDOW réduit automatiquement la photo autour de 50ko . Vous récupérez le mail et enregistrez la photo dans mes documents . Après , rien de plus facile de l insérer dans le blog ou le who
A +
Christian

Par manga3, le 2005-12-21 19:27:56
Hahahaha, Fred avec une vieille pomme....tu expliques comment réduire des photos avec un apple, tu doit être l'homme de Krosmagnon pour utiliser ça.....je suis sur que tu vas nous l'expliquer également sous gameboy....héhéhé....

Par manga3, le 2005-12-21 19:33:24
Pour les fénéants il y à deux logiciels très simple, "image optimizer" et "jpeg optimizer", sur pc uniquement, désolé Fred. vous les trouverez partout..et la aussi... http://www.xat.com/internet_technology/download.html

Par supinette, le 2005-12-21 19:51:16
Lolo,

ça aurai pu être pire... un ATARI par exemple!

Par totø, le 2005-12-21 20:59:50
Faudra penser à garder l'adresse pour les futurs poseurs de photos.
Bonne idée Fred

totø

Par ƒred, le 2005-12-22 00:06:55
Hehe Lolo, tu demanderas à ceux qui travaillent dans le domaine de l'image, l'édition, les photographes, sur quel type de machine ils travaillent.
En plus faire les captures d'écran sur un Mac c'est bien plus pratique, suis fainéant moi. A tel point que j'ai créé un script pour réduire, optimiser et enregistrer.
ƒred

Par Bipbip34, le 2005-12-22 08:27:21
Toc toc toc...
Booooon-joooouuuur!!!
C'est ici la tribue des Jivaros?!?

Par manga3, le 2005-12-22 10:01:12
Je suis au courant Fred que les journalistes et autres publicitaires travaillent sur Mac....que veux tu, entre un crayon et un PC il y a le Mac. D'ici quelques années ils passeront sur de vraies machines.....héhéhé.....tiens je vais ressortir mon amiga 2000....

Par Steph, le 2005-12-22 12:38:18
Je suppose que tout le monde a enregistré sa version de Photoshop auprès d'Adobe, sinon il va y avoir des amendes sur le forum.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Etape 2 :
Menu "Taille de l'image".
Réduire la taille de l'image, i.e. la plus grande taille à 24 cm
sans toucher à la résolution et en vérifiant
que la case rééchantillonnage soit cochée.


Etape 1 :
Copiez toutes vos images dans un dossier en les renommant.
Voici la copie de l'image originale à une taille gigantesque :
172 x 126 cm à 72 dpi pour un fichier de 8 Mo,
soit une taille de 30 x 40 cm en haute résolution (300 dpi).


Etape 3
Menu "enregistrer pour le web" :
deux images s'affichent, l'actuelle et la nouvelle.


Etape 4
Dans la partie en haut à gauche (zone jaune),
déplacer le curseur qualité,
le poids du fichier en Mo ou ko
s'affiche en bas dans la fenêtre de droite.
Veiller à ce que le mode "jpg"
et la case "optimisé" soient cochés.



Etape 5 :
"Enregister " sous un autre nom sans accent ni espace.


Le fichier obtenu pèse 98 ko, pour une bonne qualité d'image d'une taille suffisamment grande (18 x 24 cm).


Un petit coup de chaleur, et le bonhomme de neige a disparu.


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2005-12-18 15:32:16 : Dimanche 18 décembre, reprise de foulées - 7 photos - 11 réactions

Dimanche 18 décembre, bois de Vincennes.

Après trois semaines de repos total retour au bois de Vincennes ce dimanche matin.
Je suis finalement allé avec Martine qui n'avait pas couru depuis quatre semaines.
Elle pourra le confirmer aux relatifs débutants ou à ceux n'ayant que quelques de mois de pratique : non, on ne "perd" pas grand chose après quatre semaines de repos total.
Eventuellement on peut perdre le sens de l'orientation et hésiter à une intersection.
Il faisait froid à l'ombre et frais au soleil ce matin, avec les sous-bois givrés par endroit.
J'ai été assez étonné de voir tant de coureurs, parfois en groupe, à cette époque de l'année.
Un petit tour jusqu'à la montée de la route des Barrières sur le plateau de Gravelle, puis j'arrête après environ 1h15min de course (ou 1h16 peut-être).
J'y retournerai peut-être dimanche prochain et je reprendrai réellement l'entraînement le 1er janvier.
ƒred

2005-12-04 22:41:44 : Aux origines de l'Ekiden. - 12 photos - 17 réactions

Aux origines de l’Ekiden. (Ekiden no moto).

Tokyo, quartier de Chyodaku, 1er janvier 2004.

Malgré l’heure très matinale et le froid vif une foule compacte se presse au carrefour de Hibiya et Kasumigaseki (littéralement « barrière de brume ») et sur Sakuradadori (l’avenue du champ de cerisiers), à quelques centaines de mètres du palais impérial. Tous ces Japonais emmitouflés seraient-ils venus voir passer l’empereur dans sa Rolls-Royce amarante ou attendre l’ouverture d’un magasin vendant en avant-première la toute dernière console de jeux? Pas du tout, ils se pressent pour assister au départ de la quatre-vingtième édition de l’Ekiden Tokyo-Hakone, l’une des courses les plus populaires de l’archipel.

Ekiden, en japonais « Eki » signifie « station, étape », et « den » « transmettre ».

A l’époque Edo (1603-1867), des messagers à pied parcouraient la route du Tokaido entre Edo (ancien nom de Tokyo) et l’ancienne capitale impériale Kyoto, située 500 kilomètres plus au sud en passsant par Atami, Shizuoka située au pied du versant sud du Mt-Fuji, Hamamatsu, Nagoya.
Ces émissaires du Shogun Tokugawa couraient ainsi entre chaque relais sur cette mythique route du Tokaido, popularisée au milieu du XIXe siècle par la série de dessins de Hiroshige « Les 53 étapes du Tokaido ».
Cette route du Tokaido est maintenant la route n°1, un peu l'équivalent de notre nationale 7. Après Kyoto elle continue vers Osaka, Kobe, Okayama et Hiroshima à plus de 1100 km au sud de Tokyo.
Aujourd’hui les messages sont transportés par la poste, le téléphone ou par internet, et les voyageurs pressés empruntent le Tokaido Shinkansen qui relie depuis 1964 Tokyo à Kyoto en à peine 2 heures.
Mais la tradition est restée, et au début du XXe siècle des étudiants ont eu l’idée de se mesurer dans le cadre d’une épreuve sportive par équipe disputée au début de chaque année.

Ainsi depuis plus de 80 ans, les 1er et 2 janvier, se déroule le Tokyo-Hakone Ekiden, de Tokyo à Hakone le premier jour (107,2 km), et sur le trajet retour le lendemain (109,2 km). Entre Tokyo et Hakone en passant par Kawasaki, Yokohama, Fujisawa, Chigasaki et Odawara, plus de 3 millions de spectateurs enthousiastes vont encourager les athlètes, pour qui être sélectionné pour cette course représente un très grand honneur. Les coureurs sont des étudiants des plus grandes universités japonaises et pour ces écoles la conquête du trophée est un objectif majeur qui dépasse le seul cadre sportif. Chacun des cinq relayeurs parcourra à peu près un semi-marathon avant de transmettre l’écharpe relais (aux couleurs de son école) qu’il porte autour du torse à son camarade.

La course est difficile car il n’y a qu'une trentaine d'équipes en compétition, et dès le départ les coureurs se retrouvent isolés ou en très petit groupe, et pour certains la course s’apparente à un véritable contre la montre, couru à plus de 19 km/h de moyenne. Les coureurs donnent le maximum de leurs possibilités, et dès leur relais terminé ils sont réchauffés, massés puis ils partent se reposer car le lendemain ils effectueront sur le trajet inverse le relais qu’ils viennent de courir.
Les spectateurs massés le long du parcours agitent des fanions aux couleurs de leur équipe favorite ou à celles du sponsor de l’épreuve (la bière Asahi) et encouragent chaque concurrent en criant « Gambate, gambate » (courage). Le dernier relais est le plus difficile car la route quitte les rivages du Pacifique pour s’élever brutalement vers les montagnes de Hakone et l’ambiance sur les dix derniers kilomètres est comparable à celle que l’on connaît à l’occasion de l’ascension de l’Alpe d’Huez par les coureurs du Tour de France, les meilleures places étant occupées dès l’aube par des spectateurs venus parfois de loin et qui se réchauffent en chantant, en buvant (du thé en général, du saké tiède parfois) en attendant le passage des coureurs qui sera l’occasion de vociférations et d’encouragements disons, démonstratifs.

Cette année, à la fin de la première journée de course, les écarts étaient serrés et tout restait possible pour cinq universités. L’équipe en tête affichait un temps de 5 h 32 minutes, ce qui représente une des meilleures performances jamais réalisée sur les 107,2 km du parcours. Mais la course du lendemain s’annonce difficile car les coureurs se sont dépensés sans compter, et si les conditions météorologiques étaient parfaites (beau temps frais), le vent du nord qui soufflait dans la bonne direction sera en revanche défavorable aux coureurs sur le trajet retour vers Tokyo.
Les journalistes de la chaîne TBS, qui a retransmis la course en direct pendant plus de 6 heures (8 à 12 millions de téléspectateurs) se risquent à quelques pronostics.

Le 2 janvier le temps est un peu couvert et le vent s’est calmé. Les coureurs s’élancent ensemble dans la longue descente vers la côte Pacifique, et les spectateurs sont toujours aussi nombreux, enthousiastes et démonstratifs. Certains concurrents ont mal récupéré des efforts consentis dans la montée de la veille, et comme les derniers relayeurs du premier jour sont les premiers à repartir les écarts se font presque immédiatement. Les coureurs de l’université de Kowaza dai gaku semblent intouchables, les 30 secondes d’avance du premier jour augmentent progressivement et leur dernier relayeur, qui a couru en deux jours l’équivalent d’un marathon à plus de 19 km/h, arrive largement détaché, offrant la troisième victoire consécutive à son équipe sous un tonnerre d’applaudissements.

Mais compte tenu du matraquage publicitaire assené pendant les deux jours de retransmission télévisée, je me demande si le grand vainqueur ne serait pas le sponsor Asahi bière.

Au Japon il existe toutes sortes d’Ekiden, sur diverses distances, y compris des courses de fond sur piste (3000 m steeple ekiden par exemple, très spectaculaire), mais à mon avis la course la plus dingue est celle du Mont Fuji, courue au début du mois d’août.
Sur 65 kilomètres aller-retour, les coureurs partent de Gotemba à 600 mètres d‘altitude pour une vingtaine de kilomètres de course sur route, puis vers 1500 mètres d’altitude on quitte la route pour attaquer les pentes finales du Fuji, constituées d’un mélange de gros sable et de cendre qui roule sous les pieds et qui remplit les chaussures, et de caillasses au delà de 3000 mètre d’altitude pour arriver après 13 kilomètres de montée infernale au sommet à 3770 mètres et repartir dans l’autre sens pour une descente vertigineuse vers le point de départ. Une vraie courses de dingues, courue en 2003 dans le brouillard le plus total…

2005-12-02 21:46:50 : Vendredi 2 décembre. Voilà, c'est fini. - 4 photos - 22 réactions

Et bien voilà, c'est fini, plus de course pour 2005, ni entraînements, ni compétitions.
J'ai terminé ma saison avec le marathon de La Rochelle, et comme en 2004 je vais faire une vraie coupure en décembre, je recommencerai sans à courir doute vers le 24 décembre.

J'ai bien couru cette année, tant en quantité avec 2300 km (contre à peine 1800 km en 2004), qu'en qualité avec notamment trois marathons : Paris début avril, le Futuroscope fin mai et La Rochelle fin novembre. Deux semi-marathons plus un semi en solo en préparation du marathon de La Rochelle, deux courses de 20 km, Paris-Versailles (16,3 km), deux courses de 12 km et quelques 10 kilomètres dont celui avec Martine le 2 octobre qui lui a permis d'atomiser son record et de se retrouver tout là haut sur le podium.

Grand souvenir du sourire de Baltha et Jibé après le marathon de La Rochelle, pour leur découverte de la distance ils ont couru en 2h58 minutes. Dommage que je ne vous ai pas vu passer la ligne les gars.
Je pense que j'aurai toujours autant de plaisir à courir en 2006, il n'y a pas de raisons que ça change, 28 années que ça dure. Il y aura le semi-marathon de Paris début mars, puis le marathon début avril. Martine, je vais courir ce marathon en ta compagnie, objectif moins de 4 heures, tu sais que je n'ai pas l'habitude de courir si longtemps ?

Puis je courrai le marathon du Futuroscope fin mai comme meneur d'allure pour 3 heures.
Il y aura d'autres courses en automne, je ne sais pas encore lesquelles, et à nouveau un marathon mais sans doute pas à La Rochelle couru en 2004 et 2005, en espérant enfin passer sous les 2h48. Lausanne, Florence, ailleurs…

Bonne fin d'année à toutes et à tous, aux blessés qui n'en sortent pas, aux blessés qui retrouvent la forme, aux jamais blessés, et une pensée particulière à ceux qui vont se taper des cross dans la gadoue, la gadoue la gadoue…

ƒred

2300 km soit 183 heures 40 minutes de course (7 jours 18 heures).

2005-11-28 20:08:33 : Dimanche 27 novembre 2005. Marathon de La Rochelle - 47 photos - 59 réactions

Et bien voilà, après 8 semaines de préparation sérieuse, c'est enfin le jour de la course.

Il fait à peine jour lorsque nous nous garons le long du canal, à 800 m du départ. Le ciel hésite entre nuages, brume et soleil. Baltha est là pour son premier marathon, il s'est décidé il y a une dizaine de jours, à force de faire des tours de piste à Pershing derrière moi il s'est dit que ce serait dommage de ne pas continuer. Nous allons retrouver Jibé près de la zone de départ. Jibé aussi va courir son premier marathon. Samedi soir autour d'un plat de pâtes nous avons un peu parlé des allures et du rythme de course qu'ils pouvaient adopter, je pense qu'ils peuvent viser les 3 heures sans trop de difficultés.
Martine est là pour nous encourager et nous photographier, je lui ai préparé un petit plan avec les différents points de passage où elle va pouvoir nous retrouver sur ce parcours en deux boucles identiques. Il va falloir cavaler Martine, qui est vêtue pour affronter le froid. Car il fait un froid glacial, à peine 2 degrés au moment où nous déposons nos sacs à la consigne pour pouvoir les récupérer dès la ligne d'arrivée franchie. Nous retrouvons Jibé vers la ligne de départ, il va se placer avec Baltha dans son sas. Avec mon dossard préférentiel j'ai le temps de m'échauffer le long du quai alors qu'un timide soleil nous éclaire. "It's so cold" semble se désoler le Kenyan Eliap Kurgat. J'ai opté pour ma tenue grand froid : short très court, maillots manches courtes et une paire de vieux gants que je jetterai si j'ai trop chaud. Echauffement minimal, il est temps de rejoindre ma zone de départ. J'abandonne mon tee-shirt et mon sac de protection, et c'est parti.

Virage à droite, nous longeons le quai Duperré, salut à Martine après 400 m de course et c'est le long faux-plat de l'avenue Jean Guiton. Premier kilomètre passé en 3'55", enfin du plat puis une légère descente nous conduit vers le bord de mer du côté de Port Neuf. Au 3e km passé en 11'50" c'est la jonction avec l'itinéraire de départ des femmes et des hommes V2 à V4. Et début du premier secteur ingrat. Ça caille vraiment car nous sommes dans le brouillard. Je passe au 5e km en 19'45", j'ai décidé de bien tenir mon rythme de 4 minutes au kilomètre, il en reste de la distance à parcourir. Nous voici sur un faux-plat usant du côté de la caserne des pompiers avant une jolie descente qui nous mène vers le parc Cherruyer. Il y a un peu plus de spectateurs dans ce secteur, le passage dans le parc consiste en trois virages serrés suivis d'un passage sous un tunnel suivi d'un raidard plutôt casse-pattes. De l'autre côté des remparts nous voici brusquement en centre-ville avec énormément de spectateurs. Si le virage à gauche est à 90°, la température en revanche est à peine au dessus de 3 ou 4°C. Premier rendez-vous avec Martine qui me trouve sans problème avec mon maillot orange. Nous sommes au 9e km et ça commence à se diluer, un groupe d'un dizaine de coureurs se forme. Au ravitaillement du 10e km passé en 39'30" je vérifie ce que je redoutais : l'eau est glaciale, imbuvable. Tant pis je ne boirai pas.

Nouveau secteur ingrat vers les terrains militaires, en plus ça monte. J'en profite pour compter mes foulées : 2, 4, 6, 8… 700 en 1 km. Je calcule que ça fait une foulée d'un peu plus d'un mètre quarante et qu'en 42,195 km j'aurai effectué plus de 29500 foulées. Vous pouvez rigoler, ça m'a occupé 5 bonnes minutes et nous voici revenus vers le quai Maubec avec la foule massée le long du trottoir. Je pense que Martine n'aura pas eu le temps de rejoindre le rendez-vous du 12e km car j'ai mis à peine 12 minutes depuis le 9e km. Je passe devant le phare et nous filons vers l'Aquarium et le sud. Il fait plus froid qu'en 2004 mais au moins il ne pleut pas, le soleil est même franchement présent, et il n'y a pratiquement pas de vent. Nous passons devant l'Aquarium puis c'est un nouveau secteur ingrat vers la Technopôle, avec de larges avenues et pas de spectateurs. Passage au 15e km en 59'30", nous continuons vers les Minimes dans une zone totalement déserte, entre le restaurant universitaire, la faculté de droit et sup de co. Nous sommes une demi-douzaine groupés et je reste à l'abri car le vent est un peu gênant par moments dans cette zone sans bâtiments. Il y a le même tambourineur qu'en 2004 qui tape inlassablement sur son bidon d'huile.

Nous virons de bord au bout du port des Minimes, nous remontons plein nord le long des quais avec au loin le phare et la Grosse Horloge au niveau du passage au semi-marathon. Il me semble long ce retour vers le Vieux-port, nous passons les hangars à bateaux sur un quai large comme un terrain de football et long comme un terrain d'aviation. C'est enfin la Ville en Bois avec à gauche à 200 m le vieux port tout proche mais qui est en fait à plus de 2 kilomètre en suivant l'itinéraire du marathon. Retour enfin dans un secteur animé du côté du Gabut et du phare, un chalutier fait mugir sa sirène, non, je ne céderai pas à ce chant. Nous avons croisé les coureurs qui passent vers le 13e km au moment où nous en étions au 20e.

Martine est bien là cette fois au rendez-vous. Toujours pas de ravitaillement pour moi, le semi approche, je passe à mi-course en 1h23'45". Nous remontons le long du Mail devant le casino, les coureurs autour de moi se raréfient, j'espère ne pas me retrouver seul comme en 2004. Et à Port Neuf au 24e km nous retrouvons exactement le parcours du premier tour, et la même zone pas terrible, la même montée des pompiers. Je viens d'être dépassé par la première femme V1, Evelyne Mura puis la championne de France du 100 km Muriel Hermionne me rejoint. Mais je me retrouve à nouveau isolé avant de traverser le parc, de passer le raidard qui me fait mal aux jambes. Nous approchons le 30e km et j'ai un problème, j'ai soif. Il va falloir absolument boire cette eau glaciale. Je fais la tête des moments difficiles en passant devant Martine.

Le ravitaillement du 30e km est atteint en 1h59'45", effectivement c'est froid et manifestement mon estomac n'aime pas ça. Je m'arrête même quelques secondes pour marcher avant de repartir, avec une sorte de barre au niveau du ventre. Impossible de retrouver mon rythme de 15 km/h, mais je ne m'affole pas et je patiente en espérant que ça passe vite.
Retour sur les quais du Vieux-Port, j'entends le speaker annoncer l'arrivée du vainqueur en 2h12 minutes alors que je suis vers le 33e km. Je croise la suite des coureurs élites et d'autres coureurs qui terminent leur premier tour, ils sont à peine au semi-marathon. Ce doit être démoralisant de se faire dépasser de la sorte.

A nouveau l'Aquarium, à nouveau les secteurs un peu tristes, ça va mieux pour moi au 34e km mais j'ai perdu plus d'une minute en 4 km. Je pense que désormais c'est cuit pour les 2h48. Au pointage au 35e km j'en suis à 2h21'30", il va falloir accélérer pour terminer. Depuis quelques centaines de mètres il y a une coureuse élite derrière moi, la Française Florence Scaringella qui a manifestement envie de rattraper la Polonaise Ludmila Paczek qui est 100 mètres devant. La jonction s'opère au 36e km avant d'arriver au bout du port des Minimes. Les deux coureuses luttent pour la 5e place et elles tentent tour à tour d'accélérer. Je reste en tête avec une seule idée, terminer le plus vite possible, j'arrive à être en moins de 4 minutes au kilomètre, virage au port de Minimes, un salut à James de l'organisation du marathon du Futuroscope (James réserve-moi le ballon 3 h si tu veux) et je file le long des bateaux.

La Polonaise a craqué subitement, ça me fait de la peine de la voir l'écume aux lèvres, le souffle court et la foulée bruyante perdre pied en quelques dizaines de mètres. Terrible défaillance… Comme généralement sur les 5 derniers kilomètres il y a un nombre impressionnants de défaillants qui trottinent et je commence à compter, chaque coureur devant moi est un lièvre et ainsi de proche en proche je peux aller le plus vite possible. Florence semble enchantée d'avoir trouvé une locomotive, elle me dira après l'arrivée que ça change de ceux qui accélèrent dès qu'une coureuse les rattrape ou court derrière eux. Ça ne me dérange absolument pas de servir de lièvre, ça ne me fait pas faire d'effort supplémentaire, si dans un final de marathon on peut mutualiser nos efforts pour terminer le plus vite possible il ne faut pas s'en priver. Elle tente de prendre un relais mais elle a un peu de mal alors je lui dit de ne pas bouger, façon de parler car nous avons couru le dernier kilomètre en 3'55". Les hangars à bateaux sont avalés, à gauche à 300 m c'est l'esplanade St-Jean d'Acre et je vois les coureurs qui passent la ligne, mais il nous reste un peu plus de 2 km à courir dans une ambiance de feu, les prénoms imprimés sur les dossards permettent des encouragements personnalisés. Je fais gaffe au ravitaillement du 40e km car la chaussée est jonchée de gobelets, vestiges du ravitaillement du 20e km et enfin je vois le phare et le début du Vieux-Port. Nous croisons les coureurs qui passent au 33e km, certains ont le visage défait.

Mon cardio s'emballe, j'ai finalement décidé de le prendre ce matin, moi qui m'entraîne sans, tout au long de la course il indiquait 175 et le voici à plus de 190. J'accélère encore en surveillant derrière moi pour éviter de faire "exploser" Florence mais elle me suit sans sourciller. J'ai cessé de compter les coureurs dépassés, 25 en moins de 4 kilomètres. Vive les fins de course rapides. 41e km, nous courons entre deux haies de spectateurs, Florence est à ma hauteur, je me décale à gauche pour apercevoir Martine et son Nikon en action, tu mériterais d'être Canonisée Martine pour tout ce que tu as fait sur ce marathon.

Saloperies de pavés qui sec-ccc-oouennt les genoux, passage sous les remparts, je laisse filer Florence pour la 5e place féminine et je passe la ligne derrière elle en 2h50'40". Nous avons mené un train d'enfer sur les 5195 derniers mètres courus en 20'50".

Et bien voilà, la balade Rochelaise est terminée, j'ai un peu coincé pour les 2h48 prévues, je me suis arraché dans les 8 derniers kilomètres pour essayer de faire mieux qu'en 2004 (2h51), et voici qu'à 40 ans je cours mon marathon le plus rapide en 2h50. Je quitte la ligne d'arrivée avec deux bourriches d'huîtres, et je longe les remparts pour rejoindre Martine qui attend au soleil. Il faisait à peine 2 degrés au départ et il doit faire 8 ou 9 degrés maintenant. Le soleil assez haut dans le ciel brille enfin généreusement. Baltha et Jibé sont passés peu de temps après moi, tous les deux en moins de trois heures pour leur premier marathon. Nous les retrouvons quelques minutes après puis nous filons à la douche chez le copain de Jibé qui l'héberge, il ne faut pas traîner car j'ai un TGV dans quelques minutes. Baltha va rentrer seul en voiture, j'accompagne Martine en première, une Martine de première classe qui a vécu de l'intérieur ce marathon en nous voyant passer à plusieurs reprises, parfois à l'aise, parfois plus en difficulté comme pour moi au 30e km, ou avec un grand sourire dans les 300 derniers mètres avec mon accompagnatrice de fin de course.

Merci infiniment Martine, j'espère que le spectacle t'a plu, bientôt tu seras actrice de ce grand carrousel.
L'année prochaine je courrai à nouveau un marathon d'automne, reste à savoir où, sans doute pas à La Rochelle, la course est parfaitement bien organisée mais la météo fin novembre est trop incertaine. Amsterdam, Lausanne, Florence ? J'ai le temps de me décider.
Le soir nous nous retrouvons chez Baltha pour manger les huîtres, malheureusement sans Jibé, Ouille le tiendu qui a généreusement offert son dossard à Baltha est là, Chrystel nous a préparé un excellent risotto. J'aime bien les fins de journée marathon comme ça.

Plus de course pour moi pendant 3 semaines au moins.
Nan nan, rien du tout.
Du repos, comme en décembre 2004, pour mieux recommencer début 2006.

2005-11-22 22:16:10 : Mardi 22 novembre. Huitième semaine de préparation au marathon de La Rochelle. C'est fini. - 3 photos - 38 réactions

Mercredi 22 novembre.
Huitième semaine de préparation au marathon de La Rochelle. Ça y est, c'est fini, ouaiiiiiiiis !

Voilà, ma préparation au marathon de La Rochelle se termine par cette huitième semaine allégée, j'ai effectué mon dernier entraînement ce mardi soir aux Buttes-Chaumont en compagnie de Brinouille et de Baltha.
Place au repos maintenant, j'effectuerai une dernière sortie d'une quarantaine de minutes samedi matin avant de partir pour La Rochelle, belle et rebelle.
Je le constate une fois de plus, je supporte bien plus facilement ce type de préparation en automne qu'au milieu de l'hiver pour les marathons de printemps.
Je termine très frais, sans douleurs, je n'ai eu acun pépin physique, j'ai fait 5 entraînements par semaine, en supprimant au total 3 séances et en en allégeant 2 ou 3.
Par rapport à ma préparation de l'année dernière j'ai mis un peu plus l'accent sur la qualité lors de séances de piste et j'ai commencé début octobre avec un kilométrage plus important derrière moi : 285 km en septembre 2005 contre à peine 120 en 2004.
Dimanche prochain à 9h30 je m'élancerai pour mon vingt-quatrième marathon, avec un objectif de 2h48min, soit 15 km/h (4' au km). Mon record est à 2h51, atteint à quatre reprises : La Rochelle 2004, Rotterdam 2000, Hokkaido-Japon 1999 et Paris 1992.
Ce sera mon troisième marathon de l'année 2005 (Paris, Futuroscope) et le quatrième en une année car j'étais déjà à La Rochelle le 28 novembre 2004.
Fera-t'il frais, froid, beau, moche, glacial ? Je ne sais pas et ça ne me préoccupe guère, si nous pouvions quand même éviter la pluie froide et le vent de 2004 ce serait mieux.
J'espère que la météo sera "humaine" pour ceux qui vont courir en plus de 4 heures, pour Jibé et Baltha qui vont découvrir la distance, allez y sereinement, avec envie et détermination.
Jibé on se verra dans le TGV (s'il y en a…) à l'aller, je te donnerai mon numéro de dossard, heu… de voiture car j'ai changé mes billets.
Martine tu seras là en spectatrice active, au cœur de l'action, en attendant d'être actrice début avril à Paris.
ƒred

Récapitulatif de ces 3 derniers mois :
• septembre : 20 sorties, 285 km dont 1 course, Paris-Versailles, 16,3 km en 1h03min
• octobre : 24 sorties, 305 km dont les 20 km de Paris en 1h16min et 2 courses de 10 km pour accompagner Martine, notamment pour son joli record en 47'30" aux Foulées du Luxembourg avec un podium à la clé.
• novembre : 14 sorties (au 22 novembre), 265 km dont 1 semi-marathon avec Marie en 1h25min

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